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 [Jed] Way down we go

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Lun 27 Mar - 22:14




Way down we go
Jedia
Aucun nuage à l’horizon. Du moment, pour la simple et bonne raison que le seul nuage qui puisse se pointer ce soir, je l’ignore depuis deux semaines, peut-être même plus. S’il y a bien une chose que je n’ai pas compté, c’est bien ça. Le nombre de jours qui me séparent de Maxym… Tout comme ceux qu’il me reste pour m’approcher de mon déménagement. Bien que ceux-ci sont clairement plus proches que les autres. C’est peut-être bien pour ça d’ailleurs… Ce soir, dans un sens, c’est peut-être bien pour oublier ce nouveau chapitre. Passer outre, faire comme-ci… Peu importe le nom qu’on lui donne, le résultat reste le même. Ça fait partie de ces moments difficiles qu’on préfère oublier. Bien que ce soir, ce n’est pas dans l’alcool que j’ai prévu de l’oublier. Mon but premier était de m’amuser.  Peut-être me prouver que je n’avais pas besoin d’elle, un peu, aussi… Est-ce que j’ai vraiment besoin d’elle ? Ai-je vraiment besoin de quelqu’un pour avancer ? Comme l’enfant à qui l’on retire enfin les petites roulettes d’un vélo. Je pédale, peut-être que je peux trébucher, auquel cas je me relèverais et je recommencerais. Mais dans le meilleur des cas, j’y arriverais, d’un seul coup. Et pour le moment tout m’indique que c’est possible. Surement qu’il est là, mon envole, ma prise total d’indépendance, sans les petites roulettes…

Je scrute son visage, tentant de savoir ce qu’il se passe là, entre ses deux oreilles, derrière ses yeux bleus. Tentant de savoir ce qu’il pense. Bien que la tâche soit loin d’être gagnée d’avance. Mon front qui fait quelques plis alors qu’il me confit que ma condition physique laisse à désirer. Pichenette qu’il met sur ma hanche, mon regard vert qui descend quelques secondes sur sa main avant de revenir sur lui. Est-ce que j’ai envie d’y retourner ? Je ne sais pas vraiment. Je serais tentée de dire non. Maintenant qu’il est là j’ai plutôt envie d’être près de lui. Tel l’aimant qui m’attire. Mes doigts qui se referment autour de son bras alors que mes doigts apprécient ses muscles à travers sa veste. Le tissu qui ne m’empêche de rien, je le connais ce bras, comme le reste de son corps. Même si je le redécouvre chaque fois. J’en connais la sensation de sa peau contre la mienne. La dureté de ses muscles lorsqu’il m’étreint. L’emplacement exact de ses veines sous sa peau. Oui, s’il y a bien une chose que je connais de lui, c’est bien cela. C’est d’ailleurs la seule et unique chose que je connais. J’allais pour lui répondre, seulement il avait finalement enchaîné en répondant à ma question. M’avouant qu’il avait aimé. Sourire sur mes lèvres qui peut difficilement s’agrandir, vu la banane que j’affiche depuis le début de soirée, depuis qu’il est apparu dans mon champ de vision. « On verra plus tard pour la robe, il sera toujours temps.. » Dis-je en le tirant avec mon vers la foule, vers le bar, où nous prenons nos consommations avant de finalement, nous asseoir a une table.

Pas de tête-à-tête, ça aurait un côté trop officiel, de quelque chose qui ne nous ressemble pas. Même si l’idée de partager avec lui plus que des échanges charnels, plus que deux corps qui s’affrontent dans une même passion, n’est pas pour me déplaire. C’est de cette façon que je nous aime, en étant nous même sans ces clichés moisi. Je crois même que pour cela, je peux remercier Nolan, de m’avoir vaccinée contre ce genre de comportement. Contre les clichés, l’image ! Du faux pour que tout semble parfait alors que l’es imperfections font aussi partie de la vie, du quotidien, de l’existence même. Et si ce n’est pas Jed ce sera de toute façon avec un autre. Cette aversion qui s’est faite au fond de moi pour tous ces trucs que fond les couples en pensant être normaux, heureux, alors que dans le fond, ce n’est que du vent. Bien qu’à cet instant et depuis la dernière fois, j’ai du mal à m’imaginer avec quelqu’un d’autre que lui. Il me rend dingue et ce, dans tous les sens du terme. Que ce soit physiquement ou intérieurement. Et ce même si je ne connais rien de lui concrètement. Mais c’est quelque chose que je ne peux pas expliquer. Il y a quelque chose chez lui qui m’a touché, m’attire, renvoi tout mon être vers lui. Ça m’apaise tout autant que ça m’effraie, de par sa violence, l’intensité soudaine qui me prend les tripes. J’ai à peine le temps de poser mes fesses sur ma chaise, qu’il la tire vers lui, pour la rapprocher de la sienne. C’est pourtant pas pour le peu de distance qui nous sépare, mais ce n’est pas pour me déplaire non plus, alors je le laisse faire. Satisfaite de cette idée, de me dire qu’il a besoin lui aussi, que je sois au plus près de lui. Pensée que je suis peut-être seule à penser, surement même, mais qui me fait plaisir et n’est-ce pas le principal ? Pour moi si !

Pourtant, lorsqu’il me dit que je suis différente, je m’interroge. Pas sûre de comprendre vraiment. Sur quoi il se base ? Ce soir, mon comportement ou bien est-ce de façon plus générale ? Car s’il fait référence à d’autres femmes. C’est même une évidence. J’ai toujours su qu’il y avait plus jolies, plus intelligente, plus sûre d’elle. On trouve toujours plus que soi de toute façon. Bien que je sois plutôt satisfaite de mes progrès de ces derniers mois. Car j’en ai parcouru du chemin tout de même. Je me sens plus… moi ! Même si je ne sais pas encore exactement qui je suis, j’ai fait un sacres pas en avant dans ma découverte. J’ai fait le tri dans ce que je veux, ce que je ne veux pas. Je suis plus sûre de moi également, la preuve en est ce soir, même si je n’étais pas vraiment pour au départ. Mais les électrochocs des derniers mois mon bien forcé à devoir plus m’assumer. Les nouvelles responsabilités dans mon travail également. Comme un passage à l’âge adulte. Que mon corps a fait depuis un moment maintenant, mes pas ce qu’il y avait à l’intérieur. Peut-être que c’est à cela qu’il fait référence ? Le sent-il lui aussi ? Ce changement en moi ? Mon passage à être plutôt une femme affirmée qu’assistée. Les doigts du blond qui viennent caresser ma joue alors qu’il ne précise pas le fond de sa pensée. Mystère qui restera entier, me laissant avec mes suppositions, mes interrogations.  Ses doigts qui glissent dans mon cou, le chatouillant un peu, pour que son bras termine sa course sur le dossier de ma chaise, là, dans mon dos. Chaleur de son bras que je pourrais presque sentir, même si mon dos n’est pas collé au dossier.

Mon attention ce détourne de Jed le temps qu’un homme nu traverse la salle en large. Amusement qui se note clairement sur mes traits alors que quelque chose m’effleure l’esprit. Je lui demande s’il a sa plaque tout en guidant mes doigts jusqu’à sa cuisse, ou mes doigts vont jouer sur le tissu de son jean. Son pouce qui vient à son tour s’agiter sur mon épaule alors que je m’affale un peu sur ma chaise, tournée vers lui pour l’observer. Sa réponse qui se veut froide et qui me fait tiquer. A tel point que mes doigts cessent de s’agiter sur sa cuisse, y laissant pourtant ma main plaquée contre sa cuisse. D’une façon presque possessive, même si ce n’est pas l’idée première. Mon regard qui le scrute à nouveau, alors que mon sourire c’est un peu effacé, à la recherche d’une réponse, qu’il ne me donnera pas de lui-même. Je le sais. Même les hypothèses se forme déjà dans mon crâne, sans forcément que l’une d’entre elles soit forcément la bonne. Mais j’essaie pourtant, de connaitre l’origine d’un changement aussi brusque, sans pour autant le demander clairement. Mais l’assurance que le flic ne s’imposera pas ce soir qui s’établit distinctement. Mon sourire qui réapparait aussitôt sa question posée. « Maintenant que tu l'dit. L'idée n'est pas inintéressante. » Mon regard que je détourne à nouveau sur la porte close, en me demandant s’il serait vraiment sage de demander à faire partie du tour suivant ! Je me tourne définitivement, totalement vers lui. Son bras que je pousse du mien pour placer mon coude sur le dossier, penchant la tête pour le maintenir du bout de mes doigts tendue. Bien que clairement, je n’ai pas besoin d’un jeu pour lui retirer ses fringues. Mais disons, que cela ajoute un petit quelque chose d’assez excitant. « Ce serait marrant de voir lequel de nous deux les gardent le plus longtemps. » Je penche un peu les genoux pour venir le pousser un peu, pour le titiller, jambes toujours croisées. Sourcils qui l’imitent quelques secondes plus tôt alors que je les remue un peu. Ma main libre vient s’emparer de mon verre posé sur la table, alors que j’en bois une nouvelle gorgée. Regard entendu, je me lève et lui fait signe de suivre, même si je doute que cela soit réellement nécessaire.

Nous n’avons même pas besoin d’attendre avant d’entrer dans la salle ou se déroule le poker. La partie précédente qui se termine, il y a déjà deux hommes d’assis autour de la table lorsque Jed et moi venons nous y installer, verre que je pose sur la table devant moi. Le blond qui s’installe à ma droite alors que l’un des hommes à ma gauche me regarde, léger sourire à la commissure des lèvres. La porte s’ouvre à nouveau, laissant passer une femme que je reconnais. Doty vient s’installer juste en face de moi, le regard qui se pose sur moi, avant de finalement dévié sur Jed. Elle semble beaucoup plus féline, déterminée aussi. Je vois clair dans son jeu et je ne m’en offusque pas. Après tout Jed n’est pas à moi, si elle veut tenter sa chance, soit ! Mais je dois bien avouer que sa présence ici et la raison surtout, réveille en moi un petit côté compétitrice. Pas que le blond soit un trophée, mais quelque chose me dit que je ne serais peut-être pas la perdante ce soir. « Avant de commencer petit rappel des règles. » Je croise les jambes sous la table, mes doigts jouant à faire tourner mon verre sur la table recouverte de velours vert. « Chaque joueur a 5 cartes à chaque tours, vous avez le droit d’en changer 3 ou conserver votre jeu. Le gagnant décide de qui retire un vêtement. Le premier qui a retiré le nombre de vêtement décidé quitte définitivement la table. Chaque vêtement retiré est définitif et ne pourra être remis qu’une fois la table quittée. » L’homme qui fait un rappel des règles, assis juste à côté de Jed nous regard tout un part un. « Combien de vêtements ? » Demande-t-il, faisant un nouveau tour de table avec ses yeux.  « Qu’est-ce qui compte et ne compte pas ? » Demandais-je, mon regard qui ne scille pas en le fixant. « Pas de bijoux, les vestes non plus ! Chaussures et chaussettes ça compte, ça va a tout le monde ? » Je regarde tout le monde, faisant un rapide calcul de ce que tout le monde peut avoir sur soi et surtout combien. « 5 ? » Propose Doty d’une voix mal assurée. « 6 ! » Lâchais-je en la regardant, sourire sur les lèvres. « Allons-y pour 6 ! Des questions avant que la partie ne commence ? Il est encore temps de partir si vous avez des hésitations. » Ma main porte mon verre jusqu’à mes lèvres alors que je fixe toujours la femme face à moi. Si je parais aussi sûre de moi, c’est parce que je le suis réellement. J’ai peut-être l’air naïve, faible, ou quoi que ce soit d’autre, mais ce que je sais et qu’elle non, c’est que cette partie est loin d’être mon coup d’essai. La partie commence alors, j'en profite pour déjà retirer ma veste, puisqu'elles sont interdite.


