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 maudit karma feat Karen

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MessageSujet: Re: maudit karma feat Karen    Dim 9 Avr - 19:26


Dans la vie il y a des cactus. Chanson magnifique qui restait affreusement en tête, et qui, pour le coup, n'avait rien à voir avec la situation, vu que dans ce centre commercial qu'elle avait arpenté de nuit, il n'y avait pas de cactus. Donc, en plus, la chanson était fausse. Ah bah bravo. Enfin bref.
Karen était merveilleusement bien, là, tout de suite. Ses pas sur le sol ne l'emmenaient pas quelque part, ils la laissaient là où elle le voulait, là où la compagnie était agréable, l'air tiède et presque printanier. Brent était cette compagnie agréable. Quelqu'un qui, spécialement, ne cherchait pas à la suivre dans ses expéditions mortelles mais qui ne voulait pas non plus s'en éloigner. Il lui semblait qu'il prendrait la chose sereinement, l'écouterait en parler, mais ne s'y mêlerait pas et n'y apporterait pas de jugement.
Un vrai gamin intelligent.

Gamin intelligent qui, contre toute attente, venait de la surprendre en lui offrant ce qu'il avait acheté. Sa paire de menottes, adorable vraiment. Surprise, et bien surprise, elle laissa s'échapper un rire en acceptant le cadeau.
"Me manque plus qu'à tenter de les mettre à quelqu'un. De manière consentante. Bien sûr."
Parce qu'elle se voyait mal les mettre de manière consentante sur le quelqu'un qu'elle avait en tête.

C'était à son tour de rire, à son histoire un peu stupide de sa part. Le Satan Barbie... Une belle invention, à n'en pas douter. Elle avait enfin rencontré quelqu'un qui ne s'indignait pas qu'elle ait balancé de la peinture à la figure d'un pauvre mec. Mais déjà, la conversation déviait. Et c'était bien pour ça que Karen adorait parler.
Pour mieux prendre des détours, virer subitement, sautiller d'un sujet à l'autre. Elle se mit à jouer avec une de ses mèches de cheveux, en faisant une tresse minuscule méticuleusement.
""Tant mieux si tu aimes les cookies. Comme ça, je pourrais t'en faire. Je fais les meilleurs cookies de la ville." Cookies qui apparemment ne donnaient pas qu'un gros cul, mais aussi d'énormes chevilles, bien que le postérieur de Karen soit tout à fait proportionné correctement.

Contre le plastique du sac des menottes, son téléphone se mit à vibrer. Bruit étrange, que la rousse mit plusieurs secondes à comprendre. Elle n'entendit pas la proposition de Brent, un peu étouffée par le vide qui se fit dans sa tête alors que le message défilait devant ses yeux. Un frisson la parcourut, comme une montée d'adrénaline avant de se faire courser par un ours enragé.
C'était douloureux, glacé entre ses veines et sous sa peau. Elle rangea le téléphone rapidement, jetant des regards aux alentours.
L'excitation qu'elle ressentait en était presque malsaine, morbide quand on savait que les expéditeurs des ces funestes messages - il s'agissait des corbeaux, aucun doute là dessus - pouvaient détruire non seulement des réputations... Mais aussi des vies.

""J'vais les démonter." Fit-elle remarquer, en se tournant vers Brent. Elle ne lui laissa pas le temps d'être étonné, enchaînant. " "Je te jure, y a un malin dans le centre commercial là il s'est dit 'tiens, si je m'amusais à raconter de la merde sur des trucs de la vie de Karen d'un coup ! '... Quel fils de p...Catin. Catin."

Un silence, alors qu'ils s'étaient arrêtés. Instinctivement, elle rabattit ses cheveux autour d'elle, comme pour se protéger. Elle aurait pu sembler faible, mais l'addiction au danger qui poissait l'air lui donnait l'illusion de sa toute-puissance.
Et pourtant... Pourtant, il y avait une pointe de peur, en elle. Tapie, là. Prête à tout paralyser. Elle avait été inconsciente, lors de ses dernières sorties. Des gens avaient pu remonter jusqu'à elle, jusqu'à ce qu'elle cachait tout au fond.
Une seule et unique solution: avoir encore moins de sens. Et se débarrasser, le plus rapidement possible, de tout ce qu'elle avait avec elle aujourd'hui. Trop flagrant. Trop évident.

