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 I try to make a sound but no one hears me feat averell

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Mer 22 Mar - 10:39

Avi poussa un large soupire pour se calmer. Il était vrai qu'il n'y avait pas de quoi être si tendu même si son interlocuteur avait eu l'air hostile au premier abord. Le secouriste hausse simplement les épaules. Ce qu'il cachait? Après la scène à laquelle le lieutenant avait eu droit en entrant dans la pièce, ce n'était pas trop compliqué de se faire une idée. Même si la vérité, qui concernait Felicity, était bien pire et qu'il ne comptait pas en parler. Jamais.

Les bras croisés sur la poitrine, il lança un regard tendre à Sam, question de le calmer. Dans son état, il ne devait pas sentir la tension présente. Il fallait qu'il se trouve au calme.
"Je vous apporterai le rapport. C'est mon coéquipier qui l'a rédigé." conclut-il. La remarque l'avait fait cependant bien rire: il était trop impliqué émotionnellement. Averell travaillait avec son coéquipier depuis plus de dix ans à présent. Ils étaient comme des frères. Et même si son collègue ne savait pas ce qui se passait exactement entre Avi et Sam, il savait pertinemment que les deux hommes étaient meilleurs amis et ne dirait jamais rien qui pourrait leur nuire. Alors oui, son coéquipier était tout autant impliqué intimement dans l'affaire, à sa manière.

Lorsque le policier demanda à Sam si Avi pouvait rester, ledit ambulancier tourna la tête vers son amant. Il lui lança un sourire serein et rassurant, attendant sa décision. Il comprendrait parfaitement si Sammy préférait parler seul à seul avec le lieutenant. Cela ne le choquerait pas si Sam voulait lui taire quelque chose ou le lui dire bien plus tard, dans d'autres circonstances. Il comprendrait. Dans tous les cas, Avi voudrait être là pour aider l'homme qu'il aimait à surmonter cette épreuve. Un accident est autant un traumatisme pour le corps que pour l'esprit. D'autant que Sam aurait besoin de temps pour s'en remettre et sortir de l'hôpital puis finir les soins.

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Mer 22 Mar - 16:42

Le flic fini par dire à Averell de se détendre. Il n'avait pas l'air si terrible, mais je ne savais jamais à quoi m'attendre avec les flics, j'en avais déjà croisé et je ça n'avait jamais été une partie de plaisir de leur faire face. La plupart du temps ils ne cherchaient pas là où il fallait où tout du moins très peu alors j'étais persuadé que ça finirait par se retourner contre moi. Il disait qu'Averell était trop impliqué. Il voulait un rapport objectif. Je me demandais si j'avais bien fait de l’appeler, si je ne nous avait pas mis en danger en l’appelant. Je ne voulais pas qu'il ait des ennuis. J'ai regardé Averell quand l'agent Fensworth m'a demandé si j'avais besoin d'intimité. J'ai fait non de la tête et j'ai répondu :

« Non, ça ira. Il peut tout entendre. Je n'ai rien à lui cacher. »

C'était bien le seul en qui j'avais confiance et puis je ne comptais pas mentir. L'idée m'avait traversé, mais ça ne servirait à rien. Il finirait par s'en rendre compte d'une façon où d'une autre. Je m'étais attendu à sa question, dans quelle branche je travaillais … j'ai dégluti. Je ne savais pas comment j'allais lui dire. C'était délicat. J'avais vu plusieurs fois la réaction des gens quand je leur avait avoué et il y en avait des différentes, la compassion, la dégoût et la pire la pitié enfin les deux dernière se valaient. Je l'ai laisser me poser les questions avant d'essayer de lui répondre mais je ne savais pas par où commencer et j'ai fini par lui dire :

« Je travail au club … »

Le club c'était le nom de code pour la maison close où je travaillais et s'il était flic il devait le savoir. Je pense qu'il était capable de comprendre ce que je faisais, je n'avais pas besoin de le dire à moins qu'il soit bête, mais ça n'a pas l'air d'être son cas.