 

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Mer 29 Mar - 0:18

Way down we go
Olivia & Jed

Le regard qu’elle pose sur lui n’échappe pas à son regard en coin, observateur, ses doigts qu’elle resserre un peu plus sur son bras, dont il devine le contact malgré l’épaisseur des tissus qui le couvre. Un sourire passe sur ses lèvres, alors que son aveu se fait attendre, suspens qu’il alimente en hésitant le temps de sortir une cigarette qu’il glisse derrière son oreille. Se jouant de la vérité qui ne tarde pas à sortir de ses lèvres, même si elle apparaît moins franche que ce qu’il a vraiment ressenti en la voyant sur scène, quelques instants plus tôt. Le poison qu’il glisse en dégageant des cheveux courts qui empêche la clope de tenir, Jed a repris une vieille habitude qu’il semblait avoir quitté depuis longtemps. Si le tabac fait parti de ses travers, jusqu’ici il a toujours su calculer ses doses, comme un accroc sur la voie de la guérison qui tente, progressivement, de diminuer ses prises; échec. Depuis qu’Olivia est entrée dans sa vie, qu’il accepte un peu plus de la laisser entrer, de la laisser tournoyer autour de lui, dans sa bulle, dans son cercle, Jed s’est remis à fumer avec une application presque scolaire. Coutume devenue un besoin, pour palier le manque, parce qu’au final ce n’est que ça; s’occuper les mains, l’esprit et annihiler ses sens olfactifs en se focalisant sur une seule chose. Ça lui donne une contenance qu’il menace de perdre chaque fois qu’elle est là, qu’elle l’effleure, le frôle, qu’elle l’aguiche en étant simplement elle, naturelle, désirable à ses yeux qui ne font qu’arpenter ses courbes, vêtues ou non, dans l’attente de leurs prochaines étreintes. L’éclat que sa déclaration réveille sur les traits de sa belle, lui arrache un demi-sourire alors qu’il pose un regard en coin sur elle, son attention plus ou moins rivée sur le serveur dont il échange les commandes qu’il leur tend, par le billet que Jed sort. Comportement qui laisse supposer que, finalement, c’est peut être pas ce qu’il pourrait paraître. Y a pourtant pas d’arrière-pensée quand il paie pour leurs deux consommations, parce que c’est dans un geste fortement naturel qu’il l’exécute, avant de s’installer à table, une jambe croisée sur l’autre et sa main qui se referme sur son verre, son index qui en frotte légèrement le rebord, ses yeux qui parcourent la salle, se posent sur Olivia puis sur les visages qui colorent la pièce. Pour passer sur celui d’une des filles qui dansait avec sa jolie rousse quelques minutes avant. Elle a un culot certain qui a au moins pour effet d’attiser la curiosité de Jed qui, malgré tout, reste qui il est. Pas que l’attention qu’elle porte sur lui ait un effet particulier, mais il semble déceler chez cette nana un potentiel d’emmerdeuse qui pourrait bien l’amuser, même s’il choisit de l’ignorer et de tourner à nouveau la tête vers Olivia. La chaise si près de la sienne, qu’il pourrait presque sentir sa hanche effleurer la sienne et cette simple hypothèse d’un contact qui n’a pas lieu, parvient à le mettre en émoi.
A réveiller son corps.

Le bleu tempête de ses yeux glisse sur l’écart entre leurs corps alors que son bras glisse sur le bord du dossier de la chaise, qu’elle vient écraser en y appuyant son dos. Le bout de son pouce qui caresse machinalement son bras, sans vraiment s’en rendre compte; réflexe conditionné. Olivia près de lui, Jed a le besoin presque inconscient de devoir la toucher. Il est déjà tactile de base, du moins disons qu’il ne se prive pas de poser sa main sur quelque chose ou quelqu’un qui attire son attention, mais avec Olivia il se rend compte que son besoin de contact est différent, chaque fois. Sans parler de timidité ou de pudeur, Jed a une manière de provoquer l’effleurement, le toucher, avec une certaine appréhension toujours; soit parce qu’il craint toujours de prendre la foudre, soit parce qu’il s’étonne constamment de la sensation que lui provoquer la chaleur de sa chair sous ses doigts frais. Parce qu’il en a besoin. Envie.

Sourire disparut, Jed avale une gorgée, son attention qui retombe sur la caresse, de la main sur sa cuisse, qui s’est interrompue à sa réponse qu’il réalise brutale. « C’est rien. » Un haussement d’épaules s’allie à sa réflexion, sous-entend qu’il pourrait bien lui expliquer plus tard.. Ou pas. Ce n’est pas tant que ça ne la regarde pas, même si ça joue beaucoup, mais c’est surtout que Jed juge que ses problèmes doivent rester les siens, parce qu’ils n’ont pas.. Cette relation qui doit pousser chacun des partis à s’expliquer, à partager pour essayer de trouver une solution en commun. Il n’a pas besoin de ça, ni d’elle au final, principalement parce que ses soucis à lui sont au-delà de sa portée et que surement que rien de ce qu’elle pourra dire, penser ou se retenir d’exprimer, ne changera quoique ce soit. Alors il finit par tourner le regard vers elle, plongeant le bleu dans le vert, encore, indéfiniment, pour se perdre quelques secondes; pour se noyer, surtout et se laisser submerger sans même lutter. Il a envie de l’embrasser. A cet instant-là et pendant encore plusieurs minutes, alors qu’il l’observe, Jed ressent la folle envie de déposer un baiser sur ses lèvres, les siennes qui brûlent d’une caresse qui lui manque exagérément. Mais il se retient. Et son attention se porte sur son verre puis sur la porte derrière laquelle le type a disparu.

La menace qui pèse dans ses traits, le défi dans son regard et cette assurance fiévreuse qu’il devine derrière ses iris. Peut on être encore plus séduisante ? Pas certain. Jed en perd même sa verve naturelle et se contente de faire une moue pensive, presque sceptique mais surtout amusée et emballée par l’idée, alors qu’il penche la tête sur le côté et la secoue légèrement. Sa main libre sur son verre, l’autre qu’il laisse pendre en ayant appuyer lui aussi son coude sur le dossier de sa propre chaise, parce qu’Olivia à repousser son bras du sien le grand blond lève le nez vers elle alors qu’elle se redresse. Arquant un sourcil, sa main effleure sa cuisse alors qu’elle quitte la table et qu’il se relève pour la suivre, récupérant sa boisson qu’il manque d’oublier, un sourire amusé alors qu’il passe près de Dotty, lui lançant un clin d’oeil qui se veut.. complice, principalement mais qu’elle doit interpréter comme une invitation parce qu’alors qu’Olivia et lui entrent dans la salle, elle ne tarde pas à les rejoindre. Posant son verre, Jed s’installe aux côtés d’Olivia, plus parce qu’il ne remarque la chaise libre en face de lui qu’au moment où la nouvelle arrivante s’y installe. Ça le gène pas non plus d’être là.

Occupé à retirer sa veste avant de s’asseoir, parce qu’il a l’air de faire un peu plus chaud dans cette pièce que dans la salle, Jed est encore debout quand il remarque un échange de regards entre Olivia et celle qui lui fait face de l’autre côté de la table.. Cette-dernière qui reporte son attention sur lui. D’accord. Des fois, Jed aimerait peut être un peu moins observateur et un peu plus innocent, parce que même s’il ne dit rien, il a l’air de comprendre plus ou moins l’enjeu.. Y a deux groupes apparemment; les deux mecs présents à leur arrivée qui ont l’air intéressé par l’idée de déshabiller Olivia - ce qui semble réveiller un côté assez mauvais de Jed - et les deux jeunes femmes qui se toisent… Alors qu’il finit par s’asseoir, il remarque l’air détendu et confiant de sa partenaire, trop même. Encore quelque chose qu’il découvre chez elle, sans avoir à demander, sans avoir à chercher. Ça le fait sourire et, pendant quelques secondes, il a presque pitié pour Dotty et les deux abrutis qui pourraient au moins faire l’effort de ne pas regarder Olivia comme un bout de viande, surtout quand il est là. Et même quand il ne l’est pas. Se raclant un peu la gorge, pour attirer l’attention des deux crétins, Jed leur lance un sourire hypocrite, clairement mauvais alors qu’il porte son verre à ses lèvres et remarque le cendrier sur la table. Des cadavres de clopes qui trainent dedans. Tant mieux. Sans demander l’avis de personne, le grand blond récupère la clope derrière son oreille pour la glisser entre ses lèvres, sans forcément l’allumer, tapotant de l’index sur le rebord de la table, croisant une jambe sur l’autre et appuyant son dos contre le dossier en écoutant le mec à côté de lui.

Rien ne s’échappe de ses lèvres. Olivia a l’air de gérer et de savoir ce qu’elle veut. Ça l’amuse. Dotty semble un peu moins sûre d’elle et moins emballée surtout. Encore un peu et il s’imaginer les deux tigresses se jeter l’une sur l’autre. Drôle. Son regard glisse vers quelque chose, sous la table, la main qu’il a posé sur sa cheville, en croisant la jambe, qui vient, doucement, caresser le haut de la cuisse d’Olivia, pendant qu’elle retire sa veste, son regard qui passe sur les visages des autres avant de reposer ses deux mains sur la table. Le verre qu’il porte à ses lèvres. « J’aurais du mettre un soutif ce soir.. tss. » Il claque des doigts, faussement déçu avant de poser sa main sur les cartes que le type distribue, persuadé que, de toute façon, il risque pas grand chose vu qu’y en a deux qui sont concentrés sur une et qu’elle-même à l’air de porter son attention sur l’autre fille. Il aurait une chandelle à tenir que ça rendrait pas la scène plus ridicule. Du moins sa présence et pendant qu’il récupère ses cartes, Jed s’amuse à faire bouger sa clope entre ses lèvres, du bout de la langue.
Olivia qu’il observe du coin de l’oeil. Cette évolution chez elle qu’il surprend, aurait de quoi lui plaire. Et lui faire prendre conscience que, finalement, ça ne change en rien son attirance pour elle. Il s’est laissé tenter par la version retenue, effacée et bien qu’il garde une affection particulière pour cette-dernière, celle qui se dessine à cet instant sous ses yeux, ne fait qu’accentuer ce sentiment particulier qui se profile.