""Pardon, on disait ? "

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MessageSujet: Re: maudit karma feat Karen    Jeu 20 Avr - 18:20

Ne sachant pas ce qu'il m'avait prit d'acheter ces mennotes en doudoune je les ai tendus à Karen. Elle n'a pas eu l'air aussi surprise que je l'imaginais, sans doute qu'elle en avait vu d'autres et j'ai ris quand elle m'a dit qu'il ne restait plus qu'à les utiliser sur des personnes consentante. Je lui ai donc répondu en souriant :

« Oui, sinon tu auras quelques problèmes je pense. »

Il valait mieux que tout ça soit fait dans la légalité. C'était toujours mieux que d'être hors là loi même pour ces choses-là. Elle m'avoua en suite qu'elle faisait les meilleurs cookies de la ville et j'étais ravi d'avoir échapper à son questionnaire. Je n'aurais pas à lui mentir. Je détestais ça, pourtant il le fallait. Je n'avais pas vraiment le choix. Je l'ai vu prendre son téléphone et regarder un message avant de la voir changer de couleur et d'humeur. Le message ne devait pas être une bonne nouvelle et j'ai haussé les sourcils quand elle a dis qu'elle allait les démonter. Je n'ai pas vraiment compris sur le coup. Je l'ai regardé sans comprendre. Je ne savais pas de quoi elle parlait. J'avais entendu parler des corbeaux, mais n'ayant jamais eu à faire à eux je ne me doutais pas qu'elle parlait d'eux. Je lui ai donc demandé :

« De qui tu parles ?»

Je n'étais pas encore habitué aux corbeaux, après tout j'étais là depuis peu de temps. Karen avait l'air d'être en colère et pourtant en une fraction de seconde elle est revenue normale, du moins de bonne humeur et me demanda ce qu'on était entrain de raconter avant le sms. J'ai haussé les sourcils et j'ai répondu d'un air un peu perdu :

« Heu … Tu me disais que tu étais la meilleure pour faire des cookies, mais attends, on passe du coq à l'âne. C'était quoi ce message pour que ça te mette en rogne comme ça?»

J'avais besoin d'explications. Je ne comprenais pas qu'on puisse passer d'un sujet à l'autre comme ça. Elle était adorable mais j'avais besoin de la comprendre.

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MessageSujet: Re: maudit karma feat Karen    Mar 25 Avr - 0:10

Quelquefois, le pas entre l’adrénaline et la peur était si mince que Karen ne savait plus bien ce qui la mettait dans tous ses états. Etait-ce l’excitation enfantine quasiment malsaine du danger, le cœur qui battait plus vite et la toxine qui l’intoxiquait ? Ou était-ce la peur, qu’elle accueillait et avalait avec joie au cœur de ses actions quotidiennes ? Lequel des deux pouvait provoquer d’aussi intenses émotions chez elle ? Car l’une comme l’autre, elles jouaient sur des sensations de manque. L’une comme l’autre, elles faisaient danser le goût métallique à l’arrière de sa langue, vrombir un son fantôme au creux de ses oreilles et titiller la pulpe de ses doigts. L’une comme l’autre, elles la maintenaient éveillée au creux de la nuit. L’une comme l’autre, elles ne s’annulaient vraiment jamais : dans chaque défi, il y avait une part de peur dans le si. Dans chaque t’es cap, il y avait l’adrénaline des limites que l’on franchit.
Dans chaque pas qu’elle faisait, désormais, ses cheveux se balançant un peu au rythme de son souffle plus que de sa marche – ondulations rousses folles, tressautant avec sa respiration et son cœur –, il y avait des deux. Pour le meilleur ou pour le pire, car le pire comme le meilleur n’étaient que deux extrêmes qui dépendaient d’un point de vue.