« … et c'est courant chez nous … on se fait offrir des verres … certaines clientes préfèrent … »

J'ai regarder le flic dans les yeux, je ne tenais pas à ce qu'il se mettre à rire, je ne tenais pas à ce qu'il se moque où à ce qu'il ait une quelconque autre réaction, je n'avais pas envie qu'il me fasse de reproches alors j'espérais qu'il n'en serait rien et je me suis senti forcé d'expliquer ce qui c'était passé :

« Je devais voir un homme et quand je suis entré il m'a tendu un verre que j'ai accepté. Mais il m'a demandé quelque chose que je ne voulais pas faire. Je ne pouvais pas … Il m'a frappé et je l'ai repoussé. J'en ai profité pour partir. Je ne voulais pas rester là. Je connaissais sa réputation violente, mais on ne peut jamais être sur de ce que les gens racontent. Vous allez peut-être me dire que c'est facile mais … je ne me suis pas drogué volontairement. Il y avait quelque chose dans mon verre et j'ai été idiot de croire que ça ne m'arriverait jamais.»

Je me sentais tellement bête. Tellement bête de devoir me livrer autant à un flic, tellement bête de ne pas avoir su dire non, je me suis tellement habitué à ma situation que c'est devenu une habitude, mais je n'ai plus envie de tout ça. Je n'ai plus envie d'avoir honte de moi-même.

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Jeu 23 Mar - 17:22


Ça ressemble légèrement à un combat de coqs, à la différence près que Jed essaie pas de charmer Sam au détriment d’Averell, aussi il essaie de faire comprendre à ce-dernier qu’il serait temps qu’il se calme. Parce que si Jed accepte plus ou moins de se montrer patient, il a des limites. Autant que son passage ici se fasse le plus court possible, qu’il puisse retourner se tourner les pouces dans son bureau et que ces deux-là puissent reprendre la fouille des cordes vocales de l’autre. Parce que ça ressemblait plus à de la spéléologie de son point de vue, qu’a un baiser romantique, mais comme il a tendance à dramatiser un peu tout quand il est de cette humeur.. Laquelle ? Allez savoir, en tout cas il est pas de mauvais poil, pour une fois, surement parce que ce accident l’occupe. Son regard passe donc sur Avarell et il acquiesce, parce qu’il va pas non plus le remercier d’accepter de faire ce qu’il lui demande, officiellement, sous couvert de son insigne. Manquerait plus que ça, sans déconner. Reportant son attention sur le blessé, Jed hausse les épaules. Lui il demandait ça pour être un minimum poli, faire preuve de ce que le commun des mortels appelle de la compassion, ou de l’empathie, et que lui voit juste comme une perte de temps phénoménal. Autant y aller direct, dire les choses comme elles sont, sans perdre le temps en émotions inutiles. « Si ça vous gêne pas, moi non plus. » Néanmoins, Jed se sent obligé d’un regard vers le secouriste, histoire de silencieusement faire comprendre qu’à partir de maintenant, c’est à Sam qu’il parle, que donc ses interventions ont intérêt à être intéressantes et utiles.

Sourcils légèrement haussés, signe qu’il écoute attentivement, Jed s’apprête à noter ce que le type lui dit, sauf qu’il s’arrête quand il l’entend parler du club. Dès lors, il devine déjà ce qui suit et il se contente de reboucher son stylo, de refermer son calepin et de glisser le tout dans la poche intérieure de sa veste, les deux mains qui s’appuient au pied du lit. Plissant les yeux, il écoute en serrant les dents. Pas besoin d’expliquer vraiment, il traine avec suffisamment de rebuts de la société pour savoir ce que ça veut dire.

