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 Mischief managed || ft. Jed

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MessageSujet: Mischief managed || ft. Jed    Dim 29 Jan - 18:22


Une lampe torche dans la bouche qu’elle dirigeait vers ses mains pour voir ce qu’elle faisait, elle dû s’arrêter quelques secondes en sentant une mèche de cheveux qui vint lui chatouiller le visage. Poussant un soupir d’agacement, elle posa la lampe devant elle et s’attacha grossièrement les cheveux avec un élastique qu’elle avait autour du poignet. Décidément elle devait tout faire toute seule, bien sûr elle aurait pu demander à son partenaire pour la soirée de l’aider mais il ne semblait déjà pas être très ravi d’être là donc… Très honnêtement, Naina ne comprenait pas qu’il puisse faire autant la tête, d’aussi loin qu’elle se souvienne, à chaque fois qu’elle était en sa présence elle ne l’avait jamais vu sourire. Ce qui était dommage parce qu’un sourire pouvait changer le visage d’une personne. Cependant, elle n’était pas sûre que ce soit également le cas avec Jed. Non, lui à part bouder et se montrer pénible avec Naina, il ne savait rien faire d’autre.

« Tu pourrais faire un effort et mieux éclairer, on t’as jamais appris ça à l’académie de police ? » Dit-elle en reprenant sa lampe et qu’elle la pointait en sa direction pour mieux voir son visage. La situation était très simple, Naina s’ennuyait et avait besoin de compagnie. Elle pouvait bien contacter des amis mais ils s’étaient tous évadés dans la nature ou alors hors de l’état d’Oregon et bien qu’ils aiment l’Indienne de tout leur cœur, ils n’allaient sûrement pas traverser toute la Californie pour venir la voir, alors elle se débrouillait comme elle le pouvait. Sa solution de secours s’appelait Jed. Oui, c’était moche comme prénom mais qui était-elle pour juger ? Ses parents ne devaient pas l’aimer depuis sa naissance pour oser l’appeler ainsi. Elle au moins, ses parents se sont foutus d’elle après sa naissance, pas au moment où elle vint au monde, d’où son beau prénom. Quoi qu’il en soit, le projet de ce soir était de faire un pique nique improvisé dans une maison vide en pleine nuit. Elle n’avait pas les clés et malgré son talent, elle se doutait bien que le jeune homme ne les avait pas non plus. Pour éviter que les gens ne les voient, la Patel avait eut la brillante idée de se faufiler par l’une des fenêtres de la maison mais pour éviter toute sorte de casse, décida de crocheter la fenêtre. Elle ignorait si c’était même possible de crocheter une fenêtre mais elle était prête à essayer, de toute façon ce n’était pas comme si elle avait mieux à faire de sa soirée.

La jeune femme avait préparé un sac où elle y avait mis tout ce dont ils auraient besoin voire plus, à savoir à boire, à manger et même des trucs complètement inutiles qu’elle avait trouvé chez elle et qui ne lui servaient pas vraiment. Comme un marteau par exemple. Elle se pencha en avant pour récupérer le fameux marteau, fatiguée de se débattre avec cette fenêtre qui refusait de s’ouvrir. « Tiens, prends cette lampe et éclaire en direction de la fenêtre cette fois. » Elle tendit la lampe torche à son ‘ami’ et empoigna le manche du marteau avant de le lever au-dessus de sa tête. Bien, maintenant il fallait qu’elle vise bien… Sûrement casser un carreau pour essayer de l’ouvrir de l’intérieur. Les bras tremblant de peur de ne faire une bêtise, elle se désista au dernier moment et poussa un petit soupir avant de poser le marteau sur le rebord de la fenêtre. « Je peux pas faire ça, du coup c’est toi qui va devoir le faire. » Naina se tourna vers le lieutenant, un regard sérieux sur le visage pour lui faire comprendre qu’elle était sérieuse et qu’il allait devoir faire exploser une fenêtre, rien que pour le plaisir de pique-niquer dans une maison qui ne leur appartenait même pas.

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MessageSujet: Re: Mischief managed || ft. Jed    Lun 30 Jan - 22:29

Son regard reste figé sur le lampadaire qui se dresse là, au milieu de trottoir, à grésiller comme pour leur apporter la complicité nécessaire pour commettre leur forfait. Enfin, techniquement, pour que Naina puisse commettre son crime, Jed s’occupant seulement de surveiller la rue, pour s’éviter plus d’emmerdes que celles qu’il a déjà sur le dos. Un coup d’oeil rapide à gauche. Rien. Un coup d’oeil rapide à droite. Toujours rien. Faut dire que passée une certaine heure, les rues de Lakeview se vident; y a que des vieux croutons dans ce quartier, ils sont tous occupés devant leur poste de télévision à regarder la merde qui passe en boucle tous les soirs. Pas de petit frisson d’horreur à l’idée d’être pris. Déprimant. Même si ce qui le chagrine le plus c’est d’être forcé de passer la soirée à surveiller l’autre dégénérée qui s’est collée une idée de merde dans le crâne et que malgré toute la bonne volonté qu’il y a mis, Jed a pas été foutu de l’en décrotter. Cette fille a un grain, si énorme qu’il est même pas certain qu’elle vaille les sacrifices que son père fait, ni même si l’idée d’une promotion vaut le coup de la subir, encore. C’est qu’il en ferait presque des cauchemars, quand il voit son visage apparaître dans son champs de vision. Cette nana est une plaie; si’l doit y avoir une onzième plaie d’Egypte, nul doute qu’elle est sous ses yeux en train de s’évertuer à crocheter une fenêtre. Ça lui colle une migraine et il cherche une cigarette dans sa poche, qu’il finit par trouver mais qu’il allume pas, parce qu’elle lui en laisse pas le temps.

Il est si peu occupé à la regarder, qu’il sait même pas s’il lui fait suffisamment de lumière avec la lampe et, de toute façon, elle la lui reprends comme on confisque un jouet à un enfant. Ça lui arrache une grimace et il cale sa clope derrière son oreille en se frottant le menton. Un coup de pelle et on en parle plus. Non, allez, encore un effort. « Et on t’as jamais dis que crocheter une fenêtre, quand y a une porte, c’est complètement stupide ? On t’a pas appris ça à l’école des emmerdeurs ? » Il se donne l’impression d’un gosse dans la cour de récréation; Naina le fait régresser et c’est pas pour l’amuser, pas vraiment. D’accord, ça le fait sourire, un peu, parce qu’elle y met de la volonté mais du reste.. « J’me demande, quand même.. A la pose du bracelet, ils t’auraient pas lu comme une espèce de.. je sais pas.. règlement.. un truc qui stipule qu’une entrée par effraction sur un domaine privé, c’est en quelque sorte contourner la loi et donc une récidive et.. » Il mouline du poignet pour souligner que l’enchainement peut être encore long et usant. Pour lui, surtout, parce qu’elle, elle a l’air de prendre son pied. Ça le gonfle tellement, que Jed en vient presque à rêver de son lit qui l’attend, d’Ellie qui doit encore traîner sur l’ordinateur sans regarder l’heure.. Surement que les parents de Naina auraient du plutôt songer à adopter un chien avant de procréer, parce qu’ils ont sacrément merdé.

