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 [Charlie] When you came after me

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MessageSujet: [Charlie] When you came after me   Ven 10 Mar - 10:08



When you came after me
Charlie & Kieran

Rien de nouveau. Encore une soirée qu’il allait passer seul, à vider verre sur verre dans l’espoir que ça lui donne un minimum d’idées pour que son avenir change, au lieu de réellement chercher une solution. Artie restait peu à la maison désormais, surement qu’il avait fini par comprendre que sa relation avec son père n’irait pas forcément en s’améliorant. Kieran aurait voulu que ce soit principalement parce que son fils était suffisamment intelligent pour s’accrocher a un cas désespéré comme lui.. Mais c’était oublier que son rejeton était un sensitif, un sensible et qu’il devinait sans doute que son père était juste paumé et que tant qu’il ne ferait pas d’avancée particulière dans sa vie, il n’aurait pas le courage, ou la volonté nécessaire, pour s’intéresser à ses relations avec sa famille. Lui le premier. Alors il le laissait faire ses choix, Artie devenant l’adulte responsable et Kieran s’offrant une seconde adolescence, sa tendance à coller des beignes dans la gueule de ses voisins en moins. Il choisissait plutôt de revenir à ce qui avait bercé sa jeunesse, l’alcool et surtout le whisky qu’il s’enfilait dans les bars du coin comme du petit lait. Sans jamais aller trop loin; il avait dérapé une fois, au point de se retrouver avec une inconnue dans une chambre pourrie d’un motel dégueulasse. Le réveil avait été étrange et il refusait de réitérer l’expérience, aussi il se contentait de vider un ou deux verres, jamais plus, d’écouter parfois la musique qui résonnait dans la salle, de prêter une oreille peu attentive aux conversations alentour. Puis il rentrait. Rien de plus. Ça le divertissait, lui occupait l’esprit et l’empêchait de se bourrer le crâne de tout ce qui venait chambouler son existence depuis peu. Les remises en question, c’était pas pour lui.

Avalant la dernière goutte de son verre, son regard passa sur le serveur qui lui faisait face, remplaçant le blondinet qui, quelques minutes avant, lui avait servit son second verre. Celui-là avait l’air un peu moins gauche, bien que le précédent n’avait fais aucune connerie notable, juste qu’il n’avait pas forcément l’air très à l’aise dans le bar. Il avait cru surprendre quelques réflexions à son encontre, des moqueries surtout, mais Kieran n’y avait pas prêté plus ample intérêt, parce que les affaires des autres ne le concernaient pas. Kieran se concentrait sur sa boisson, plus que sur les personnes l’entourant et son verre vide, l’écossais le laissa sur la table qu’il occupait, seul pour laisser la monnaie et quitter le bar. L’air était frais, même si l ajournée avait été assez chaude pour la saison, alors il remonta le col de sa veste, les mains dans les poches à la recherche des clefs de l’appartement. Sa voiture sur sa place de parking, devant l’immeuble, qu’il n’avait pas pris au cas où il finirait bourré et incapable de conduire.

Chance ou pas, il apprendrait plus tard que cette idée était sans doute lumineuse. Quelques pas, le nez en l’air à regarder le ciel, quand il crut entendre des bruits, des voix et des rires. Il arqua un sourcil, ignorant s’il hallucinait ou s’il entendait réellement quelque chose. Mais plus il s’approchait du boucan, plus il prenait conscience qu’il ne rêvait pas et, sous peu, une scène se dessina sous ses yeux. Un blondinet se faisait malmener par quelques abrutis. Autant être honnête, Kieran hésita, fortement, en voyant le gamin s’en prendre plein la gueule; parce que ça le regardait pas. Il pouvait encore détourner le regard, changer de trottoir et continuer sa route, mais sa conscience l’aurait travaillé jusqu’à retrouver le gamin et s’excuser. Et ce temps utilisé à le chercher aurait été perdu à ne pas boire. Il grimaça et continua d’avancer, droit vers le groupe, les mains dans ses poches et sa démarche rapide lui collant une allure de type louche. « Hé! Motherfuckers ! Ça vous fais quoi d’être à trois contre un, bande de tapettes ! » Parce qu’il gueulait, son accent écossais se fit bien plus tranché, rendant sa phrase presque incompréhensible. Mais il avait au moins l'avantage de la surprise sur eux.

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MessageSujet: Re: [Charlie] When you came after me   Dim 12 Mar - 15:59