Baissant un peu le nez vers les draps, il fait craquer sa nuque en soufflant un coup, avant de faire une moue étrange. « On vous a fais une prise de sang, dès votre prise en charge ? » Il se tourne finalement vers Averell, celui qui sera peut être le plus apte à l’aiguiller. « Vous avez noté quelque chose de particulier chez lui quand vous l’avez mis dans l’ambulance ? Une attitude différente ? » Il ignore s’il a envie de préciser ce qu’il cherche à savoir, ça reste sensible comme détail. Ça pourrait influencer les témoignages et si c’est ce qu’il croit, ça risque déjà d’être assez compliqué à prouver, alors autant éviter les emmerdes avec un témoin qui ment pour coller à l’idée de Jed. « Le coquard, c’est lui je suppose.. Vous l’avez griffé ? » Des fois qu’y ait des cellules de peau sous ses ongles, que ça puisse corroborer son histoire, que Jed se lance pas dans une chasse aux sorcières pour finalement se ridiculiser. Ça devient clairement plus fascinant qu’un banal accident de voiture en état d’ivresse et il doit se contenir pour pas avoir l’air de trépigner comme un gamin. « Vous pourriez le décrire ? » Il demande rien de plus sur la situation de Sam, sur son métier, c’est pas ce qui l’importe pour le moment. Y a eu un crime apparemment et lui, il est là pour ça, le reste c’est que du détail insignifiant.

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Lun 3 Avr - 20:34

Le secouriste fut ravi que Sam accepta de le laissa rester. Cette confiance lui faisait plaisir. Après tout, l'ex-joueur de pocker n'avait pas le beau rôle dans leur relation: il était celui qui côtoyait un homme marié.
Averell ferma les yeux et serra les dents lorsque Sam entama son histoire. Il avait été agressé, risqué d'être violé lors de son travail. Il se crispa et serra les poings. Avi était quelqu'un de très calme d'habitude, mais cette fois-ci, il ne pouvait retenir son énervement. Il n'en montra cependant rien, enfin pas directement, tentant de se calmer. Et tandis que Sam terminait son récit, il vient s'asseoir à côté de l'homme de sa vie et lui pris délicatement la main, y déposant un petit baiser, lui adressant un sourire rassurant. Ses lèvres mimèrent les mots "je t'aime", sans que le lieutenant ne puisse voir ces quelques paroles bien intimes. Le trentenaire voulait que son partenaire sache qu'il ne l'abandonnerait pas et qu'il l'aiderait à surmonter cette épreuve, quoi qu'il arrive.

Avi tourna soudainement la tête vers le policier lorsque celui-ci lui posa une question, ne lâchant cependant pas la main de son amant. Après tout, il les avait surpris en train de se lécher les amygdales, alors, ce n'était pas ce petit geste tendre qui le choquerait. Il était déjà au courant pour les deux hommes, ce n'était pas la peine de se cacher. Pas à présent que Sam avait besoin plus que tout de quelqu'un qui l'aimait. Sans doute savait-il aussi qu'Avi était marié.

"Je ne sais pas trop... Sans doute. Il avait l'air perdu. Mais le choc a été rude et Sam a perdu connaissance rapidement."
répondit-il finalement, après s'être laissé quelques secondes de réflexion. Il avait bien vu que Sam avait au choix: trop bu ou était drogué... Ou les deux. Rien que d'y songer, son coeur manquait des battements. Il ne pouvait imaginer l'horreur de perdre son amour. Il n'y aurait certainement pas survécu.
Il faudrait absolument que son Sam cesse son activité...

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Mar 4 Avr - 21:39

Non ça ne me gênait pas qu'il reste. Averell savait pratiquement tout de moi. Je dis bien pratiquement parce qu'il y avait évidement encore des choses dont il n'était pas au courant et il valait mieux qu'il ne le soit pas. On ne pouvait de toute manière pas connaître quelqu'un à cent pour cent il y a toujours une part que l'on ne dit pas. J'ai donc commencé à expliqué ce qui c'était passé et curieusement il a eu l'air attentif et réceptif à ce que je disais. Averell s'est installé à mes côtés. J'étais rassuré qu'il soit là et qu'il ai autant d'attention à mon égard. J'ai serré sa main quand il l'a glissé dans la mienne. J'étais surpris par l'attitude du policier. Il avait l'air de me croire. C'était étonnant. Moi qui m'était imaginé que ça serait le contraire. Il me demande si on m'a fait une prise de sang à mon arrivé. J'ai haussé les épaules, je n'en sais absolument rien. Je ne me souviens pas de ce qui s'est passé. Je n'étais pas conscient. Je me souviens juste d'être tombé dans les vapes dans l'ambulance. Je le regarde demander à Averell s'il avait remarqué quelque chose d'anormal dans mon comportement et il lui répond que j'étais un perdu. Ce n'était même pas perdu. J'étais complètement à l'ouest ça je m'en souviens. J'ai donc ajouté :