« De qui je parle ? » répéta-t-elle en commençant à tirailler sur les mèches qui encadraient son visage relevé – offert à l’averse ineffable de menaces qui pouvait s’abattre –. Ca sonnait comme une question, posée à elle-même. Elle ne croyait pas qu’il ne comprenne pas… Quoi que. Il était peut-être un de ces candides nouveaux arrivants en ville : l’un de ceux qui, par orgueil ou par stupidité, pensent être blancs comme neige et ignorer ce que toute la populace sait et murmure. Que les squelettes au fond des placards, métaphoriques ou non, menaçaient à tout instant de finir sur la couverture d’un torchon. Que les cousins pauvres qu’on oubliaient pouvaient ressurgir, en silence, pour aider de sombres figures à tourmenter et à réduire en morceaux tout espoir de vie paisible. The end of the world as we know it.

De retour à son état presque normal, mais le cœur lourd et les mains nerveuses autour de son sac, elle se demanda si elle faisait bien de rester ici. Fuir, stupide. Rester, plus intéressant. Et si Brent était le corbeau ? On avait bien, de nos jours, des moyens de pré-programmer des sms pour qu’ils partent seuls.
Ce fut à ce moment-là qu’elle regretta Hank. Il aurait su, lui, remonter le fil du message. Il aurait su lui dire si elle pouvait croire Brent. Mais bon. Faute d’abruti, elle se contenterait de son bon sens qui lui soufflait que le jeune homme était juste une bonne compagnie.
Elle prit son temps pour répondre.

« C’est rien. C’est des petits cons qui jouent à balancer des stupidités sur les gens de la ville. Du genre qu’on trouvera volontiers dans le Veritas. Je sais pas si tu lis ça, d’ailleurs, »ajouta la rouquine en continuant à marcher, farfouillant pour retrouver son téléphone presque fébrilement. Il avait vécu plus de 10 ans. Elle ne le détruirait pas, il était son seul rempart. «  mais c’est un ramassis de saletés qui l’écrit, au nom de la vérité. »
Elle relut le message une dernière fois avant de se décider.

Voulez-vous effacer ce message provenant du [BLOCKED] ?

« Je suis pas là pour te faire peur, les autres le feront bien pour moi. Les paranos, les fachos, les trop raisonnables. » annonça Karen en ralentissant ses pas, un petit sourire aux lèvres. Un sourire las, comme fatigué d’avoir vécu. « Ils t’attaqueront un jour, ne te fais pas d’illusions. Panique pas. Quoi qu’ils disent, ne leur montre rien, mais bats-toi. Bref. Cookies ? »
Depuis la réception du message, un malaise grandissant s’installait en elle. Elle, à la tête fêlée, sans prévisions, vivant au jour le jour, se sentait mal. La peur, l’adrénaline. Et cette sensation dérangeante d’yeux qui vous fixent, à l’arrière de la nuque.
Une sensation injustifiée.

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MessageSujet: Re: maudit karma feat Karen    Lun 1 Mai - 10:30

Je n'arrivais pas à comprendre comment un petit sms pouvait tout chambouler. C'était insensé. La demoiselle que je venais de rencontrer avait l'air si joyeuse avant se message et je la voyais maintenant pleine de doutes. Elle semblait étonnée que je pose la question, comme si j'aurais forcément du être au courant de l’émetteur du message qu'elle venait de recevoir, mais comment aurais-je pu l'être ? J'ai donc acquiescé et attendu une réponse qui n'a pas tardé à venir. Des gens qui s'amusent à balancer des choses sur les autres. J'ai haussé les sourcils. Sérieusement ? Il y a encore des personnes qui font ça ? Je n'ai pas pu m'empêcher de rire tellement je trouvais que ça sonnait faux.

« Non, ce n'est pas possible. Tu me fais encore marcher.»

