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 [Jed] Way down we go

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Lun 29 Mai - 23:01




Way down we go
Jedia
Lorsque ma main touche la poignée de la portière et que celle de Jed vient stopper fermement mon geste mon regard se pose sur lui tel un robot.  Ce qui partait au départ d’une chose simple, un peu d’humour, certes mal choisi, mais sa réaction et la fermeté de son geste laisse voir autre chose. C’est pourtant la Olivia joueuse qui reste devant lui, puisqu’il n’est question que de ça et depuis le début. C’est seulement que je tente de mener  un peu la barque, moi aussi. Et malgré la brutalité de son geste, c’est le son de la voiture qui se verrouille qui me fait sourire un peu plus. Ce n’est pas anodin comme action faut quand même le reconnaitre. Ça laisse clairement comprendre qu’il ne veut pas que je sorte de cette voiture, pas maintenant en tous les cas ! Et s’il savait que ça tombait merveilleusement bien, puisque je n’attendais pas d’autre réaction de sa part. En un peu moins brutal peut-être. C’est lui qui rompt le premier ce silence qui s’est installé dans l’habitacle. Un silence qui aurait pu être gênant et qui pourtant n’en a pas le gout. Je le laisse parler, me sortir ses confidences, doux aveux qui me semble tellement irréel que je cherche forcement une autre signification à ses mots. Ayant pris l’habitude d’avoir des double sens dans ses phrases et pourtant pas cette fois. Pas cette putain de fois et qu’est-ce que c’est bon !

J’avais bien imaginé une ou deux fois comment aurait pu être cette scène. Sans jamais y croire vraiment puisqu’il avait toujours été clair. Mais était-il possible d’empêcher une femme qui était tombée amoureuse, d’espérer … Aucune des deux ne ressemblaient à celle-ci. Mon cœur battait dans mes temps et j’avais également l’impression que l’intérieur de sa voiture s’était refermé un peu plus sur nous. Me forçant à me rapprocher de lui alors qu’un sourire venait franchir la barrière de mes lèvres lorsqu’il venait murmurer à mon oreille. Je n’avais pas besoin de ce soit parfait. Le parfait n’étais qu’une illusion… j’avais vécu quelque chose qui y avait ressemblé pendant presque neuf ans ! Alors non, je ne voulais rien de parfait. Je voulais simplement qu’il soit lui, qu’il soit à moi aussi tout comme j’étais à lui et ce depuis notre première fois. Car oui, c’était bien ce jour-là que tout avait été scellé, même si j’étais loin d’en avoir conscience. Même si le déni pur et dur s’en était mêlé entre temps, mais aujourd’hui tout était clair. Non je n’avais pas besoin d’une simple imagine. Je voulais juste ressentir encore et encore ce qu’il me faisait, ce que j’étais à son contact. Ce sang qui coulait dans mes veines, qui irriguait mon cœur pour le faire battre, uniquement pour lui. Sentir ma chair ce consumer sous ses baisers, ses morsures. Perdre pied lorsqu’il s’unissait à moi, que ce soit de la plus bestiale des façons ou de la plus douce. Je voulais me nourrir de tout ce qu’il pouvait m’offrir et surtout de tout ce qu’il était prêt à m’offrir. Alors oui ! Je voulais essayer, si c’était l’espoir que cela marche et d’être sûr de ne jamais le perdre… Car imaginer ma vie sans mes rencontres avec lui, sans lui purement et simplement, c’était une chose impensable pour moi à présent.

Ce que je ne pourrais jamais lui reprocher, c’est bien sa sincérité ! Sorte de filtre qu’il n’a jamais, que ce soit pour plaire ou pour faire mal. Bien que plus souvent dans le deuxième cas de figure que le premier, il a l’honnêteté sur la langue. Facile ? Qu’est-ce que la facilité ? Définition d’un mot bien trop aléatoire d’une personne à l’autre. Devons-nous renoncer sous prétexte que le chemin est escarpé ? Certainement pas, j’ai bien l’impression que nous pourrions déplacer des montagnes ensemble même si ce n’est pas gagné d’avance. De pars nos mondes différents, nos univers aux antipodes, mais surtout notre passé qui a forgé ce que nous sommes aujourd’hui. Laissant les traces net et précise de ce que nous voulons et surtout ne voulons pas. « Je prends quand même le risque. » Si j’avais voulus la facilité j’aurais choisi un homme comme Nolan, pourtant personne ne m’avait ébranlé comme Jed le faisait. Mon cœur n’avait jamais battu si fort et mon corps n’avais jamais autant tremblé qu’entre ses bras. Réponse a cette nouvelle pulsion qui m’envahis, ma main vient tirer sur l’arrière de son crane pour que ses lèvres viennent contre les miennes ma langue ne tardant pas à venir danser sensuellement contre la sienne dans un nouvel échange langoureux qui une fois encore, à un gout différent.

L’espace clos de sa voiture qui a toujours son effet sur moi, ainsi que ses mains sur mes cuisses ses doigts flirtant avec les lanières de dentelles retenant les bas de mon porte-jarretelle. Le geste de ses doigts sur la fermeture éclair de ma robe a pour effet de me coller un peu plus à lui si c’est possible. Mon corps se cabre instinctivement lorsqu’il glisse le doigt de ses doigts sur chacune de mes vertèbres. Mes bras qui arrêtent de l’enlacé et ma main qui cherche le réglage du son siège pour l’incliner et nous laisser un peu plus d’espace de manœuvre. La position assise qui se transforme en une position semi-couchée, son corps étant le seul à avoir suivis le mouvement. Notre baiser interrompu alors que mes yeux se portent sur la ceinture de son pantalon suivis rapidement par mes doigts qui viennent en défaire les boutons. Je me penche de nouveau sur lui, mes mains toujours occupées avec son pantalon, poussant un peu dessus. Le mouvement de ses hanches vers moi qui m’en facilite la légère descente, suffisante pour glisser l’une de mes mains sous son boxer et venir refermer mes doigts autour de lui. Commençant une douce caresse sur lui. « C’est pas la facilité que j’cherche… » Les mots étaient dit en gardant mes lèvres contre les siennes. « C’que j’veux c’est ça ! » Je recule un peu mon visage pour voir le sien alors que ma main ne stoppe pas et que je peux admirer l’effet que j’ai sur lui. « Je veux être à toi, encore et encore… » Ce n’est pas les mots que j’avais en tête qui sortent, plutôt ceux de mon cœur. Ça les rend surement plus sincère encore ! Chamboulement un peu plus mon cœur et mon âme, toutes deux siennes


 