When you came after me

― Kieran & Charlie ―

La soirée était bien avancée et ton service presque terminé. Une heure et quarante-cinq minutes. Soit encore un quart d'heure avant de partir et de rentrer chez toi. Ce qui, pour ce soir n'était pas plus mal en soit. Parce que tu les avais bien vu. Ce groupe de jeunes. Ils avaient quoi, peut-être ton âge ? Ou dans les environs. Tu faisais tout pour les ignorer mais évidemment, ils t'avaient repérés. Et dans ta grande chance habituelle, ils étaient un peu éméchés. Beaucoup même. Bien vite l'un d'entre eux avait remarqué que tu ne parlais pas, il a commencé à entraîner ses potes dans l'histoire. Tu as entendu les commentaires, les remarques et tout les mots insultants à ton égard. Les 'débiles' ou encore 'attardés' qu'ils te lançaient. Mais toi tu faisais comme si tu n'entendait rien et les ignorait comme jamais.
Le brun que tu servais à la table juste à côté était un peu une roue de secours, tu te concentrais sur chacune de ses commandes pour ignorer encore plus facilement les insultes et autres rabaissements que tu subissais. Tu l'avais aussi remarqué pour avoir une descente facile sans pour autant finir dans le même état que ces pauvres crétins.
Cela ne te serais jamais arrivé dans le café/bar où tu bossais avant. Mais tu n'avais pu rester à cause de plusieurs soucis d'ordres personnels, ce faisant, tu n'as pu travailler pendant quelques semaines et tu as de toi même choisis de ne pas retourner à ton ancien emploi bien que tu te sois toujours grandement bien entendu avec ton ancienne patronne et tes anciens collègues. En même temps, tu y travaillais avant ton accident ce qui faisais qu'ils savaient ce qui t'était arrivé et également t'avaient aidé dans une certaine mesure à garder le cap alors que tu devenais un poids pour eux. Alors en ayant enfin pu reprendre le travail tu avais changé de bar et de patrons. Pour le meilleur et pour le pire. Depuis que tu bossais au Red Doors tu devais parfois faire face à des problèmes sur ton état. Oh, pas venant de tes collègues qui sont tous plus sympa les uns que les autres. Mais plutôt de certains client. Comme ce soir.

Ton heure de fin de service arrivée, tu tapes sur l'épaule de tes collègues que tu croises derrière le bar, signifiant par là une bonne soirée et au lendemain pour certains. Enfilant ta veste, tu étais sortit par la porte donnant sur la rue arrière du bar, emmitouflant ton cou dans ton écharpe, prêt à filer rapidement chez toi pour te glisser sous les couvertures.
Tu n'étais qu'à quelques rues de ton point de départ que tu te figes, croisant les trois mecs du bar que tu avais servit et qui s'étaient moqués de toi toute la soirée alors que tu venais les servir ou que tu passais près d'eux. Ils étaient là, comme pour t'attendre et tu te tends en les regardant. Ne voulant pas chercher les ennuis et de toute façon incapable de quoi que ce soit conte ces mecs, tu te laisses entraîner dans la ruelle. « He bien le débile, on se promène ? » Tu ne réponds rien. Tu ne peux pas répondre de toute façon. Tu vois un des mecs te tenir par le col et te plaquer contre le mur en pierre froid. Un autre lèves son poing et l'abats sur ton visage. Tu grimaces et cri sous la douleur et la brusquerie du coup. « Bah tu vois l'attardé que tu sais parler ! » Sauf que non. Tu ne sais pas parler. Tu ne peux pas parler. Tu n'y arrives tout simplement pas. Quelques coups continuent de pleuvoir sur toi, autant que tu allais avoir de bleus ou d'hématomes demain. Et peut-être des difficultés à marcher aussi si ils continuaient dans ce sens.

Tu pensais que tu allais même finir par ne pouvoir rentrer chez toi, peut-être évanouit sous les coups, obligé de rester là jusqu'à récupérer un peu de force. Ça t'arrivais parfois, enfin surtout avant. Mais il fallait croire que c'était un peu ton jour de chance ce soir, ou non. Un mec venait d'arriver et tu le trouvais juste fou à vouloir s'interposer. Et puis tu le reconnais à la lumière des lampadaires. Le gars que tu as servit à la table pas très loin de ces abrutis. Il a commencé à gueulé un truc, tu sais pas trop quoi. Tu étais aussi apeuré par les mecs qui t'emmerdaient que par le nouveau venu. La seule chose que tu as retenu c'est qu'il parlait fort et avec un accent prononcé. Et aussi le fait que les trois mecs s'étaient tournés vers le nouveau venu te lâchant faisant que tu étais brusquement tombé au sol dans un bruit sourd.

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MessageSujet: Re: [Charlie] When you came after me   Dim 19 Mar - 14:36



When you came after me
Charlie & Kieran

Sur son chemin, la distance réduite avec les autres par ses grandes enjambées, Kieran ramassa un bout de bois qui traînait contre un mur et tapa contre la brique en relevant ses épaules. Lui qui pensait avoir oublié ce que c’était, de jouer les gros bras pour plus faibles que soi. Dès que Winnifred était rentrée au lycée, ça n’avait plus vraiment été la peine pour lui, ni même ses frères et Saoirse, d’intervenir pour la protéger, parce que le caractère qu’elle démontrait enfant s’était affirmé avec le temps. C’était un accord tacite qu’ils avaient tous passés, entre eux, sans se le dire vraiment; les aînés intervenaient toujours pour protéger les cadets, lui-même avait du souvent voir Irvine et Roderick l’attendre à la sortie des classes pour botter les fesses des garçons qui l’ennuyaient pendant la récréation. Au départ il les regardait se battre pour lui, la poitrine gonflait d’une fierté peut être mal placée, de voir ses frères menacer des plus petits qu’eux. Puis il avait pris la relève à son tour, se joignant à eux pour intervenir quand c’était à Saoirse de subir les railleries. Une réaction en chaine. Ça faisait pourtant des années que Kieran n’avait pas eu à jouer ce rôle, surtout pour un parfait inconnu dont il aurait pu ignorer le sort, s’il avait finalement pris la décision de se détourner. Il s’en serait voulu, oui, mais avec le temps il aurait digéré la culpabilité et sa vie aurait continué. L’esprit humain était ainsi fait, on pouvait s’en offusquer tant qu’on voulait, l’Homme était égoïste par nature, la vie ne communauté était quelque chose qu’Il apprenait encore et dans lequel Il se montrait franchement assez maladroit, presque très mauvais. Kieran ne dérogeait pas à la règle; jouer les héros, ce n’était pas forcément quelque chose qui lui allait au teint. Pourtant.