Je ne pouvais pas croire que quelqu'un s'amusait à répandre des rumeurs. Je ne savais que trop bien ce que ça faisait et je n'étais pas venu ici pour avoir de nouveau des ennuis. J'avais justement choisi cette ville parce que c'était un endroit calme où je pourrais me faire discret et où personne ne me reconnaîtrait. Je n'avais pas envie qu'on découvre que je mentais. Ce serait trop dangereux, pour eux comme pour moi. Je n'avais pas du tout envie qu'un jour les hommes de mon père débarquent ici. Je commençais un peu à psychoter, s'ils étaient déjà là ? Ça se trouve ils m'ont suivi depuis le début. C'est idiot. J'ai secoué la tête pour chasser cette pensée, j'étais mort à leur yeux, comment sauraient-il que je vis encore et surtout que je suis ici.

« Non je ne lis pas le journal. Y a toujours que des conneries dans les magazine people. »

J'étais bien placé pour le savoir. On avait dit tellement de trucs sur mon dos quand j'étais encore athlète. J'avais préféré ne plus lire les magazines, ni les commentaires sur internet qui pouvaient être parfois blessants. Elle m'affirma qu'un jour ils s'en prendraient à moi. Ils ne pouvaient pas. Pour eux je n'étais que Brent Davis. Mon passé était bien enterré, mais j'avoue que je psychotais un peu quand même. Je lui ai répondu :

« Je ne suis pas venu ici pour qu'on m'attaque. Je ne vois pas comment ils me connaîtraient. Je viens d'arriver. J'ai rien qui pourrait les intéresser. Je travail dans une station essence … »

Ils ne vont pas s'intéresser à un mec lamba, du moins je l'espère parce que sinon je vais devoir faire très attention et me méfier de tout le monde, ce qui est loin d'être dans mes habitudes.

« Oui cookie. Tu as envie d'aller dans un endroit en particulier ? »

Elle connaissait sans doute mieux la ville que moi.


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MessageSujet: Re: maudit karma feat Karen    Lun 1 Mai - 19:52

Relativiser, ça n’était pas pour Karen. Définitivement. Chaque chose qui arrivait lui détruisait son monde à grand coup de pompes dans l’estomac. Elle avait appris à vivre au milieu des ruines, mais il n’empêchait que la fêlée de l’esprit n’était toujours pas immunisée aux coups du sort et autres mentions « désapprouvées par la vie » en bas du contrat. A chaque coup dur contre lequel elle se battait, elle n’allait pas se dire : bah, ça pourrait être pire. Non. Elle se battait, elle pleurait, elle réagissait aux extrêmes. Elle qui avait autrefois le don de retenir Hank, elle se laissait sombrer, petit à petit, dans une spirale de dangerosité à laquelle l’absence et le manque grouillant sous sa peau ne faisaient qu’ajouter de la vitesse. Aussi, ce sms l’avait chamboulée, bien qu’elle ne laissât rien paraître. Il lui fallait jouer la comédie, comme elle aimait si bien le faire. Le monde, la vie de tous les jours, n’étaient-ils pas simplement une seule et risible comédie ?
Elle ne remarqua pas que, derrière elle, elle laissait tomber des petits cheveux roux. De stress, elle commençait à se les arracher, machinalement. Même la douleur vive et si brève – trop brève – ne parvenait pas à la sortir de cette angoisse aussi puissante que son adrénaline ordinaire.
Brent la fit sourire, ce qui était rare quand elle était dans cet état, en lui affirmant qu’ils ne risquaient pas de s’en prendre à lui.
« Je suis pas quelqu’un de la haute non plus. Ils ont rien à y gagner. Vois ça comme les espèces de petits gamins qui venaient te taxer à la récré, à dix heures, pour te taper à douze. »