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Jeu 1 Juin - 17:37

Way down we go
Olivia & Jed

Parfois, ça lui plairait bien de pouvoir mentir, de savoir le faire, principalement d’en avoir la patience parce que Jed a toujours ce sentiment étrange que la plupart des gens qu’il rencontre, peut être pas Olivia, aimerait entendre autre chose, de sa part, que la vérité nue. La sienne, plus précisément, parce que même s’il se colle une étiquette de mec honnête et franc, bien que le premier terme soit peut être mal choisi, il n’a pas assez d’égo ou de amour propre, pour oser sous-entendre qu’il a la vérité absolue. Il se trompe aussi, même si rarement et que, ça aussi, à bien y réfléchir, il aimerait bien que ça change. De temps en temps. Sa franchise lui a toujours servi, pourtant, bien qu’il reste persuadé que dans son dos les gens se plaignent de sa langue de vipères, mais il aimerait pouvoir enjoliver les choses, les mots qui s’échappent de ses lèvres, pour Olivia. C’est idiot certainement, parce qu’elle a déjà vécu quelque chose de bien trop lisse, sans doute qu’on lui a déjà promis monts et merveilles sans tenir parole et que, quelque part, le fait qu’il ne lui promette absolument rien, a un goût de nouveau.. Mais il pourrait un peu lui mentir, lui dire qu’il pourra être l’homme qu’elle n’a jamais eu et qu’elle a surement rêvé, sans même le savoir vraiment avant de le croiser. Mais c’est faux. Jed n’a rien du petit-ami sans défauts, il aurait même tendance parfois oublier ces clichés qui nourrissent le fantasme du couple idéal, tout comme il ne colle pas aux standards du gendre rêvé. De ce côté-là, y a un avantage certains; comme lui, Olivia n’a plus de parents à qui le présenter. C’est terrible d’envisager ce genre de choses, mais comme Jed ne s’ennuiera jamais de présenter la jolie rousse à son géniteur, qui doit surement profiter de la nouvelle vie qu’il mène quelque part aux États-Unis - pour le peu de nouvelles qu’il a il suppose seulement que son géniteur est toujours sur le même sol que lui -, cette-dernière n’aura jamais la mauvaise idée de coincer Jed dans la même pièce que ses parents. Idée qui va loin, parce que rien ne lui dit qu’ils seront suffisamment longtemps ensemble pour envisager de confronter leur moitié à leur famille respective. Néanmoins, cette vision-là, qui se glisse dans son esprit alors que sa main reste serrée sur son poignet, n’a rien de dérangeante, ni même d’accablante. Il aura mis du temps à accepter qu’il ne veut pas seulement de quelques ébats avec sa jolie rousse, mais un peu plus, pourtant l’hypothèse d’un futur commun aurait tendance à se dessiner assez aisément dans son esprit, ce qui le trouble. Suffisamment pour oublier qu’il tient son bras avec un peu trop de force, mais la panique de la voir quitter l’habitacle, le quitter lui, le hante encore et il reprend un souffle léger, presque calmé, quand elle lui répond. Positivement.

Si elle savait. A cet instant précis ça le frappe, un peu brutalement; ce n’est pas le risque qu’il s’en aille qu’elle devrait craindre, ni même celui qu’il la blesse.. C’est le fait qu’il puisse l’aimer. Et c’est aussi terrible qu’incroyable, pourtant Jed n’a jamais su gérer la chose par le passé, soit parce qu’il a pris conscience des sentiments trop tard, soit parce qu’il n’a jamais su les identifier tout court, qu’il s’est trompé. Et puis faut dire que son passif relationnel n’a rien de très prometteur, ni de très engageant pour Olivia, du moins si elle était au courant. Il vaut peut être mieux pas, finalement, qu’elle sache; qui c’est qui parlait, quelques secondes avant, d’être d’une franchise sans limite ? Elle est belle l’hypocrisie. L’avantage c’est que ça ne fait pas le poids face à ce qu’Olivia éveille en lui par ce simple baiser, ses bras autour d’elle qui resserrent un peu plus l’étreinte, des fois qu’elle ait en tête de lui refaire le coup de la porte de sortie. C’est idiot parce qu’en d’autres circonstances, Jed aurait surement ri.. Peut être même qu’il l’aurait laissé s’échapper, histoire de ne pas rentrer dans son jeu, mais il sait que ce soir, s’il l’avait laissé faire, s’il n’avait pas réagi dans l’instant pour émettre sa nouvelle clause, il n’aurait pas osé le faire plus tard. Soit par manque de volonté, de courage peut être, soit parce que l’instant ne s’y serait pas prêté. Pas qu’il soit le genre de type à attendre que les événements s’enchainent, s’imbriquent de façon à ce que tout mène à l’instant précis où il peut enfin déverser ce qu’il veut, ce qu’elle désire peut être entendre, ce qui se prête à leur moment privilégié.. Mais tout comme Jed est franc, il suit ses envies, ses propres instants qu’il crée. Et ce soir, l’habitacle de la voiture se prête parfaitement à l’envie de cohésion qu’il attend d’eux. Pour maintenant et plus tard.

D’une main il récupère celle meurtrie d’Olivia, quelques secondes plus tôt par sa fougue et sa méprise, portant ses doigts à ses lèvres, qu’il baise tendrement, avant de glisser ses baisers jusqu’à son poignet un peu rouge de sa poigne. Remuant le bassin, il ne parvient pas à retenir le frisson qui le secoue quand les doigts de la jolie rousse viennent se glisser sous son boxer, le toucher qui le rend presque fébrile. Ses lèvres qu’il écrasent contre la peau fine de son poignet ne cachent pas le rictus de plaisir qui vient déformer ses traits, colorer sa peau d’une légère roseur sur les pommettes, la fièvre qui lui monte à la tête, les palpitations cardiaques qui se dérèglent, coeur qui tambourine à mesure que les caresses font bouillir l’excitation qui lui tord les tripes. Sa main libre vient s’accrocher à sa cuisse, les doigts qui viennent se perdre, un peu crispés, sous le tissu de sa lingerie. Remuant légèrement sur son siège, pour calmer la raideur qui tétanise sa colonne vertébrale, la jouissance qui lui bouffe les neurones, lui éclate la tête qu’il appuie contre le dossier de son siège. « Tu l’es.. » A moi. C’est écris putain, depuis le jour premier, depuis l’instant T, depuis qu’il s’est trouvant idiot à vouloir capter son attention, comme un adolescent niais, avec des attaques de popcorn. Parce que c’était que ça, le comportement d’un gamin qui tire les nattes de la petite fille d’à côté, pendant le cours de math, juste pour qu’elle le remarque. A quoi bon mentir? Elle le tient et pas qu’au sens littéral, au figuré aussi, seulement elle ne saura peut être jamais à quel point.