« Je n'arrivais plus à voir ce qu'il avait autour de moi. Je me rappelle que j'ai commencé à voir flou dans la voiture, à ne pas me sentir bien. Je n'ai pas vu le camion à cause de ça. Quand je l'ai vu j'ai tourné le volant et je me suis retrouvé dans le fossé. J'ai appelé Averell et j'ai essayé de lui expliquer mais je ne trouvais pas bien mes mots. C'était presque comme quand on a trop bu et qu'on ne sait plus ce qu'on dit. »

C'était le meilleur exemple que je pouvais donner. Je n'avais jamais pris de drogue, la seule chose que je connaissais c'était les fins de soirées alcoolisées. Je n'avais jamais touché au reste. J'ai acquiescé à sa question. J'ai haussé les sourcils lorsqu'il m'a demandé si je pouvais le décrire. Je me demandais bien ce qu'il avait en tête. J'ai répondu :

« Oui. Je peux, mais je ne suis pas certain que ça serve à quelque chose. Ce n'est pas la première que ça arrive, ça ne sera pas la dernière. Je n'ai pas l'intention de porter plainte ... »

Je sais que ça peut paraître bizarre, mais je savais qu'au fond j'étais en tort. J'aurais du faire ce qu'il me demandait dès le départ. C'était de ma faute. Je savais bien comment il était et je savais ce que mon travail impliquait. Je l'avais accepté depuis longtemps. Je n'avais pas envie d'avoir d'autres ennuis.

« Je ne veux pas avoir d'ennuis. Si je porte plainte j'en aurais. Je ne suis pas idiot et puis je ne vois pas ce que vous pourriez faire de plus. J'ai toujours su à quoi je m'exposais. »

Je savais qu'Averell n'allait pas aimer ma réaction mais j'espérais qu'il comprendrait, même si j'en doutais et je savais très bien que le flic n'allait pas comprendre non plus, seulement dans ce milieu il valait mieux ne pas faire d'esclandre alors je n'avais pas l'intention d'en faire, pas si c'était pour perde mon travail, car oui j'y tenais quand même, c'était ce qui me faisait vivre. Je n'avais que ça pour gagner ma vie.

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Mar 23 Mai - 11:04


Ce genre d’affaire est toujours sensible, pour en avoir eu un paquet par le passé, Jed sait très bien dans quoi il se lance et, surtout, les victimes comme Sam, il les connaît à force. Et c’est peut être ce qui l’énerve le plus dans l’histoire, ces gens qui sont méprisés par la société, qui sont ignorés parce qu’ils sont considérés comme des rebuts, sans aucune estime de la part des autres et donc, fatalement, sans aucune estime pour eux-mêmes. Il veut pas se la jouer héros, chevalier blanc en talonnettes qui vient secourir les princesses méprisées sur son fidèle destrier; mais les gens réduits au silence pour leur différence, c’est une injustice qui ne le laisse pas froid, malgré tous ses efforts pour garder une neutralité désengageante.
Alors qu’il ange son calepin dans sa poche, son regard se pose sur le couple étrange que les deux hommes forment. Pas parce que l’homosexualité le dérange, ça serait même le contraire; au mieux il ignore, au pire il s’en fout. Dans les deux cas c’est pareil. Ce qu’il remarque surtout c’est que c’est le cliché de la relation qui donnera rien sur le long terme; y en a un des deux qui est marié, l’autre qui a un boulot douteux. Honnêtement, s’ils espèrent aller jusqu’au mariage, c’est foutu. Après c’est pas de leur faute, ils sont surement encore en période « lune de miel », ce moment génial où tout à l’air de bien se passer, où y a du désir et de la passion pour tout ce que l’autre entreprend. Même si honnêtement, Jed est pas là pour assister au feuilleton de leur histoire d’amour foireuse, aussi il tousse un peu pour rappeler qu’il est là et que les yeux doux et les déclarations silencieuses, ça va bien deux secondes mais ça fait rien avancer.

