AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 [Waverly]As-tu déjà vu...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
● Crédits : quote:Teulé;
● Face claim : Elise Eberle

Sunny days are coming to us.
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: [Waverly]As-tu déjà vu...    Dim 12 Fév - 19:09

As-tu déjà vu…
ft. Wave


Il existait trois choses auxquelles on pouvait réchapper, mentalement ou physiquement, dans à peine cinq pour cent des cas, à Lakeview. Et les trois avaient un facteur commun, sorte de rictus dégueulasse du destin. Les trois étaient également capables d’arriver sur la même journée. Pas en même temps cependant, car le facteur qu’ils se partageaient était un être humain et, jusqu’à présent, on n’avait jamais vu un être humain provoquer autant de catastrophes simultanément. – Après, ça pouvait se tenter, mais là n’était pas la question principale. –
Les trois choses étaient les suivantes : un créneau en centre-ville un jour de marché de Noël entre deux breaks familiaux pleins à craquer et à la peinture neuve qui brillait encore. Un repas familial à Pâques sur le thème du lapin. Une porte peinturlurée de traits arc-en-ciel. Bon. Le point commun ?
Karen. Oh, ça ne semblait pas être si clair, au premier abord ! Mais pourtant… Lorsque deux gros machins rutilants, en 2008, avaient été abîmés et des familles furibondes s’étaient mutuellement engueulées pendant qu’une Verada détalait dans le jour brumeux, la conductrice aux cheveux relevés en chignon avait une légère cicatrice sur la joue et de longues mèches rousses et folles qui dansaient dans le chauffage de l’habitacle. Pourtant, lorsque, tous rassemblés autour d’une grande table en bois poli, le lapin s’était mis à bondir sur place alors qu’il sortait du four, sur un des côtés de la table avec du coca remplissant encore son verre aux trois-quarts une jeune fille d’une quinzaine d’années retenait son fou rire.
Pourtant, lorsque même la lune s’était voilée, que le sol était sec au point de ne pas laisser de traces dans la terre qui le composait, que le vent ne charriait même pas une seule poussière, alors que tout le monde semblait dormir, c’était bel et bien une silhouette féminines qui repartait presque tranquillement, les doigts peinturlurés de toutes les couleurs d’un arc-en-ciel, alors que sur la porte d’une maison devant laquelle toute la ville passait étaient écrits en gros des mots qui ne partiraient pas de sitôt.

Ce qu’il fallait, globalement, retenir de tout ça ? C’était que Karen était suffisamment dangereuse comme ça seule. Ayant passé toute sa jeunesse avec Hank, les idées qu’ils avaient mises de côté  avaient commencé à se libérer réellement à partir de son départ forcé. C’était comme ça.
Aussi, comme ce soir, lorsque les gens la voyaient arriver sur sa moto préférée – que, ces derniers temps, elle privilégiait à sa voiture fétiche – ils se dépêchaient de se cacher derrière une poubelle, un arbre, dans un abri antiatomique… Même si personne n’avait la certitude ou la confirmation qu’elle était derrière tout ça, les murmures se répandaient dans la ville. Les gens parlaient. Et puis, tout le monde, grâce à Veritas, savait qu’elle s’était amusée des années auparavant dans l’église.
Enfin, ils ne savaient pas dans quelle église. Là encore, vide. Simples rumeurs.
En bref, il valait mieux ne pas chercher à savoir ce que la jeune rousse de bientôt vingt-huit ans avait fait dans sa vie, mais plus se concentrer sur ce qu’elle comptait faire.

Au vu de sa tenue, presque trop simple pour elle – un jean, un pull sombre et son habituel manteau rouge par-dessus – personne n’aurait pu suspecter ce qu’elle comptait faire. Une chose parfaitement légale.
La jeune rousse se posa contre sa moto, arrêtée et garée dans une allée. Elle et Waverly, c’était tout une histoire… Mais, encore une fois, une histoire parfaitement légale. La jeune rousse n’avait pas changé de numéro ou de téléphone depuis la dernière fois qu’elle l’avait vue. Mais elle était loin de savoir si, du coup, son amie l’avait fait.
Elle avait appris, un peu par hasard, que la jeune femme était de retour.
Et de retour sans le lui dire ! Ca allait péter, la rousse n’étant pas du genre à rester sur le côté. Elle allait lui enfoncer des cookies au fond de la gorge, pour la peine. Avec amour.
Du coup, elle était passée par la bonne vieille méthode du petit mot anonyme avec des lettres découpées dans le journal et un cœur dessiné au rouge à lèvres, lui donnant rendez-vous dans la rue, pas loin de son propre appartement, tout ce qu’il y avait de plus normal. La suite le serait moins.

_________________

Ce secret, vous le portez toute seule.
Maintenant on l'a chacun sur une épaule et vous verrez comme il vous semblera moitié moins lourd.


Revenir en haut Aller en bas
 
[Waverly]As-tu déjà vu...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Behind Closed Doors :: Lakeview :: Chestnut Heights-