« Tu sais où elle va finir cette p’tain de lampe ?! » Il hausse un peu le ton, tout en essayant de marmonner, mais l’effet est raté. Jed vient de lui montrer qu’elle était capable de lui hérisser le poil. Et ça s’arrange pas quand il la voit récupérer un marteau, se pinçant l’arrête du nez en essayant de se retenir de l’assommer. Parce qu’il sent qu’il va facilement perdre patience s’il reste, il pose la lampe sur l’herbe et décide de se barrer sans prévenir. L’idée de rentrer chez lui, pour se reposer parce qu’elle le fatigue, lui caresse les neurones, mais il décide plutôt de contourner le domicile pour trouver un verrou mal enclenché sur une fenêtre de l’arrière. Jouant quelques secondes du loquet, le cliquetis finit par se faire entendre et après une légère lutte, le flic réussit à entrouvrir la fenêtre coulissante, se hissant sur le rebord pour pénétrer dans la maison. Idée de merde. Emmerdeuse. Et tout un chapelet de jolis mots lui tourne dans le crâne quand il arrive devant la vitre derrière laquelle se dessine le visage de Naina. Surement qu’elle doit être verte qu’il ait contrecarré ses plans, mais si Jed accepte plus ou moins de jouer le jeu, il refuse de passer pour le pantin. Faut pas non plus déconner.

Grimace sur le visage, le singe finit par déverrouiller la vitre qu’elle comptait briser à peine quelques minutes auparavant, pour s’accouder sur le rebord. « Très honnêtement, j’suis un peu déçu. Tu fais une piètre cambrioleuse. » Il finit par coincer sa clope entre ses lèvres, farfouillant ses poches pour récupérer le briquet et l’allumer. « Faut pas qu’en plus je vienne te faire la courte-échelle, non ? »

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MessageSujet: Re: Mischief managed || ft. Jed    Mar 31 Jan - 23:27


« Non mais par contre dans mon école à moi on m’a appris comment blesser quelqu’un et faire passer ça pour un accident. Tu veux voir ? » Demanda-t-elle en fronçant légèrement les sourcils. Elle le savait. Elle aurait dû demander à une autre personne que Jed de l’aider à passer le temps ce soir, elle ne savait même pas à quoi elle s’attendait. A chaque fois qu’ils se voyaient elle finissait toujours par vouloir le frapper, de prendre tout ce qui lui passait par la main pour s’en servir comme projectile. C’était curieux de voir à quel point est-ce qu’il pouvait la pousser à bout sans qu’il ne s’en rende forcément contre. Ces derniers mois et même ces dernières années, la jeune brune avait dû apprendre à se maitriser et bien que les gens ne le voyaient pas forcément, elle avait beaucoup changé. Elle était beaucoup plus mesurée dans ses réactions et se trouvaient moins impulsive lorsqu’elle était en désaccord avec quelqu’un. Il y avait certaines choses qu’elle pouvait contrôler, comme ses réactions et son calme qui avait tendance à énerver les gens, alors que d’autres n’étaient pas de son ressort. Comme la stupidité des gens. Mais ici en l’occurrence, lorsqu’elle était en compagnie du lieutenant, elle avait l’impression de perdre toute trace de contrôle et de vouloir presque lui exploser la tête contre le bitume. Il représentait tout ce qu’elle avait fuit ces sept dernières années : la surveillance d’un homme alors qu’elle n’avait rien demandé. Et encore une fois, c’était son père qui était derrière tout ça. La différence cette fois c’était qu’elle ne pouvait pas fuir, elle l’avait déjà fait une fois et ça l’avait mené à cette situation. Aujourd’hui elle allait devoir assumer et subir, encore une fois et essayer de s’en sortir avec le moins de casse possible.

L’heure n’était cependant pas à penser à ce genre de choses. Naina se perdit quelques instants dans ses pensées avant de revenir à la situation grâce à la voix de Jed. Ne l’écoutant qu’à moitié, elle n’était pas vraiment sûre de bien comprendre ce qu’il disait, elle avait seulement pu intercepter les mots contrats, effraction et récidive. « Vous les américains il faut vraiment que vous appreniez à articuler. Ca se voit que vous n’avez jamais reçu de coups de bâtons à cause d’une mauvaise prononciation. » Dit la jeune femme en hindi avant de pincer les joues du lieutenant, avec un petit sourire alors qu’il ne devait pas comprendre un mot de ce qu’elle racontait. Et c’était tant mieux. L’avantage de vivre dans cet environnement et aux Etats-Unis tout court, était que rares étaient ceux qui comprenait l’hindi et pensait souvent qu’elle faisait un compliment alors qu’elle les insultait. Un peu comme ici. Trêve de plaisanterie. Elle commençait à avoir froid et parler n’allait pas faire avancer les choses, c’est donc avec une gentillesse naturelle que l’Indienne demanda à son acolyte de la soirée de l’éclairer pour qu’elle puisse enfin faire le boulot. Encore une fois il râlait. Il passait sa vie à râler. Sa vie devait être triste pour qu’il râle tout le temps comme ça. De son côté, la Patel avait essayé d’égayer un peu les journées du jeune homme mais à chaque fois ils finissaient par presque s’entretuer et ce n’était pas faute d’essayer. Après tout elle aurait très bien pu le laisser s’ennuyer seul ce soir chez lui, au lieu de ça elle avait préféré le convier à un pique-nique surprise organisé par ses soins. Si ça ce n’était pas de la gentillesse et de la générosité, alors elle ne savait définitivement pas s’y prendre. « Sûrement au même endroit où va finir mon pied si tu ne te montres pas un peu plus gentil. Ton cerveau qui a la taille d’un petit pois sait ce que c’est que la gentillesse ? » Elle avait répondu sur le même ton que lui sans pour autant élever plus la voix, et devait avouer n’être pas peu fière de sa réponse.

Outrée. Choquée. Brusquée. Déçue. Elle était tout ça à la fois lorsqu’elle vit Jed s’en aller sans prévenir alors qu’elle venait de lui confier une mission. Casser un carreau n’était pourtant pas bien compliqué et pour quelqu’un qui refusait de le faire elle-même, elle savait de quoi elle parlait. Elle rangea son marteau et commença à préparer tout un discours mental pour insulter le jeune homme, mais se raviser très vite en entendant du bruit qui venait de l’intérieur de la maison. Ils étaient bien seuls, elle avait pris le soin de vérifier avant de venir… Elle s’arrêta de bouger voire même de respirer en espérant être engloutie par l’obscurité, avec un peu de chance la personne dans la maison penserait qu’elle était une statue. Elle sentit son cœur battre à lui en rompre la poitrine. Ca y est elle allait finir derrière les barreaux. Enfin, elle avait toujours su qu’elle allait y finir ses jours, mais pas à cause d’une bêtise pareille. Lorsqu’elle vit qui était derrière la fenêtre lorsqu’elle l’ouvrit, elle sursauta et étouffa un hurlement, sentant son cœur rater un battement. « J’ai vu la mort. Et putain qu'elle a une sale gueule. Par Ganesh me faites plus jamais ça. » Elle leva les yeux et les mains vers le ciel, comme la drama queen qu’elle était, avant de faire passer son sac par la fenêtre et son petit corps par la même occasion.