Sa barre en bois à la main, l’écossais continua de vociférer avant de taper dans les genoux de celui qui s’approchait de lui. Ce à quoi l’individu ne sembla pas s’attendre, parce qu’il poussa un cri particulièrement efféminé et que ses copains s’unirent pour hurler sur Kieran. Des insultes fusèrent, on le traita de taré, de débile, sans doute parce qu’il venait en aide à un type qu’ils qualifiaient déjà d’abruti. Il ne s’en offusqua pas vraiment, continua d’avancer jusqu’au pauvre gringalet contre son mur, salement abimé, que les autres finirent par laisser en paix en s’enfuyant.. Enfin.. En titubant de manière rapide, parce qu’ils étaient suffisamment imbibés pour que de loin, et dans leur déhanchements maladroits, leurs jambes lui fasse l’effet d’être en marshmallow. Sourcils froncés, la barre de bois sur l’épaule, l’écossais les observa un moment, pour s’assurer qu’ils s’éloignaient vraiment, avant de jeter l’arme de service dans un coin et se rapprocher du serveuse. Parce qu’il lui fallut avoir le nez sur lui pour le reconnaître, du moins savoir qu’il l’avait vu très récemment; donc au bar qu’il venait de quitter.

Il avait glissé sur le mur, le cul sur le bitume et Kieran se pencha en avant, doucement, sans le toucher vraiment, la main tendue vers son épaule, sans entrer en contact physique. Par le passé, il en avait suffisamment vu, des gens blessés, pour savoir que certains appréciaient peu qu’on les touche, le temps qu’ils se remettent de leurs émotions. Pas forcément une question d’égo. « Tu peux marcher ? » Le type ne semblait pas bien bavard, Kieran mit ça sur le compte de l’émotion, avant de se souvenir que même au bar il n’était pas loquace. De la timidité ? Peut être. Tant qu’ils arrivaient à se comprendre, ça le dérangeait pas. « Je peux t’aider à marcher jusque chez toi, tu habites loin? » Finalement, il aurait peut être du venir en voiture, merde. Ce qui l’ennuyait surtout, c’était l’idée que ces trois abrutis aient en tête de faire demi-tour et de les croiser à nouveau.

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MessageSujet: Re: [Charlie] When you came after me   Dim 26 Mar - 9:14

When you came after me

― Kieran & Charlie ―

L'inconnu ne perd pas de temps à se saisir d'une arme de fortune et à frapper les mecs qui s'en sont pris à toi. Il n'a d'ailleurs pas fallut longtemps pour que ceux-ci se barrent aussi vite que l'alcool que tu leurs avais servit le permettait. Et pendant tout le temps de cet acte héroïque, toi tu était resté au sol, figé par la situation, comprenant alors que ce soir tu t'en tirais avec peu de dommages. Tu captes que l'homme s'est approché de toi qu'au moment où il te parles, posant alors tes deux pupilles sur lui, le regardant de haut en bas avant de lui répondre à ta façon. Silencieuse.
Tu hoches la tête avant de te lever en prenant appuis sur le mur sans son aide. Au moins il avait eût la gentillesse de ne pas te toucher. Pour ça tu lui en serais infiniment reconnaissant. Parce que si tu arrives parfois à accepter le contact de certaines personnes de ton entourage, ce n'est absolument pas le cas concernant les inconnus. Bien que ledit inconnus de ce soir soit assez rassurant dans un sens, dans son regard peut-être, dans le fait qu'il soit venu t'aider au lieu de passer son chemin. Tu ne sais pas tellement.

Tu fais un signe de dénégation avant de comprendre que tu t'en sortiras pas juste avec quelques signes basiques. Tu sors alors ton téléphone de ta poche les tremblements ayant cessé, t'étonnant à chaque fois de la rapidité dont tu te remettais des agressions. Preuve que tu en es bien trop habitué. Tes doigts commencent à taper avec une vitesse étrange pour certains. « J'habite sur Grafton Row. » Pour toi c'est juste quelque chose de normal. C'est un peu ton obligation alors que les mots ne sortent pas de ta bouche et que tu ne connais pas la langue des signes. Que tu n'as jamais voulu apprendre d'ailleurs parce que tu étais censé guérir avant que tout ne se dégrade à nouveau. « C'est pas loin. » Moyen pour dire que tu connais ton chemin et que tu es en état de te déplacer sans aide. Mais tu lui reprécise en effaçant tes mots pour en écrire de nouveau, glissant le téléphone sous les yeux de l'inconnu. « Je peux y aller seul. » Tu le regardes en faisant une grimace à la fois de douleur mais aussi parce que tu te rends compte de ton manque de politesse alors que ce mec venait sans aucun doute de limiter la casse pour toi ce soir.

