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 I try to make a sound but no one hears me feat averell

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MessageSujet: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Mar 21 Fév - 18:48


La journée n'avait pas été très riche en événements, j'étais resté à la maison et j'avais regardé la télé. Les journées se ressemblaient toutes, mais mes nuits elles étaient toutes différentes, même si ce n'était plus la même chose depuis que j'étais l'amant d'Averell. On se voyait entre deux, quand on pouvait et surtout quand sa femme n'était pas dans les parages, où d'ailleurs même quand elle était là. Je repensais à l'autre jour dans les toilettes et un sourire s'afficha sur mon visage. La soirée n'avait pourtant pas bien commencé, mais elle s'était bien finie. On jouait à un jeu dangereux. On le savait tous les deux. En fin d'après midi je me suis préparé pour rejoindre le club ou je travaillais le soir. Le patron  était toujours au rendez-vous. On avait nos heures, on avait nos chambres et ce soir je n'avais pas d'autres obligations avec mon autre patron. Ce n'était pas toujours évident d'avoir deux patrons, je jonglais entre l'escort et le club. Je n'avais parfois pas de temps pour moi, mais au moins je pouvais payer le loyer que Penny me demandais. Je voulais vivre dans le luxe, alors forcément je devais travailler plus et ne pas faire le difficile. Quand on était comme moi on n'avait de toute manière pas forcément le choix. Quand je suis arrivé au club mon patron  m'a dit qu'il y avait déjà quelqu'un qui m'attendait et qu'il s'agissait d'un client très exigent qui avait demandé à m'avoir. J'ai haussé un sourcil. Ca arrivait parfois mais je me demandais ce qui m'attendait, surtout qu'il avait dit un client … J'avais redouté ce moment. Celui où je devrais coucher avec quelqu'un d'autre que l'homme que j'aimais. Quand c'était des femmes ce n'était pas pareille, j'avais cette impression de le tromper quand même mais ça me dérangeait moins. Il le savait pourtant. Mais je ne pouvais pas m'empêcher de croire que c'était mal. Je me posais beaucoup trop de questions comme toujours. Je suis entré dans la chambre. L'homme était un peu plus âgé que moi, ça me dérangeait pas en soit, ce qui me dérangeait en revanche c'est que je connaissais sa tête et sa réputation. On parlait entre prostitué … Il m'avait déjà préparé un verre et me l'a tendu. Visiblement il connaissait mes goûts. Je l'ai salué et j'ai accepté le verre puis il est venu directement m'embrasser en me plaquant contre le mur. Décidément en ce moment j'héritais des gens violent, d'abord Natasha puis maintenant lui. J'étais sensé accepté sans rechigné, mais je l'ai repoussé. Je ne pouvais pas faire ça. Il n'a pas eu l'air vraiment ravi et c'était à prévoir. Il m'a attrapé et m'a cogné. Il était déçu. Je le savais bien. Le patron n'allait pas être ravi non plus, mais de toute manière je n'avais pas l'intention de rester. Je ne savais pas comment j'allais m'en sortir. Surtout que je me sentais assez bizarre depuis que j'avais bu le verre. Je lui ai donné un coup dans les parties et je me suis tiré. Je n'ai pas cherché à savoir s'il été relevé où pas. Je voulais juste me sauver et c'est ce que j'ai fait. J'ai pris les clés de ma voiture et j'ai roulé. Je risquais d'avoir des problèmes mais ça m'était égal. J'étais tellement angoissé par ce qui venait de m'arriver … je n'arrivais plus à réfléchir et ma sensation de malaise ne disparaissait pas c'était même pire. Je voyais un peu flou et je ne me sentais pas bien. Je commençais à me demander si ce salaud n'avait pas mis quelque chose dans mon verre. J'aurais du me méfier. La tête me tournait et pendant un instant j'ai fermé les yeux. Quand je les ai rouvert un camion roulait droit devant moi, je ne l'avais pas vu arrivé, j'ai braqué le volant et je l'ai tourné de toute mes forces. La voiture s'est déplacé in-extremis vers la droite, mais j'ai fait une embardée et la voiture a virée dans le fossé. J'ai été secoué pendant qu'elle se retournait dans le fossé sur le côté de la route. Je me suis retrouvé écrasé contre le sol, le côté de gauche de la voiture était levé, je ne pourrais pas sortir par là. Il fallait déjà que j'essaie de me détacher et ce n'était pas gagné. La vitre avait explosée avec le choc. J'avais l'impression d'être pris au piège et j'avais une envie irrésistible de m'endormir, mais quelque chose me disait que je ce n'était pas une bonne idée. J'essayais donc tant bien que mal de me sortir de là, mais je n'arrivais pas à me détacher. J'avais mal de ton mon côté droit. J'ai réussis finalement à attrapé mon téléphone et j'ai fait le premier numéro qui apparaissait, étant un peu trop sonné pour voir les noms, mais je savais que c'était le téléphone d'Avi. Lorsqu'il a décroché j'ai essayé de lui dire que j'avais eu un accident. Je ne sais pas s'il a comprit mais mon téléphone avait coupé. J'étais tout seul et j'espérais qu'on viendrait me chercher.