 

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Jeu 1 Juin - 20:45




Way down we go
Jedia
Un an. C’est la durée totale qu’avait attendu Nolan avant que nous soyons mis en couple. Une année entière à apprendre à nous connaitre, à flirter, à partager des activités normale tel qu’aller au cinéma ou faire du vélo. Des conneries de ce genre ! Lorsque j’ai enfin voulut du brun de cette façon, je m’étais imaginé notre vie à deux. Pensant qu’il serait surement l’homme de ma vie, l’unique même. Un an, ce n’était même pas la durée depuis que j’avais rencontré Jed. Je ne connaissais rien de son passé, je ne connaissais même pas son âge en réalité ! Pas que ce soit quelque chose d’important. On n’aime pas une personne pour son âge ou pour le métier qu’il fait. Tout comme on ne tombe pas amoureux d’une personne pour son compte en banque ou les relations qu’il a. Non. Je suis tombée amoureuse de lui pour ce qu’il est. Ou du moins ce qu’il me montre de lui à chacune de nos entrevues. Et même si je ne peux pas être sur et certaine que c’est vraiment ce qu’il est. J’aime à penser que c’est le cas. Loin d’être conne, je sais aussi qu’il doit y avoir encore d’autre facette de sa personnalité que celles que je connais déjà. Mais ça me plait ! De me dire que je vais encore apprendre de lui. Le découvrir. Et même s’il n’y a aucune garantit de réussite, j’ai envie d’essayer. Après tout je connaissais Nolan, j’avais passé un an à ses côtés avant de vouloir faire un bout de chemin avec lui et on en connaissait le résultat aujourd’hui ! Cela n’avait pas été une réussite. En prenant les choses à l’envers, peut-être que j’aurais de meilleures chances de réussites ? Seul l’avenir allait être capable de nous le dire.

Etrangement, les clichés d’une relation normale, comme les autres. Sont bien loin de moi à ce moment précis. J’avais voulu de ça, sans pourtant vraiment y réfléchir. Un couple nouveau, ça s’apprend au départ, l’un avec l’autre, puis lorsqu’il se connaît il s’ouvre aux amis et en dernière état ce sont les présentations aux familles respectives. Forcé de constater que je ne réponds de toute façon plus à ce cliché… N’ayant plus aucune famille, ni père, ni mère. Peut-être quelques cousins éloignés à Portland. Mais en soit personne d’assez proche pour envisage dans un futur plus ou moins proche, une éventuelle rencontre pour faire les présentations. Et puis dans le fond, j’ai envie de garder Jed pour moi ! Uniquement pour moi, jalousement. Égoïstement ! Comme l’affamée qu’il m’a fait devenir petit à petit. Plaisir et désir qu’il fait vibrer en moi sans jamais le rassasier, même après de nombreuses étreintes. C’est justement ça qui me plait dans toute cette histoire. Il ne fait pas de promesses d’être parfait, de facilité, d’arrangement ou de façade. La seule promesse qu’il fait sans jamais la prononcer, c’est d’être lui-même. Et dans le fond, n’est-ce pas tout ce qui compte ? Ce n’est pas comme si je n’étais pas prévenue sur les côtés chiant qu’il peut avoir. Mais personne n’est parfait, pas même moi. Surtout pas moi ! Même si j’ai appris à m’aimer un peu plus en me regardant dans ses yeux. J’ai un million de raisons d’avoir peur en me lançant dans cette nouvelle aventure avec lui, dans ce « nous ». Mais j’ai aussi un million de raisons d’y croire. Et puis, n’est-ce pas ce qu’il veut depuis le début ? Me poussais à faire ce don j’ai envie ? C’est exactement ce que je fais, je le veux lui, pas un autre ! Lui.



Je ne retire pas ma main tout de suite. Restant ainsi quelques secondes encore. Plénitude qui traine. Plaisir de l’avoir satisfait qui rôde. De ma main libre je viens placer mes doigts sur son menton que je viens relever pour plonger mon regard dans le sien. Mes lèvres que je dépose d’abord doucement sur les siennes. Baiser emportait par la passion alors que je viens faire danser ma langue avec la sienne. Réponse plutôt que des mots, pâle imitation de l’affection que je peux lui porter. Je retirais ma main de son boxer, achevant notre baiser pour revenir sur mon siège et reprendre contenance. Je me penche en avant pour prendre un objet dans mon sac, sortant un paquet de mouchoir. Sourire heureux et satisfait qui n’a pas quitté mes traits alors que je sors l’un des morceaux de papier avant de le jeter le reste du paquet, un regard en coin. S’il avait espéré ne pas être trempé une fois encore… c’était râpé ! Il allait encore devoir se changer pour cette fois. « Tu veux que l’on aille à ton hôtel plutôt que le mien du coup, ou y passer prendre du change ? »  Je retiens un rire, alors que la situation m’amuse clairement. Je me tournais légèrement dos à lui. « Tu veux bien .. ? » J’aurais très bien pu remonter ma fermeture seule, c’était vrai. Mais j’avais envie que ce soit lui.

Il n’avait pas fallu bien longtemps pour arriver à son hôtel. Une fois garé et le contact couper il était monté rapidement et seul pour aller récupérer ses affaires, bazardant le tout sur la banquette arrière du véhicule avant de grimper à nouveau derrière le volant et reprendre la route en direction de mon hôtel dans un autre quartier. Ce n’est qu’une fois dans l’ascenseur que je sortais mon téléphone de mon sac pour la première fois depuis le début de cette soirée. Déverrouillant rapidement l’écran qui m’agressait d’un coup en m’affichant quatre appels manqués de la part de Max, le dernier remontant à une bonne heure. Si elle n’avait pas rappelé depuis, peut-être que j’allais être tranquille pour le reste de la soirée et de la nuit ! J’osais l’espérer du moins. Je marchais dans le couloir de l’hôtel, Jed sur les talons et me stoppais devant la porte de ma suite. Du moins suite… c’était plutôt ou moins des minis studios a cet étage, regroupant chambre, cuisine et salle de bain. En soit, ce qu’il m’avait fallu pour pouvoir passer les mois à venir dans cette ville. « Te voilà dans mon chez moi temporaire. » Avais-je soufflais en levant les bras pour désigner les lieux. J’allais poser moins sac sur le bout de mon lit, téléphone toujours dans une main que je venais brancher aussitôt sur le câble secteur pour le recharger et que j’abandonnais sur la table de nuit. « C’pas le grand luxe, mais suffisant pour c'que j'y fait. » Dis-je en m’asseyant sur mon lit relevant une jambe pour pouvoir me défaire de mes talons.


 