Tu ne fais même pas attention au gars et au fait que tu lui parles par écran interposé, ne lui disant même pas ton handicap et ton incapacité à t'exprimer comme toute personne normale. De toute façon, normal, c'est une notion que tu ne connais pas. Tu ne 'as jamais été, ni hier, ni demain, encore moins aujourd'hui. Et ce, depuis ta naissance. A croire que ce mot était banni de tes gènes pendant la grossesse de ta mère.
Tu tapes une dernière phrase avec un petit sourire d'excuse, tu aurais peut-être du commencer par ça mais son intervention t'as un peu secoué, peu habitué à recevoir de l'aide venant d'autrui. Ce mec avait vraiment un grand cœur et une belle âme pour faire cela et aider une chose comme toi. « Merci beaucoup, je veux juste pas vous dérangez plus longtemps. » Et aussi parce que tu ne veux pas faire face à un silence pesant le temps de marcher jusque ton appartement. Tu ne veux pas entendre les rouages de la tête de cet homme fonctionner à plein régime avec une tonne de question pour toi. Une tonne de questions auxquelles tu ne donneras pas de réponse. A la fois parce que tu ne le peux pas mais aussi parce que tu ne le veux pas.
Tu attrapes ton sac qui était tombé à terre et le remets sur ton épaule, vérifiant que tout était dedans, bien que c'est enfoirés ne s'y soient pas intéressé. Tes doigts sont nerveux alors que les yeux te regardent faire. Tu ne sais pas quoi dire, ni quoi faire. Situation stressante qui pousse ton corps à réagir en conséquence, ton souffle hachés et erratique au point d'être défaillant. Bourdonnement dans le crâne. Mauvais timing pour un début de crise d'angoisse.

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MessageSujet: Re: [Charlie] When you came after me   Lun 27 Mar - 12:33



When you came after me
Charlie & Kieran

Ça lui échappera surement toujours, ce besoin pathologique de certains d’aller s’en prendre à plus faibles qu’eux, pour des raisons encore obscures. Certes Kieran n’a jamais été un enfant de coeur, plus jeune il a du coller plus de baffes que ces trois abrutis qui prennent la fuite, mais à son sens il avait toujours une bonne raison; il ne s’en prenait qu’à ceux qui décidaient de le prendre en chasse comme proie. Ça leur apportait quoi, concrètement, d’aller taper sur la gueule de quelqu’un qui ne pouvait pas forcément se défendre, ou qui refusait de le faire pour des raisons qui lui étaient propres ? Sans doute un manque de confiance en soi latent, lui aurait rétorqué Galahad, s’il lui avait posé la question à un repas de famille. Ça ne lui suffisait pas, ce n’était pas une assez bonne raison à ses yeux. C’était idiot, parce que par le passé, la violence faisait parti de son quotidien, soit parce qu’il y participait, qu’il l’alimentait, soit parce qu’il la vivait chaque jour. Sa famille avait raison, dans un certain sens; avoir eu à partir dans des pays en guerres, ravagés, ça lui avait offert une vision du monde qui le changeait dans ses rapports aux autres, aux actions des uns et aux réactions du reste.
Ce gamin-là, devant lui, a pas l’air d’avoir mérité ce qui lui arrive. Il aurait une sale gueule, une bouille de petit enfoiré, Kieran aurait peut être moins d’empathie pour lui - parce que quoi qu’on en dise, le délit de faciès ça existait dans tous les domaines et pour toutes les raisons -, mais il avait l’air d’un mec tranquille. Le genre de type que Kieran aurait eu du mal à fréquenter au quotidien.

Il était juste différent et l’écossais ne tarda pas à comprendre en quoi. Au départ, quand il sortit son portable de sa poche, il s’interrogea, songeant sans doute qu’il allait appeler une personne de confiance pour le récupérer. Mais quand il lui tendit l’appareil, l’écran vers lui, Kieran sembla saisir. Il lui répondait à sa manière, en utilisant l’écriture et les moyens du bord pour se faire. Se frottant le menton, l’écossais acquiesça en jetant un oeil vers la direction de Grafton Row, grimaçant parce que le trio s’était éloigné dans ce sens et qu’il craignait sans doute que ces crétins ne reviennent. Reportant son attention sur l’écran, Kieran lu le reste et il tiqua sur la dernière réflexion. « Mauvaise idée, vraiment. Il secoua la tête en se redressant un peu. Loin d’moi l’idée de me la jouer garde-du-corps ou bon samaritain du dimanche… Mais.. » Le déclic. Il réalisa qu’ils habitaient le même coin et il se tapa le front du plat de la main alors que le gamin écrit un nouveau truc et Kieran se retient d’éclater de rire en lisant, haussant les épaules.

« Écoute, ça tombe bien. J’habite Grafton aussi et j’comptais rentrer chez moi. Autant faire le reste de chemin ensemble. Et comme pour montrer qu’il n’y avait pas à discuter, Kieran lui fit signe de le suivre quand il remarqua que le garçon semblait .. mal en point. Reste là. il lui montra le mur contre lequel il l’enjoignait de s’appuyer à nouveau. Respire. T’as besoin de quoi ? » Il n’osait pas le toucher, simplement parce que Kieran était assez mal à l’aise avec les élans physiques, d’affections ou autres, mais surtout parce que c’était un inconnu et qu’il ignorait comment il réagirait. Après tout, il venait de se prendre des coups, ça vous chamboulait l’esprit.