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Jeu 2 Mar - 11:16


Averell était en pause, avec son coéquipier, durant son shift de la soirée. Il poussa un large soupir, tandis que son collègue lui racontait comment son fils avait arraché par erreur des cheveux sur la tête de sa grand-mère à son dernier anniversaire. Une histoire hilarante, mais Avi n'avait pas trop la tête à rire. Il avait un mauvais pressentiment, une sensation de mal-être grandissante. Il repensait à sa jalousie maladive et commençait à redouter de devenir comme son épouse un jour. Et s'il faisait du mal à Sam dans l'avenir?

Soudain, son téléphone sonna, il sortit de ses pensées et s'excusa auprès de son camarade. Il sortit de l'ambulance, dans laquelle ils avaient décidé de rester, afin de répondre. Le nom sur l'écran était si doux: c'était son amant qui l'appelait. Il répondit... Et il ne comprit pas grand chose de ce qui était en train de se dire.
"Sam, ça va?" s'inquiéta-t-il, mais les seules expressions qu'il capta lors de la discussion étaient bien peu rassurantes, d'autant plus qu'il perdit le signal. Impossible de rappeler. Accident... Son coeur se mit à battre fortement dans sa poitrine, tandis qu'il essayait de regrouper ses esprits afin de comprendre ce qui avait bien pu arriver et où se trouvait son meilleur ami et amour. Il poussa un léger soupir pour se calmer et ferma les yeux un instant. Dans sa profession, le sang-froid était de mise et il n'avait jamais de temps à perdre.

Sans plus attendre, il tenta de savoir où pouvait se trouver son ami. Ce soir, il devait travailler... Et Avi connaissait à peu près tous ses lieux de boulot, enfin ce qu'il avait bien voulu lui en dire. Ils feraient le tour de la ville, mais ils le retrouveraient. Il informa son coéquipier de ce qui venait de se produire et ils écourtèrent leur pause pour partir à la recherche de notre cher accidenté.
Ce fut à l'intuition et au coeur qu'Averell le retrouva. C'était comme s'ils étaient liés et que Sam émettait des ondes à l'attention du secouriste, comme s'ils étaient soudés l'un à l'autre et que chacun pouvait ressentir la douleur de l'autre.
Et lorsque le trentenaire fut enfin sur les lieux de l'accident, il crut un instant paniquer. Il en avait vécu des scènes de ce genre, il en voyait tous les jours même. Mais là, ce n'était pas la même chose. C'était Sam. Et il était quasiment inconscient, l'air pâle, comme mort.

Il lui fallut donc énormément de courage pour se tranquilliser et prodiguer les premiers soins à son amant. "Je suis là, Sam. Je suis là. Ca va aller, je vais prendre soin de toi..." souffla-t-il, au cas où son ange pouvait encore l'entendre. Avi était d'autant moins tranquille que ce que Sam avait ressemblait aux symptômes d'une trop grande prise de drogues, en plus des plaies dues à l'accident de voiture. S'était-il sciemment drogué?
Finalement, les deux coéquipiers l'emmenèrent à l'hôpital...
Et Avi ne fut pas en état de reprendre le boulot... Son chef, ayant vu son inquiétude, lui demanda de rentrer chez lui... Ce qu'il ne fit pas. Il resta à attendre des nouvelles de l'homme de sa vie durant des heures. Et lorsqu'enfin, il put entrer dans la chambre de Sam, c'était fatigué et toujours en uniforme de secouriste qu'il s'y présenta. Il frappa doucement à la porte, avant d'entrer, le sourire aux lèvres.
Il n'aurait pas survécu s'il avait perdu Sam. Ce dernier semblait dormir alors Averell s'approcha doucement de son lit, déposa délicatement un baiser contre son front et s'assit en silence pour le regarder avec douceur. Il pourrait rester à l'observer des heures.

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Jeu 2 Mar - 21:52

J'avais l'impression d'avoir attendu une éternité avant d'entendre des pas venir à moi. J'étais coincé sous la voiture et j'avais mal partout, surtout du côté gauche parce que c'était de ce côté que j'étais écrasé. J'avais essayé d'enlever ma ceinture mais je n'arrivais mas à l'atteindre je n'avais pas la force de le faire, je voyais flou et j'avais l'impression d'être stone. Je l'étais sûrement et j'aurais du me méfier plus mais je n'avais pas vu le coup arriver. Je n'ai pas tout de suite distingué le visage des hommes qui m'ont sortis de là. J'ai juste reconnu la voix d'Averell. Il était là, il était venu. J'étais tellement soulagé qu'il m'ait retrouvé. J'avais envie de lui dire que je l'aimais mais aucun son n'arrivait à sortir de ma bouche, du moins aucun son compréhensible, c'était comme si ma bouche était anesthésiée. Je luttais pour rester éveillé, je luttais contre la douleur mais elle était trop forte et j'ai fini par fermer les yeux quand j'ai entendu qu'il prendrait soin de moi. Je pouvais être tranquille, je savais qu'il le ferait même si j'avais une trouille immense de ne pas les rouvrir.