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Mar 6 Juin - 12:07

Way down we go
Olivia & Jed

Il se serait presque attendu à une atmosphère étrange après ces quelques révélations, cette volonté de changement dans ce qui les unit maladroitement, mais rien de tout ça n’arrive, pas même s’il espère presque provoquer un malaise. Les mots qui s’échappent de ses lèvres, de celles d’Olivia aussi, ont un quelque chose qui frôle le naturel, qui flirte avec la logique. Cette révélation, cet aveu, cette confession appelez ça comme vous voulez, semblait devoir se produire; jusque-là, Jed n’a fais que repousser l’échéance pour des raisons qui, maintenant que ça s’est produit, semblent totalement obscures, même pour lui. De quoi est-ce qu’il avait peur ? Parce qu’au fond ce n’est que ça, la crainte de vivre ce sentiment dérangeant, de dire quelque chose qui, finalement, le dépasse et ne soit pas totalement réciproque. Il faudrait, pourtant, être aveugle pour ne pas comprendre qu’Olivia ressent surement la même chose que lui, si ce n’est qu’elle, à contrario, semble accepter avec plus de facilité ce sentiment particulier qui l’étreint, alors qu’il la serre contre lui. Alors que ses mains caressent le velouté de sa peau, que ses lèvres embrassent la chaleur de son cou et que les doigts de sa nouvellement petite-amie provoque en lui ce plaisir qu’il n’arrive pas à contenir, qu’il ne cherche pas à retenir non plus. Manière bien étrange de lui signifier, sans doute, qu’il est sous sa coupe, sans préciser depuis quand, bien qu’on se doute que ça soit depuis le départ. La satisfaction physique s’allie à la satisfaction émotionnel de savoir, par les mots qu’elle lui a soufflé, qu’elle ne cherche pas un héros, qu’elle ne veut pas un être supérieur en tout, encore moins parfait. Que c’est lui. Rien que lui. C’est idiot pour certain, mais pour quelqu’un qu’on a toujours espéré voir changer, qu’on a toujours voulu imaginer autrement que comme il est réellement, ça a quelque chose de merveilleux. C’est Jed qu’elle veut. Ce n’est pas celui que ses collègues regardent de travers, faisant courir des rumeurs absurdes sur lui. Ce n’est pas le gamin esseulé, un peu bizarre qu’on laissait de côté dans la cour de récré. Ce n’est pas le connard pathologique qui veut toujours dire ce qu’il veut, quitte à blesser. C’est juste lui et, paradoxalement, ceux sont toutes ces versions de lui qu’elle accepte. Parce que, malgré ses réticences à l’admettre, tous ces rôles qu’on lui confère ont un quelque chose de vrai, d’existant. Et ça le conforte dans son idée que, finalement, il n’est pas une cause aussi perdue qu’on veut bien le lui faire croire; après tout, si Olivia s’intéresse à lui, c’est qu’y a de l’espoir.

Son coeur reprend un rythme qui frôle la normalité, une main qu’il vient se passer sur le visage, pour reprendre plus ou moins contenance, l’autre qui accepte volontiers le paquet de mouchoirs qu’elle lui jette dessus. Cette histoire de finir trempé, ça devient redondant, mais ça le fait doucement marrer aussi, faut le dire. Certes il retrouve pas vraiment le confort de son calbut, comme à l’origine, mais c’est déjà un peu plus agréable et il roule le mouchoir qu’il remballe dans le paquet désormais vide, le gardant en main pour le jeter une fois à son hôtel, parce qu’il acquiesce à sa proposition. Ça l’emmerde un peu d’avoir payé une chambre pour rien, mais après tout, il s’en fout, il a fais passer ça en note de frais, au nom de Paddy. Surement que l’autre poussera une sacrée gueulante en le découvrant, mais il a pas non plus pris un hôtel de luxe, c’est peut être même pour ça qu’il choisi un truc assez peu côté; comme quoi, Jed a bonne conscience, parfois. Glissant le paquet dans sa poche, libérant ses mains, il pose un regard sur le dos d’Olivia avant de glisser ses doigts sur la fermeture, ses doigts flirtant avec sa colonne vertébrale à mesure qu’il remonte le zip.

La satisfaction du travail accomplit, il remet le contact pour garer la bagnole devant son hôtel, abandonnant Olivia quelques minutes, le temps de rejoindre sa piaule, de se changer - parce que son besoin de propreté et de rangement frôle le TOC, oui -. En récupérant son unique sac, retournant dans le hall, Jed s’arrête quelques secondes près du comptoir, hésitant en regardant la clef de sa chambre. Il pourrait la déposer et signifier qu’il quitte l’hôtel, mais Jed a conscience qu’il n’est pas à l’abri d’une emmerde. Après tout, même s’il vient clairement de lui suggérer une mise en couple, ça ne le rend pas moins con pour autant et il est bien capable, ce même si c’est à son insu, de provoquer une engueulade qui l’obligerait à dormir dehors.. Du moins s’il rend sa clef. Réalisant qu’il lui faut un plan de replis, déformation professionnelle sans doute, il glisse l’objet dans sa poche et quitte l’hôtel pour revenir à la voiture, jetant son sac à l’arrière, écrasant le gilet d’Ellie dont il a complètement oublié l’existence. Ou alors en partie.

Suivant les directives d’Olivia, il finit par les mener à bon port, reconnaissant sans mal que l’endroit où loge la jolie rousse a plus de luxe que son bouiboui minable. Pas que ça le fait fantasmer, parce qu’il est pas vraiment un adepte de l’opulence, mais le confort à l’air tout de même d’un degrés au-dessus et pour un insomniaque comme Jed, ça a tout de même de l’importance. « Sympa. » Qu’il glisse en observant les lieux, laissant son sac tomber au pied du lit duquel il s’approche, avant de tourner sur lui-même pour observer la pièce. « Amplement suffisant.. » On passera sur le sous-entendu qui perle à ses lèvres, alors qu’il lui sourit légèrement, glissant ses mains dans ses poches en s’approchant d’elle, avant de se laisser choir sur le bord du matelas puis, finalement, s’allonger sur le dos et fixer le plafond. Putain, que c’est bon de s’allonger un peu, parce que depuis le début de la semaine, Jed a l’impression qu’il n’a pas arrêté de courir à droite et à gauche. « Ah.. ptain.. » Le soupir est libérateur, enchanté presque et il cligne des yeux avant de baisser les regard vers le dos qu’Olivia lui tourne, retirant ses talons. Et rien que ça, ça lui arracherait presque un sourire détendu, apaisé.

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Mer 7 Juin - 23:41




Way down we go
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Entre son hôtel et le mien il ne faut pas plus de vingt minutes. Et une chose est sûre, c’est que dans le fond, je suis bien contente d’être enfin arrivée. Pas que la soirée n’a pas été bien. Loin de moi cette idée. Mais il me plait de retrouver un espace clos où je vais pouvoir me laisser aller et pouvoir le faire avec Jed qui plus est ! Même si l’univers semble s’évertuer à vouloir changer mon humeur, à me renvoyer à ce que j’évite soigneusement depuis un mois maintenant. Et que j’évite et chasse une fois encore de ma tête à peine j’ai franchis le pas de la porte de la chambre que je loue. Brève présentation du lieu qui n’est pas tellement grand même si c’est déjà plus grand qu’une chambre d’hôtel lambda. Je vais poser mes fesses sur le lit, jambe que je croise pour surélever ma cheville afin de me délester de mes talons. L’émeraude de mes yeux suit le sac qui lâche au sol, au pied du lit alors qu’il continue d’observer la pièce. C’est impersonnel, mis à part mes quelques affaires et des papiers qui traînent ici et là, il n’y a rien à moi ici. Et je ne compte rien y mettre. Même si je sais déjà que je vais passer minimum la moitié de mon année ici à vivre la semaine et parfois les week-ends… Mon regard descend sur la lanière de ma chaussure que je tire machinalement pour la défaire, la laissant glisser le long de mon pied alors qu’il est enfin libéré. Cette sensation de soulagement qui m’envahit même si je suis habituée à en porter et même si mes chaussures ne me font pas mal au pied. Le soulagement de pouvoir être de nouveau à plat, même si cela veut aussi dire être plus petite et moins féminine. Mais disons que pour ce soir, j’ai assez donné.