Pendant que Sam reprend la parole, Jed se penche un peu pour attraper le dossier médical qui pend au pied du lit, le feuilletant rapidement pour se tenir au courant de ce qu’il s’est fait ou pas fait. Y a bien eu une prise de sang, bien obligé pour son hospitalisation, surtout après un accident où on soupçonne le conducteur d’avoir bu. Encore des résultats qu’il va falloir attendre pendant trois plombes; si seulement on était dans une série télévisée, il les aurait juste après la pub, ça serait pratique. Il soupire et relève le nez vers Sam, collé par son amour/ange-gardien/garde-fou/babysitter (rayez la mention inutile) et l’écoute en remuant un peu la tête. « Ça pourrait être la dernière. » Il relève la tête vers le duo, bien que son regard se pose sur Sam. « Y a juste le choix.. Ça pourrait être la dernière fois soit parce qu’il aura réussi son coup et qu’on retrouvera surement votre cadavre quelque part dans un bois proche ou un lac, battu et violé. Soit parce que vous aurez accepté de m’aider pour le coincer. Il se frotte le menton. Z’êtes pas le premier. Je crois que les ennuis, on est déjà dedans, non. Pourquoi porter plainte.. Si j’ai suffisamment de preuves, y a pas besoin d’aller jusque-là. » Il fronce un peu le nez avant de tapoter des mains sur le pied du lit. « Si c’est par peur de perdre votre job, rassurez vous, y a pas mal de clubs qui offrent le même genre de service que ce bar. » Jolie façon de dire que les putes font le monde, on en manquera jamais, parce qu’il faut pas être con pour comprendre le genre d’activité que pratique le mec.

« Mais j’peux pas vous forcer. Le problème c’est que si on prouve pas que vous avez effectivement été drogué et en plus victime dans l’histoire, cet accident dans un état comateux, pour pas dire d’ébriété avancée, pourrait justement vous attirer des ennuis. » Parce qu’une fois que l’accident est enregistré dans le système, c’est plus ou moins foutu, plainte ou pas. Mais si Sam veut colorer son casier judiciaire, c’est son problème après tout, non ? Pourquoi Jed voudrait perdre son temps ..

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Ven 26 Mai - 17:35

Averell ne pouvait s'empêcher de rester à proximité de Sam, de lui tenir la main alors que le jeune homme racontait sa terrible histoire. Avi était chamboulé que celui passe arriver à l'homme qu'il aimait. Il n'osait pas imaginer ce qui aurait pu se produire, car tout cela aurait pu se terminer d'une façon beaucoup plus morbide. L'agresseur aurait pu réussir son coup... Ou Sam aurait pu mourir dans l'accident. Les battements du coeur du secouriste devinrent subitement plus rapide alors qu'il pensait à toutes ces possibilités peu avenantes.

Il ne posa même pas un regard sur le policier qui les observait en silence, toute son attention était concentré sur son cher et tendre. Il passa d'ailleurs une main dans les cheveux de celui-ci, le caressant tendrement, comme pour le calmer alors que Jed reprenait la parole. Avi ne devrait peut-être pas réagir, mais il ne put s'en empêcher, ouvrant alors la bouche pour donner ses pensées.