Je ne me souviens de pas de ce qui s'est passé ensuite. Un gros trou noir, c'est tout ce qu'il y avait, c'était comme si je dormais, mais je ne faisais pas de rêve. Je sais juste que lorsque je me suis réveillé, j''étais à l’hôpital. J'ai vu qu'ensuite j'avais une perfusion et j'ai ressenti la douleur dans mes côtes. J'ai levé un bras et j'ai vu des bandages sur la main, et sur le bras. Je me doutais aussi que j'avais un bleu au visage, je me souvenais de ce qui était arrivé, les images revenaient petite à petit et je me revoyais boire le verre puis je voyais mon client me frapper. Je me voyais repartir et enfin je revoyais l'accident. J'ai fermé les yeux me demandant pourquoi je n'avais pas été plus intelligent et pourquoi j'avais bu ce fichu verre. Si seulement je n'étais pas aussi friand d'alcool, ça ne serait peut-être pas arrivé. Je me suis rendormi malgré la douleur.

J'ai senti qu'on me déposais un baiser sur le front. J'ai ouvert les yeux et c'est Averell que j'ai vu. Il était là. Il était venu. Il portait son uniforme de travail. J'en ai conclu qu'il était resté à mes côtés. Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais là et j'avais tellement de questions à poser, mais tout ce qui est sorti c'est :

« Salut.»

J'avais encore un peu de mal à parler, comme si la drogue avait eu du mal à s'en aller. Je ne savais pas comment j'allais expliquer ce qui était arrivé mais j'étais persuadé que je devrais le dire, que la police finirait par venir me poser des questions, parce que c'était toujours ce qui se passait quand on avait un accident. Ils voulaient découvrir les causes de cet accident et alors ils finiraient tous par se rendre compte que je n'étais qu'un prostitué de plus. J'étais presque sur que personne ne croirait mon histoire, à part Averell. Je l'air regardé et j'ai fini par lui demandé :

« Ça fait longtemps que je suis là ? »

Je n'avais plus aucune notion du temps et dehors il semblait faire jour, alors je me demandais si je n'avais pas dormi plus longtemps que je ne le pensais.

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Ven 10 Mar - 0:16

Ça fait dix minutes qu’il joue un rubik’s cube, volé sur le bureau du secrétaire de l’accueil en arrivant, quelques heures plus tôt, le regard qui passe du visage de Patrick à celui de la gonzesse qui tape sur son clavier. Rien. Quand il est arrivé ce matin, assez tôt, les flics qui rentraient chez eux lui ont bien signifier que rien de bien fou c’était produit, à part une querelle entre voisins, des abrutis déchirés dans le parc qui ont foutu un bordel monstre et des témoins parlant d’un accident de voiture. Rien de plus. Et depuis que Jed est à son bureau, c’est le calme plat, tellement que l’encéphalogramme d’un mort doit être un peu plus vivant. Paradoxe qui le fait rire, quelques secondes, peut être plus parce qu’il sent le regard de son coéquipier sur lui et il agite la main, promettant de lui expliquer plus tard, le temps que l’hilarité se calme. Ce qui se produit, quand il se recentre sur son jeu débile, qui l’emmerde royalement parce qu’il arrive toujours à faire une face et une moitié d’une autre, mais rien de plus. Il a pas la patience, de toute manière. Même gamin ça l’intéressait pas, en même temps, rien ne l’intéresse vraiment, à part peut être.. Il plisse les yeux, grimace un peu, regarde son portable et reprend l’observation de la jeune femme qui continue de tapoter sur son clavier. Ses ongles limés, vernis d’un rouge pétard qui fait salope et qui, en plus, déborde, griffent de temps en temps les touches et ça lui fait serrer les dents. Il se retient de lui jeter le rubis’s cube dans la tronche, inspire un grand coup en ouvrant un dossier, dont il feuillette les pages, peu nombreuses, s’arrêtant surtout sur les photos. Ça le fait clairement marrer, parce que la fille sur le cliché n’est pas dans son meilleur jour; heureusement que la photo ne lui rend pas justice et qu’il a eu droit à la version de chair pour pouvoir en témoigner. Ça l’occupe, mais quand il sent qu’il divague, Jed referme le dossier et se lève de sa chaise qui grince, étirant son dos pour regarder le type qui entre, en uniforme. « J’ai une bonne et mauvaise nouvelle. » « Si tu m’dis que la tarée aux chats est de retour pour porter plainte contre le voleur de géranium.. Je te jette ça dans la gueule.. » Le mec le regarde, se mordant la lèvre pour pas répondre et Jed comprend. Aussi, d’un oeil ouvert, l’autre fermé pour jauger la distance, il lui balance le jouet dans la gueule, que l’autre esquive de justesse pour qu’il traverse le couloir par la porte.. Un cri retentit, signe qu’il a touché. Pas la bonne cible, mais au moins. « Non, mais sinon.. On a un accident de voiture.. » Sans attendre, Jed agite le bras en gueulant qu’il prend, même si c’est pas tellement le domaine du bureau, mais comme apparemment y a que Patrick et lui en lieutenants disponibles dans l’immédiat. Jed crache pas dans la soupe.