Je lève rapidement les yeux sur lui lorsque le sous-entendu plane dans la pièce alors qu’un sourire vient lentement étirer la commissure de mes lèvres. Sourire qui ne reste que le temps où je le regarde. Il disparait dès l’instant où je me concentre sur ma seconde chaussure en changeant de jambe, les croisant dans l’autre sens et mes doigts qui vont chercher la lanière de celle-ci alors que mes pensées vagabondent ailleurs. Du coin de l’œil j’observe mon téléphone sur la table de nuit en me demandant si elle a vraiment stoppé de chercher à me joindre ce soir où pas. Tout mon être qui espère que oui, pas vraiment à l’aise avec l’idée d’avoir cette conversation avec elle alors que je suis avec le blond. Le lit bouge sous son poids alors qu’il s’assoit, puis s’allonge à côté de moi. Mouvement qui me fait revenir dans la chambre en quelque sorte alors que je secoue un peu la tête, baissant le regard pour arrêter de chercher cette lanière que mes doigts ne trouvent pas seuls et me libérer de l’objet que je laisse choir à côté de sa jumelle déjà au sol. Le soupir de soulagement de Jed me fait sourire à nouveau alors que je me tourne un peu vers lui en posant mes mains sur ma cuisse, le menton qui vient reposer sur mon épaule. « On dirait que tu n’as pas croisé de lit depuis des mois. » Regarde qui se veut plus ou moins malicieux et curieux alors que je scrute son visage. Je bouge un peu la tête, venant planquer ma bouche derrière mon épaule alors que je me mords un peu la lèvre inférieure comme pour retenir ce sentiment qui m’envahit, de le voir là. Avec moi. Sa simple présence qui suffit à alléger mon quotidien.

« T’as mangé ? » Ouais on peut le dire. Si lui a un soucis avec la propreté, on peut dire que j’ai plus ou moins un souci avec la nourriture. Même si je suis loin d’être exemplaire sur le sujet, ou peut-être que c’était l’acharnement de ma mère sur moi pour que je ne rate aucun repas qui a fini par ressortir sur moi en devenant adulte… Je m’allonge finalement à côté de lui en soupirant le temps de la descente. Et lorsque je suis installée je tourne la tête vers lui, plongeant le vert dans le bleu, alors que mes mains reposent à présent sur mon ventre. « Non parce que si t’as faim on peut commander un truc. » Bien que personnellement je n’ai pas faim, du moins, pas de nourriture. La seule faim qui me hante, c’est celle qui s’anime dans mes entrailles alors que je suis à côté de lui, si proche de lui et comme chaque fois qu’il est près de moi. Je me glisse sur le côté, venant appuyer mon coude sur le matelas alors que je pose ma tête dans ma paume. Le simple fait de le regarder et de réaliser qu’il est là, près de moi et qu’il est nouvellement mon petit-ami, m’aide à finalement oublier l’inconnue Maxym de la soirée. Au bout de quelques secondes, je finis par venir me pencher au-dessus de lui, m’en rapprochant à l’aide de mon autre main qui vient trouver sa place sur sa hanche. Mes lèvres qui viennent alors flirter avec les siennes pour finir dans un jeu, des plus tendres. Le son de mon téléphone en vibreur sur la table de nuit vient alors perturber le silence de la pièce. Appel que je choisis volontairement d’ignorer en continuant d’embrasser le blond, mes doigts allant jouer contre sa peau sous son t-shirt. Le silence se fait à nouveau, me laissant à nouveau toute concentration sur le blond.

M’imitant il se met sur le côté et d’un mouvement de sa main sur mes reins il vient me coller à lui. J’entrelace mes jambes aux siennes, ma respiration s’accélérant déjà sous cette nouvelle chaleur qui bien qu’elle ne s’éteint jamais vraiment, prend de nouveau de l’ampleur dans le creux de mon ventre. Cela aurait pu être parfait si mon téléphone ne s’était pas mis à vibrer une nouvelle fois. Faisant tout voler en éclat en moi. Je me laissais retombé sur le dos, quittant à la fois les bras et les lèvres de Jed, un long soupire traversant mes lèvres alors que je lève une main jusqu’à mon front tout en fermant les yeux. Je me redresse me tirant à l’aide de mes bras jusqu’au bord du lit taille king size pour me servir de mon téléphone qui affiche le nom de Maxym, évidemment… Nouveau soupire alors que je baisse les épaules et la tête, cherchant un tant soit peu de courage au fond de moi pour me décider. Soit à répondre, soit à couper mon téléphone définitivement. C’est finalement la première solution qui l’emporte alors que c’est un nouvel appel en absence. « Il faut que je la rappelle sinon elle ne va pas me lâcher. » Sur ces mots, je me lève du lit, marchant jusqu’à l’opposé de la chambre alors que j’appuie sur le bouton rappel et que je porte le téléphone jusqu’à mon oreille. Distance que je mets entre le blond et moi, qui me semble nécessaire à ce moment précis. Les traits de mon visage ont radicalement changé, la gaité qui avait pu m’habiter toute la soirée s’étant évolué en une fraction de seconde alors que je vais m’appuyer contre le mur en face du lit. Mes yeux qui se posent sur Jed le temps que la sonnerie d’attente de communication se fasse.

Je viens coincer ma main libre sous mon autre bras, détournant le regard lorsque la voix de Max raisonne dans l’appareil. « Oui Max, qu’est-ce qu’il y a ? » Silence qui se fait alors que je l’écoute parler et elle n’y va pas par quatre chemins. Après tout, je la connais et elle a toujours été plutôt direct comme fille, surtout qu’avoir essayé de me joindre toute la soirée a surement du l’énerver. « Je ne sais pas encore. » Ma voix est basse, mal assurée… C’est fou que même à travers un téléphone, je me sente si petite face à la colère de Maxym, face à elle tout cours… Je me mords la lèvre alors que je sens mon cœur se briser, alors que les choses sont inévitablement réelles. Mon regard bouge et se pose partout, sauf sur l’homme face à moi. Je n’aime pas qu’il assiste à cela, mais c’était aussi la seule façon qu’elle me laisse en paix pour le reste des jours à venir ! J’aurais surement du sortir, mais dans le fond, n’est-il pas mon petit ami à présent ? Suis-je vraiment prête pour cela ? Alors que tout se bouscule dans ma tête et dans mon cœur. L’incertitude qui remonte à la surface, plus violente que jamais alors que l’évidence est là. Encore une personne qui m’abandonne… une de plus. Je prends une grande inspiration pour me donner du courage, pour que ma voix paraisse plus assurée également. « Oui oui, c’est bon je vais rentrer ce week-end et j’vais te débarrasser de mes affaires. » Je l’écoute à nouveau parler, puis finalement raccrocher alors qu’elle ne me laisse même pas le temps de lui dire au revoir, me raccrochant au nez. Je détache mon téléphone de mon oreille, restant silencieuse quelques secondes à regarder la moquette sur le sol. Ma poitrine qui ce soulève sous ma respiration étrangement lente. Beaucoup trop lente comparé a ce qui bat à l'intérieur de moi...