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MessageSujet: Re: [Charlie] When you came after me   Mer 29 Mar - 16:30

When you came after me

― Kieran & Charlie ―

Tu étais prêt à refuser son aide pour te raccompagner. Tu ne voulais pas abuser de sa gentillesse mais il ne semblait pas de ton avis et apparemment près à argumenter contre toi. Au fond, ça te faisais du bien, ton cœur se réchauffait un peu de savoir que quelqu'un était là pour toi, même si ce n'était qu'une soirée dans ta vie, cela restait une soirée quand même. Puis quand il te dit habiter dans le même quartier tu es un peu sceptique, curieux hasard tout de même mais tu ne dis rien. Enfin façon de parler, tu ne relèves pas et tu hoche simplement la tête pour accepter. Tu veux faire quoi d'autre de toute façon ? Il a pas l'air du genre à discuter.
Tu allais commencer à te mettre en route pour rentrer à ton chez toi en compagnie de cet homme que ton souffle se cassa et qu'une boule se forma dans ta gorge, empêchant l'air de passer.

Ce n'était pas le bon moment pour avoir une crise de panique ou de stress mais malheureusement tu n'es pas encore assez maître de ton corps pour choisir ce fait. Tu peux encore l'influencer pour limiter la casse mais parfois tu n'y arrive tout simplement pas et tu dois te laisser submerger. Et ce soir tu veux tout sauf cette option. Pas alors qu'on vient de t'aider à te sortir de la merde, alors qu'un mec est venu te tendre la main pour soulager ton quotidien.
La respiration hachée, tu secoues la tête. Concrètement tu n'as besoin de rien. Tu n'es pas encore en pleine crise de panique, tu peux la refluer si on te fiche la paix et qu'on ne t’assomme pas de questions. Qu'on te laisse respirer. Dans un instant de panique et parce que ta respiration s'emballe à nouveau, tu attrapes la main du mec et la serre entre la tienne. De sentir un appuis, une chaleur te permets de trouver un point d'attache, une concentration.

Tu fermes les yeux en ouvrant le plus possible tes épaules pour libérer tes poumons. Tu raffermis ta prise sur la main du brun. Tu essaies de décontracter tes muscles un à un pour finir par tes doigts, les laissant se dénouer doucement pour ne plus broyer la main de l'homme. Tu appuies ta tête contre le mur dans ton dos, sa fraîcheur venant enfin jusque ta peau.
Tu soupires pendant que ta respiration se calmait. C'en était moins une cette fois-ci. Tu ouvres les yeux pour tomber sur ceux de l'homme qui était resté là, avec toi. Tu lâches sa main en te rendant compte que tu le tenais toujours. Tes doigts sont contractés, comme tout tes muscles, tu allais sans aucun doute avoir quelques courbatures en plus de ce que les coups reçus allaient te faire. Tu étais épuisé. Tout simplement épuisé.
Tu baisses la tête vers le sol, honteux de ce qu'il vient de se passer. Tes mains tremblent et tu es tout bonnement incapable d'écrire quoi que ce soit alors tu fais un faible geste en direction du la rue. Tu veux juste rentrer chez toi maintenant. Retrouver ton appartement, ton chat, ton lit. Ne plus en sortir.

Tu sors ton téléphone et écrit difficilement un simple mot. « Charlie. » Ton prénom. Suivit d'un autre mot qui veut tout dire. « Merci. » Tu finis par te décoller du mur et t'assurer ton équilibre pour marcher sans aide, ça tu ne l'aurais pas permit de toute façon. Tu prends le chemin dans ton silence habituel, tes mains dans tes poches pour cacher leur tremblement, marchant d'un pas peu certain et lentement pour ne pas trébucher ou tout simplement tomber. C'était toujours comme ça à a suite d'une crise, tu en ressortais dans un état d'épuisement total. Et encore, là tu avais pu la résorber avant de la subir totalement avant de la laisser t'emporter.

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MessageSujet: Re: [Charlie] When you came after me   Mer 24 Mai - 6:53



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C’était Irvine le plus généreux et le plus attentionné, voire attentif, dans la fratrie. Manque de chance, le gamin était tombé sur Kieran et, finalement, c’était peut être pas aussi terrible que ça pouvait le paraître; il avait beau ne pas être très doué dans les échanges standards en société, son apparente tranquillité semblait malgré tout influencé le comportement des gens autour de lui. Il n’avait jamais vraiment les bons mots, certainement parce que d’un point de vue personnel, personne n’arrivait à trouver ceux qu’il fallait pour qu’il écoute attentivement, mais il était là. Il se tenait debout, présent, sans faillir et sans se détourner, peu importe les exigences dérisoires de la personne lui faisant face. Et puis surtout, par acquis de conscience, Kieran ne pouvait décemment pas laisser le pauvre garçon tout seul; s’il devait apprendre, le lendemain, que ce pauvre serveur s’était finalement bien fais tabasser en rentrant chez lui, simplement parce que l’écossais l’avait laissé.. Pas besoin d’en rajouter, il avait déjà suffisamment de poids sur sa conscience pour s’en rajouter une couche, volontairement en plus. Alors non, peu importe ce que ce type allait lui dire, Kieran resterait, tant pis s’il devait se taper une injonction d’éloignement après ou un procès pour harcèlement. Il le raccompagnerait jusque devant sa porte, histoire d’être certain qu’il soit entier et il rentrerait chez lui, la conscience tranquille et le sentiment du devoir citoyen accompli.
Et puis, décemment, il ne pouvait pas partir alors que le blondinet était à deux doigts de l’évanouissement. En parlant de doigts, il lui attrapa la main et commença légèrement à la lui broyer, sans que Kieran ne soit fichu de la dégager à temps. Pas pour signifier que ça l’horrifiait qu’un inconnu l’attrape ainsi, mais parce que le contact physique, non engagé par l’écossais en premier, ça le foutait plus ou moins mal à l’aise. Oui, niveau élans sociaux, il était pas très doué.