Sans attendre de savoir si son coéquipier le suit ou pas, il rejoint le lieu de l’accident, les pompiers déjà là pour retirer la voiture, vide, du fossé et constater les dégâts. Le chauffeur de camion, encore remué, est encore sur le côté de la route, deux femmes qui s’occupent de lui, des urgentistes qu’il reconnaît pour les avoir déjà croisé. L’abandonnant avec le type, Jed sort son calepin, ce vieux carnet noir qu’il a pas utilisé depuis qu’il est plus en uniforme. Y a comme un parfum de nostalgie et il soupire avant d’écouter le mec. Semblerait qu’il soit pas en tort, que l’autre ait déboulé de nulle part, sans un regard sur la route et Jed fait la moue en notant. C’est pas l’affaire du siècle, parce qu’il a déjà son à-priori, mais c’est déjà mieux que celle des géraniums qu’il aurait fini par faire bouffer à la vieille chieuses. Ça va encore qu’elle lui offre un biscuit quand elle vient porter plainte, tous les six jours. Soupir aux lèvres, il envoie une tape dans le bras du conducteur, lui conseille plus ou moins de se mettre à scier des bûches plutôt que de conduire des poids lourds, surtout parce que le mec est barbu et qu’il a une chemise à carreaux.. Et se tire. Ça a au moins l’avantage de le faire promener, de lui faire prendre l’air. Passant dans les rues, Jed s’amuse à ralentir en passant devant l’atleier d’Olivia, avant de rejoindre l’hôpital.

« Oward.. Non.. Un truc du genre.. Accident de voiture de c’te nuit.. Vu le patelin, sérieusement, doit pas y en avoir des masses dans le service là. » Son regard se pose sur une infirmière qui passe dans son champs de vision, reconnaissant la fille de Roderick qui a l’air de pas trop oser croiser son regard. Pourtant il croit se souvenir que leur dernier échange était plutôt intime, assez pour qu’elle prenne le temps de le saluer, mais non. Les femmes, franchement. La secrétaire médicale le dévisage un moment, avant de regarder sa liste en haussant les épaules, pour lui donner le numéro de chambre correspondant à sa description quelque peu hasardeuse. Sans frapper à la porte, entrouverte, Jed s’invite dans la pièce pour trouver un urgentiste penché au-dessus du blessé. Il pourrait croire qu’ils se contentent de se chuchoter des choses, mais il a pas l’innocence de s’imaginer un truc naïf. Ça se roule une pelle et il se retient de rire. « C’est pour remplacer le défibrillateur ? Il hausse les épaules en souriant. Est-ce que la Belle aux Bois Dormant est réveillée ? » Apparemment oui. « Vous êtes l’urgentiste qui est arrivé en premier sur les lieux ? Partez pas, j’aurais besoin de vous aussi et de votre coéquipier, en prime. Il pas l’air de faire des heures supplémentaires l’autre, tant pis, il ira le trouver plus tard. Vous me donnerez son nom, s’il vous plaît. » Et ça le gène pas d’avoir interrompu quoique ce soit, pour ce que ça lui fait. Il est pas là pour tenir la chandelle, mais son boulot. Que ça plaise ou non.

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“The reason it hurts so much to separate is because our souls are connected. Maybe they always have been and will be. Maybe we've lived a thousand lives before this one and in each of them we've found each other. And maybe each time, we've been forced apart for the same reasons. That means that this goodbye is both a goodbye for the past ten thousand years and a prelude to what will come..”
Personnage absent de Lakeview du 14 Juin 2017 au 24 Décembre 2017
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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Sam 11 Mar - 22:20

Averell fut étonné lorsqu'il entendit la voix de Sam retentir dans la pièce. Il lui sourit tendrement. "Salut." répondit-il aux salutations de l'homme qu'il aimait. Il était si soulagé de le voir parler normalement, et de le voir éveillé. Il lui caressa donc tendrement le front lorsque Sam reprit la parole pour lui poser une question emprunte d'une certaine inquiétude.
"Oh quelques heures." répondit-il simplement. De nombreuses heures, en vérité. "Ne t'en fais pas pour ça." ajouta-t-il ensuite. Il était si heureux de le retrouver sauf. Il faudrait du temps à Sam pour reprendre du poil de la bête, mais, au moins, il s'en sortirait. Bientôt, tout serait comme avant cet accident. D'ailleurs, Averell en avait des questions, concernant ce qui s'était produit, puisqu'il n'avait aucun doute sur le fait que son amant avait pris de la drogue... Enfin qu'il en avait dans le sang. Mais au lieu de l'interroger et de le brusquer, il préférait attendre que le jeune homme ne parle de lui-même, qu'il se confie. C'était d'ailleurs sur la confiance qu'était basée leur relation, pourtant si fragile vue la situation.