Elle tira les rideaux pour essayer d’être discrète et alla trouver l’interrupteur pour qu’ils n’aient plus besoin de se servir de leur lampe torche. Il n’y avait pas à dire, les vendeurs immobiliers s’étaient surpassés pour la décoration provisoire, elle y reconnaissait bien le bon goût et la classe. Elle prit le sac qu’elle avait amené avec elle et la posa sur la petite table du salon avant de poser ses fesses sur le canapé, et commença à en sortir des bombes de peintures de différentes couleurs, des masques pour se protéger le visage ainsi que un petit sac de baby carotte. « Tiens, toi tu prends ça il parait que ça rend plus aimable. Mange-les ou mets-les toi où tu veux, tant que tu me laisses exprimer mon art ce soir. » Elle lui passa devant en lui collant le sac de légumes contre le torse, et monta les escaliers avec son matériel plein les bras. Elle aimait bien la décoration de la maison, mais selon elle, il manquait quelque chose qu’elle ne saurait vraiment identifier. « METS DE LA MUSIQUE C’EST MORT ICI. » Hurla-t-elle sans se retourner à l’attention de Jed.

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MessageSujet: Re: Mischief managed || ft. Jed    Jeu 2 Fév - 16:16


Ils ne parlent pas la même langue et pas seulement parce que Naina s’amuse à lui balancer des trucs en hindi, ou il ne sait quelle dialecte primitif du genre. Même en se parlant en anglais, ils n’arrivent pas à se suivre, à se comprendre, alors qu’on s’étonne pas si c’est mal barré entre eux dès le départ. Le fait que son « papa » soit là pour couvrir ses arrières, pour payer le premier abruti qui lui passe sous la main pour la protéger - et encore, le terme est fort, parce qu’à part lui coller au cul, parce qu’il y est forcé et la regarder faire ses conneries, Jed la protège pas de grand chose -, ne l’aide pas à l’aimer plus que ça. Ça doit venir du fait qu’il a grandi plus ou moins tout seul, que son géniteur a pris la décision de lui lâcher la bride dès qu’il est devenu adulte, avant même d’être un adolescent. Surement que sa rancoeur des gens friqués, qui usent et abusent de leur pognon, joue pas mal aussi dans son manque d’amabilité envers Naina. C’est bête, vraiment, parce qu’en-dehors de ça, elle a un caractère et un certain grain de folie qui auraient pu lui plaire; s’il l’avait croisé autrement qu’en recevant une compensation assez importante d’un inconnu. Il est pas non plus en train de se dire qu’il aurait accepté de la fréquenter gratuitement, en la croisant dans un bar ou dans un parc - ça favorise quel genre de lieu les hindou ? - parce qu’elle reste sacrément chiante.. Mais oui, s’il devait pas se la coltiner quand ça lui chante, y a peut être des chances que ça colle. Sauf que c’est pas vraiment le cas, principalement parce que Jed ne fait aucun effort et qu’il l’assume en prime. « J’peux te faire taire aussi, à ma manière. Ça t’intéresse de savoir comment ? » Et son regard lorgne sur l’herbe, des fois qu’une pierre traine pour la lui claquer à la tronche. Il le fera pas. Il peut pas. On le tient pas forcément les bijoux de famille, mais presque. Parce que s’il s’était contenté de promettre la chose, il aurait aucune honte à transgresser sa promesse pour se débarrasser d’elle, mais là. C’est autre chose. La chance de quitter ce trou pourri, même si techniquement c’est lui qui a demandé à y venir.

Sang-froid. Se contenir. Mâchoires serrées, Jed la regarde s’approcher pour lui pincer les joues, yeux bleus électriques; si elle continue, il attendra pas que ce soit son regard qui la tue. Longue inspiration, soupir profond, il finit par lui faire retirer ses mains en tapant dedans, comme un gamin qui essaie de se débarrasser de sa mère qui le colle trop à l’approche des grilles de l’école. Ridicule. « Tu m’as insulté. J’suis sûr que tu m’as insulté. T’assume même pas d’le faire dans une langue que je comprends, t’es ridicule. » Ou alors c’est lui qui l’est, parce qu’il se met à bouder, presque. Elle le fait régresser, vraiment. Mon dieu qu’elle l’énerve. Il sent les noeuds se nouer au niveau des épaules et au sujet de la gentillesse, Jed se contente d’attraper la lampe-torche pour éclairer sa main, le majeur qu’il lève, sans un sourire, sans un grimace. Visage neutre.
Silence. Disparition. S’éloigner de Naina a quelque chose de franchement agréable et il se morigène, parce qu’il est à quelques pas de l’échappatoire et qu’au lieu de ça, il s’entête à la suivre dans sa connerie. Surement parce qu’il se dit que si elle se fait choper, il peut toujours servir de rempart, lui éviter de se prendre un alourdissement de peine et, surtout, que Papa Patel ne lui en sera que plus reconnaissant.

Le masochisme semble aussi une réponse évidente, pour expliquer qu’il pénètre dans la maison pour lui ouvrir la fenêtre qu’elle bataille à ouvrir depuis.. Il n’arrive même pas à mettre un temps là-dessus, parce qu’il a le sentiment d’être là depuis des siècles. « Mais.. Devant son jeu d’actrice, Jed se sent obligé d’écraser sa main sur son visage, dépité. Tu t’arrêtes, des fois ? Pour respirer ? Pour j’sais pas.. Tu t’arrêtes jamais d’être horripilante ? C’est acquis ou inné chez toi ? » Il soupire, s’attend à ce que ça soit fini, à ce qu’il puisse enfin retourner à sa vie.. Mais non. Il devrait le savoir désormais, qu’avec Naina ça n’est jamais ce qu’il paraît. D’accord, sur ce coup-là, elle peut se dire suffisamment à part pour réussir à le surprendre, même si on ignore si c’est positif ou négatif. Il se contente de la regarder, les yeux ronds, alors qu’elle sort des bombes de peintures. Elle l’aura à l’usure. Lui qui pensait crever comme une salope, trouée par des balles pendant une descente dans un quartier chaud de New York.. Il va crever d’épuisement moral. Sa main contre son torse, il baisse les yeux pour regarder le sac de carottes qu’elle lui a coller dans le bras. Jouant le jeu, il l’ouvre en attrape une qu’il enfourne dans sa bouche, avant d’en balancer une autre sur la tête de Naina. « Fais toi rembourser, apparemment ça marche pas. » S’éloignant, il se colle sur une chaise, foutue là pour la décoration supposée pousser à l’achat et attrape une nouvelle carotte qu’il croque à moitié, jetant le reste dans le dos de l’emmerdeuse, alors qu’elle grimpe les escaliers.