"Il a raison, Sam."
déclara-t-il. "Tu ne peux pas faire comme si de rien était... Il faut que tu portes plainte. Ce connard pourrait te faire encore plus de mal la prochaine fois! Ou alors à l'un de tes collègues!" Ses yeux bleus rencontrèrent ceux de son amant, s'ancrant les uns dans les autres. Il resta silencieux un bon moment en observant son interlocuteur comme on regardait une pierre précieuse, avant de poursuivre: "En fait, il est hors de question que tu fasses ce travail encore une fois... Peu importe ce que tu trouves, mais pas ça..." déclara-t-il doucement. "On se débrouillera..." Oui, on se débrouillera, comme s'ils allaient enfin être un couple officiel. Mais tout le monde savait que ce serait impossible pour le moment.

Averell reporta son intention sur le policier. "Vous allez nous aider alors?" Question stupide, mais c'était la façon du secouriste d'indiquer son inquiétude et de signifier que les problèmes de Sam étaient aussi les siens.

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Lun 29 Mai - 15:01

Je regardais le flic en face de moi et je me demandais ce qu'il devait penser de tout ça. Il disait avoir déjà connu ce genre d'affaires mais je supposais que ce n'était pas un homme qu'il avait eu en face de lui. Généralement ce genre d'histoires est vite abandonnés, pas assez de preuves, pas assez de personnes qui veulent parler et j'avoue que j'ai hésité aussi. Je me sens assez honteux d'être là et de devoir avouer que je vends mon corps alors de devoir avouer que je me suis fait agresser est une épreuve. Averell est à mes côtés. Je tiens sa main dans la mienne et je suis heureux qu'il soit là. Je me fiche que le flic se doute de quelque chose, de toute manière il nous a surpris entrain de nous embrasser. Les paroles du policier me laisse sans voix. Je ne sais pas ce que je dois faire. Je n'ai pas envie de perdre mon travail. Je n'ai pas envie d'être regardé de travers non plus si je porte plainte, d'être pris en pitié. Je ne veux pas de tout ça. Je regarde Averell et je l'écoute aussi. Évidement qu'il ne veut plus que je fasse ça, mais ce n'est pas aussi simple. J'ai baissé les yeux trop savoir quoi dire. Je n'avais pas grand chose à perdre au fond, mais je craignais que tout ça me poursuive trop longtemps. Je ne voulais pas d'ennuis. J'ai soupiré et j'ai répondu :

« D'accord. Je vais le faire, mais il est hors de question que ça devienne une affaire publique. Il faut que ça reste discret. Je ne suis veux pas que toute la ville soit au courant. »

Ça allait être compliqué, mais c'était faisable, des tas d'affaires étaient réglés hors sans faire de vagues. Je ne voulais pas que des journalistes s'en mêle, je ne voulais pas que trop de monde sache ce qu'il s'était passé. J'avais le droit à ma vie privée. J'espérais que le flic le comprendrait et qu'il nous aiderait à garder ça discret.

« Et évidement vous ne nous avez jamais vu tous les deux ... »

J'ai désigné mon amant, il était hors de question que le policier parle de nous autour de lui, notre secret devait en rester un.

« Je sais que je vous en demande beaucoup, mais merci ... »

Ce n'était pas tous les jours qu'un flic aidait un type comme moi. Je m'étais même attendu à ce qu'il me méprise mais il n'en a rien fait.

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MessageSujet: Re: I try to make a sound but no one hears me feat averell    Mar 6 Juin - 12:25