Comment dire au revoir à une amitié de plus de vingt ans ? C’est une chose que l’on ne m’a jamais apprise… On ne m’avait même jamais dit qu’il faudrait que j’y fasse face un jour. Si au moins on m’avait prévenue, j’aurais surement fait un travail là-dessus en amont… Seulement j’avais du mal à affronter cette plaie là, dans mon cœur à l’idée d’avoir perdu une autre partie de ma vie. Je soupire en me redressant, poussant contre le mur pour me remettre droite sur mes pieds alors que je lève enfin les yeux sur Jed. « Si tu veux partir aussi… » Je jette mon téléphone sur le lit à côté de lui, après l’avoir éteint. « Va y j’te retiens pas… » Je lui tourne alors le dos, m’arrangeant de la fermeture de ma robe et me dirigeantvers la salle de bain dans ce besoin de m’isoler, de digérer, d’encaisser seule. Ça au moins j’ai appris à le faire ! Car au final c’est ce que je suis depuis le début… seule. Seule avec un coeur meutrie part tout ceux qui y sont passés...


 

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Jeu 15 Juin - 14:15

Way down we go
Olivia & Jed

« T’as pas idée à quel point ce que tu dis est vrai. » Il soupire en s’étirant un peu sur le matelas, savourant le confort sous son échine douloureuse, qu’il lui semble avoir courbé à longueur de temps, surtout dernièrement. A moins qu’il n’ait passé sa vie penché en avant, à fixer le sol pour éviter de marcher dans la merde, sans s’imaginer que le merdier lui arriverait directement dans la gueule, d’en face, de derrière, sur les côtés. C’est drôle comme il trouve toujours le moyen de s’en sortir, de se servir de son allure d’anguille pour se libérer des pièges qui l’entoure, d’avoir même le talent de pondre des idées - farfelues pour la plupart - afin d’aider d’autres.. Mais une fois qu’il a le nez dans la boue, Jed est incapable de réfléchir suffisamment posément pour trouver un moyen de s’en tirer par lui-même. Ça le rend dingue, parce que c’est dans ces moments-là, ceux où il est au bord du précipice, qu’il comprend, plus ou moins, l’état d’esprit dans lequel certains se retrouvent et qui peut les pousser, même s’il pardonne pas, aux actes les plus irréfléchis et, souvent, les plus définitifs. A cet instant, pas celui où il est là dans le ce lit avec elle, où il a dut remettre sa plaque à son supérieur hiérarchique, le grand blond a réussi, quelques secondes, à réellement se mettre à la place de Thomas Morgenstein, dont il a sauvé les miches quelques mois plus tôt en l’empêchant de sauter du pont. Pourquoi est-ce qu’il pense à ce merdeux, là, maintenant ? Allez savoir, mais en tournant le regard vers Olivia, il se sent presque chanceux. Y a quelque chose de bien qui, fatalement, doit ressortir de tout ce qui va de travers. Sa mère le lui a toujours répété, jusqu’à ce que ça n’ait plus d’effet sur elle, pourtant Jed voit parfaitement ce qu’elle a toujours voulu lui faire comprendre. Peu importe la mélasse dans laquelle il se retrouve piéger, y a toujours une éclairci, quand bien même elle paraît infime, fébrile et instable; Olivia existe, elle est là, près de lui et ça a quelque chose de reposant, de rassurant aussi. Du bout de ses doigts, il caresse sa hanche, en souriant un peu. « J’ai eu du mal à fermer les yeux depuis qu’on m’a récupéré ma plaque. » Et ça aussi, c’est con; comment un petit bout de métal peut vous donner le sentiment d’une telle puissance alors que, concrètement, ça ne vous rend pas forcément meilleur, ni plus fort.

Pas même différent. Parce qu’avec son insigne et son grade, même son arme, Jed n’a jamais été un autre; il aurait même eu tendance à se servir de son rang dans la police pour donner une certaine légitimité à son caractère d’enfoiré naturel. Une variante qu’Olivia semble, progressivement, modifier. Pas qu’il se sente meilleur, mais elle aurait bien tendance à le rendre plus facile d’accès, plus ouvert aussi.. Plus attentionné ? C’est possible, bien que ça reste encore à prouver. « J’ai mangé, déjà. » Et si c’est un mensonge, ça ne fait qu’appuyer le fait principal; il n’a pas faim. Mais il a dénoté une certaine obsession chez Olivia concernant la nourriture, alors il se contente de légèrement mentir. Après tout, ce-dernier n’a aucune réelle incidence sur leur vie, pas comme d’autres qu’il ravale, discrètement, alors que les lèvres de la jolie rousse se rapprochent. Sourire en coin, il l’accueille contre lui, ses bras qui l’enveloppe, barrière protectrice factice, la serrant contre son torse, baisers qui alimentent sa fièvre. Alors qu’il remue, Jed ne peut s’empêcher de sourire; le sommier ne grince pas, pourtant il a des relents de cette soirée chez son cousin, visualisant leurs corps enlacés comme deux adolescents se découvrant pour la première fois, essayant d’être discret. Ça l’amuse, autant que la caresse du drap qui suit le mouvement de son corps. Une main sur sa hanche, la rapprochant un plus, ses doigts remontent le tissu de sa robe, s’échouent sur sa cuisse et s’arrêtent en pleine course alors que le portable vibre sur la table basse. Lui veut l’ignorer et il essaie même de pousser Olivia à le suivre, d’une pression de la main, mais sa volonté à elle est plus forte que son désir à lui, apparemment.

D’un soupir, Jed la libère de son emprise, se rallongeant sur le dos, les bras croisés derrière sa tête à fixer le plafond alors qu’elle décroche. Max. Ce surnom lui dit vaguement quelque chose, s’il prêtait un peu plus attention aux autres, il se souviendrait sans doute de cette petite brune au Chloe’s Lounge, mais Jed a la particularité d’oublier totalement l’existence de ceux qui ne l’intéressent pas. Ce qui explique son habitude à renommer tous les gens qu’il croise pour la seconde fois. Et pourtant, même s’il ne la connait pas, cette autre, à l’attitude d’Olivia une fois qu’elle décroche, Jed se sent pris d’un sentiment étrange; de la colère ? De la rancoeur ? Un petit mélange des deux, subtil. Parce que leur relation a pris une nouvelle tournure, il semble désormais que ses sentiments pour l’entourage de sa petite-amie sont désormais contrôlés par l’effet que ses proches ont sur elle; et cette Max n’a pas l’air de lui faire du bien. Ça lui arrache une moue étrange alors qu’il se redresse légèrement sur les coudes pour observer la scène et écouter, à moitié, ce qu’il se dit. « Olivia? » C’est certainement pas ce qu’il voudrait dire, mais c’est tout ce qui sort alors qu’elle se redresse, lui déjà assit à la regarder, se levant en même temps qu’elle, sans bouger plus. Drôle de cinéma qu’elle lui fait. Drôle d’amertume qui le prend, à l’attention de cette Max. Arquant un sourcil, il la regarde faire, l’écoute à peine lui dire de partir et se rassoit sans bouger, le regard qui passe vers la porte qu’elle vient de passer et le portable. Plissant les yeux, Jed attrape le téléphone d’une main assurée pour finalement l’éteindre totalement, des fois que cette peste décide d’harceler, de nouveau, sa jolie rousse. Instinct protecteur qui lui déchire la poitrine d’un sentiment qu’il n’est pas sûr, cette fois, d’avoir ressenti pour quelqu’un avant.