« Mais ta gueule ! » Son cri lui a collé des sueurs froides et il lève le nez vers le plafond, méchamment avant de soupirer. Son paquet de carottes toujours contre lui, il en chope une autre avant de récupérer son téléphone pour grimper à l’étage à son tour, se baladant dans le couloir en allumant son application de musique. Du rap. Faut qu’il arrête d’autoriser les bleus de l’équipe à lui envoyer des playlists à la con.  

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MessageSujet: Re: Mischief managed || ft. Jed    Dim 5 Fév - 22:55


Il était épuisant, et ce soir-là elle avait l’impression qu’il l’était encore plus que d’habitude. Il n’avait sûrement pas fait sa petite sieste de la journée. Elle connaissait, elle était pareil lorsqu’elle ratait l’heure de la sieste. Elle devenait irritable – et oui, plus irritable que d’habitude, je te vois Jed la pute qui était prêt à faire une remarque là – et n’était pas productive pour le reste de la journée. Ce qui était curieux en soit, quand on sait qu’elle ne travaille et qu’elle ne fait déjà rien de ses journées. Curieux, c’est le mot. « On joue pas avec la nourriture ! Y a des gens qui ont pas la chance d’avoir des bébés carottes alors ou bien tu les manges ou bien tu les poses ! » En plus d’être grincheux il était con. Visiblement il avait toutes les qualités du monde ce monsieur. Il ne s’était pas arrêté pour autant et pendant qu’elle avançait, sentait des petits projectiles dans son dos. Son premier réflexe aurait été de retirer sa chaussure pour la lui envoyer en pleine tête, mais elle n’en ferait rien. Sa chaussure valait beaucoup trop cher pour qu’elle aille s’écraser sur un abruti fini comme lui. Alors elle se servit d’une des bombes qu’elle avait entre les mains et la lança de toutes ses forces juste pour qu’elle l’esquive de justesse. Elle avait encore besoin de lui et ne voulait pas user de la violence, pas maintenant. Sans dire un mot, elle tourna la tête et repris son chemin en direction des escaliers, lui donnant une tâche à accomplir tant qu’à faire. S’il pensait qu’il allait rester là sans rien faire, c’était qu’il n’avait pas encore compris comment allaient se dérouler leurs rencontres. Naina n’aimait pas laisser les gens à part dans leur coin, elle partait du principe que tout le monde devait participer. Donc même si elle était sûre que Jed allait se louper parce qu’il était tellement nul, que même les tâches les plus simples il avait du mal à les accomplir avec brio, elle ne voulait pas le laisser s’ennuyer dans son coin.

« JE VEUX ENTENDRE LA MUSIQUE, PAS TA GRANDE BOUCHE. » Sortit-elle en rigolant alors qu’elle entrait dans la première chambre. Elle alluma la lumière et ce qu’elle pu constater était que la décoration était sobre. Beaucoup trop sobre à son goût. La Patel a été élevée dans une culture où les couleurs chaudes étaient prédominantes, il fallait que ça se voit de loin et que tout le monde puisse évaluer votre porte feuille rien qu’en jetant un œil à ce que vous portez, votre maison ou autre. « Bien… » Dit-elle pour elle-même en essayant de voir par quel coin elle allait attaquer. Pour ce faire elle allait avoir besoin de musique qui puisse l’inspirer, mais comme elle avait confié la mission au lieutenant, elle ne fit même pas surprise lorsque du rap se fit retentir dans la maison. Grimaçant, elle tourna la tête en direction pour lui faire comprendre sa désapprobation. Comment est-ce qu’on pouvait se planter à ce point ? Est-ce qu’elle avait une tête à écouter du rap ? Non. Et lui non plus d’ailleurs. Même si lui, il n’avait pas une tête à écouter grand-chose à part les mouches voler. C’était bien simple, pour Naina, il n’aimait rien à part se plaindre et même s’il apprécie quelque chose, ne le dira pas par fierté. « Qu’est-ce qui se passe ? Tupac s’est réincarné en homme blanc et moche ? » Lâcha-t-elle en reconnaissant une de ses chansons. Elle n’était certes pas fan de ce genre de musique mais elle n’était pas ignorante au point de ne pas reconnaître cette chanson.

Elle le toisa du regard avec un petit sourire faux sur les lèvres, voyant le paquet de carottes dans ses mains. « Je vois que t’essaie de faire des efforts pour devenir aimable. C’est bien mais il va t’en falloir bien plus. » Elle lui prit ensuite pour son téléphone des mains pour éteindre cette chose qu’il appelait musique et le lui rendit. « Laisse faire les pros y a une chambre là-bas tu devrais aller faire une sieste. Le manque de sommeil ça rend irritable. » Elle sortit de sa poche son téléphone à elle qu’elle brancha à un haut parleur qu’elle avait repéré dans la pièce. Elle ignorait comment fonctionner cette chose mais elle allait vite le découvrir. Elle fit un test  en appuyant sur play en ne sachant pas quelle chanson allait partir, et ne fut pas déçue. Une voix féminine entama une chanson en hindi qui parlait à Naina. Il s’agissait d’une chanson que les Indiens utilisaient dans les prières. Lorsqu’elle était en Inde, sa grand-mère avait l’habitude de la chanter à chaque fois qu’ils faisaient la prière en famille et la jeune femme s’amusait à faire les chœurs. « Arre ! » Dit-elle en regardant le plafond, un air heureux sur le visage. Elle joignit ses mains et commença à les taper l’une contre l’autre en rythme, tout en se balançant doucement de droite à gauche. « Om jai jagdish hare ! » Chanta la brunette en même temps que les cinquante personnes qui chantaient dans la chanson. Elle revint sur terre en voyant Jed qui était toujours là mais qui ne respectait même pas cet instant divin, et elle lui donna une tape sur le bras pour qu’il se joigne à elle.

Elle se rappela bien vite à qui elle s’adressait et laissa tomber l’envie d’insister. Au lieu de ça, elle plonge une main dans son décolleté et en sorti une enveloppe qui portait le titre « Lieutenant Fensworth » dessus. « Tiens, mon père te dit merci. » Il s’agissait de l’argent que son père lui avait demandé de remettre au jeune homme pour le remercier de ses services jusqu’à présent. Elle ne savait pas très bien de quoi il parlait étant donné que rien n’avait changé pour elle. Les charges n’avaient pas été abandonnées et elle était toujours enchaînée à son bracelet électronique qui l’interdisait de quitter le territoire voire même la ville. « Je ne sais pas pourquoi il te dit merci, mais il doit être aussi con que toi pour penser que tu puisses faire quelque chose pour moi. » Elle arrêta la musique, et sans dire un mot, tourna les talons en prenant une bombe de peinture qu’elle secoua avant d’en asperger brièvement sur le mur en face d’elle. « Descends en bas, dans le sac tu trouveras une paire de jumelles ainsi qu’une petite boite sur laquelle il a marqué ‘urgent’, va me la récupérer s’il te plait. » La première partie de la soirée venait seulement de commencer. Cette ville manquait beaucoup trop d’ambiance pour qu’elle se limite à un simple saccage d’une maison. C’était mal connaître Naina.  