Le sens de la métaphore, toujours. En rejetant ses cheveux en arrière, pour ne plus pouvoir les atteindre, un sourire aux lèvres qu’elle ne comptait pas laisser partir, la Richardson haussa les épaules. La sensation déplaisante dans sa nuque était toujours là. « Y a un salon de thé un peu plus loin dans le centre commercial… Leurs poufs sont ultra confortables et violets, et leurs cookies sont délicieux. Sans parler de leurs muffins à la myrtille. »
N’allez pas le raconter, mais elle adorait plus que tout, sauf que les cookies, les muffins à la myrtille. Elle prit naturellement la main de Brent pour le traîner dans les ruelles du centre commercial, en lui chuchotant d’un air complice :
« Tu sais, cet endroit est encore plus intéressant la nuit. On y a joué à cache-cache. Bon, les vigiles ont débarqué, mais c’était quand même extra. »

Arrivés devant le petit salon, elle lui lâcha la main pour rentrer, avec un sourire bien à elle. Saluant d’un signe de main une personne dans le fond, qui semblait s’occuper de la caisse – peu importe comment ça s’appelait, pour Karen –, elle comprit à son signe qu’ils pouvaient s’installer dans son coin préféré, juste à côté de la vitre.
Ce qu’elle fit.
Parce que les poufs étaient ultra confortables, quand même. « Ils sont sympas par ici. J’y venais quand j’ai failli foirer mon lycée, ils m’aidaient le soir… Et en échange, j’avoue, j’ai travaillé un peu ici. On y est bien. »
Les mots qui sortaient de sa bouche semblaient se presser. Et toujours, dans son dos, malgré le mur, la sensation dégoulinante.< /blockquote>

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MessageSujet: Re: maudit karma feat Karen    Lun 1 Mai - 22:15

S'ils avaient rien à gagner pourquoi est-ce qu'ils faisaient ça ? Je ne comprenais pas pourquoi on s'en prenait aux gens et pourquoi personne ne faisait rien pour arrêter ce genre de conneries. J'ai souris quand elle a dit que c'était comme des gamins qui taxais le goûter de dix heure à la récré. J'ai répondu :

« Ce n'était pas le goûter, c'était plutôt taxer de l'argent et ce n'était pas à l'école, plutôt au lycée, mais je n'avais pas peur d'eux non plus.»

J'avais eu mon lot de délinquants, j'en avais même fait partis, même si je n'avais jamais rien fait d'illégale. Je n'allais pas avoir peur d'ombres. J'avais eu ma dose. Je n'étais pas là pour avoir des problèmes bien au contraire. Je devais recommencer ma vie, avoir une vie meilleure. C'était ça le but et ça me semblait déjà bien compliqué. Je n'avais pas besoin de cette merde en plus. J'ai de nouveau souris quand elle m'a dit qu'il y avait un salon de thé plus loin. C'était fou la facilité avec laquelle et retrouvait une attitude détachée. Je me demandais comment elle arrivait à faire ça. Ça avait quelque chose de fascinant.

« Je te suis. »


J'ai été surpris qu'elle me prenne la main. Je n'ai pourtant pas eu de mouvement de recul. Je ne voulais pas la vexée et puis ce n'était pas désagréable. Pendant un instant, le temps s'est arrêté et je me suis revu dans les rues de Londres main dans la main avec Jack. Je n'ai pas vraiment entendu ce qu'elle m'a dit ensuite. Je suis resté plongé dans mes souvenirs et j'ai souris parce que c'était comme si j'étais de nouveau avec Jack et puis je suis revenu à mes esprits quand elle m'a lâché la main. On était arrivé dans un salon de thè cosy.

« Tu as failli faire foirer ton lycée ? »

J'étais intrigué, elle m'avait l'air intelligente. Je ne voyais pas comment elle avait faillit tout faire foirer. Plus je restais avec elle et plus j'avais envie de la connaître. Elle avait l'air d'être différente, vous savez, ce petit trucs que d'autres n'ont pas.