Made by Neon Demon

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When the night was full of terrors And your eyes were filled with tears When you had not touched me yet Oh, take me back to the night we met
Personnage absent de Lakeview du 14 Juin 2017 au 24 Décembre 2017
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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Mer 29 Mar - 16:49




Way down we go
Jedia
Je me laisse facilement emporter ce soir. Plus facilement que je ne l'aurais crue. Il n'y est surement pas pour rien dans ce lâcher prise que j'effectue. Ce n'est pas pour me déplaire. J'aime cette idée de ne pas vouloir m'enfermer dans la douleur, dans les souvenirs, dans ce qui au final a toujours fait partie de moi. Me laisser cette soupape de décompression, rien que ce soir. J'aurais bien assez de temps pour ressentir la peine demain... Mon regard évolue sur ce qu'il m'entoure, mais chaque fois il revient à lui. Comme une pie par cette chose qui brille sous son bec. Il m'attire. Et c'est même surement bien plus que ça, mais ce n'est pas quelque chose qui se dit. Pas entre-nous ! Ce n'est pas le sujet, ni le but dans le fond. Mais ce soir plus que jamais, il est cette bouffée d'oxygène dont j'ai besoin pour continuer à vivre. A glisser sur le cours de la vie. Je n'aurais pas pu rêver mieux que de tomber sur lui ce soir. Ça en vient presque à dire que j'ai besoin de lui. Est-ce que j'en ai besoin ? Bizarrement l'idée me dérange moins, même si j'ai ce besoin d'indépendance face aux autres. Même si j'ai le sentiment qu'il faut que je brise ces chaînes. Mais dans le fond est-ce que je le peux vraiment ? Ce n'est pas comme si c'était ancré en moi depuis gamine. Réflexe d'un besoin constant d'un point fixe dans ma vie. Bien que je sais qu'il ne veut pas de ce rôle-là. Mais c'est plus fort que moi. Son attitude ne m'aide pas non plus à me retenir, à prendre du recul. A me raisonner.. Est-ce bien ? Surement que non ! C'est même annonciateur de pire, toujours pire.. Mais c'est plus fort que moi.

Je porte mon verre jusqu'à mes lèvres alors que je m'interroge sur ce qu'il peut bien se passer dans sa vie pour qu'il ai soudain ce changement d'humeur. Loin d'être conne j'ai bien compris que cela à un rapport avec son travail, mais quoi ? Et même si ma main stoppe ses caresses sur sa cuisse. Je la laisse à sa place. Comme si c'était là qu'elle devait être, même si c'est plus à moi que ça plait qu'elle soit là purement et simplement. Encore que,  je capte son regard qui descend dessus sans qu'il n'en dise rien, sans qu’il ne me repousse. Sa réponse qu'il accompagne d'un haussement d'épaule, comme pour me rassurer ou interrompre le fil de mes pensées ? Je ne cherche pas à en savoir plus. Pas que cela ne m'intéresse pas. Je serais tentée de dire que du moment qu'il s'agit de lui, tout m'intéresse. Même si jusque-là je m’en suis tenue à rien. Même si dans le fond ma curiosité sur sa vie n'avait pas pris le moindre terrain sur le reste. Aujourd'hui, je ne serais pas contre en savoir un peu plus de lui. Mais je sais que c'est lui qui mène la danse, il ne me donne que ce qu'il veut me donner. Et s'il ne s'étend pas sur le sujet, c'est que ça ne fait pas partie des choses qu'il veut partager. A une époque je m'en serais offusquée, mais pas là, pas avec lui ! Je respecte, j'accepte et ce n'est pas non plus la chose la plus frustrante que j'ai pu connaitre de ma vie. Encore une fois, pas parce que cela ne m'intéresse pas, mais je ne sais pas... c'est comme ça !

Je passe rapidement à ce nouveau sujet, ce nouvel intérêt ! Je m'en mords presque la lèvre alors que l'idée se dessine et germe dans ma tête, glissée subtilement par lui, un peu. Mais l'idée de me mesurer à lui dans un jeu -qui se veut de hasard- me plait. Surtout dans un domaine où je ne suis pas totalement débutante pour une fois. Même si cela reste avant tout un jeu de chance, quand il est question de strip poker. Des souvenirs de France qui remonte dans ma tête, de bons souvenirs bien que ma tête occulte volontairement la personne liée à ses souvenirs. Mais là, c'est différent. L'idée du jeu pimenté par la présence du blond qui me m'est dans une excitation toute particulière. Il n'en faut pas plus pour que je me redresse et m'avance déjà vers la fameuse porte, suivis du blond. Les places y sont restreintes, surtout lorsqu'il y a déjà deux hommes attablés. Je les saluts rapidement d'un signe de tête avant d'aller m'asseoir sur l'une des chaises libre près de l'un d'eux. Jed qui s'installe sur l'autre chaise à côté de moi et puis la blonde que je reconnais, qui viens prendre place face à nous. Le bout de ma langue qui passe entre mes dents, dissimulant un sourire alors que mon regard la suit lorsqu'elle s'installe. Il n'y aucune agressivité en moi. Juste du défi, tout comme elle. Mon regard qui passe sur l'un des hommes alors qu'il semble avoir un sourire entendu avec l'autre inconnu qui me fait tourner la tête aussitôt sur l'autre. Celui-là me regarde d'une façon loin de me plaire, je dois l'avouer. Pourtant je ne laisse rien paraitre. Laissant planer un air qui se veut pour une fois joué. Laissant planer le doute sur ma certitude et ma détermination. J'irais même jusqu'à dire que le seul qui me connaisse ici, ce trouve assis à côté de moi. Peut-être que mon jeu sera suffisamment bon pour leur faire croire qu'il n'y a pas à se méfier de moi !

Je croise mes jambes sous la table alors que le blond s'agite à côté de moi, retirant sa veste. Mon regard se pose sur lui, sourire sur les lèvres alors que je ne peux m'empêcher de le détailler une fois de plus. L'homme à côté de lui explique les règles. Ça ne change pas vraiment de ce que je connais déjà à la seule différence qu'ici le gagnant choisi le perdant. Ce qui peut vite tourner court si le ton est donné dès le début. J'ai plus qu'à espérer que la chance soit encore une fois avec moi, comme lors de mon initiation. Bien que j'avais plutôt mis ça sur le compte de la chance du débutant. Peut-être que je devais mettre ce soir sur la chance au jeu et le malheur en amour ? Les règles s'installent une à une, les choses se fixent alors qu'une certaine satisfaction de voir Doty nettement moins sûre d'elle d'un seul coup, s'installe au fond de moi et j'ai déjà la sensation d'avoir gagnée. Mais loin de rester sur une impression, j'attends de voir ce que la partie va donner. Surtout que j'ai bien sentis qu'il fallait que je fasse moi-même attention aux deux hommes qui jouent avec nous. Ils ne sont pas là pour enfiler des perles, très clairement, surtout lorsqu'il n'y a pas d'argent en jeu. La récompense se trouve ailleurs ! Avec la présence de deux femmes à la table de jeu, il est facile de comprendre quelle est l'appât. Mon attention qui se détourne sur Jed alors que je sens sa main contre ma cuisse pendant que je retire ma veste pour me mettre dans les règles du jeu. Mes doigts jouent avec mon verre alors que je lui souris lorsqu'il tente une pointe d'humour insinuant qu'il n'avait surement pas assez de fringue sur lui. « Je te prêterais le mien si tu veux. » Je lui fais un clin d'œil avant de détourner le regard sur les cartes qui se distribuent sous mon nez. Allusion qui n'a de mon point de vue rien à voir avec la fin de la partie, mais plutôt avec la suite de la soirée. « A moins que Doty se dévoue ? » Je me pince les lèvres faussement innocente, levant les sourcils vers elle. La jeune femme qui lève les yeux sur moi alors que je prononce ce qui se trouve être son surnom, les deux hommes très clairement intéresser par cette étape de la partie qui je vois jubiler sur leur chaises du coin de l'œil.

J'attrape mes cartes les dévoilant devant mon regard. Sans réellement chercher à les cacher au blond, car dans le fond il est le seul en qui je peux avoir confiance ce soir. Pas sûre pour autant de pouvoir compter sur lui. Puisque le défi initial étant de voir lequel de nous deux perdra le premier. Même si mon but à moi a légèrement changé entre temps. Je dirais plutôt que tout le monde est ma cible, mais dans un ordre à présent différent. La détermination de ne pas finir seins nus devant quelqu'un d'autre que Jed. Car six vêtements, cela revient à en arriver au soutient gorge, à moins de compter le porte-jarretelle, mais c'est clairement une merde à remettre juste pour du fun, le soutien-gorge restant le vêtement le plus pratique. A moins que je joue de mes bas, puisque les chaussettes sont autorisées ? C'est une solution que je n'exclus pas, gardant l'idée sous le coude en cas de besoin. Mon jeu qui se dévoile sous mes yeux. Pas réellement satisfaite de ma main. Je pose une première carte, la glissant jusqu'à l'homme qui m'en glisse une à la place que je remets dans mon jeu. Nouveau manège avec une autre carte. Ma main qui me satisfait nettement plus, même si elle reste loin d'être extrêmement bonne. Mais un brelan de huit ça reste pas dégueu. Le moment d'abattre les cartes à la vue de tous arrive. Et très vite, je comprends que l'homme à côté de Jed a le meilleur jeu avec un carré de cœur. Mon sourire qui n'a pas bouger, qui reste pendue sur mes lèvres. Ma capacité a resté ce que je suis depuis l'instant où j'ai franchi la porte qui m'étonnerait presque moi-même. Mais c'est ça l'effet du poker. L'expérience aussi, mais aussi cette chose-là dans le fond qui me pousse à adopter un visage qui n'est pas vraiment le mien, qui pourtant n'est pas totalement joué non plus. Qui prêche le pour et le contre. Laisse une part de bluff, bien qu'elle soit uniquement pour les quatre inconnus. Car Jed a suffisamment appris de moi et qu’il n’est pas suffisamment con pour ignorer le changement. « Aller ma belle, on commence avec toi. » Sourire satisfait qui s'affiche sur ses lèvres alors qu'il me regard laissant clairement comprendre que je suis la première à ouvrir le bal. Je penche un bras sous la table, commençant par mon talon droit. Mais yeux qui glissent dans ceux de Jed alors qu'il penche la tête vers moi au même moment. Je lève ma chaussure à la vue de tous en me redressant pour montrer que j'ai bien retiré quelque chose avant de le remettre au sol, légèrement en arrière de ma chaise. Les cartes qui se mélangent et se battent à nouveau à l'annonce du tour suivant.


 

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Lun 3 Avr - 0:01

Way down we go
Olivia & Jed

A l’instant où il quitte la chaise, son regard qui passe sur la nuque d’Olivia, qui marche devant lui, ouvrant la voie vers la salle du fond, vers un avenir encore flou, l’attention de Jed se déporte. Son épaule entre en contact avec celle d’un type, qui lui sourit en s’excusant et si ce n’est pas ce simple fait qui l’arrête, c’est ce qui suit. C’est la simplicité avec laquelle cet inconnu lui sourit, son esprit sans doute occupé par la jolie brune qui l’attend et qui lui ouvre les bras, en riant, alors qu’il lui chatouille la hanche en la serrant contre lui. Bizarrement, cet échange le met mal à l’aise, mais provoque aussi quelque chose en lui qui, jusqu’ici, lui semblait complètement inconcevable et, pourtant, ça prend son sens. Il s’arrête, une seconde ou deux, le temps d’observer le comportement de ce couple qui a l’air de se foutre du regard des autres, qui a l’air de vivre dans sa bulle, sans attendre quelque chose de spécifique de ce que demain apportera. Sourcils froncés, Jed tourne la tête pour s’occuper de nouveau de la silhouette qui se déhanche devant lui, ses talons qui lui donnent une démarche qui pourrait faire tourner de l’oeil le premier obsédé venu, qui attise juste son excitation déjà présente. Qu’elle réveille toujours, d’une facilité déconcertante qui le rendrait presque marteau à force de se demander comment c’est possible; comment une fille pareille peut le mettre dans un tel état de servitude .. Parce que c’est ça, clairement. Un regard d’elle, un geste, un souffle et Jed se transformerait presque en docile marionnette. D’une main qu’il se passe su le visage, puis sur la nuque, il lui tient la porte avant de rentrer dans la pièce, l’atmosphère qui tranche franchement avec la pièce principale. Ça sent le tabac, pas agréable comme il est habitué avec les clopes qu’il fume, mais celui de cigarettes d’une vieille marque dégueulasse. Ça pue l’eau de Cologne aussi et son regard tombe directement sur le sommet du crâne du type à côté de qui il se retrouve assit, parce que la fragrance qui lui colle la migraine vient de lui. Il la gueule d’un voyou, dans le genre Jason Statham et ça le perturbe profondément pendant quelques minutes; déjà, parce qu’il se demande comment il peut savoir qui est Statham, mais aussi parce que le mec lui ressemble même pas, à y regarder de plus près. Jed doit le fixer depuis trop longtemps, parce que l’individu en question finit par poser ses yeux sur lui, avant que son attention soit reportée sur la jeune femme qui entre et qui arrache un demi-sourire au flic. Par réflexe, il s’enfonce un peu dans sa chaise, croise une jambe sur l’autre et le bleu de ses yeux passe du profil d’Olivia à la face de Dotty, une main qu’il pose sur sa propre cuisse, l’autre qui vient récupérer la clope qu’il a glissé entre ses lèvres, avant de récupérer son briquet dans la poche de sa veste, sur le dossier, pour l’allumer.