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MessageSujet: Re: Mischief managed || ft. Jed    Ven 10 Fév - 19:35


Il pourrait être ailleurs. Il pourrait être en train de s’éclater la gueule avec de la poudre, boire à outrance et profiter de ses passe-droits à l’Eden. Ou, encore, être sur la route, partir de Lakeview pour aller s’amuser dans un patelin du coin avec des abrutis aussi chiants que lui. Le fait est que plus Jed y pense, plus les opportunités qu’il imagine ont l’air toutes plus agréables que le fait d’être là, à servir à rien d’autres qu’un larbin pour une emmerdeuse pathologique qui, en plus de lui prendre la tête avec ses plans pourris, se met à se la jouer Mère Thérésa parce que Môssieur gaspille la nourriture. Ce sont des putains de baby carottes. Est-ce que, concrètement, sachant que ça rempli pas un estomac, surtout pas le sien, ça peut être considéré comme de la nourriture ? Il est pas forcément convaincu et il se contente de faire une mimique de gamin appréciant peu d’être grondé, alors que Naina lui tourne le dos. Il fait pareil après avoir lancé l’ultime moitié de légume mais, allez savoir pourquoi, Jed décide de lui jeter un oeil, juste à temps pour la voir armer le bras et lui lancer une bombe à la gueule. Une chance qu’on vous apprenne à travailler vos réflexes à l’académie; le grand blond baisse la tête au moment où l’objet lui passe au-dessus, lui frôlant le cuir chevelu et lui arrachant un air franchement outré. « Ah bha ouais tiens, rajoutes tentative de meurtre.. Ou agression ! T’as du bol que je sois pas en service, outrage à agents ça prend cher. » Il parle dans le vide. Pire que tout ? Il le sait très bien, vu qu’il entend la dernière marche craquer tandis qu’elle atteint l’étage du dessus. Il rumine dans son coin, le cul collé à sa chaise, à fixer les murs de la baraque. Putain que c’est laid. La peinture est mal faite, y a des traces vers le plafond et il se demande encore comment les promoteurs peuvent s’étonner de pas réussir à revendre cette baraque. Il serait du genre capable d’empathie, il s’intéresserait à l’histoire des murs, de la famille qui a vécu là avant qu’on décide de la vendre, la maison, mais il se contente de cracher un bout de carotte trop mou, sur le sol, avant de rejoindre l’étage en agitant sa main dans le vide, pour imiter le mouvement de bouche de Naina alors qu’elle gueule.

Le rap dégueulasse s’échappant de son portable, Jed grimace, les oreilles agressées par cette merde. Un regard sur son téléphone, il relève la tête pour la regarder, sans savoir s’il est surprit qu’elle connaisse le nom du type qui crache dans le haut-parleur, ou de se rendre compte qu’il y connaît strictement rien. Allez savoir. Ses doigts pianotent sur l’écran pour essayer de changer, ou de couper, mais le morceau qui suit n’est guère mieux; ça parle de cul et autre. Déprimant. « Oh tu la ramènes vraiment trop. » Il s’offusque pas vraiment sur la critique concernant l’homme blanc. Ça l’arrange de pas être son genre, faut bien le dire. Mais c’est un réflexe chez lui, il se sent presque conditionné; dès que Naina la ramène, Jed se sent obligé de lui dire de la boucler d’une manière ou d’une autre. Probablement qu’il lui faudra consulter un psy s’il est forcé de la subir plus d’une fois par semaine. Déjà qu’il trouve qu’y a jamais suffisamment d’espace entre chacune de leurs rencontres, si en plus il doit se la coltiner régulièrement; achevez-le.

Son regard glisse sur le paquet de carottes qu’il continue à s’enfourner, plus pour s’occuper et les mains et la langue, que parce qu’il apprécie la texture et le goût. Ça a pas l’air de vraiment fonctionner, vu qu’il trouve quand même le moyen de râler dès qu’elle lui dit un truc. Il se contente de hausser les épaules et de s’appuyer contre le mur, à l’opposé d’elle; s’il pouvait se fondre dans la tapisserie et disparaître, ça l’arrangerait pas mal.

Passer du rap à un chant en hindi. Bonjour l’horreur. Grimaçant, Jed jette un regard mauvais à l’appareil qui crache le son, en se disant qu’après ça, il lui faudra soit exorciser son portable, soit y foutre le feu. Il pourrait continuer de fixer le téléphone si, du coin de l’oeil, du mouvement l’interpellait pas; Naina se met à remuer. Ou se dandiner. Est-ce qu’elle twerk ? Faut dire qu’il est perdu avec les nouveaux délires que les jeunes appellent ‘danses’. Peut être qu’elle est possédée. « Tu fais une crise d’épilepsie ? J’dois appeler une ambulance ? Ou un prêtre ? Faut t’exorciser ? » Il grimace à nouveau quand elle lui envoie une tape dans le bras, fronçant les sourcils en avalant sa baby carotte. Faut qu’elle arrête ça, parce que Jed se retient et la prochaine tape, pas sûr qu’il la laisse passer. Et même l’enveloppe qu’elle lui tend de la part de son père ne le calme pas vraiment, même s’il la prend pour la glisser dans sa poche arrière, d’un geste rapide et énervé. « Il doit vivre dans le déni, il a pas encore compris que personne ne peut rien pour toi, apparemment. » Il lui colle le paquet de carotte dans sa main libre avant de descendre en se demandant encore quelle connerie elle va pouvoir lui pondre. Merde. Il pourrait se barrer, là. Elle aurait pas le temps de le rattraper, de toute façon elle le ferait pas, mais il récupère les jumelles et la fameuse boîte pour remonter. Cette morue a piqué sa curiosité et quand Jed veut savoir un truc, il se tape l’incruste jusqu’au bout; si c’est décevant comme projet, il s’en ira. Voilà. Bonne idée. Il s’accroche à ça pour siffler en revenant dans la chambre, attirant son attention et lui jette la boite dans les bras. « On passe au voyeurisme, maintenant ? T’essaie d’étendre des talents ? » Fait chier. Elle est vraiment casse-pied, mais son potentiel criminel l’amuse trop pour qu’il la plante là.  