On lui a toujours dis que la plus belle preuve d’amour, pour quelqu’un, c’est de la laisser partir quand elle le désire. C’est pourtant pas vraiment ce qu’il a envie de faire, alors est-ce que ça veut dire qu’il n’aime pas Olivia ? Ça serait trop tôt pour le dire de toute manière, mais Jed est persuadé que s’il s’en va, maintenant, il ne sera pas capable de revenir et, égoïstement, ce n’est pas ce qu’il désire faire. L’eau coule dans la salle de bain, berce ses idées et Jed finit par remuer sur le matelas, appuyant ses coudes sur ses genoux, réfléchissant avant de taper dans ses propres chaussures qu’il a laissé reposer au pied du lit. Et puis merde. Depuis quand est-ce qu’il fait exactement ce qu’on attend de lui ? Se massant la nuque, il finit par traverser la pièce pour rejoindre la salle de bain, cette impression dégueulasse d’avoir parcouru un désert, ou une forêt parsemée de mines. La baignoire est remplie, mais avec la mine qu’Olivia tire, il se doute qu’en plus de l’eau qui l’entoure, y a un peu de sa rancoeur à elle et sa solitude, surtout. C’est la première fois qu’il revit la scène, son coeur en manque d’ailleurs un battement. La dernière personne qu’il a trouvé dans une baignoire.. Le souvenir s’efface. S’éloigne, repoussé par toute la volonté dont il regorge pour ne pas se bousiller à cet instant. Pour qu’il y en ai un des deux qui tienne la route, le temps que l’autre se relève. Soufflant un coup, il hausse les épaules. « Je savais bien que c’était, encore, un plan foireux pour me mouiller. » Grinçant faussement des dents, Jed finit par se rapprocher de la baignoire pour s’y plonger, doucement, tout habillé.

Les mains sur les parois de la baignoire, le tissu de son jean qui, instantanément, s’imbibe et lui colle aux jambes, Jed grimace mais termine néanmoins sa course pour s’asseoir en face d’elle, plié pour ne pas prendre trop de place, l’eau qui menace tout de même de déborder. « Si j’dois partir, un jour.. Je préfèrerais que ça soit pour une excellente raison. il sourit, un peu, ses coudes en appui sur les rebords, ses mains qui viennent caresser ses bras. Je suis pas doué pour réconforter, si t’avais menacé de sauter d’un pont, j’aurais surement trouver quoi dire pour t’en empêcher mais là.. Il grimace un peu. T’as qu’à me dire ce que tu veux entendre et si j’trouve que ça peut servir, je te le dirais. On reviendra pour l’award du meilleur copain, parce qu’il est un peu en carton celui-là. Mais après ce que je viens de te dire, partir ça serait franchement hypocrite.. Et je sais que j’ai énormément de défauts, mais l’hypocrisie en fait pas parti. Si j’dois partir, ça sera parce que tu l’auras voulu, ou que j’y serais forcé.. Mais pour le moment, j’crois qu’on a tous les deux envie que je reste. » Ses doigts viennent se poser sur son menton, qu’il relève, pour croiser son regard.

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Lun 19 Juin - 2:07




Way down we go
Jedia
Tournée de moitié vers lui alors qu’il s’étire comme un chat sur le matelas. Il confirme mes dires et je fronce un peu les sourcils. La suite qui vient appuyer que c’est en rapport avec le fait qu’il n’a plus sa plaque. Le renvoie mental un peu brutale à un moment de la soirée, justement avec le poker alors qu’il avait changé d’expression au moment où je lui avais demandé s’il l’avait ou non de peur que le flic fasse surface pendant la soirée. Il ne le dit pas et moi non plus. Pour la simple et bonne raison que nous ne sommes pas prêts pour cela, pas encore ! Mais dans la finalité j’ai comme l’impression que ce soir plus que jamais, nous avons besoin de la présence de l’autre pour nous évader un peu de ce quotidien qui semble nous peser l’un et l’autre. Même s’il ne sait rien de mes soucis et que je ne connais rien des siens. Et ce n’est pas moi qui vais lui poser la question, je le pourrais, maintenant que nous sommes un couple. Pas part manque d’intérêt pour lui non plus. C’est seulement que je n’ai pas envie de cela, je n’ai pas envie de me plonger dans les soucis de l’un ou de l’autre, pas maintenant, pas ce soir. Plus tard peut-être… J’essaie pourtant d’imaginer l’effet que cela fait de se faire taper sur les doigts au point que l’on vous reprenne votre plaque. Tout comme je me demande ce qu’il a bien pu faire pour mériter une telle sentence. Je viens poser ma main sur son genou, presque sur sa cuisse, laissant aller mes doigts d’une façon affectueuse, presque rassurante. Lui signifiant en quelque sorte mon soutient, son pour autant vouloir le partager à haute voix. Préférant pourtant venir m’installer près de lui.

Comme deux aimants il ne me faut pas longtemps pour finir contre lui. Sa chaleur qui semble m’appeler à chaque instant, du moment qu’il se trouve près de moi. Mes lèvres qui viennent se satisfaire de lui dès lors qu’il répond à ma question. Mon intérieur qui semble comme rassurée à cette réponse. Coup de chaud qui se fait soudain, violent, à partir de l’instant où il pose sa main sur ma hanche, me rapprochant de lui. Pour seule barrière entre nos corps, nos seuls vêtements qui me semblaient soudain de trop ! La douce caresse du tissu de ma robe qui vient chatouille ma cuisse accélère un peu plus mon pouls et mon excitation qui vient réveiller le bas de mon ventre. Et quand bien même je l’aime et même si j’ai vraiment envie de lui et d’oublier tout le reste, mon téléphone qui vibre à nouveau sur la table basse faut tout voler en éclat. Me faisant redescendre de dix étages en une fraction de seconde. Après tout je suis adulte et j’ai déjà laissé trainer cette histoire trop longtemps. Un mois qu’elle attend et une semaine que j’ignore tous ses appels. Si je veut pouvoir profiter de la présence de Jed, je ferais mieux de me débarrasser de cette histoire maintenant. Je sens ses doigts se refermer sur ma cuisse pour me retenir seulement ça n’a que trop duré, même si lui, ne le sait pas. Je l’entends soupirer dans mon dos alors que j’ai déjà le téléphone dans la main. Je me lève du lit, m’éloignant de lui, comme si cela pouvait me mettre dans de meilleures conditions pour parler avec Maxym. Comme si cela pouvait me donner la sensation que ce n’est pas vraiment réel. Pourtant dès l’instant où j’ai le son de la voix de la jeune femme à l’autre bout du téléphone, mon visage change radicalement d’expression. Elle est en colère et je la comprends. Est-ce que ça ne lui fait rien à elle ? Elle veut se débarrasser de moi à ce point ? Au point que je ne perçois même pas une pointe de regret ou de tristesse dans le son de sa voix. Plus elle parle, plus je me décompose. Comprenant rapidement que finalement, cette fois-ci. Il n’y aura pas de retour en arrière. C’est un nouveau chapitre qui se tourne et le pire dans tout cela. C’est qu’encore une fois, j’ai l’impression d’être la seule à souffrir dans cette histoire.