Le poison s’infiltre dans ses poumons, lui arrache une mine presque réjouie alors que son voisin lui tire le cendrier pour le rapprocher, avant de lui quémander une cigarette. Dans un élan de bonté extrême, à croire que ce soir il a laissé ses habitudes de salopard au vestiaire, Jed lui en tend une, allant jusqu’à lui sortir le briquet qu’il enclenche, la flamme qui sort et vient lécher le papier. « Tu sais ce qu’on dit.. Le type le regarde en arquant un sourcil, pendant que Dotty s’installe et que chacun observe ses cartes. Celui qui allume, c’est celui qui encule. » Il entend un rire autour de la table, son regard qui passe sur la seconde jeune femme, avant de refermer le briquette qu’il range, fier de sa réflexion qui arrache un sourire moqueur à son voisin. Au moins, si Dotty ne se dévoue pas pour lui passer son soutien-gorge, elle est volontaire pour être le public de Jed et ses blagues pourries. Quoique c’est pas certain qu’il était vraiment en train de plaisanter, mais il laisse pas grand chose paraître.

La cigarette coincée entre les lèvres, il récupère ses cartes, se renfonçant dans son siège, il observe son jeu, pas franchement enjoué par sa main. Il dit rien, mais faut être honnête; les jeux de hasard, il déteste ça. Certes, ce-dernier ponctue plus ou moins sa vie, voire plutôt ses rencontres avec Olivia et quelque part ça l’amuse, mais.. Le fait est que Jed est un homme qui a un certain besoin de contrôle dans sa vie et laisser des choix aléatoires venir bousiller un ordre établi, ça le dérange profondément. Pas qu’il n’apprécie pas perdre la face, c’est même l’opposé. Jed confronte, provoque et énerve, mais toujours dans le but d’ouvrir la bagarre, parfois plus verbale que physique, dans le seul but qu’on lui prouve qu’il se trompe. M’enfin là.. Il sait pas pourquoi, il apprécie encore moins ce jeu qu’il trouve stupide, sans savoir si c’est parce qu’il comprend qu’Olivia est clairement meilleure que lui sur ce terrain, ou parce que les deux gros porcs à la table ont l’air franchement bien décidé à finir par foutre à poil sa.. Sa rien. Personne. Juste elle. Et si c’était Dotty, qui était visée, ça le dérangerait ? Probablement que non. Il s’en foutrait royalement et il serait même bien capable de se joindre à ces deux abrutis pour la faire partir au plus vite, juste histoire de voir si ses fringues mettent réellement en valeur ses formes où si ce ne sont que des artifices pour cacher ses défauts. Un peu de bling-bling pour camoufler il ne sait quoi. Et il s’en fout. Double pair. Il grimace, se lance dans la partie comme les autres, même s’il a l’air quand même un peu plus enjoué que Dotty qui, visiblement, doit avoir la pire main mais ne dit rien. L’échange de regards qu’elle a avec Jed en dit long sur ce qu’elle tient entre ses doigts, légèrement tremblant. Moqueur, le grand blond retire sa clope d’entre ses lèvres pour faire tomber la cendre dans le petit contenant en cristal, son pouce qui frotte sa lèvre inférieure pour en retirer un peu de tabac humide, quand le moment d’abattre ses cartes arrivent. Son regard passe sur ce qui se pose et il a presque envie de râler contre Olivia; il se serait attendu à ce qu’elle décroche un de ces abrutis, mais même pas. Un brin déçu, il soupire en jetant ses cartes sur la table, quand le type d’à côté, qui visiblement est en tête, tourne le regard vers la jolie rousse. Serrant les dents, Jed se tend un peu sur sa chaise, ses doigts qui agrippent sa clope, énervement qu’il contient maladroitement.

C’est pas de la jalousie. Parce que même s’il accepte, plus ou moins avec reddition, qu’il apprécie beaucoup Olivia, la jalousie n’est pas quelque chose qui entre en compte chez lui, qu’il développe aisément. C’est malsain comme émotion. Trop pour lui.. même pour lui. Non. C’est juste que Jed essaie de faire en sorte qu’Olivia se voit comme une femme, comme quelqu’un, comme une personne autonome avec ses choix et non comme un objet.. Et c’est apparemment comme ça que ces deux crétins la voit, s’amusant à la déshabiller alors qu’elle retire juste une chaussure. Ça, faut pas être trop con pour capter que le regard que les deux hommes lui jette à quelque chose de vraiment dérangeant, salace. Grinçant les dents, Jed souffle sa fumée, nerveusement. « Bon les chochottes, c’quand vous voulez.. La chaussure vous émeut à ce point .. » Il lève les yeux au ciel, patiente pour que son voisin, visiblement maître du jeu, se décide à reprendre les cartes. Dotty sourit, à croire qu’elle s’imagine que le fait que deux des trois hommes à table soient plus occupés par Olivia, elle pourra mieux s’occuper de lui. Parce que là, vraiment, avec le regard qu’elle lui lance, en coin, un regain de confiance en elle, Jed peut plus trop se faire d’idées sur ce qui se trame sous sa caboche.

Ses doigts passent sur sa nuque alors qu’il récupère son jeu, la partie qui continue. Neutre, il observe ses cartes sans rien dire, récupérant sa clope qu’il vient tapoter au-dessus du cendrier, avant de poser une carte pour en récupérer une autre et se retenir de sourire. Cette fois, le hasard a l’air de bien vouloir faire pencher la balance de son côté et Jed finit par jubiler quand arrive le moment de poser les cartes. Un carré. Jetant un oeil pour voir les jeux des autres, Jed se détend un peu, étire ses bras, les doigts croisés qu’il passe sur l’arrière de son crâne en secouant son pied, sa jambe toujours croisée sur l’autre, observant le type à gauche d’Olivia. « Comme l’a dis ton pote tout à l’heure.. Allez ma belle.. » Jouant des sourcils, Jed continue de fixer le type qui grince un peu des dents. Comme pour pas se démonter, ou bien prouver quelque chose, le mec finit par afficher une mine satisfaite en retirant son t-shirt. Ce que Jed ne manque pas de remarquer, c’est qu’en retirant le tissu, il jette un regard à Olivia, comme pour s’inquiéter de savoir si elle le regarde pendant son pseudo strip-tease et Jed se contient, la pointe de sa langue qui passe sur sa lèvre inférieure. En revanche, il retient mal son geste, un peu brutal, alors qu’il écrase son mégot dans le cendrier. Un léger rire survient à sa droite, alors qu’on récupère les cartes pour les battre. Par réflexe, alors il sort une nouvelle clope, sans l’allumer, sa main glisse sous la table, donnant l’illusion de se poser sur sa cheville, qu’il remue, alors que ses doigts viennent se poser sur le genou d’Olivia, agrippant légèrement le tissu de sa jupe, sans la regarder.  

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Mar 4 Avr - 23:55




Way down we go
Jedia
J’observe les cartes se poser l’une après l’autre devant moi. Pas de façon parfaite, mais ce n’est pas le but, du moment qu’elles sont là. L’autre type qui demande une cigarette au blond alors qu’il allume la sienne, me décrochant une légère grimace. Je n’avais pas souvenir qu’il fumait autant, hors c’est la seconde qu’il s’allume en peu de temps. Pas que j’ai envie de contrôler le truc, mais c’est surtout qu’une ou deux de façon plus ou moins espacé, cela ne me dérange pas, physiquement parlant j’entends, mais d’être en plus juste à côté de lui va fatalement faire venir la fumer dans ma direction, surtout dans une pièce close. Jed sort même son briquet pour allumer sa cigarette à l’autre, attitude qui me fait lever un sourcil sous l’étonnement. Il ressemble presque à un homme galant, c’est étrange, voir louche. Sa petite blague qui me fait sourire, mais qui fait clairement rire la jeune femme face à nous. Mon regard neutre qui se pose sur elle alors qu’elle m’apparaît soudain ni plus ni moins comme une cruche. Ce genre de gourde ou rien ne passe entre les deux oreilles à part du vent. Qui ne se base que sur un physique qui n’est peut-être même pas vrai… D’un geste de la main j’attrape mes cartes, tout en me raclant la gorge. Jeu que je change et qui me donne une bonne main, mais pas assez pour que je remporte ce premier tour, étant même la première à devoir retirer quelque chose. Je fais sauter l’une de mes chaussures, histoire de commencer soft. Mais aussi de ne pas finir en sous-vêtement trop rapidement. Celui à la droite de Jed, qui est censé battre et distribuer qui se stoppe dans son mouvement, comme s’il s’attendait à un strip-tease intégrale dès ce tour-ci. La façon qu'a le blond de la ramener à la réalité me fait clairement sourire, surtout lorsqu’il manque de renversé le cendrier sur la table en y écrasant son mégot un peu trop violemment. Je me laisse aller contre le dossier de ma chaise et mes yeux tombent sur Doty que j’aurais presque pu oublier si elle n’était pas en train de regarder Jed de cette façon. Elle aussi était littéralement en train de le foutre à poil mentalement et soyons franc, c’était loin de me plaire !

J’abattais ma main sur la table d’une façon plus violente que de raison en attrapant mon nouveau jeu de carte dans l’unique but d’attirer son attention et qu’elle cesse de le regarder de cette façon. Mon regard qui déviait déjà sur mon jeu, alors que ma main n’était pas extraordinaire, mais pas misérable non plus. Bien que même en changeant des cartes, c’était impossible a remonté a moins d’avoir une suite, mais même là c’était loin d’être assuré. Alors j’attendais simplement, me préparant mentalement a déjà devoir retirer autre chose si c’était l’un des deux inconnus qui emportait encore cette manche. Au moment de voir les cartes des autres, j’étais soulagée de voir que c’était Jed le vainqueur, bien que je n’étais pas encore sûre qu’il soit réellement de mon côté. Mais je l’espérais. Il se tourne dans ma direction et ce n’est pourtant pas sur moi que son regard se pose, mais sur l’homme après moi et je me pince les lèvres pour ne pas rire lorsqu’il lui annonce qu’il doit retirer un vêtement. Je tourne la tête pour regarder le brun à ma gauche qui tire déjà sur son t-shirt. Et son regard qui au final ne me quitte pas, me fait lever les yeux au ciel tout en soupirant détournant le regard, clairement pas intéressée. Par contre Doty, elle a l’air clairement en chiant, car elle, n’hésite pas une seule seconde à regarder et je vois même son regard qui le détaille. Ma foi, si elle pouvait changer de cible, ça m’arrangerais. Les bords de mes lèvres s'étirent légèrement lorsque je sens les doigts de Jed venir sur mon genou. Je me racle la gorge aussitôt portant mon poing fermé devant mes lèvres dans l'idée de politesse alors que c'est dans l'unique but de bouger de position. Mon buste que je penche en avant pour venir poser mes coudes sur le bord de la table. Une main qui vient retenir ma tête alors que j'observe la distribution des cartes. Mon autre main que je viens laisser pendre dans le vide au-dessus de celle du blond. Je lève un peu la cuisse pour remonter ma jambe afin que mes doigts entre en contact avec le dos de sa main. Douce caresse de mon épiderme sur le sien qui éveille mon excitation, mon envie de lui. Mes doigts qui jouent lentement le long des siens, en traçant le contour dans un sens, puis entamant l'autre pour finalement venir entrelacer mes doigts aux siens quelques secondes. J'en viens presque a regretté cette idée à la con. L'envie de sortir d'ici avec lui dans l'unique but de répondre à l'éveille de mon corps qui me rend impatiente.