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MessageSujet: Re: Mischief managed || ft. Jed    Dim 26 Fév - 17:34


A son commentaire sur son père qui était dans le déni, elle se contenta de dresser son majeur dans sa direction avec un sourire faux sur les lèvres. Cependant, il avait raison et si elle devait totalement honnête, elle espérait qu’il arrête d’essayer. Son sort était déjà scellé et ce n’était pas parce qu’elle n’était pas encore en prison qu’elle n’y finirait jamais. Naina poussa un soupir et prit une carotte dans le petit sac qu’elle avait préparé et en prit une qu’elle mangea, tout en réfléchissant à la suite des opérations. La jeune femme avait tendance à se lasser très vite des choses, mais depuis qu’elle était arrivée à Lakeview elle avait l’impression que sa patience était mise à rude épreuve. Il y avait certainement des choses intéressantes à faire dans cette ville, mais elle ne le saurait jamais parce qu’elle avait ce fichu bracelet électronique collé à la cheville. Poussant un énième soupir, elle s’allongea sur le lit en attendant que cette limace de Jed finisse par arriver. Qu’il était lent. Elle aurait mieux fait d’y aller elle-même au moins elle aurait été sûre que les choses seraient bien faites. « T’es leeeent. » Dit-elle d’une voix plaintive pour qu’il entende bien qu’elle était impatiente. Lorsqu’il se décida à apparaitre, elle sourit en direction du paquet et applaudit doucement. « Pas trop tôt, la duchesse s’est enfin décidée à se montrer. » Elle sourit en entendant  les commentaires du jeune homme et installa la boite en face d’elle. « Tu serais surpris de voir le nombre d’infractions que j’ai pu accumuler. Et pas seulement depuis que je suis à Lakeview. » Non, elle n’allait pas se mettre au voyeurisme mais elle allait tenter une expérience, et Jed serait son complice. Quant aux jumelles, elles ne servaient pas vraiment à l’Indienne mais elle avait emballé tout et n’importe quoi et se disait que ça pouvait servir. «  Tiens, va observer l’obscurité et laisse moi travailler. » Lui dit-elle en lui tendant la paire de jumelles.  

Elle ouvrit la boite où se trouvait un petit ordinateur portable qui était tellement petit qu’il avait la taille d’un livre. Elle l’alluma et entra ensuite les codes wifi de la maison – qu’elle avait récupéré au préalable, elle n’était pas stupide au point d’entrer dans une maison sans l’avoir étudié de fond en comble – et sortit ensuite une feuille en papier qu’on lui avait remis. « Bon. » Elle s’étira légèrement le cou sans prêter attention à Jed qui était toujours là, et ramena ses cheveux en un chignon grossier comme si cela allait lui permettre de réfléchir. Elle n’était pas une as en informatique, mais avant qu’elle n’arrête d’avoir contact avec ses « amis », l’un d’entre eux lui avait filé un moyen de sortir de sa zone imposée sans se faire prendre. Elle devait tout simplement suivre ses instructions à la lettre mais s’assurer d’être discrète. C’était peut-être un peu osé de tenter ça ce soir en présence de Jed, mais si jamais on l’arrêtait, elle pourrait dire qu’elle est déjà en présence d’un policier et que la situation était sous contrôle. Son plan était parfait. Du moins ça c’était ce qu’elle pensait, elle ne pouvait pas garantir que Jed ne le gâcherait pas mais elle misait sur sa curiosité et son ennuie. « J’ai presque fini. Je crois. » Elle se concentrait sur chaque touche qu’elle tapait et vérifiait au moins trois fois avant de valider quoi que ce soit, fronçant parfois les sourcils en ayant des doutes sur ce qu’elle était en train de faire. L’écran devant elle affichait sa localisation grâce au bracelet, si tout se passe bien, normalement elle pourrait faire bouger sa localisation sans bouger réellement, et même permettre de la stabiliser. Elle, elle bougerait et pourrait aller où elle voulait tandis que son bracelet renverrait la même localisation à l’ordinateur. « Voilà, normalement c’est bon ! » D’un geste mal assuré, elle appuya sur une touche du bout des doigts en tendant sa jambe pour observer son bracelet. Elle ne savait pas vraiment ce qu’elle devait faire après ça, s’il devait sonner, faire un bruit ou changer de couleur. Elle sursauta et étouffa un juron lorsque le bracelet se mit à faire un bip qui n’en finissait plus. « Non non non, bordel non. » Paniquée, elle referma l’ordinateur rapidement et le poussa sur le coin du lit et tourna son bracelet dans tous les sens comme si ça suffirait à le faire s’arrêter de crier. « AIDE MOI TOI ! » Hurla-t-elle à Jed par-dessus le bruit.  

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MessageSujet: Re: Mischief managed || ft. Jed    Mar 7 Mar - 18:32


Concrètement, rien ne les différencie vraiment dans leurs situations respectives; ils sont tous les deux pris au piège à Lakeview, la différence étant que Jed n’a pas de bracelet autour de la cheville, juste une plaque autour du cou. Ce n’est même pas tout à fais vrai, parce qu’il pourrait partir, lui, si l’envie l’en prenait, mais avec Ellie qui ne peut réellement plus mettre un pied dehors, l’opération s’avère compliquée, voire même risquée. La dernière fois qu’il a tenté de la foutre dehors, pour qu’elle s’aère, elle n’a pas fais deux pas sur les marches extérieures, qu’elle lui a tapé une crise d’enfer dont il a encore du mal à se remettre. S’il ferme les yeux et qu’il se concentre un peu, Jed peut même l’entendre hurler comme une truie qu’on égorge. Ça le fait marrer, un peu, surtout parce qu’il a encore un peu de mal à comprendre que ça puisse la mettre dans des états pareils; faut dire qu’il a pas la patience de vraiment l’accepter, déjà qu’il prend le temps de lui payer de quoi se nourrir, qu’il lui offre le confort d’une maison et de quoi se divertir.. Faut pas trop pousser.

L’obscurité du salon, le silence, relatif, des lieux lui permettent de se calmer un peu, jusqu’à ce que Naina ruine totalement ses efforts en se lamentant sur sa lenteur. Il a bien envie de lui coller son pied au cul, vu ce qu’elle lui a démontré tout à l’heure, Jed craint que sa folie soit contagieuse et qu’il se retrouve, lui aussi, à danser sur de la musique indienne comme un abruti. Elle le fatigue. Comment ça, ça a déjà été dis ? Vu le personnage, il fait toujours bon de le rappeler; Naina a une capacité impressionnante à provoquer, chez lui, une lassitude profonde. Soupir aux coins des lèvres, le lieutenant se retient, de justesse, de pas lui jeter la boite au visage quand elle se plaint, qu’elle se moque de lui et il la regarde faire, quand elle a récupéré son bien. « La duchesse, elle va finir par te coller un aller-retour et faire pivoter ta tronche. Tu m’fatigues. Il râle, mais au fond, c’est criant qu’il l’aime bien cette emmerdeuse. Enfin, à sa manière cela dit. J’en ai marre de toi. » Un souffle s’échappe et il se pince l’arrête du nez, parce qu’il sent qu’elle va lui réveiller une migraine qui, jusque-là, semblait endormie. La suite lui fait ouvrir des yeux ronds et relâcher les bras le long de son corps, visiblement faussement choqué par ses propos. Dire ça à un mec dont le métier est, justement, d’arrêter les gens comme elle… Naina le fait exprès, clairement. Il veut répliquer un truc, mais tout ce qu’il trouve à faire c’est de secouer la tête en marmonnant, avant d’agiter la main pour balayer l’air. Vieux couple qui se prend le chou. « Tu t’es déjà pris une pair de jumelle dans la gueule ? il regarde l’objet, visiblement curieux. J’demande ça comme ça.. Pour savoir si y a moyen de faire un test .. » Le pire dans l’affaire ? C’est que Jed joue le jeu, se colle les jumelles sur le nez pour observer le voisinage.