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MessageSujet: Re: maudit karma feat Karen    Sam 6 Mai - 23:42

Tout semblait tourbillonner autour de Karen : moment, vie, mort, souffle des gens, couleurs. Ca rentrait dans son cerveau à plein régime, par ses yeux ses narines et sa bouche. Ca l’enfermait à l’intérieur d’elle-même, dans un monde dont elle n’avait même pas conscience. La peur, ou l’adrénaline – les deux sans doute – entremêlaient des souvenirs avec des choses du présent. Ca la faisait presque trébucher sur du vide, danser et respirer un air glacé. Perte de repère, moment qui lui semblait ne plus avoir de sens, mais y avait-il simplement un sens à leur rencontre ? Participaient-ils, ensemble, à un destin plus grand que ce qu’ils avaient prévu à l’origine ? Toile des Moires, n’importe quoi.
Perdue, c’était ça. Elle semblait perdue. Elle écoutait tout ce que lui disait Brent, bien sûr, mais la marche au travers du centre commercial gardait tout de même pour elle, en le tenant par la main, des allures de fuite. Il n’avait pas peur, selon lui. C’était tant mieux, pas vrai ? La peur, ça vous bouffait la vie… Un peu comme une drogue. Un peu comme quelque chose dont, au bout d’un moment, on ne pouvait plus de se passer. Et Karen était bien placée pour en parler, à l’intérieur de sa tête, pas vrai ?
Une fois installés, elle se relaxa presque. Presque. Incontrôlable boule d’énergie et de vie qu’elle était, elle ne parviendrait pas à le faire totalement, non. Bien que, après tout, la présence d’une personne en qui elle avait confiance puisse l’y aider, pas vrai ?

« Ouais, et pas qu’un peu. C’est pas que c’était dur, c’est juste qu’à l’époque… » Elle se tut un moment en souriant au garçon de l’entrée. Il savait quoi lui apporter, comme d’habitude. « Bouge pas, tu veux un cookie, autre chose ? Et boire quelque chose ? Je vais aller demander à Sucre de Canne, là-bas. Il s’appelle pas vraiment Sucre de Canne, mais on a oublié son véritable prénom depuis qu’on s’est rencontrés, et je trouvais que sucre de canne ça lui allait bien. IL colle au sol. »
Elle avait dit ça sur le ton le plus naturel qui soit, un sourire étirant ses lèvres. Une fois qu’il lui eut laissé ses instructions, elle se leva pour aller en informer SdC – c’était plus rapide ainsi – et revenir, tombant presque sur le pouf.
« Ils sont mignons ici, mais ils mettent toujours un peu de temps. Autant prendre les devants. »

Curieusement, l’ambiance semblait être plus rassurante, d’un coup. Rien ne pouvait arriver. C’était passé. En se réinstallant, elle considéra Brent du regard, comme si elle le voyait pour la première fois. En un sens ,c’était presque vrai : elle n’avait guère pris le temps de s’attarder sur lui, plus tôt.
« Je disais… Oui, mon lycée. J’étais avec un ami la plupart du temps, et ça c’est plus ou moins bien passé. Il était déjà à l’université, à l’époque. C’était compliqué, je passais plus de temps à traîner qu’en cours. »

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MessageSujet: Re: maudit karma feat Karen    Ven 12 Mai - 20:27

Plus je restais là à l'écouter plus je la trouvais amusante. Elle était joyeuse et dégageait quelque chose de magique que je n'arrivais pas à déterminer. Elle avait l'air vraiment d'être quelqu'un d'unique. On ne devait pas en rencontrer des comme elle souvent. Je ne regrettais pas de m'être arrêter. J'ai acquiescé quand elle m'a demandé si je voulais un cookie et je lui ai répondu :

« Oui, je peux aller le chercher aussi si tu veux et j'ai même bien envie de t'inviter. Ce n'est pas tous les jours que je rencontre quelqu'un de si sympathique. »

J'avais toujours aimé inviter les gens. Je pouvais le faire. Je n'étais pas à ça près et puis c'était mon côté anglais ça, je ne pouvais pas m'empêcher d'être galant. C'était parfois agaçant pour certaines personnes, mais je sais que ça plaisait aussi.