Les tours qui finalement s’enchainent et Doty qui s’effeuille plus rapidement que ce que je pensais. Surtout que finalement, je ne suis pas la seule à lui demander de retirer ses fringues lorsque j’emportes la main. Les deux autres s’y mettent aussi. Est-ce dans l’unique but de la voir à poil, ou pour s’en débarrasser plus vite ? Je ne sais pas, quoi qu’il en soit. Il ne lui reste rapidement plus que sa petite culotte sur le dos, alors que je n’ai pour le moment retiré que ma chaussure. Bien que ce soit finalement un jeu clairement en ma défaveur, puisqu’une fois la jeune femme partie, ils vont être deux sur moi ! C’est donc une autre tactique de jeu qui sera à adopter une fois que la blonde aura quitté la table. Bien que soyons honnêtes, vu qu’elle est seins nus, le regard des deux autres pervers n’est plus aussi dérangeant sur moi, puisqu’ils sont plutôt occupés à la mater elle. Et je prends grand soin de ne pas regarder Jed, ne voulant pas m’assurer qu’il ne la regarde pas. Je n’ai pas le droit de lui interdire, après tout, il n’est pas mon copain, je n’ai pas de mot à dire sur ce qu’il fait ou qui il regarde. Qui il baise même. Bien que l’idée de l’imaginer avec une autre me dérange très franchemernt. C’est le genre de pensées que je préfère ranger dans une case quelque part là-haut et ne pas ressortir. Mais forcer de reconnaitre qui a rien qui dit qu’on doit être exclusif. Moi-même je ne l’ai pas été puisque j’ai connu Alexis et Angel, bien que plus le second que le premier. Le premier restant une erreur, même si ce n’était pas forcément mauvais. Mais il avait l’âge d’être mon frère et cette idée me foutait mal à l’aise. Mes yeux déviaient sur le blond alors qu’il était encore en train de ce griller une cigarette. Je ne savais pas à combien il en était, ayant arrêté de compter à partir du moment où il avait sortir la troisième. Bien que la fumée était clairement en train de me déranger, la pièce n’ayant pas été ouverte ni aérée depuis que nous y étions entrés, les deux autres s’y étant également mis… Je remuais une main devant ma bouche et mon nez en toussant lorsqu’une nouvelle vague de fumée blanche était parvenue jusqu’à moi. Le jeu qui ne stoppe pas et les cartes s’abattent à nouveau sur le velours vert, montrant clairement que ma main l’emportait. Je me penche alors en avant, posant mes coudes sur la table, mon doux sourire qui ne quitte pas mes lèvres alors que mes yeux fixent déjà Doty. « Bonne soirée Doty. » Je lui fais alors un clin d’œil alors qu’elle m’incendie du regard en se levant lentement pour retirer son dernier vêtement, avant de sortir tête haute, comme si cela ne l’atteignait pas.

Je me redresse en soupirant, étirant mes bras au-dessus de ma tête alors que le croupier de la soirée récupère les cartes pour lancer un nouveau tour. « Ça vous dérange si on fait une pause ? » Je regarde les trois hommes l’un après l’autre, bien qu’en fait je n’attends pas vraiment une réponse. « Non car bon on a tendance à oublier que dans ce fumoir, il n’y a pas que des tabagistes et vos verres sont vides ! » Sans attendre la moindre réponse je me lève de ma chaise posant ma main sur l’épaule de Jed pour prendre appuie le temps de remettre ma chaussure à mon pied et j’attrape ma veste pour aller affronter la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur. L’un des gars qui proteste alors que je marche déjà vers la porte. « C’est bon détends toi ma belle, j’reviens ! » Je lève les yeux au ciel en me tournant vers lui pour lui faire face. « Si tu veux il m’accompagne.. Je designe le blond d'un mouvement du menton. Comme ça tu seras sur qu’il me ramène ! » Ou pas… Car l’idée de quitter définitivement la partie s’immisce un peu plus dans mon crâne alors que Jed est en train de remettre ses pompes dans l’idée de me suivre pour lui prouver qu’il peut comptait sur lui pour me ramener. Il va vraiment être assez con pour croire ça ? Après tout, ce n’est pas comme si j’avais remis toutes mes affaires et qu’il était plus que facile pour moi de me tirer de ce bar ni vu ni connu. Je m’avance à travers la foule jusqu’à gagner l’entrée des lieux et j’ai l’impression que mes poumons s’ouvre enfin alors que le vent frais s’engouffre dans mes narines. Je resserre mes bras aussitôt sur moi pour faire face au frisson de froid qui vient remonter le long de ma colonne vertébrale. Je m’avance un peu, me décalant même lorsqu’un groupe sort juste après moi, Jed juste après eux, déjà la clope au bec même s’il ne l’a pas encore allumée. Sourire qui glisse à nouveau sur mes lèvres lorsqu’il s’approche de moi tout en sortant son briquet pour l’allumer. « Tu sais, si tu t’ennuie ou si c’est juste pour t’occuper la bouche ou les mains que tu fumes autant… Je m'approche de lui, mon sourire qui ne m'a pas quitté ou très rarement depuis le début de cette soirée. Je desserre mes bras pour venir attraper son t-shirt et venir le coller a moi, visage lever vers lui. occupe les autrement ! » Le sous-entendu est là. Je n'attends pas sa réponse pour céder à mon envie de venir nicher mes lèvres dans son cou, y commençant une lente série de baiser remontant jusqu'à la limite qu'il m'est possible d'atteindre à la vue de notre différence de taille, laissant mes mains venir sur ses hanches. « Et si on partait ? » Dis-je finalement dans un murmure près de son oreille en me tendant un peu sur la pointe des pieds. Je recule mon visage pour poser mes yeux pleins de malice sur lui, soudainement emballer par l’idée de faire autre chose que de retourner à l’intérieur pour terminer une partie de carte.


 

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Mer 24 Mai - 17:02

Way down we go
Olivia & Jed

Le sentiment, idiot, d’être coincé dans un mauvais polar ne le quitte pas, il aurait même tendance à se renforcer quand il capte les échanges de regards qui se font autour de la table. Manquerait plus un flingue qui traine au centre de la table, pour que la partie de poker prenne un peu plus des airs de roulette russe, parce que pour être honnête, Jed a plus l’impression d’être regardé comme l’ennemi à abattre, que joueur lambda. Même pas un bon, il a pas la prétention de se désigner comme talentueux, parce qu’il joue rarement aux cartes, rapport au fait qu’il ne supporte pas vraiment le hasard. S’il arrive à garder ses fringues sur son dos, c’est principalement parce que les deux abrutis qui trainent à la table sont plus intéressés par les deux filles présentes, encore que pas de la même manière. Y en a une dont ils essaient vraiment de se débarrasser, histoire de faire durer le plaisir avec la seconde. Ça aurait tendance à le rendre barge, mais Jed se contient comme il peut, se contentant de manquer d’exploser le cendrier quand il repose sa clope dedans, ou ce qu’il en reste, parce qu’à force de tirer dessus avec l’avidité d’un affamé, elle dure pas plus de trois secondes. Et pourtant, il se refuse à décider des raisons qui le pousse à fumer comme un taré, au point de presque réussir à se coller une migraine. Admettre qu’il est jaloux, ça serait donner trop d’importance à ce qu’ils sont, ou ce qu’ils ne sont pas, justement. Pourtant c’est bien ça qui se dessine sous ses yeux, impuissants, tandis qu’il capte un énième regard du mec à gauche d’Olivia sur cette-dernière. La partie menace de tourner au cluedo grandeur nature, à la différence prêt qu’on saura surement directement qui a tué qui avec le chandelier dans le fumoir dégueulasse. Putain, l’odeur même de sa propre clope finit par l’écoeurer, pourtant il continue, jusqu’à en vider son paquet, puisqu’il a filé l’avant-dernière à cet abruti même pas reconnaissant de l’effort de sociabilité de Jed.

Et la partie s’enchaine, les cartes s’échouent sur la moquette verdâtre, un peu grisée par endroit par de la cendre, les mains s’échangent. Chacun à au moins gagné une fois, même si celle qui perd le plus reste Betty et c’en est presque dommage; Jed s’est imaginé qu’elle serait un peu plus difficile à évincer, visiblement il ne lui plaît pas suffisamment pour qu’elle se démène pour rester. Tant pis. Ça ne l’empêche pas de s’autoriser un regard vers elle, ou plutôt sa poitrine, quand elle perd le haut, bien qu’il lui lance un regard franchement déçu. C’était donc juste de l’esbroufe. Betty est le genre de femme qui est bien plus intéressante habillée que dénudée, contrairement à la rousse à ses côtés, même s’il paraît clair, maintenant, qu’y a pas que pour son corps nu que Jed s’intéresse à elle. Ça le différencie au moins des deux porcs qui lorgnent sur elle. Ces types n’ont aucun talent, c’est presque risible; ils ne sont même pas capable de cacher leurs intentions. Il suffit d’un échange de regards complices entre eux, surprit par Jed pour que ce-dernier comprenne franchement qu’elle est leur nouvelle directive de jeu. Et ça lui déplaît. Fortement. Pourtant il la boucle, se contente de repousser ses cartes pour que le croupier les récupère et de regarder Olivia, quelques secondes, quand il sent le bout de ses doigts sur le dos de sa main. C’est un putain de réflexe, un mécanisme qu’il a pas vu venir. Ses doigts sur son genou. Il s’est même pas vraiment rendu compte que sa paume était encore sur le tissu de sa jupe, bien que ça ne soit pas pour lui déplaire. Relevant le nez vers la table, il finit par arrêter les caresses pour appuyer ses coudes sur la moquette verte, qui lui irrite un peu la peau, tandis qu’on évoque la possibilité d’une pause. Ça l’arrange.

« C’est vrai qu’avec toute la salive que vous perdez depuis le début de la partie, vous d’vez avoir soif les mecs. » Il s’humecte légèrement la lèvre inférieure en retenant un sourire franchement moqueur, jouant du bout des doigts sur le carton abimé de son paquet de clopes, vide. Fasciné qu’il est par sa nouvelle occupation, Jed met un moment à comprendre pourquoi on le dévisage, l’obligeant à tourner la tête vers Olivia qui s’éloigne déjà. Les deux autres ont l’air d’attendre qu’il se bouge, pour aller la chercher. « Non mais vous avez cru que j’étais son cabot ? » Néanmoins quand le type à sa droite simule un mouvement pour se lever, surement dans l’optique de rejoindre Olivia dehors, Jed pose brutalement sa main sur son épaule, ses doigts qu’il enfonce dans sa clavicule pour l’obliger à se rassoir en même temps qu’il se redresse. « J’ai pas dis que j’allais pas sortir. » Secouant la tête, Jed fourre machinalement son paquet de clopes vide dans la poche de sa veste, qu’il récupère sur le dossier après avoir remis ses chaussures.