Rien de fascinant. C’est pas comme s’il s’attendait à tomber sur un crime dans la nuit, commis dans la complicité de l’obscurité fébrilement brisée par les lampadaires éparses dans la rue. Des gens qui vivent, tranquillement, sans forcément se douter du duo mal assorti qui traîne dans une maison vide. Collant son front à la vitre, Jed laisse retomber son bras, jumelles dans la main, pour regarder le ciel, ignorant volontairement ce que Naina trame dans son dos. Il se doute bien qu’au fond il n’a pas envie de savoir. Moins il la voit faire ses conneries, mieux il peut se protéger s’il faut se faire choper. C’est pas comme si elle connaissait pas mieux que lui le milieu carcéral, pour y avoir déjà foutu les pieds. Ça sera pas trop de nouveautés pour elle, non ?

Et c’est là que sa soirée prend la tournure qu’il espérait éviter. Un bip sonore se met à résonner dans la pièce, strident, agressif et Jed se retourne vivement, les jumelles qui laisse tomber au sol pour se rapprocher de la cheville de Naina. « Putain mais qu’est-ce que t’as fais !? » A ce moment il sait pas trop s’il est en colère contre elle, ou si c’est seulement le bruit qui l’agace. « T’es vraiment trop conne des fois! J’espère que tu l’sais ! » Sourcils froncés, il lui colle une pichenette sur le front, avant de récupérer son portable, couper la musique et composer un numéro, ses doigts qui tapotent le clavier tactile avec empressement. « Jebediah Fensworth. » Qu’il annonce à l’opérateur, avant de donner son matricule, se frottant le front en tournant en rond, agacé, un index menaçant qu’il agite, par intermittence, à l’attention de l’indienne. « Passe-le moi, je m’en branle qu’il soit en pause ! » Sa voix qui hausse le ton, laissant quelques réflexions émerger, le reste qu’il arrive à dire sur un ton moins pressant. « Non, ça sonne encore. » Obligé de mentir à l’agent à l’autre bout, il agite de nouveau l’index. Elle lu revaudra ça, l’emmerdeuse, c’est sûr. Et puis plus rien. « Non. Tu le notes pas. C’est en sous-marin. » Se frottant l’arrête du nez, il se penche rapidement pour lui arracher l’ordinateur des mains, avant qu’elle ait en tête de réitérer l’expérience. « Et la patrouille qui a été envoyé, si t’arrives à les joindre, tu leur dis de faire demi-tour.. » Il se mord la lèvre avant de raccrocher et de la fusiller du regard. Merde. Comment il va expliquer qu’ils se trouvent dans une baraque dans laquelle ils sont entrés par effraction. Respirer. Rester calme. Ne pas la frapper avec l’ordinateur, ça laisse des marques.

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MessageSujet: Re: Mischief managed || ft. Jed    Jeu 9 Mar - 18:30


Son cerveau s’arrêta de fonctionner l’espace d’une seconde. (Je te vois toujours venir Jed, va mourir. Oui elle a un cerveau et oui elle sait s’en servir.) A vrai dire, la scène autour d’elle s’était complètement figée et bien que la panique la gagnait à mesure que le bracelet sonnait, la brunette ne bougea pas et fixait son bracelet en faisant les gros yeux. Elle ramena sa jambe vers elle et essayait de tourner le fichu bracelet dans tous les sens mais elle devait se rendre à l’évidence, elle venait de merder et ça bien comme il le fallait. A ce moment-là elle avait le choix entre deux options : ou bien elle se mettait à pleurer et comme une enfant elle ferait sûrement plus de bruit que le bip sonore pour qu’on entende plus qu’elle, et elle attendrait que le bracelet se fatigue lui-même, ou alors elle demandait de l’aide. Naina opta pour la seconde option et le regretta immédiatement en voyant Jed s’énerver. Il lui criait dessus. La jeune femme ouvra la bouche, prête à se défendre avec un air outré sur le visage, mais elle se ravisa en se disant qu’elle n’avait pas vraiment les moyens de se défendre sur ce coup. « Me crie pas comme ça dessus ! » Dit-elle en se frottant le front avant de coller sa paume violemment contre le front de Jed pour lui rendre sa pichenette. On aurait dit deux gamins.

Elle le regarda sortir son téléphone pour appeler quelqu’un, se doutant bien qu’il allait trouver une solution au bracelet. Pas parce qu’il voulait aider l’Indienne, bien sûr que non. A part lui-même, Naina avait bien compris qu’il n’aidait personne. Mais c’était surtout parce que le bruit l’agaçait, ce qu’elle pouvait comprendre ayant elle-même envie de se couper la cheville pour pouvoir le balancer avec le bracelet autour, par la fenêtre. C’était d’ailleurs une option. Avec un peu de résistance elle était sûre qu’elle pourrait supporter la douleur, dans le pire des cas elle se mettrait à pleurer à la vue du sang en réalisant sa bêtise. Mais comme de toute façon cette soirée était vouée à ce que la Patel finisse en larmes, autant que ce soit de sa propre initiative, non ? D’un coup d’œil furtif, elle commença à regarder autour d’elle pour voir si elle ne trouvait pas un couteau ou même de ciseaux, pour elle ça ferait l’affaire. Elle abandonna cependant toute tentative en croisant le regard de Jed et surtout son doigt qu’il pointait dans sa direction. Elle eut un mouvement de recul, choqué par autant de violence dans ce simple geste et tourna la tête pour regarder ailleurs, avant de se mettre à fixer le plafond comme une idiote. Le bruit était vraiment insupportable, tellement qu’elle se perdit au moins dix fois dans sa tentative de compter les carreaux au plafond. Elle aurait bien essayé de couper le son elle-même, mais ce con de Jed lui avait confisqué l’ordinateur. L’Indienne se leva du lit et profita du fait qu’il soit de dos pour essayer de subtiliser l’ordinateur qu’il avait récupéré, mais avec son manque de discrétion elle se fit remarquer rapidement ce qui lui valut un autre regard noir de sa part. Elle finit par abandonner et s’asseoir sur le lit, le temps que ça passe en l’écoutant – du moins essayer – parler au téléphone avec son interlocuteur. Un soupire remonta le long de sa gorge lorsque le bruit cessa enfin. Soulagement. Lui de son côté avait fini de raccrocher, mais Naina sentait bien qu’il était toujours énervé. Elle leva la tête doucement dans sa direction et lorsqu’elle croisa son regard, fit une moue avant de sentir ses lèvres trembler. La brunette éclata en sanglot bruyamment, et autant dire que le bip sonore qui les avait percé les tympans n’était rien comparé au bruit que faisait la jeune femme. « Tu vas me balancer je suis sûre ! » Dit-elle en pleurant. Enfin, si on pouvait appeler ça pleurer. Elle se contentait surtout de prendre une voix plaintive, un ton de petite fille et aucunes larmes ne coulaient. « Je vais finir en prison à cause de toi et pour une excuse nulle en plus. Je pourrais même pas me vanter d’avoir été enfermée parce que j’ai été condamnée parce que j’ai tué quelqu’un. C’est de ta faute ! » Elle pointa Jed du doigt pour bien lui montrer qu’elle l’accusait lui de sa future condamnation, même si elle savait bien qu’il n’y était pour rien.