"Je t'aime, j'ai eu tellement peur..." dit-il tendrement, avant de se pencher pour embrasser Sam. Ce fut d'abord un baiser très chaste, mais il poursuivit rapidement par un baiser langoureux, voire torride, tout en évitant les gestes qui pourraient faire mal à son partenaire.
Tandis qu'il laissait parler ses sentiments à travers ses lèvres et sa langue, la porte s'ouvrit à la volée. Averell sursauta, s'écartant instantanément. C'était presque s'il avait sauté de quelques mètres en ailleurs. Ouf, ce n'était pas Felicity. Elle ne les tuerait pas lors d'un crime passionnel. La remarque du nouvel arrivant était drôle... en d'autres circonstances. Averell croisa les bras, fermé, tout rouge et gêné qu'on venait de les surprendre dans cette posture. C'était si dangereux que qui que ce soit ne connaisse leur relation secrète.

A la question de l'inconnu, Averell se contenta de hocher la tête. Par contre, il n'était pas bien heureux de cette entrée sans gène. L'autre ne s'était même pas présenté. "Un moment." déclara-t-il simplement avant que Sam ne prenne la parole. "Vous êtes qui? Ce serait bien que vous vous présentiez au lieu d'entrer sans frapper comme ça pour directement poser des questions intrusives." dit-il froidement. "Vous êtes flic? Vous avez des documents pour le prouver?"
Comme son épouse était célèbre, il avait vu nombre de journalistes et de paparazzi se faire passer pour autre chose qu'ils ne l'étaient afin de prendre des photos et trouver des informations croquantes, surtout au début de leur relation. De plus, avec les corbeaux présents en ville, tout était possible et n'importe qui entrait à l'hôpital comme dans un moulin.

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Dim 12 Mar - 11:57

Cela faisait quelques heures que j'étais là. Je me demandais si Avi n'essayais pas de minimiser les choses, de toute manière ça n'était pas ça l'important. Ce qui était important c'était que j'étais réveillé et qu'il était là à mes côtés alors que j'avais cru que je ne le reverrais jamais. Je m'étais vu mourir et j'étais surpris, mais heureux, d'être encore bien vivant. Il s'est penché sur moi pour m'embrasser et j'ai passé ma main valide derrière sa tête afin de l'emmener contre moi et de pouvoir profiter de ce baiser. Il m'avait dit qu'il m'aimait. Un large sourire c'était affiché sur mon visage suivi d'une grimace, l'autre imbécile m'avait bien cogné. J'allais lui répondre que je l'aimais aussi et que j'avais eu aussi peur. Je me demandais encore comment j'avais pu être aussi stupide pour ne pas voir qu'on m'avait drogué, pour ne pas me rendre compte que ce type était un malade. Je n'ai pas eu le temps de lui dire, car quelqu'un et entré. J'ai haussé les sourcils quand Avi s'est reculé et j'ai serré les dents. J'avais l'impression qu'il avait honte de moi, honte qu'on nous surprenne, mais quelque part il valait mieux qu'on ne nous voient pas ensemble , surtout si c'était sa femme alors je me suis convaincu que c'était surtout pour ça qu'il avait fait un si grand bon. Je me suis redressé dans mon lit pour voir l'homme qui était entré. Avi s'insurgea et lui demanda de se présenté, mais j'étais persuadé que c'était bel et bien un flic. J'ai soupiré. Il allait poser des questions gênantes et ça n'allait pas être une partie de plaisir, vu la façon dont il était entré ça promettait et mes chances de le convaincre était quasi nulle.

« Avi, je crois qu'il est vraiment flic, il me semble l'avoir déjà vu quelque part et … t'inquiète pas, ça va aller. »

Je voyais déjà son inquiétude dans ses yeux. Lui aussi avait sans doute des questions à poser comme ce flic. Je me demandais combien de temps ça allait prendre et s'il m'écouterait avant de me juger. J'ai demandé après qu'il ai demandé à Averell son nom :

« Qu'est-ce que vous voulez d'autres?»

J'étais prêt à tout lui dire, même si je risquais gros, non seulement de perdre mon travail, mais peut-être d'être arrêté, parce que la prostitution n'était pas vraiment reconnue chez nous mais si c'était ce qu'il fallait pour qu'il me croit alors je n'hésiterais pas à parler. Peut-être que d'un côté ça m'aiderait à sortir de ce cercle, mais ça allait surtout ruiner ma réputation et les corbeaux allaient se donner à cœur joie, au final je me disais qu'il faudrait peut-être que je mente, mais j'en avais assez de mentir.