L’air frais lui prend à la gorge alors qu’il s’échappe, retrouvant une cigarette au fond de sa poche, qui l’émeut presque autant qu’Arthur trouvant Excalibur. Ou peut être pas. La porte claque dans son dos, son regard qui suit le groupe, qui marchait devant lui, s’éloigner avant de se porter sur le joli minois de sa belle rousse qui se plante devant lui. Un sourire vient colorer son visage d’une lueur particulière, ses bras qu’il laisse glisser autour des épaules de la jeune femme, sa clope toujours coincée entre ses doigts. « T’as pas cru que je te rejoignais pour te ramener là-dedans, quand même ? dégageant seulement un bras, il glisse sa main dans sa poche, pour sortir le paquet vide.. Ou presque. Quelques cartes sont glissées dedans. Tu crois qu’ils en auront besoin ? » Il penche un peu la tête, appuyant son menton contre la tempe d’Olivia, son visage niché dans son cou, les baisers sur sa peau qui réveillent son épiderme. Toujours. Sans attendre de réelle réponse, Jed balance le jeu dans la poubelle près de la porte, embarquant la jeune femme pour s’éloigner du club. Son regard passe sur les groupes de jeunes qui rient fort en traversant, en se bousculant sur le trottoir. Et de nouveau, ça le bouscule, ça le titille et il déglutit, difficilement, parce qu’il n’a pas de verre, cette fois, pour faire passer la pilule. Olivia marche un peu devant lui, parce qu’elle connaît surement mieux le chemin vers leur prochaine destination, aussi il attrape sa main, tire sur ses doigts pour l’attirer vers lui. Ses mains se posent sur son cou, caressent de velours, tandis que ses lèvres s’emparent des siennes. Baiser différent, vif, cru.
Sincère.

Rompant l’échange, doucement, avec la délicatesse d’un souffleur de verre prêt à admirer son oeuvre, il glisse ses doigts dans ses cheveux pour la regarder avant de lui montrer sa nouvelle caisse d’un mouvement de tête. Il a beau se la jouer unique, Jed reste un type et sa bagnole c’est un peu une fierté, surtout quand elle a enfin de la gueule et que ça ressemble pas à une poubelle ambulante. Clefs en main, il se la joue faussement gentleman en lui ouvrant la portière, même s’il n’attend pas qu’elle grimpe dedans, contournant le véhicule pour se glisser sur le siège conducteur, la main sur l’appuie-tête du siège passager, pour observer Olivia. « Faut que j’te dise.. » Il en dit pas plus pourtant, son regard qui passe sur le gilet qui traine sur la banquette. Merde. Elle fait chier, même quand elle est pas là elle lui casse les couilles. Il veut ignorer le souvenir encore frais, mais quand Jed reporte son attention sur Olivia, elle a déjà remarqué le vêtement. C’est pas non plus comme si ça l’inquiétait, non ? Il attend pas vraiment un commentaire, ou du moins par précaution il démarre la voiture, histoire qu’elle ait pas en tête l’idée tordue de descendre.. pour les raisons de son choix. Oui, ça s’apparente à un kidnapping, mais c’est pour son bien à elle. Parce que l’air de rien, il est sérieux, il a vraiment un truc à lui dire. « J’espère que tu seras un meilleur copilote que le précédent. » Non, c’est pas pour épiloguer sur l’adresse exacte de l’hôtel où elle crèche qu’il fait tout ce mystère à deux balles. Quoique.. 

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Mer 24 Mai - 23:00




Way down we go
Jedia
Je dois bien le reconnaitre, elle a réussis à m’énerver cette Doty. Rien que par sa façon de le regarder, comme s’il était acquis, déjà à elle. Confiance qui transpirait de son regard alors qu’il puait simplement la bite en temps normal, ce n’était pas étonnant dans le fond… Mais c’était sans rajouter le regard qu’il avait eu sur elle au moment où elle avait retiré le haut. Il avait regardé ses seins et ce simple regard avait réussi à me refermer comme une huitre, bien que dans le fond, ma réaction n’avait aucun sens… J’avais pourtant gardé mon sourire sur mes lèvres, surement un peu plus jaune qu’avant. Sa main sur mon genou n’avait pas suffi à me détendre complétement, je commençais même à sentir cette tension qui me tirait dans le dos, me rendant pénible la position assise dès lors j’avais commencé à bouger un peu plus sur mon siège, montrant surement une forme d’impatience par la même occasion. Si l’idée de foutre Jed à poil part ce moyen, de voir deux abrutit et une connasse entrer dans le jeu, avait clairement gâché mon attrait. De mes doigts j’allais jouer sur la main qu’il avait glissée sur mon genou, trouvant une forme de détente à ce geste qui me semblait si familier. Comme une habitude vite prise, mais le contact de sa peau contre la mienne me faisait toujours le même effet. A savoir cette multitude de papillons qui s’emparent et s’envolent de mon ventre, rendant mon âme plus légère, mais mon cœur surement un peu plus lourd.

Lorsqu’il rompt le contact et que Doty a enfin quitté la pièce, je suis comme rappelée à la réalité. L’odeur de cigarette de ce fumoir qui s’est littéralement incrusté dans mes cheveux et mes vêtements, m’annonçant un mal de crâne pour les deux jours à venir au moins… Je demande à ce que l’on fasse une pause, même si je n’attends pas vraiment la réponse de qui que ce soit, m’éclipsant déjà par la porte alors que je n’attends même pas de vérifier que quelqu’un s’assure de me suivre. Même si j’espère que Jed va le faire. L’air frais à un effet radical sur mes poumons, comme si je pouvais de nouveau respirer. Cette sensation d’étouffer qui c’était enfin envoler pour une sensation que je connaissais mieux. Je lève le regard sur le blond qui s’approche de moi, clope entre les doigts. Je lève les yeux au ciel un sourire qui s’affiche pourtant sur mes lèvres alors qu’il est là, avec moi, peut-être pas pour moi, mais avec c’est déjà pas mal ! Il vient placer ses bras sur mes épaules, me donnant une sensation de quelque chose que nous ne sommes pourtant pas. Mais qui n’est pas pour me déplaire. Il va chercher quelque chose dans l’une de ses poches, en sortant quelques cartes tout en me demandant si je pense qu’ils vont en avoir besoin. Je secoue un peu la tête tout en rigolant un peu. « Tu les as depuis quand ? » La réponse n’est pas vraiment important, mais je veux juste savoir si ça à un rapport avec le moment où il a commencé à avoir une meilleure main. Histoire de déterminer si c’est le fruit du hasard pur et dur, ou provoqué. J’en profite pour aller nicher mes lèvres dans son cou, histoire d’y déposer une série de baisers. Mes lèvres et surtout mon corps. En manque du gout de sa peau.

Il suffit d’une fraction de seconde pour qu’il m’embarque avec lui, m’entrainant dans la rue pour partir loin de se club alors que je viens de lui en faire la proposition. Je marche devant lui à la distance d’une enjambée tout au plus. Sa main se referme alors sur la mienne alors qu’il tire sur mon bras au moment où je me retourne sur lui pour voir ce qu’il veut. Mon corps qui vient percuter le sien alors que son autre main se referme sur mon cou tandis que ses lèvres viennent prendre les miennes. Réveillant la profonde chaleur sommeillant doucement dans le creux de mon ventre. Je ferme les yeux pour savourer ce baiser qu’il m’offre. Baiser différent, comme s’ils ne pouvaient jamais être pareil avec lui et pourtant ils me paraissent plus sincère chaque fois. Mon cœur tambourine jusque dans mes temps alors que tout mon corps s’éveille pour lui, uniquement pour lui. La chaleur de mon corps qui n’a rien à voir avec l’alcool que j’ai pu boire ce soir. Lui seul en est à l’origine. Lui et la profondeur de mes sentiments que je ne me donne pas encore vraiment le droit de ressentir bien qu’enfin consciente de leur présence.

Ses lèvres s’écartent de moi, doucement tandis que ses doigts se glissent dans mes cheveux. Je n’ouvre pas les yeux tout de suite, profitant encore des effets que ses lèvres ont sur les miennes, mais surtout de l’effet qu’il a sur mon être. Lorsque je les ouvre enfin, il me fait un signe en direction d’une voiture. Je lève un sourcil tandis que je le vois en sortir les clés de sa poche et marcher vers elle. Une fois proche du véhicule il m’ouvre la portière, me laissant un peu perplexe sur ce geste, pourtant je ne dis rien le suivant du regard alors qu’il contourne le véhicule pour passer derrière le volant. Au moment où je regarde à l’intérieur de la voiture pour y grimper, j’aperçois ce gilet qui attend sagement sur le siège. Je grimpe dans le véhicule, récupérant le vêtement pour ne pas m’asseoir dessus alors que mon attention est attirée par le blond qui doit visiblement me dire quelque chose. Il démarre la voiture tandis que je claque la portière, le gilet toujours dans la main. Je lève un sourcil lorsqu’il me parle du précédent copilote. Un léger rire qui traverse ma gorge alors que je ne sais pas vraiment quoi penser sur le fait de trouver un gilet de femme dans sa voiture. Ma conscience qui s’évertue à me dire qu’il ne me doit rien, que nous ne sommes pas ensemble et qu’il fait donc bien ce qu’il veut. « La précédente tu veux dire. » Je lui balance alors le gilet en pleine tronche. « Il parait que les femmes ont pas vraiment le sens de l’orientation. » Je repose mes yeux sur lui au moment où il balance le gilet à l’arrière de la voiture, posant son regard sur moi. « Je risque quoi si j’nous perd ? » Doux sourire qui pointe à nouveau sur mes lèvres alors que l’espace clos de sa voiture a un nouvel effet sur moi. Sans parler de cette odeur de cuir neuf qui invite littéralement à la débauche. Peut-être un peu l’alcool aussi qui à ôté une ou deux barrières… rien de bien méchant. Je lâche alors mon sac à mes pieds, passant rapidement par-dessus le frein à main pour me retrouver au-dessus de Jed, mes cuisses entourant les siennes de chaque côté du siège tout juste assez large pour me le permettre. Mes mains venaient alors s’agripper à ses épaules alors que je plongeais mon regard dans le sien, un sourire malicieux de nouveau sur les lèvres. J’approchais mes lèvres de son oreille, lui chuchotant. « Autant prendre ma punition dès maintenant, avec un peu de chance j’en aurais une autre plus tard. » Je glissais alors ma langue entre mes lèvres pour venir taquiner sa peau, pour finalement venir suçoter le lobe de son oreille alors que je me collais un peu plus à lui.