« Sucre de cannes, j'espère que tu ne lui a rien balancé sur la tête. »

Je lui ai souris. Elle était vraiment elle-même et c'était ça que j'aimais beaucoup chez elle. La plupart des gens que j'avais croisés étaient froid et distant. Elle était tout le contraire et c'était agréable. C'était comique de l'entendre parler, pas dans le mauvais sens, non, dans le bon. Elle était là et semblait bien se ficher de ce qu'on pouvait penser d'elle. Je la regardais et je ne me disais que j'aurais aimé être comme elle, plus libre. Elle est venue s'asseoir et je l'ai écouter. Le lycée … ça semblait tellement loin comme époque et pourtant c'était il y a une dizaine d'années. Je n'étais pas le plus populaire, mais ça m'était égal. Je manquais aussi certains cours. Je ne manquais jamais le sport. J'étais considéré comme un «  sportif mignon mais un peu con ». On a tous été catalogué, même si on pense le contraire.

« Je vois. C'est souvent une sale période le lycée. Et comment ça s'est fini pour toi ? »

J'étais curieux de savoir, même si elle m'avait dit qu'elle avait presque faillit raté le lycée, je voulais qu'elle me raconte. C'était mieux quand ça venait d'elle.

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MessageSujet: Re: maudit karma feat Karen    Jeu 18 Mai - 19:51

Le salon de thé était, au final, pour Karen comme une sorte de refuge. Bien sûr, celui-ci était loin de calmer la tempête à l’intérieur de son crâne, mais bon. C’était, bien plus que d’autres choses, un refuge. C’était une sorte de maison, elle qui ne tenait pas particulièrement à en avoir une. Une sorte d’endroit où même les fêlures de son esprit pouvaient être colmatées, pendant un moment. Où même l’ouragan infernal qui sévissait au sein de sa tête pouvait se tenir un peu calme. Mais, bien sûr, cela ne durait qu’un temps. La nature reprenait ses droits. Karen redevenait Karen. Et le monde se cassait la gueule à nouveau.
Elle n’était pas contre le fait de se faire inviter, habituellement : c’était mignon, comme geste. Sauf que là, elle avait prévu le contraire : le jeune homme était son invité. Elle l’avait tiré avec elle, elle n’avait pas le droit de lui demander de lui payer de la nourriture. Enfin ! C’était presque malpoli, à ses yeux. La rousse secoua la tête.
« Non, non, ne t’en fais pas. Ca me gêne si tu m’invites, c’est moi qui t’ai amené ici. Je t’invite. Et tu n’as pas le droit de refuser. »
Sourire en coin, talons qui claquent.

Une fois de retour, et les jambes croisées presque comme une véritable dame – comme si Karen était une dame –, son analyse rapide et innocente du jeune homme pouvait reprendre. Oh, bien sûr, ça n’irait pas loin, car rien n’allait loin avec elle : elle était trop changeante, trop agitée pour ça. Pourtant, le peu d’affirmations qu’elle faisait tombaient souvent justes. Un petit don, pour l’instabilité et le foutoir ambiant qui résidait à l’intérieur d’elle. Pour la douleur et l’adrénaline, pour le besoin, le frisson. Pour tout ce qui faisait Karen comme Karen, l’enchaînant à quelqu’un qu’elle ne voulait pas forcément être.
« Mon lycée ? Au final, ça s’est bien terminé avec beaucoup de travail. » Elle se passa la main dans les cheveux en riant, jetant un regard vers Sucre de Canne qui avait disparu. Magie du Sucre de Canne. « J’ai pu commencer mes études peu après. Avant, je suis partie passer mon été avec des amis, histoire d’avoir des souvenirs. »
Elle remercia Sucre de Canne qui venait de leur apporter leur cookies et du soda, ainsi que de l’eau. Karen ne savait pas trop, elle avait demandé donc des cookies aux trois chocolats, ainsi que ceux spéciaux aux marshmallows. «j’espère que ça t’ira. Tu vas voir, ils sont supers ! »

Elle attrapa le verre de soda violet qui semblait pétiller et sourit. « Je t’en propose pas, c’est un mix potentiellement dégoûtant auquel je suis accro. Tu mélanges tous les sodas que tu trouves et tu ajoutes du colorant violet si besoin est. Non, en fait, tu en veux ? »
Une véritable girouette. Elle lui tendit son verre, pour savoir s’il voulait goûter. A ses risques et périls, après tout.