La scène dura quelques secondes, peut être quelques minutes, voire des heures en fait, il n’aurait pas pu dire, mais il resta là.. Silencieux. Patient. Les yeux rivés vers le ciel, en attendant que l’autre se décide à se calmer et lui rendre la totale liberté de sa main qui, une fois relâchée, avait un peu rougit au niveau des phalanges. Kieran sourit, sans rien ajouter, parce que c’était suffisamment gênant, tant pour l’un que pour l’autre finalement, pour qu’il n’épilogue pas sur le sujet. « T’as raison, allons y. » Le signe de tête de Charlie marque le point de départ de leur cheminement du retour, Kieran qui prend le temps de caler sa démarche sur celle du jeune homme, pour ne pas aller trop vite, le temps que l’autre se remette et de sa gueule cassée et de sa crise bizarre. Il ne dirait rien là-dessus. Il n’avait pas bien compris le pourquoi du comment de cette panique soudaine, mais ça ne le regardait pas et, soyons honnêtes deux secondes, ça ne l’intéressait pas suffisamment pour qu’il questionne plus que ça.

« Kieran. » Renvoya-t-il, en lisant l’écran de téléphone, puis de hausser les épaules en réponse à son remerciement, sans rien ajouter; il se contenta de prendre le chemin de Grafton en souriant un peu. Ce n’était pas forcément un grand bavard, du moins pas avec les gens qui ne l’étaient pas plus que lui. A ses yeux, le silence n’avait jamais rien de gênant, tout dépendant de la personne avec qui il se partageait et ce garçon-là, ça l’arrangeait bien qu’il soit aussi peu expansif que lui.
Un coup d’oeil en biais, pourtant, lui arracha un sentiment étrange. De profil, il lui rappelait vaguement quelqu’un, sans qu’il ne soit vraiment capable de se souvenir qui et, surtout, de se concentrer suffisamment pour savoir .. Il s'arrêta au premier passage piéton, pour laisser passer une voiture, encore un peu parano, vérifiant que le type au volant ne ressemblait pas à un de ces abrutis qui avait pris la fuite. Faisant signe à Charlie, Kieran traversa en bifurquant vers le chemin le plus rapide pour rentrer; plus vite ils seraient chez eux, plus vite Kieran se débarrasserait de cette épée de Damoclès. Y avait que Charlie qui s'était fais démonter, l'écossais voulait éviter de se faire refaire le portrait de la même manière, il tenait à sa gueule.

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MessageSujet: Re: [Charlie] When you came after me   Jeu 25 Mai - 15:38

When you came after me

― Kieran & Charlie ―

Kieran. Un nom étrangement étranger. Tu ne saurais dire d'où, peut-être comme son accent qui te semble familier. Mais tu ne relèves pas, tu viens déjà de passer à la limite d'une crise de panique, tu n'allais pas ouvrir ta bouche et prendre des risques de retourner sa gentillesse de t'aider contre toi.
Tu reconnais le chemin qu'il te montre, tu le prenais parfois quand le retour du boulot était un peu craignos le soir, cela t'évitait de tomber sur les mecs bourrés ou les emmerdeurs qui n'avaient que ça à faire que de te foutre la misère alors que tu ne demandais rien.

D'ordinaire tu n'étais pas très bavard, tu ne parlais jamais en réalité. À personne. Mais là, c'était un peu différent, tu sentais que tu devais le faire pour être... poli ? Essayer de trouver les mots pour le remercier ? Mais au lieu de cela, s'en étaient d'autres qui se formaient dans ta tête.
La question te démangeait les lèvres. Enfin les doigts pour être plus correct. Tu ne pouvais pas parler mais tu pouvais écrire bien que tes mains tremblaient toujours un peu. Tu ne tardes pas à la taper aussi rapidement que tu en avais développé la faculté. « Pourquoi vous voulez m'aider ? » C'est vrai, après tout, pourquoi il avait fait ça ? Il était le premier à avoir arrêté un passage à tabac que tu subissais. Autant en plein jour qu'en pleine nuit. Et encore pire la nuit, personne ne prenant la peine d'écouter les bruits venant de la ruelle. Tu pourrais presque faire un historique des taches de sang qui ont séchées dans les recoins. Presque certains qu'elles t'appartenaient en grande partie.

Tu marchais d'un bon rythme en reprenant le souffle qui t'avait manqué plus tôt. Tu voulais rentrer chez toi le plus tôt possible et rejoindre ton lit, avoir Elios ronronnant contre toi et oublier tout cela jusque la prochaine fois.
C'est ce que tu faisais habituellement parce qu'après tout, tu en avais une sacré habitude. Et les habitudes, tu sais qu'elles ont les dents dures. « Pourquoi vous les avez fait partir au lieu de passer votre chemin ? » Comme tout les autres. Cela restait assez incompréhensible pour toi mais tu ferais avec. Juste, tu voudrais bien une réponse et aussi trouver le moyen de le remercier pour ça, bien que tu espères qu'il n'ait pas fait ça par pitié. Tu ne supporterais pas que Kieran le fasse par pitié ou compassion.
Parce que quelque part, tu ne sais pas pourquoi, tu as l'impression que sa réponse va avoir beaucoup d'importance pour toi. « Je ne veux pas que cela retombe sur vous. » Tu ne voulais pas être responsable des ennuis des autres. Jamais. Tu ne le supporterais pas, ta conscience ne le supporterait pas. On te reproche déjà bien assez d'être qui tu es. On te reproche d'attirer les ennuis. On te reproche de faire ce que tu fais. On te reproche même d'exister. Et tout ça, tu l'as sur la conscience. Tu ne voudrais pas ajouter le fait que Kieran, celui qui vient quand même de t'aider, se faire tabasser par ta faute. Cela ferait des reproches en plus, et tu ne sais pas combien de temps tu finirais par tenir avec tout ça.