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Jeu 16 Mar - 22:14


Il va pas faire l’étonné, avec son passif dans la police, le nombre de cas qu’il a vu, qu’il a eu à interroger, Jed en a vu des choses. Des mecs qui se la touche pendant qu’on les laisse mariner en salle d’interrogatoire, en faisant grimper le thermos parce qu’on a vu, dans une série à la con, que leur donner chaud ça les rendait plus facile à travailler.. Connerie. Ça les existe, surtout. Alors deux types qui se roulent un patin alors qu’il pousse la porte, on peut pas dire que ça le choque plus que ça. Ça le fait surtout légèrement sourire, presque rire et il se retient presque de les inviter à continuer en reculant pour claquer la porte. Il serait pas là pour le travail, Jed leur ferait le coup de tenir la chandelle, mais enfiler des perles ne fait pas parti de son boulot, alors autant briser la glace au plus vite, comme il sait si bien le faire; d’un coup de pompes dans le tas, en sautant dans les flaques et en éclaboussant tout le monde. Lui ça le gène pas de les surprendre, mais l’un des deux amoureux à l’air terriblement angoissé de voir une tierce personne se mêler à la fête. Faut dire qu’il joue la carte du squatteur, qu’il fait même pas l’effort de se présenter dans les règles, parce que Jed considère que c’est obsolète. La plaque qui pendouille à son cou, au bout de sa chaine, comme toujours, est un indice capital sur les raisons qui peuvent le pousser à être là. Ça lui évite les détails insignifiants, ceux que les abrutis demandent toujours, pour essayer de prendre l’avantage dans une situation qui les desservirait fortement. Il a jamais été bon pour ça, de toute manière; les présentations, c’est surtout fait pour ceux qui n’ont pas grand chose à dire et qui pense que parler un peu d’eux leur permettra peut être de tenir la discussion. Pas Jed. Parler, c’est pas son truc. Sauf quand il s’agit du boulot, parce qu’il s’agit là de s’intéresser aux autres, de regarder les signes, d’interpréter et en ça, il est très bon, si ce n’est le meilleur. Il avait quand même deviner que sa mère tenterait de se suicider, avant qu’elle ne le fasse. D’accord, Jed avait songé qu’elle se contenterait de partir, de prendre ses valises et de les quitter, son père et lui, pas qu’elle prendrait la grande porte et qu’elle en verrouillerait l’accès en se coupant les veines. Mais dans le fond.. Il avait prévu un départ. Les signes étaient là.

Tout comme la manière de l’urgentiste, de prendre la parole ainsi, lui démontre que quelque chose le gène dans la scène que Jed vient de surprendre. C’est pas d’avoir embrassé le blessé qui le dérange, c’est surtout que le flic les ait surprit et en ça, il reconnaît le signe. Encore un type qui veut pas que ça s’ébruite, soit parce qu’il assume pas, soit parce qu’il doit y avoir encore autre chose là-dessous. Jed creusera plus tard, ça n’a pas d’intérêt particulier pour ce qui l’amène à cet instant présent. Pas encore, du moins. « Et vous êtes qui ? Sa mère ? Sa femme ? » Il arque un sourcil, visiblement peu enclin à se la jouer docile. D’accord, la réflexion est assez facile, mais il apprécie peu qu’on lui parle sur ce ton, quand bien même c’est lui qui l’a provoqué, c’est sûr. « Lieutenant Fensworth. » Qu’il finit par balancer, comme pour admettre qu’il est plus ou moins en tort, glissant son pouce sous la chaine et attraper l’insigne qui pend à son cou et le tendre vers l’urgentiste en s’approchant de lui, contournant le lit pour se place sur le côté. Il veut pas non plus un test sanguin pour vérifier qu’au niveau de l’ADN il est bien qui il prétend ? Sans déconner.

Son regard se porte ensuite sur Sam, dont le visage ne lui est pas totalement inconnu, sans quel sache trop où il a pu le voir. Et rien que ça, ça l’énerve, avoir la réponse sur le bout de la langue, mais être incapable de l’exprimer clairement. Haussant les sourcils, il sort son calepin pour regarder les notes transmises par le type qui s’occupait des appels ce soir. « Vous étiez au volant de la voiture accidentée, cette nuit.. Il regarde l’urgentiste du coin de l’oeil, des fois qu’il décide de se prendre pour un avocat, en plus d’un amant.. Ou d’il ne sait quoi, et il s’en fout parce que leurs histoires de cul le regarde pas. Et de ce que j’ai compris, vous étiez le premier sur les lieux.. Sauf qu’on m’as dis que vous aviez pas reçu d’appel sur la radio concernant l’accident.. » Il pose pas clairement la question. Parce qu’il faut pas être trop con pour comprendre et que tant qu’il le demande pas clairement, il a pas à le rédiger sur son papier et, donc, le rendre officiel. Une façon de noyer le poisson. Néanmoins, il s’oblige presque à relever les yeux vers « Avi ». « J’suis pas là pour en rajouter une couche, j’veux juste les grandes lignes. Le reste, ça vous regarde. »