D’un bon, elle se leva et reprit l’ordinateur des mains du jeune homme et piqua un sprint avant d’aller s’enfermer dans une pièce en claquant la porte. Elle mit un moment à réaliser qu’elle s’était enfermée dans les toilettes, mais ça ferait l’affaire. Cette petite course l’avait fatiguée, ça c’était le signe qu’elle ferait mieux de se remettre au sport au lieu de passer ses après-midis devant la télé en se servant de son ventre comme de support pour son bol de chips. Haussant les épaules, elle s’installa dans la baignoire toute vêtue et rouvrit l’ordinateur qu’elle posa sur ses genoux. Elle était quand même curieuse de voir où est-ce qu’elle avait bien pu merder et à moins que son karma ne soit vraiment contre elle, la deuxième fois serait la bonne. « Merde la porte. » Dit-elle en se souvenant qu’elle avait oublié de la bloquer ou de la fermer à clef. Elle se serait bien levée pour aller la fermer à toute vitesse, mais elle était tellement bien posée dans sa baignoire qu’elle trouvait ça dommage de devoir se lever rien que pour ça. Au lieu de ça, elle s’allongea dans une position confortable en croisant ses jambes qu’elle posa sur le rebord de la baignoire pour qu’elle puisse avoir un œil sur son bracelet, ne sait-on jamais si elle réussissait cette fois.  

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MessageSujet: Re: Mischief managed || ft. Jed    Mer 22 Mar - 21:31


Il en viendrait presque à se demander si Naina fait pas exprès de se comporter comme elle le fait, simplement parce qu’elle a compris que ça le rendait barge, à la limite de la crise psychotique. Ça serait un peu égoïste, sans doute, m’enfin il a jamais dis qu’il ne l’était pas, de se dire qu’elle fait tout ce qu’elle fait, spécifiquement pour l’ennuyer lui.. Y a quand même de quoi se poser des questions. A moins que ça soit dans le simple but de faire chier son père, parce qu’elle doit se douter que Jed a des « rapports » à faire à son géniteur, quand bien même, pour le moment, il parvient à rester très évasif. La vérité, c’est qu’il n’a accepté la situation dans laquelle il se trouve, que pour l’espoir de pouvoir quitter ce bled pourri, ce commissariat un peu planplan et retrouver la fougue des grandes villes. Jed n’a jamais été très fan de la surveillance rapprochée, déjà que quand on l’y a obligé à ses débuts, pour un politique à la con qui porte des perruques et des mocassins à franges, il a sacrément fais la gueule. Alors envoyer un inconnu surveiller un membre de sa famille, sa propre fille, Jed trouve ça un peu limite. Enfin, le cas est assez sensible ici et il s’agit pas juste de vérifier qu’elle fasse pas flamber sa carte bleue ou qu’elle fréquente pas des sites douteux sur internet. Naina est une grande fille, même si y a de quoi avoir des doutes, des gros même, mais ses choix laissent à désirer. C’est peu de le dire, suffit de voir le bracelet à sa cheville.
Quoique sur le coup, les choix de son père ne sont pas non plus très judicieux, parce que demander à un type comme Fensworth de « couvrir les arrières » d’une énergumène comme elle, faut être sacrément tordu. Ou désespéré, au choix. Et quand la paume de main de la jeune femme se cogne à son front, l’obligeant à loucher, Jed se dit que c’est surement la seconde hypothèse qui se confirme.

Faut dire qu’elle est désespérante. Même si cette fois, il ignore si c’est vraiment de la colère ou une soudaine angoisse de la voir se prendre une peine, pour avoir tenté de trafiquer son bracelet. Ça lui foutrait bien les boules que ça soit la deuxième solution, parce que ça voudrait dire qu’il s’intéresse et ça, franchement, vaut mieux pas. Naina a l’air épuisante au quotidien, à supporter, et il a déjà du mal à le faire quelques heures par semaine, par mois parfois. Et, quelque part, est-ce que ça vaudrait pas mieux, pour lui, pour elle aussi histoire que ça lui donne une leçon, de se faire choper et taper sur les doigts ? Non. Il avait beau être un connard pathologique, si cette fois Naina se faisait attraper, il pendrait une fessée lui aussi, pour ne pas avoir tenté de l’en empêcher, alors que, franchement, il aurait fallu être con pour pas deviner ce qu’elle comptait faire. Magouilleuse.
Se frottant l’arcade, Jed cessa de hurler dans le téléphone à l’instant où le bip sonore prit fin, lâchant un soupir avant de regarder la jeune femme et de froncer les sourcils. « T’es vachement douée pour ça non ? Rejeter la faute sur les autres au lieu de reconnaître que c’est toi, seulement toi, qui te fous dans la merde ! » Il a envie de lui coller une baffe et de la secouer en même temps. Quelle chieuse. « J’te signale que je viens salement de me griller ! On sait que je suis avec toi, donc si une personne, ici, doit en vouloir à quelqu’un c’est moi. Parce que tu réfléchis pas avant d’agir ! Puis, vexé. En plus, est-ce que j’ai une gueule de balance ! » Il a même pas le temps de continuer à râler.

Son regard la suit alors qu’elle disparait et il se pince l’arrête du nez, en soupirant fortement, avant de redescendre au salon, pour ramasser le merdier qu’ils ont laissé, des fois que. Que quoi? Il sait pas trop, mais des phares de voitures dans la rue lui font grimper le thermomètre interne, l’adrénaline qui liquéfie son sang alors qu’il remonte vite en haut, pour observer la rue d’une fenêtre de l’étage. Un riverain. Tout va bien. Et il aurait été soulagé si deux silhouettes ne se rapprochaient pas, dans l’obscurité, de la maison. Arquant un sourcil, il récupère les affaires dans la chambre, se faisant l’effet d’une mule pour trouver la pièce où se planque Naina et lui intimer le silence. Ça serait le comble, quand même, que deux squatteurs comme eux, tombent sur deux voleurs.. Enfin, en espérant que ça soit ça plutôt que la patrouille de nuit. « Je te déteste. » Qu’il chuchote, visiblement près à lui faire porter le chapeau pour leur soirée de merde. Enfin non, pour sa soirée à lui qui aurait pu être mieux et qu’il se retrouve à subir. Énervé, en la voyant taper sur le clavier, il se rapproche de la baignoire pour refermer l’ordi, un air de père qui s’apprête à engueuler sa gosse, une énième fois. Sans déconner. Il a une gueule de père ? Il a pas que ça à foutre.

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