 

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Sam 27 Mai - 19:12

Way down we go
Olivia & Jed

Le silence revient, s’installe, prend ses aises et s’étale même, laissant à Jed le temps de profiter, quelques instants sans doute plus court que ce qu’il s’imaginer, des traits d’Olivia contre lui. Il imprime sur sa rétine chaque détails, réflexe presque conditionné qu’il s’est découvert à la seconde rencontre; à croire qu’il se prépare, chaque fois, à un Alzheimer éclair et qu’il s’entête à retenir chaque petit grain qui constitue sa peau, pour que ça reste. Pour que ça se colle quelque part dans sa cervelle et que ça le quitte plus, que ça reste comme un souvenir, comme un arrière-goût, qu’il soit capable de dire qu’il la connaît, même quand sa mémoire fera défaut. Il s’occupe l’esprit de son visage souriant, de ses pommettes roses, de ses grands yeux verts; qu’elle soit comme cet air qu’on entend qu’une fois à la radio, qui s’incruste, qui revient constamment quand on s’y attend pas, surtout quand on s’y attend pas. Parce que quand c’est un morceau qu’on aime, c’est un peu plus agréable, un peu inattendu et délicieux. Olivia est comme son air de musique préféré; elle lui tourne dans le crâne quand il s’y attend pas. C’en est presque charmant, malheureusement c’est terriblement cliché et niais, mais pour une fois il s’en fout. Un sourire vient perler au coin de ses lèvres et il jette les cartes en faisant mine de réfléchir. Admettre qu’elles sont en sa possession depuis quelques parties, c’est reconnaître qu’il a triché et qu’il ne doit ses petites victoires qu’à son audace et sa malhonnêteté.. Mais Jed est un type franc, quand bien même ses actes portent à confusion, aussi il minaude un peu avant de répondre clairement, jouant sur une mine d’enfant boudeur qu’on vient de prendre sur le fait alors qu’il allait commettre une bêtise. « Disons que j’avais une carte à un moment donné.. Mais que les autres je les ai prise en partant, histoire de les emmerder un peu. » Son estomac se tord, sa gorge le démange et un rire finit par difficilement passer les barrières de ses lèvres pincées. Quelque chose de grave, de profond et d’à peine audible. Jed ne sait pas vraiment s’esclaffer de bon coeur, ce n’est pas quelque chose qu’on lui a vraiment appris; il ne se permet de rire que quand il vient de coincer quelqu’un ou pour ouvertement se moquer. Que des éclats forcés en somme. Mais avec elle, il est bien obligé de prendre conscience qu’il ne se force pas à grand chose et c’est peut être ce qui explique son comportement si étrange, si contradictoire. A souffler le chaud et le froid, surtout le chaud quand il ne se rend pas vraiment compte qu’il se laisse aller, sincèrement et qu’il pourrait, en cessant d’agir comme on aimerait qu’il soit, être parfaitement assorti à la jeune femme. Et non plus seulement les deux faces d’une même pièce.. Plutôt des pièces de puzzle qui, associées, forment un ensemble cohérent.

Et c’est sous le coup de ce sentiment de cohésion, cette sensation d’harmonie presque parfaite, qu’il l’arrête et l’embrasse. Baser savoureux s’il en est, bien plus que ceux qu’il a connu depuis le premier. C’est ça le secret sans doute; Olivia est une perpétuelle première fois. De découverte en re-découverte. De bousculade en rejet. D’affection toujours, sincère, tangible, douloureuse presque. Jed ne sait apprécier ces instants qu’une fois qu’ils sont passés, pourtant cette fois et sans doute parce qu’ils sont loin de Lakeview, il se prend à profiter du moment, de cette main qu’il attrape, de ce cou qu’il serre délicatement sans pression et de ces lèvres qu’il goûte, encore. A l’infini. La saveur identique qui semble toujours nouvelle quand elle se dépose sur sa langue. Il l’a dans la peau. Ça le démange et il se rend bien compte à quel point quand ils reprennent le chemin, vers sa voiture cette fois, et qu’elle est un peu éloignée de lui.
Elle pourrait partir. Elle devrait partir. Sans lui. Et il est bien là le problème; Jed n’en a pas envie.

Aussi l’habitacle de la voiture à quelque chose d’un cocon, une apparence fugace sans doute pour cacher la réalité; il voudrait que ce soit une prison, qu’elle ne puisse plus s’échapper et ce simple fait l’étouffe. L’écrase. Et le gilet d’Ellie n’a plus aucune importance, encore moins sa présence dans le véhicule quelques temps avant. Son regard passe sur les traits d’Olivia, sur ce qu’il décèle chez elle quand elle observe le tissu, qu’elle lui balance machinalement dans la gueule. Il dit rien, se contente de sourire en haussant les épaules, comme pour lui signifier qu’elle est ridicule, même si cette pointe de jalousie aurait tendance à lui plaire. C’était marrant pendant la partie de poker, mais là c’est aussi attirant. Paradoxalement, Jed sait que le long terme ça pourrait facilement l’agacer, mais à cet instant présent, ça lui plaît de savoir qu’elle ne supporte pas l’idée qu’il soit avec d’autres.

« Ça c’est des conneries de machistes. Même si la précédente copilote se perdrait assez facilement dans sa propre poche, j’ai espoir pour le reste de la société féminine. » Vérité qu’il tamponne d’un coup de poing léger sur le volant, avant de tendre le bras pour l’appuyer sur l’appuie-tête du siège qu’Olivia occupe et qu’elle ne tarde pas à quitter. Sans un mot, Jed se contente de la regarder se mouvoir, délicatesse relative, souplesse féline qui a son effet sur sa personne. De sa main libre, puisqu’il lâche le volant, il glisse des cheveux roux derrière son oreille en la regardant, faisant mine de réfléchir. Son bras quitte l’appuie-tête, ses doigts qui tâtonnent pour couper le contact et se poser sur sa hanche, jouant du tissu qui couvre sa peau tendre. « Tu risque que je t’abandonne sur le bord de la route ? » Moqueur, il recule un peu la tête pour la regarder quand ça le prend à nouveau, cette boule bizarre qui rend ce moment intense et sensuel presque trop … Sentimental. Merde. Il gère pas ces conneries et il tousse légèrement, cachant ses lèvres derrière son poing serré avant de la regarder, encore, sans pouvoir se lasser.. Sans vouloir se lasser. A quoi bon vouloir réfréner quelque chose qui, finalement, lui apporte surement ce qu’il n’a jamais pris le temps de vraiment chercher ? Il va pas dire que c’est parce qu’il l’attendait, parce que ça se trouvait là quelque part et qu’il l’avait encore jamais rencontré mais.. Merde. Olivia existe. Et c’est bon.

Ses mains glissent sur ses joues, ses doigts qui s’emmêlent dans ses mèches rousses qui dégageant les traits de son visage, qu’il peut de nouveau apprécier sans gênes. « Tu fais chier Olivia.. Ça commence un peu mal, mais même si les mots son mal choisis, le ton avec lesquels ils sont dis, donnent plus des airs de plainte que de colère. J’ai pas besoin d’une Dotty, t’es là.. Les aveux ne sont pas vraiment son fort. Comment lui dire, clairement, que Dotty et les autres ne l’intéressent pas, simplement parce qu’Olivia est entrée dans son champs de vision. Que les autres sont fades, que c’en est écoeurant, simplement parce qu’il peut glisser ses doigts dans ses cheveux, caresser sa peau, embrasser ses lèvres et se délecter de ses soupirs? Je suis pas là pour profiter que de quelques jours avec toi, tu comprends ça ? Et il penche un peu la tête, vers elle, comme pour essayer de faire en sorte qu’elle saisisse où il veut en venir, parce que même lui a du mal. J’promets pas que ça sera parfait, que ça sera éternel et ces conneries.. Mais j’ai envie d’essayer .. avec toi. » Pour toi, parce qu’elle vaut le coup, c’est certain. Parce qu’il s’est pas amusé à sortir cette fille de façade de sa coquille pour qu’elle aille se pendre au cou d’un autre, du premier abruti qui passe. Il a pas façonné ses bras, ses mains, pour qu’elle aille les enrouler autour d’un autre buste que le sien. « Toi et moi. » Qu’il chuchote en cheminant de son cou jusqu’au lobe de son oreille, ses lèvres qui effleurent sa peau, s’imprègne de sa chair de poule, ses mains sur ses hanches, son corps contre le sien.

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Dim 28 Mai - 22:18




Way down we go
Jedia
Je n’arrive pas à expliquer cette bouffée d’air frais qu’il apporte chaque fois qu’il est prêt de moi. Pour être totalement honnête avec moi-même. C’est bien la première fois qu’un homme me fait ressentir cela. Est-ce une bonne chance ? Je suis partagée, entre la raison et mon cœur. Mon cœur à bien envie de ce laisser aller à tout cela, à ce qu’il fait de moi lorsqu’il est là. Seulement ma raison rappelle mon cœur à l'ordre. Soufflant chaque fois que ce cercle ne s’est pas terminé… Que Maxym en étant encore un parfait exemple ! L’un des pire d’ailleurs… L’un des plus douloureux. Elle me met en garde que Jed pourrait l’être aussi, me rappelant chaque fois que de toute façon, rien n’est établi et qu’un jour… je perdrais tout. Pensée éphémère qui pourtant s’estompe très vite alors qu’il répond à ma question alors que j’ai collé mes lèvres dans son cou dans ce besoin presque maladif, de gouter encore et encore à sa peau. Je me recule de lui pour l’observé alors qu’il avoue avoir gardé l’une des cartes pendant le jeu, mais que les autres il les a dérobées avant de partir seulement. Mes lèvres s’étirent à la révélation. Je le scrute alors qu’il rit de sa connerie. Je secoue un peu la tête de gauche à droite, m’amusant de constater une fois de plus qu’il faisait chier son monde, mais à la différence ce soir c’est que si cela avait été une habitude pour moi je l’aurais surement fait moi-même. A cette idée j’avais l’impression qu’une auréole d’ange venait d’apparaitre juste au-dessus de ma tête alors que l’idée se chassait de mon esprit lorsque le blond m’entraînait avec lui pour nous éloigner de là. Nous avons tourné à une rue lorsqu’il m’avait arrêté pour venir m’embrasser. Sa main dans mon cou me donnant des frissons. Me laissant me sentir comme une petite chose entre ses mains alors que mon cœur manquait plusieurs battements à la suite… M’enfonçant un peu plus encore, dans … ça ! Cette chose qui pourtant n’était pas pour nous, c’était lui-même qui me l’avait dit et pourtant, c’était bien lui qui venait de m’embrasser de cette façon.

Une fois assise sur le siège passager et après avoir claqué la porte de la voiture, les bruits de la nuit et du club avaient comme disparu. Nous plongeant dans une nouvelle intimité. Une intimité qui m’avait semblé si longue à venir tout au long de cette soirée. Pourtant maintenant qu’elle était là, l’idée que Jed puisse voir d’autres femmes venaient de me sauter à la gueule, laissant ma tête dans une interrogation qui n’aurait pas dû avoir lieu. Je lui balançais le gilet à la gueule comme pour clore la chose, n’ayant pas vraiment envie de parler de ses conquêtes et surtout pas lorsque l’une d’elles avait oublié son gilet dans sa voiture neuve. Un sourire revenait sur mes lèvres à sa réponse, alors que j’oubliais volontairement qu’il venait bien de confirmer qu’il avait été avec une autre femme peu de temps avant moi. Mais si j’avais su venir jusqu’à Tucson en voiture et surtout seule, il n’y avait pas de doute à avoir sur mon sens de l’orientation.