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“The reason it hurts so much to separate is because our souls are connected. Maybe they always have been and will be. Maybe we've lived a thousand lives before this one and in each of them we've found each other. And maybe each time, we've been forced apart for the same reasons. That means that this goodbye is both a goodbye for the past ten thousand years and a prelude to what will come..”
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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Ven 17 Mar - 13:31

Mais sérieusement, pour qui se prenait cet homme? Il pensait que tout lui était dû et que les autres devaient se prosterner devant lui car il avait une plaque de métal au bout d'une ficelle autour du cou? Sérieusement?
Mais ce qui surprit le plus Avi fut que Sam prit le partie de cet inconnu, qui ne s'était même pas présenté, le défendant. C'était peut-être pour calmer le secouriste, mais cela eut l'effet contraire. Averell sentit instantanément l'énervement poindre dans ses veines. Il lança un regard étonné et frustré à la fois à son amant, avant de se concentrer encore une fois sur le nouveau venu.

Évidemment, celui-ci prit mal la remarque que l'on venait de lui faire et répondit sur un ton sarcastique. Avi avait travaillé avec un tas de flic sur des accidents, des viols, des agressions. Il les connaissait suffisamment pour savoir que celui-ci devait faire partir de la pire des espèces. Notre secouriste pouvait flairer le sombre connard à des lieues à la ronde. Il hocha simplement la tête. "Sa femme." répondit-il, alors que la question était censée être rhétorique. Autant en profiter pour laisser partir toute sa frustration au point d'occulter la question sur le nom de son coéquipier. Il aurait, de plus, préféré passer un moment avec Sam, en tête à tête et non à discuter de cet accident. D'autant plus qu'il n'avait même pas encore eu le temps d'en apprendre davantage lui-même. Il savait que Sam était drogué au moment des faits, mais ne l'avait communiqué à personne. L'ex-joueur de pocker pouvait très bien décider lui-même ce qu'il allait dire ou non aux forces de l'ordre. De toute façon, il n'avait pas l'air de vouloir de l'aide de son amant.

Lorsque le lieutenant sous-entendit une question à son attention, Averell se sentit obligé de répondre, combien-même il aurait très bien pu juste hausser les épaules et se taire.
"Sam et moi, on se connaît très bien. Il était en détresse, il m'a appelé. J'étais en pause à ce moment-là. J'étais pas sûr, mais... je pensais savoir où il pouvait être, alors mon collègue et moi avons fini par le trouver. C'est tout." déclara-t-il sur un ton neutre.

"Vous voulez savoir quoi au juste en fin de compte?" finit-il ensuite par demander, sur un ton légèrement empreint de défi.

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Dim 19 Mar - 10:22

J'ai haussé les sourcils. J'ai l'impression qu'on est tombé sur le mauvais flic et je sens très mal toute cette histoire. Je vois son petit air supérieur et hautain et je comprends très vite que son interrogatoire va être un enfer. J'ai acquiescé quand il m'a dis que j'étais dans la voiture lors de l'accident. Il ne fallait pas être bête pour s'en rendre compte. Je ne serais pas dans ce lit sinon. J'ai haussé un sourcil surpris de la réponse d'Avi … je ne sais pas non plus comment je dois le prendre mais je ne dis rien. Ça me fait plutôt sourire qu'autre chose. Sa réponse est tellement venu naturellement. J'aspire le jour où il pourra dit qu'il est mon mari mais nous n'en sommes pas encore là. Le flic nous dit qu'il veut juste les grandes lignes. Averell lui explique qu'on se connaît bien et qu'il avait eu mon appel, qu'il m'avait trouvé. J'imagine qu'il avait eu peur lui aussi. Je savais ce qu'il voulait savoir d'autre. C'était évident. Il voulait les détails, savoir si j'étais en tort ou pas et je l'étais entièrement. Je n'aurais déjà pas du conduire en ayant bu et je doutais fort qu'être en plus drogué me sauve, bien au contraire, même si je ne m'étais pas drogué délibérément.

« Averell … je pense que le reste me concerne. » J'ai tourné la tête vers le flic et rien que tourner le coup me fit serrer les dents. Je ne voulais pas tellement leur montrer que c'était douloureux, je n'avais pas envie qu'ils aient pitiés. « Je rentrais du travail, je ne me sentais pas très bien, j'avais un un peu bu, mais juste un verre et puis je me suis senti bizarre. J'avais du mal à voir clair et je n'ai pas vu le camion en face. J'ai tourné le volant et je n'ai pas réussis à freiner. J'ai atterrit dans le fossé et le reste est un peu flou. »