Tu écris une dernière phrase en t'arrêtant, laissant Kieran s'arrêter aussi pour avoir son attention. Tu lui tends le téléphone un peu fébrilement cette fois-ci. « Sincèrement, vous feriez mieux de me laisser me débrouiller seul. » Tu ranges ton téléphone pour en sortir ton paquet de cigarettes. Tu fouilles un peu plus pour trouver ton briquet, un peu nerveux et avec un peu de difficulté mais tu finis par le sortir. Fermant les yeux et expirant de soulagement quand la première bouffé de tabac passe dans ta gorge et tes poumons. Tu regardes alors ton sauveur et lui tends le paquet pour lui en proposer une, faisant attention de tenir le tout sans prendre le risque que tes doigts ne rencontrent les siens s'il en prend une.

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MessageSujet: Re: [Charlie] When you came after me   Mar 30 Mai - 6:38



When you came after me
Charlie & Kieran

Y avait un truc chez ce jeune homme qui, étrangement, mettait Kieran assez mal à l’aise, bien que le sentiment ne semblait pas assez puissant pour le pousser, définitivement, à l’abandonner là et faire son chemin tout seul, tranquille. Ça venait peut être de sa silhouette androgyne, parce qu’il fallait bien admettre qu’au départ, l’écossais avait cru surprendre des types en train de tabasser une gonzesse, ce qui l’avait surpris. Les jeunes du coin étaient très cons, fallait pas se mentir, mais ils étaient bien trop macho et misogynes pour trouver du plaisir dans le fait de taper sur la tronche d’une fille. Pour une fois que ça servait d’être fier d’avoir un engin entre les jambes, ça donnait au moins à Lakeview d’avoir l’opportunité d’être la région au plus bas taux de violences conjugales, ou envers les femmes. Même si c’était pas vraiment pour les meilleures raisons. Enfin, même si la personne à ses côtés s’avérait donc être un jeune homme, un peu trop maigre et limite désarticulée, Kieran ne parvenait pas à l’abandonner là; surtout qu’il avait la certitude, ancrée en lui, que le pauvre Charlie ne finirait probablement pas la soirée entier s’il le laissait là, tout seul et qu’il décidait de rentrer chez lui sans se retourner. Parce qu’en plus d’être des abrutis finis, les jeunes hommes du coin étaient fortement obstinés. Et c’était peut être pour ça que l’écossais restait aux côtés de l’étranger; parce qu’il était suffisamment borné pour s’en tenir à son idée première, quand bien même le grand blond arrivait à le mettre mal à l’aise. Et inconsciemment, en plus de ça.

Mains dans les poches, le rouquin continua son chemin, ralentissant le pas pour se placer légèrement derrière le serveur et observer son écran de téléphone. Qu’est-ce qu’il pouvait bien lui répondre ? Que c’était par devoir citoyen ? C’eut été mentir et être hypocrite. Alors il haussa les épaules et levant le nez vers le ciel. « Vois ça autrement. Je ne t’aide pas, nous sommes seulement deux inconnus qui marchons dans la même direction.. » C’était certainement ce qui se rapprochait le plus de la vérité, même si la seconde question du jeune homme semblait pousser Kieran a trouver une argumentation plus développée. Il avait quel âge ce type !? Non parce qu’on aurait dis un enfant en plein dans sa période du « pourquoi »; il avait déjà du supporter celle de ses petites soeurs, esquiver celle de son propre fils, il n’allait pas se coltiner celle d’un parfait inconnu ! « T’inquiètes pas pour moi, va. Peut être aussi parce que j’ai été un de ces abrutis, plus jeune. Époque différente, mais les raisons restaient les mêmes, alors.. J’essaie peut être de racheter mes erreurs de jeunesse. » Il aurait bien voulu éclater de rire en disant ça, mais ça aurait rendu sa révélation un peu glauque et s’il pouvait éviter une nouvelle crise de panique à son acolyte. Ça leur rendrait service, à tous les deux. « Pour être honnête.. J’ai des choses à régler avec ma conscience. » Et la violence, il l’a suffisamment rencontré pour en avoir sa dose.
La suite de la réflexion, écrite, de Charlie arracha un haussement d’épaules à Kieran. S’il y avait bien une chose à laquelle il n’avait pas pensé, c’était les répercutions, au même titre qu’elles ne l’effrayaient pas plus que ça.