Ne voulant plus penser à rien d’autre que lui et cette intimité retrouvée, je passe rapidement et sans aucun mal sur son siège. Me retrouvant au-dessus de lui en quelques secondes. Nouvel élan vers lui, impulsion qu’il réveille en moi. Peut-être bien une envie de tester sa nouvelle voiture aussi, histoire qu’elle lui fasse penser à moi chaque fois qu’il la conduira. Que chaque fois qu’il posera ses mains sur ce volant, qu’il se rappelle de moi juste-là, à califourchon sur lui. Il vient replacer l’une de mes mèches de cheveux alors que je le regarde, son autre main qui vient chercher la clé pour couper le contact alors qu’il me répond sur les risques encourus si je devais être une mauvaise copilote. Je me mords alors la lèvre inférieure, faisant un peu la moue d’un coup. « Autant descendre maintenant alors ! » Ma main la plus proche de la portière vient alors sur la poignée dans l’idée de l’ouvrir et de descendre de voiture, la mienne n’étant pas garé très loin d’ici. D’un geste rapide, bien plus rapide qu’il m’aurait été donné de l’imaginer Jed vient prendre mon poignet pour stopper mon geste, le bruit de la fermeture centralisée de la voiture se faisant entendre aussitôt, m’indiquant clairement qu’il venait de nous enfermer. Sourire que je retiens en me pinçant les lèvres alors que mon attention se reporte totalement sur lui, ma main qui retourne sur son épaule alors que je me redresse un peu pour venir lui murmurer quelques mots à l’oreille, pour ensuite chatouiller sa peau de ma langue.

Les mains du blond viennent propager leur chaleur le long de mes joues, remontant jusqu’à venir remonter les mèches qui encadrent mon visage. Je ne relève ses premiers mots, le son de sa voix ne laissant pas le doute sur le fait que les mots étaient à prendre au sens propre. Mais ce qui suit par contre me fait me redresser pour le regarder droit dans les yeux, le visage soudain sérieux et même perplexe... un peu ! Je fronce un peu les sourcils, ne comprenant pas vraiment où il veut en venir lorsqu’il me dit cela, même si les mots sont pourtant clairs. Je reste pourtant muette, attendant la suite, espérant qu’il y a une suite pour qu’il explique –ou au moins tente d’expliquer– ce qu’il cherche à me faire comprendre. Je comprends ? J’ai envie de lui dire que pas vraiment … Ce n’est pas comme s’il s’était évertué jusqu’à maintenant à bien me faire comprendre que rien n’était possible. Alors, évidemment qu’il n’est pas ici pour moi, que c’est juste un plus… Seulement je n’arrive pas à comprendre le rapport entre Dotty, moi et les quelques jours qu’il passe ici. Il se penche vers moi et je laisse glisser mes mains de chaque côté de lui, pour venir tenir le siège. Seulement l’explication finale n’a rien à voir du tout avec ce qu’il peut se passer dans ma tête. Mon cœur s’arrête littéralement de battre et ma respiration se coupe sans même que je ne m’en aperçoive.

En une fraction de seconde, avec simplement quelques mots il venait de faire prendre une toute autre dimension à cette soirée. Me laissant sans voix face à ce qu’il venait de m’avouer. Lui qui s’était évertué à ne rien vouloir de plus. S’acharnant même à bien me le rappeler chaque fois, ne laissant pas la moindre place au doute. Voilà qu’il voulait essayer que l’on soit autre chose ! Ce n’était pas pour me déplaire, loin de là, c’était un peu comme une réponse à une prière secrète. Même si clairement, j’étais paumée. Je ne savais pas vraiment où j’allais dans cette histoire. Il ne ressemblait à rien de ce que j’avais pu connaitre jusque-là, qu’allait bien pouvoir sortir de cette histoire.  Je fermais les yeux en me mordant la lèvre lorsque ses lèvres glissaient dans mon cou, venant susurrer ce « toi et moi » contre mon oreille. L’effet que les mots ont sur moi est immédiat et tout mon corps se réveille alors que mon cœur bat tellement fort dans ma poitrine que j’ai l’impression de n’entendre plus que lui, qu’il va faire un arrêt cardiaque d’un instant à l’autre. Je respire à nouveau, un soupire s’échappant de mes lèvres alors qu’un frisson remonte le long de mon dos faisant réagir mon corps tout entier. D’une main délicate sur son torse, je le force à quitter mon cou pour venir poser mon front contre le sien, gardant sincérité de cet instant intact. Le silence ce fait le temps de quelques secondes avant que finalement je ne me redresse un peu pour poser mon regard dans le sien. « J’ai pas besoin que ce soit parfait… » J’ai seulement besoin de toi... Phrase qui reste en suspens, clairement sur des notes d’aveux. L’une de mes mains remonte jusque dans ses cheveux les y agrippant doucement alors que je penche un peu la tête, un sourire venant ce dessiné à nouveau sur mes lèvres. « J’ai envie d’essayer alors, essayons ! » Ma main appuyait contre son crâne, faisant venir ses lèvres contre les miennes. Comme pour sceller ce nouveau contrat, celui-ci n’annulant peut-être pas totalement les termes de l’ancien, il était surement encore trop tôt pour le savoir. Pour savoir s’il allait tenir également, seul l’avenir allait pouvoir non le dire mais bizarrement, je n’avais jamais été aussi confiante de ma vie. Mon attitude envers lui était déjà une preuve qu’il était différent pour moi. Même si oui… le risque avait pris bien plus d’importance à l’aide de quelques mots.


 

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Lun 29 Mai - 16:21

Way down we go
Olivia & Jed

Alors qu’elle se glisse sur lui, à califourchon, les mains de Jed suivent le mouvement du tissu, à la fois trop épais et pas assez, de sa robe qui remonte un peu sur ses cuisses. Des millions de petites aiguilles viennent lui titiller le bout des doigts, alors qu’il rencontre à nouveau la fraîcheur de sa peau de pêche, un sourire presque satisfait qui voudrait percer ses lèvres, pourtant il n’y a que son regard qui change, le reste de son visage coincé dans une expression blanche, pas vraiment vide, mais pas forcément très illuminée. L’idée de cette intimité lui plaît sincèrement, pour ne pas dire qu’en réalité il n’attendait que ça, mais il a encore la sensation dégueulasse des regards lubriques de ces hommes sur elle et ça le dérange. Non pas que ça gâche son attirance pour elle, il semblerait même que ça soit l’extrême opposé, mais il refuse que des abrutis puissent souiller la pureté de sa jolie rousse, parce qu’ils sont incapables d’apprécier sa personne toute entière, dans son ensemble globale. C’est sans doute difficile à comprendre de sa part, surtout que tous ses actes ont tendance à signifier qu’il la considère comme un objet à façonner, mais si Jed s’entête à bousculer le destin, le hasard et ces conneries pour quelques instants volés avec elle, c’est parce qu’il apprécie Olivia. Toute entière. De ses airs mutins, de cet éclat pétillant qui se fait un peu plus présent quand il entre dans le paysage, de sa délicatesse maladroite, douloureusement attachante, de ses baisers, de son bagout à ses incertitudes. Ce qu’il aime par-dessus tout, probablement, c’est ce malaise inconscient qu’elle a avec son corps; parce que ça, c’est pas grave, Jed est là pour aimer ses courbes pour deux, le temps qu’elle s’y fasse. Et ça, il n’est pas capable de le cacher, pas quand son corps tout entier le trahit dès qu’elle se presse contre lui, dès que la distance de sécurité est rompue. Ça le dérange plus vraiment, puisqu’il semblerait désormais qu’il vive dans l’anticipation de ces instants d’intimité volés. Moteur coupé, Jed s’amuse quelques secondes des vitres fumées qui dissuaderaient les curieux, même si en toute honnêteté, ça le dérange pas plus que ça d’avoir un public. Son attention se reporte sur Olivia, excepté que cette fois ce n’est pas seulement parce qu’il ne se las pas de ses traits, mais parce que ce qu’il s’échappe de ses lèvres lui fait l’effet d’une baffe.

Pas que son souffle se coupe, mais presque et rien que ça suffit à le mettre dans un état qu’il n’a, jusqu’ici, jamais vraiment connu. Autant descendre maintenant, alors! Les mots se répercutent en lui sans qu’il ne parvienne vraiment à se raisonner et c’est comme si elle menaçait de l’abandonner là, comme ça, comme un con. Comme le con qu’il est. Certainement que c’est mérité, qu’il devrait se préparer à ce que ça se produise réellement, histoire de respecter la ligne conductrice de toute son existence; les femmes de sa vie qui l’abandonnent toutes un jour ou l’autre. Autant descendre maintenant, alors! Y a pourtant une intonation faussement innocente, joueuse, c’est palpable qu’elle s’amuse de lui, mais Jed réagit d’une manière quelque peu disproportionné, dans la panique du moment. Et Dieu sait que ce n’est pas un homme à réagir sous le coup de l’émotion.

Coup de sang. Panique à fleur de coeur, palpitant qui faiblit, passage à vide. Dans un geste qu’il n’a pas le temps de voir arriver, trop rapide pour les connexions mentales, Jed a la main sur son poignet, qu’il attrape avec une force presque brutale, à la limite de l’animal, alors qu’il verrouille la voiture de l’intérieur. Le silence qui s’installe devrait avoir quelque chose de gênant, surtout face à ses traits clairement déformés en une expression fugace de crainte, mais c’est le contraire. L’ambiance n’est plus aussi lourde qu’elle le devrait, certainement parce qu’il finit par tout rompre de son charabia, de son hésitation, sans vraiment lui lâcher le poignet, le gardant encore entre ses doigts fermes, le temps de poser les bases de ce qu’il a à dire. Mais pendant quelques instants, il s’est imaginé qu’elle s’en aille.. Comment vivre en la croisant, s’il peut pas l’avoir ? Aucun putain d’intérêt.
Il parle de Dotty comme il parlerait de n’importe quelle autre fille, toutes celles qui ne sont pas elle, qui ne sont pas Olivia. Ça le dérange bien quelque part, mais s’il a bien retenu une chose des derniers événements, c’est qu’il ne peut pas continuer à vivre de la manière dont il régit sa vie. Cette mise-à-pied c’est peut être le tournant de son existence qu’il attend depuis longtemps pour se prendre en main, pour essayer de rentrer dans la norme. Essayer. Il prend le risque d’échouer, mais à quoi bon dire aimer l’adrénaline s’il ne tente pas l’aventure qui, à ses yeux, reste la plus terrifiante. Il sera pas seul, Olivia sera là et c’est peut être ça qu’il lui faut. Il a besoin d’elle. C’est un fait, parce que depuis qu’elle est entrée dans sa vie, c’est la constante qui lui manquait.

« Ça sera pas facile. » Qu’il reprend, bien conscient que le choix de ses mots n’est pas idéal. Ça ne pourra jamais être parfait, il ne l’est pas, elle ne l’est pas et, de toute façon, la perfection est un concept flou, imaginaire. C’est trop lisse, trop factice, rien d’attirant dans le fait d’être parfait. Ça l’arrange. Un sourire vient naître et il suit le mouvement de sa main qui force ses lèvres à rencontrer les siennes, comme pour sceller cet accord nouveau d’un baiser langoureux, ses doigts qui impriment la chair de ses cuisses avant qu’il ne tâtonne pour baisser un peu le dossier de son siège et passer un bras dans le dos d’Olivia, sa poitrine contre son torse, les battements de coeur qui se confondent. C’est séduisant. Enivrant. Et devant la complexité de l’étreinte dans cet habitacle étroit, Jed se contente de défaire simplement la fermeture éclair dans son dos, pour défaire légèrement la pression du tissu sur sa peau, caressant sa colonne vertébrale jusqu’à la naissance de ses fesses. Son autre main à la base de son cou, ses lèvres qui remontent à la commissure des siennes pour suivre le dessin de sa mâchoire jusqu’à son oreille, le désir qui fait frissonner son épiderme.

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When the night was full of terrors And your eyes were filled with tears When you had not touched me yet Oh, take me back to the night we met
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[Jed] Way down we go
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