Je ne lui ai pas encore dis quel travail je faisais. Ni que je savais qu'on m'avait drogué. De toute manière j'étais persuadé qu'il savait déjà qu'il n'y avait pas que de l'alcool dans mon sang. Il ne serait pas là sinon. Je revoyais mon client me tendre le verre, je le voyais me frapper quand je lui ai dis que je n'avais pas envie de coucher avec lui. Il était tellement furieux. Tout c'était enchaîné si vite. J'avais fuis, c'était tout de que je pouvais faire. Je revoyais les images de l'accident et le camion que je n'avais pas vu arriver. Je ne savais pas si il y avait eu d'autres voitures, je n'avais pas eu le temps de comprendre ce qu'il m'arrivait. Alors j'ai demandé :

« Il n'y a pas eu d'autres blessés ? »

Je m'inquiétais parce que si c'était le cas, j'étais encore plus dans le pétrin et jamais je n'avais voulu provoqué d'accident. J'aurais du être plus prudent depuis le début. Je n'aurais pas du boire ce putain de verre. Je n'aurais même pas du accepter de voir cet homme alors que je savais qu'il n'était pas fréquentable et que d'autres avaient eu des soucis. Je m'en voulais d'avoir été aussi stupide. Ça allait me coûter très cher toute cette histoire.

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Mer 22 Mar - 1:37


Le regard de Jed glisse sur le secouriste, neutre, inexpressif, tout juste affligé et encore, c’est bien parce qu’il se force à montrer un minimum d’expression faciale, pour se donner des airs d’être vivant et pas juste de mec qui fait de la figuration. Le fait est qu’il a l’habitude, malheureusement ou pas, de provoquer ce genre de réaction, c’est un peu son plaisir dans la vie si on peut dire. Néanmoins, cette fois, il faut reconnaître que l’audace de la réponse du type le fait sourire, l’amuse même et il serait presque capable de lever le pouce pour le féliciter. L’ennui c’est que Jed il les connait, les types comme celui qui essaie de jouer à celui qui a la plus grosse. Il sait très bien ce que c’est ce regard, cette manière de se défendre en aboyant fortement; c’est la même réaction chez les femmes mariées que Jed avait l’habitude de fréquenter, du temps de Chicago. Homme ou femme, ils ont tous cette lueur particulière dans le regard qui en dit long, mélange subtil de honte, pas forcément pour le mal qu’ils font subir au cocufié mais parce qu’ils vont à l’encontre de ce que leur fierté dicte en tant que personne de parole.. Et aussi cette pointe d’excitation, d’éveil, que provoque la personne avec qui se passe l’adultère. Alors oui, Jed ne pose pas la question avec sérieux, parce qu’il se doute bien que les deux hommes ne sont pas frères - quoique, concrètement, l’inceste il s’en fout, c’était quand même très félicité au Moyen-Âge alors bon -, encore moins marié. Parce que c’est pas écris sur le dossier d’inscription du patient. Pas de conjoint. Pas de femme non plus, mais ça, on devine assez bien pourquoi, surtout quand le surprend avec sa langue au fond de la gorge d’un autre.
Bref.

« Y a un truc que vous cachez, pour être aussi tendu ? Respirez un coup. » Il arque un sourcil vers le secouriste; apparemment, ça l’amuse plus vraiment de le regarder s’énerver. « J’veux un rapport objectif sur les événements. Vous m’avez l’air beaucoup trop impliqué pour pouvoir me fournir ce que je veux, c’est pour ça que de votre part à vous, je veux juste le nom de votre coéquipier. » Par réponse au ton franchement assuré, qui se veut défiant, Jed se redresse un peu plus, sourcils froncés. Va falloir qu’il se calme celui-là, pour une fois qu’il se pointe pas ici avec la ferme intention de foutre la merde.

« Effectivement, le reste vous concerne. Vous voulez un peu d’intimité, ou ça gène pas s’il reste.. » Il montre Averell d’un signe de tête, le regard rivé sur Sam. « Vous travaillez dans quelle branche ? C’est spécifié nulle part.. » Il retourne les pages de son calepin avant de relever la tête pour observer Sam, noter les détails de ses expressions faciales et, clairement, la question a réveillé quelque chose. « Ça vous arrive souvent de boire sur votre lieu de travail ? A moins que vous fêtiez un truc.. L’autre conducteur que vous avez croisé, dis que vous aviez l’air endormi.. Ça devait être un sacré verre. » Pas de reproches, juste des faits énoncés avec une neutralité presque froide. On peut lui coller ce qu’on veut comme défaut, Jed est capable d’un détachement assez dérangeant quand il s’agit du travail. Et, clairement, il est pas là pour le plaisir; les hôpitaux, il a donné. Arquant les sourcils, le lieutenant souffle un coup avant de regarder Sam, étrangement persuadé que son visage ne lui est pas inconnu, sans réussir à savoir d’où il peut le connaître. « Le chauffeur du camion va bien. Plus de peur que de mal. Il s’en sort mieux qu’vous, juste deux ou trois points de suture. D’ailleurs il s’inquiétait pour vous. » Il se rapproche du pied du lit, tapotant un peu contre l’obstacle, fixant le blessé, patient.

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