Décidément, ce garçon avait un sérieux problème avec le fait que d’autres puissent vouloir l’aider, même si pour des raisons peu louables. L’écossais roula des yeux en acceptant une cigarette du paquet qu’il lui tendit, soupirant fortement pour signifier que ça devenait lassant, de vouloir se débarrasser de lui. « On vient de partager des clopes, j’peux plus m’en aller maintenant. Il tourna légèrement la tête vers son compagnon de marche. Honnêtement, ça serait con que je t’abandonne maintenant, alors qu’on marche à la même vitesse et qu’on va dans le même quartier. » En plus il était silencieux, peut être muet.. Alors comment il pourrait crier à l’aide si les dégénérés revenaient ? Lui non plus n’avait pas l’air de prendre toutes les informations en considération. Charlie semblait donc coincé avec Kieran, de là à savoir si c’était pour son bien ou pas..

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MessageSujet: Re: [Charlie] When you came after me   Jeu 15 Juin - 13:50

When you came after me

― Kieran & Charlie ―

C'était un peu bizarre de marcher à côté de ce mec sans rien dire. Tu avais l'impression qu'il était un de ces gros bras chargé de la sécurité car il était un peu plus petit que toi et plus trapu. Pas de beaucoup certes, et il paraissait fin ou normal de constitution à côté d'autres personnes mais pas à côté de toi. Accentuant ta maigreur.
Tu te tends un peu quand il t'annonce avoir été ce genre de mec plus jeune. Comme ceux qui t'ont frappés ce soir, qui te frapperont d'autres soirs. Et ceci continuellement jusque la fin. Tu t'arrêtes mêmes deux secondes avec l'envie de t'éloigner et faire ton chemin seul, loin de cette ancienne brute. Mais tu sais que Kieran ne te laissera pas faire. Dans un sens cela te fait un peu peur, tu es si frêle à côté de lui qu'il pourrait te briser et finir le travail de ces débiles alcoolisés. D'ailleurs, qui te dis qu'il ne va pas le faire ou qu'il ne te mène pas à eux ?
Tu sais que tu repars un peu das ta paranoïa et que tu dois te calmer à ce propos. Certaines personnes n'étaient pas comme les autres. Certaines personnes ne te voulaient pas de mal. Elles étaient rare, c'est tout.

Tu reprends ta route et le rattrapes sans rien dire à nouveau bien que tu aies envie de grogner. Mais tu ne veux pas lui montrer que tu es capable de faire des sons. Bien qu'il ait dû t'entendre crier tout à l'heure. D'une part parce que cela lui ferait aussitôt poser des questions et d'autres part, tu ne veux pas lui faire part de ce privilège d'entendre ce qu'il reste de ta voix.
Quand il parle de conscience, tu te demandes de quoi il aurait besoin de se soulager. Par ailleurs, tu n'as soudainement pas très envie d'être celui qui va soulager sa conscience. Parce qu'il t'a clairement avoué avoir frappé des mecs qui ont été ses victimes par le passé. « Je ne suis pas une B.A. » Parce que c'est exactement comment tu te sentais à cet instant.

Tu tentes alors une dernière tentative de le raisonner mais en même temps de vous mettre tout les deux sur la même longueur d'onde. « Tout ceux qui ont joué à l'ange gardien avec moi ont fini par le payer. » Pourquoi tu es seul maintenant que pour une autre raison que celle-ci ? Parce que pour te faire du mal on s'en prenait volontairement à ceux qui t'accompagnaient. Oh, pas toujours avec des gestes, mais aussi avec des mots horribles qui finissent par user les personnes et te forcer à les faire partir de ton entourage. « Je ne fais que te prévenir, à toi de voir ce que tu vas faire mais je refuse que ce qu'il peut t'arriver ensuite me retombe sur le dos. » Parce qu'il était clair que tu n'accepterais pas cela. Kieran avait eût tout son temps pour partir et s'éviter des problèmes, maintenant, il se démerdera tout comme toi tu l'as fait et le fais toujours.

« ... » Tu lances ton mégots et l'écrase de ton talon au sol. Reniflant de dédain, tu as vraiment du mal à croire qu'il ait été mis sur ton chemin intentionnellement. Cet homme n'était pas du genre que tu fréquentait habituellement. Bien que tu ne fréquentais plus personne depuis un bon moment, ayant une vie sociale inexistante. « Quelle coïncidence. » A laquelle tu ne croyais pas. Ok, tu savais que le Red Doors attirait une population très nombreuse de son propre quartier. Toi en temps qu'employer, tu en faisais partit évidemment. Mais que celui qui te sauve la mise ce soir en vienne aussi, c'était une coïncidence que tu n'aimais pas beaucoup car il y avait beaucoup de chance pour que tu le recroises par la suite.
« On ne se connaît pas, et ça restera comme ça. » Tu sors ensuite du tabac de ton sac. La cigarette n'ayant aucun effet sur toi à part une légère relaxation, tu choisis de passer un cran au-dessus avec quelque chose d'un peu plus vert. Te roulant alors naturellement un joins en marchant, tu ignores totalement le regard de Kieran sur toi, s'il a été un jeune violent, il a déjà du voir d'autres choses de cet acabit. Et puis, de toute façon, il n'a en aucun droit de porter un jugement sur toi ou sur ce que tu fais.
Tu l'allumes en profitant de la première bouffée. Tu sais que cela ne fait pas bon ménage avec ton inhalateur mais bon. Ce dernier n'est déjà pas tellement bon pour toi vu que tu n'as pas d'asthme et que tu l'utilises en trop grande quantité.

Dans un sens tu bousilles ta vie. Mais ce n'est pas comme si elle ne l'était pas déjà. De bousillée.

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