« Et toi ? Ton lycée ? Ca c’était passé tranquillement ? A moins que t’y sois encore, même si, bon, ça m’étonnerait tout de même… »

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MessageSujet: Re: maudit karma feat Karen    Ven 19 Mai - 23:18

J'ai haussé les sourcils surpris qu'elle veuille m'inviter mais amusé. C'était mignon de sa part. J'ai acquiescé. Ça ne me dérangeait pas du tout. C'était la première fois qu'on m'invitais quelque part.

« Si je n'ai pas le choix alors je te laisse faire. »

J'ai souris. Cette fille était vraiment adorable. Je crois que je n'avais jamais rencontré quelqu'un comme elle auparavant et c'était agréable de voir que tout le monde était différent, qu'il y avait des nuances de couleurs et de goûts dans chaque personnes. C'était plaisant de rencontrer des personnes comme elle. Haut en couleurs. Je l'ai écouter me parler de la fin de son lycée. J'avais l'impression que le mien était loin et surtout que j'étais faux. Tout ce que j'étais était faussé. J'avais une boule au ventre en me rendant compte que tout ça n'étaient que des mensonges. Le serveur qu'elle prénommait sucre de canne est venus nous apporter des cookies. Ca faisait un baille que je n'avais pas manger ces trucs là.

« Je vais te dire ça tout de suite. Il y a longtemps que j'en ai pas mangé. »

Je ne pouvais pas manger vraiment de sucrerie avant, je faisais toujours attention à ce que je mangeais et aux calories que je prenais, mais c'était fini maintenant. J'ai pris un des cookies et je l'ai gouté tandis que Karen me proposait de goûter à son mélange de soda. J'étais vraiment étonné qu'il puisse y avoir autant de trucs là-dedans.


« Sérieux ? Tu sais ce qu'il y a comme soda ? Mais oui pourquoi pas, puisque j'en suis au cookie marshmallow qui sont au passage délichieux .. (la preuve je parle la bouche pleine.) »

J'ai laissé tombé des miette sur la tête et j'ai souris. En fait je crois que je n'ai jamais goûté un truc aussi bon. J'ai reposé le cookie histoire de ne pas tout manger tout de suite et de passer pour un ogre. Elle m'a demandé comment c'était passé mon lycée. J'ai souris à la suite de sa phrase et j'ai fait non de la tête. Je ne savais pas trop comment répondre à ce genre de questions. Je détestais mentir. J'y étais forcé. J'ai levé les yeux au ciel et j'ai répondu :

« Non je suis plus au lycée, ça fait quelques années, ça fait sept ans que j'ai eu mon diplôme. C'est passé. C'est tout ce qui a savoir de mon côté. J'ai rien eu d'exceptionnel.»

C'était faux évidement. J'avais gagné mes premières victoire au lycée, j'étais entré dans une équipe de natation à dix-huit ans. J'avais fait le pitre et j'étais considérer comme «le sportif du fond de la classe.» On était tous catalogué dès qu'on y entrait. Je n'avais pas échapper à ça et ça m'allait très bien. C'était une bonne et à la fois une mauvaise période, parce qu'il y avait toutes ces histoires avec mon père et je n'avais pas envie de parler de ça. C'était trop humiliant.

« Tu as toujours vécu ici ? »

Je déviais la conversation, moins on parlerait de moi mieux ça serait.

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I don't remember one moment i tried to forget i lost myself yet i'm better not sad now i'm closer to the edge. it was a a thousand to one and a million to two time to go down in flames and i'm taking you closer to the edge.
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maudit karma feat Karen
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