Rembobinez. Remettez sur lecture. D’accord, Jed n’hallucine pas; Averell vient bien de confirmer ses craintes, à savoir qu’il est d’accord avec lui. Ça ne devrait pas le laisser aussi con, mais depuis le départ, dès que Jed a ouvert la bouche il a eu le sentiment que le secouriste ferait tout pour le contredire, pour le faire passer pour un demeuré sans compassion. Et là, changement total de camp, il admet volontiers que le lieutenant à raison. Sourcils froncés, le grand blond se met, discrètement, à observer la pièce à la recherche de caméras cachées, des fois que ça soit une grosse blague et que le mec face à lui finisse par éclater de rire avant de le pointer du doigt, pour finalement dire que son idée est débile. Mais rien. Il s’échine même plus ou moins à convaincre son petit-ami - ou il ne sait quoi, parce que leur relation ne le regarde pas, enfin ne l’intéresse surtout pas -, d’écouter ce que Jed a à lui dire pour son bien. Du moins pour celui des autres personnes dans la même posture que Sam, parce qu’il faut être honnête; ce n’est pas à l’homme en face de lui que Jed pense, quand il parle de mener l’enquête et de récolter son témoignage, mais bien aux autres.. A ceux qui n’ont pas de voix, à ceux qui n’en ont plus parce qu’on les a fais taire. Parce qu’il connaît les types comme celui qui l’a agressé; ils ont les moyens de ramener au silence les plus téméraires, les plus courageux et Jed s’est juré, le jour où il a réussi l’école de Police, que ça ne se produirait pas tant qu’il portera l’insigne. Ou l’uniforme, encore heureux qu’il ait réussi à s’en débarrasser en étant promu; si seulement il était capable de profiter de ce temps, de savourer, avant la chute, mais on n’y est pas encore. Son insigne autour du cou, Jed joue avec la fine chaîne quelques secondes en les observant avec ce sentiment dérangeant de tenir la putain de chandelle.

« Au courant que ? Vous êtes une pute ? Ça, je crois que si toute la ville ne le sait pas, une bonne partie s’en doute, mais on a passé l’époque où c’était choquant. C’est un métier vieux comme le monde, tout le monde a fini par le comprendre, même si ça n’est pas accepté partout. » Faut dire les choses comme elles sont; aujourd’hui, à l’air du numérique et des sites de cul, des applications spéciales pour réserver un plan cul - pour ne pas dire un ou une prostitué(e) -, ça choque plus grand monde. Ceux qui continuent de se donner des airs outrés, sont ceux qui, paradoxalement, sont les plus actifs sur ce genre de réseaux. Lakeview a beau être le trou du cul des States, enfin dans l’esprit de Jed, la plupart des habitants sont suffisamment évolués du cigare pour ne plus juger seulement sur l’extérieur.. Quoique.. Y a de sacrés cas quand même dans le coin, mais avec les corbeaux qui traînent, savoir que Sam est une pute, c’est surement le cadet de leurs soucis. « On fera ça en toute discrétion, on a une équipe spécialement pour mener ce genre d’affaire. » Il pense déjà à un privé à qui faire appel, pour des informations qu’il ne pourra pas récupérer en tant qu’agent, pour ce même souci de discrétion.

Son regard revient sur Sam, arquant un sourcil. « Honnêtement ? Si j’en avais quelque chose à foutre de votre affaire, les mecs, je serais journaliste pour le Veritas et pas flic. » Signe qu’il a clairement autre chose à faire que de raconter partout qu’il les a vu se bécoter. Tournant son attention vers Averell, Jed arque un sourcil avant de secouer la tête quand il lui demande s’il accepte de les aider. Nous aider, qu’il dit. « Non. C’est lui que je vais aider. Il pointe l’index en direction de Sam. Et je promets pas que ça sera facile, au contraire. Y a peut être même un moment où vous aurez envie de faire machine arrière, mais sachez qu’à ce moment-là, ça sera beaucoup trop tard. Faudra accepter. Surtout qu’ici, prenez bien conscience que rien n’est jamais vraiment gardé sous silence. Si vous comprenez ces conditions, que vous l’acceptez, alors oui. Il continue de fixer Sam. Je pourrais vous aider vous, et les autres dans votre cas. »

Le remerciement lui passe au-dessus, surtout parce qu’à ce moment-là, son portable vibre dans sa poche et qu’en observant l’écran il découvre le nom de Paddy. Sans décrocher, Jed relève le nez vers les deux hommes. « J’dois vous laisser. Si jamais vous avez quelque chose qui vous revient, ou une question. » Contournant le lit, à l’opposé de là où se trouve Averell, le flic tend sa carte au blessé avant de faire un signe de tête en guise de salutation et de quitter la chambre, leur laissant, de nouveau, toute l’intimité dont ils ont besoin.

hj: Point final pour Jed.  russe

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