Je reste quelques instants à fixer l’écran de mon téléphone alors qu’elle a coupé la communication et c’est la voix du blond qui me fait revenir dans cette chambre d’hôtel alors que finalement, tout a volé en éclat à l’intérieur de moi… encore une fois ! Lorsque je lui dis qu’il peut partir. Ce n’est pas ce que je veux, clairement pas. Mais à quoi bon tenter quelque chose quand je sais que de toute façon, un jour viendra où il fera comme tout le reste, comme les autres. Comme mon père, ma mère, Nolan, Maxym… Je balance mon téléphone sur le lit avant de finalement le planter là pour me rendre dans la salle de bain. Machinalement j’ouvre le robinet de la baignoire pour y laisser couler l’eau alors que je me penche pour enfoncer le bouchon dans le fond. C’est en silence que je me déleste de tous mes vêtements. Vingt années de ma vie défilant à toute vitesse dans ma tête. Les bons comme les mauvais souvenirs, la France, les coups durs. Pas plus tard qu’en décembre dernier où elle avait été le dernier pilier qu’il me restait au moment de la perte de ma mère. Je ne pouvais pas croire que tout aller se finir de cette façon. Je lève les yeux en sursautant lorsque la voix de Jed me sort de mes songes. Je ne m’étais même pas rendu compte que je m’étais installée dans la baignoire à présent pleine et que j’en avais même coupé l’eau. Je m’étais recroquevillé sur mon même, mes genoux collés contre ma poitrine, mes bras les entourant. Je regardais le blond sans vraiment comprendre pourquoi il parlait de plan foireux pour être mouillé jusqu’au moment où il avait mis sa première jambe dans l’eau sans même prendre la peine de ce déshabiller. Bien que je ne prenais pas beaucoup de place, j’avais reculé jusqu’à ce que mon dos touche la paroi froide de la baignoire. L’espace d’un instant, mon cerveau avait cessé de réfléchir, je le regardais les yeux ronds alors que j’étais persuadée qu’il était partie. Je redresse un peu la tête, mon menton quittant ainsi mes genoux pour le fixer alors que je reste bouche close le temps qu’il parle.

Dès l’instant où ses doigts viennent caresser mes bras, un violent frisson remonte le long de mon dos. Comme si je ne m’étais pas attendue à ce qu’il me touche. Ce qui était vrai dans le fond. Mon regarde ne cille pourtant pas un seul instant alors qu’il avoue ne pas savoir comment réconforter et que je n’ai qu’à lui dire ce que j’aimerais entendre. Seulement il est là le hic… Là maintenant, je n’ai pas envie d’entendre des paroles bidons qui de toute façon seront surement encore des mots et surtout des paroles en l’air. Je suis lasse de ça… J’ai pourtant l’impression d’être une coquille vide. Au fur et à mesure qu’il parle, une larme vient naitre au coin de mon œil, puis de l’autre. Larmes qui roulent en silence alors que je me demande ce que j’ai bien pu faire pour que les gens m’abandonnent les uns après les autres. Qu’est-ce qui ne va pas chez moi ? Je repose mon menton sur mes genoux, mon regard qui fixe le vide alors que ses mots remuent en moi. Ma peau tressaille lorsque ses doigts viennent relever mon menton pour que mon regard capte à nouveau le sien. Cet océan que je fixe et dans lequel je me perds en silence. Non je n’ai pas envie qu’il parte. Même si j’ai l’impression d’être seule face à ce monde. Et si je revenais simplement au plan initial ? Et si je me laissais simplement aller à tout oublier le temps d’une soirée dans le creux de ses bras et en le laissant se perdre lui dans le creux de mes reins ? Tel un alcoolique s'enfilant sa bouteille ou un drogué prenant sa dose. Mais ça semble un peu plus compliqué que ça…

L’une de mes mains quittait mes genoux pour venir jouer avec la manche de sa chemise. Je le regardais toujours avec la même expression. « Retire-la. » Les mots sonnent plus comme un ordre que pour une demande. Même si ma voix sonne plus comme un robot que comme une personne. Je sens la moindre parcelle de mon corps tendu et j’ai comme le sentiment que de le sentir contre moi, pourrait m’aider à déjà aller mieux, sans qu’il n’ait besoin de dire quoi que ce soit. Il me regarde quelques instants avant de venir la déboutonner, l’abandonnant au pied de la baignoire avec la plainte du tissu mouillé qui s’écrase contre le carrelage. Mes yeux le suivent pendant toute l’étape jusqu’à ce qu’il se retrouve torse nu devant moi. Je me lève et lui tourne le dos en venant m’installer, me laissant glisser contre lui. Faisant tout de même attention à ne pas être trop brusque, trop brutal au risque de l’écraser ou lui faire mal. Mes yeux fixaient le plafond, du moins il semblait. Regard vide, ou plutôt dans mes souvenirs. Respiration lente, qui s’accordait à la sienne, dans mon dos. La chaleur de son corps qui m’apportait le réconfort dont j’avais visiblement besoin. Plus que celle de l’eau en tout cas. « J’avais sept ans la première fois que je l’ai rencontré. » Je revois l’enfant que Max était sous mes yeux en prononçant ses mots. « Enfin, je l’avais rencontré avant, puisqu’on fréquentait la même école, mais la première fois où je l’ai vraiment rencontré. » Le silence de la pièce qui me laisse m’exprimer. Seule quelques clapotis de l’eau qui percent mon moment lorsque je bouge un peu ma main pour venir tracer la route que dessine ses veines sur le dos de sa main du bout de mes doigts. « Tu vois cette fille-là, toujours assise seule partout où elle va. » Je n’attends pas de réponse, je reprends juste ma respiration. « Beh c’était moi. Quant à elle… A vrai dire je ne sais pas vraiment ce qu’elle était avant. Je n’avais jamais fait attention à elle avant ce jour-là. » Mes yeux qui suivent le mouvement de mes doigts sur sa main. « Elle était assise là, seule dans l’herbe et elle pleurait. J’ai pas vraiment cherché à savoir pourquoi. Parce que la seule chose qui m’a marqué, c’est qu’elle était seule. » La scène défile devant mes yeux, comme si elle s’était déroulé hier ou même cet après-midi. Je me souvenais de tout, lorsqu’il était question de Max. « J’lui ai pas demandé ce qu’elle avait. En fait, j’me suis juste assise à côté d’elle et j’ai attendue. » Rire qui s’échappe de ma gorge alors que je repense à l’étrangeté de la chose avec du recul. « J’ai attendue jusqu’à ce qu’elle vienne dans mes bras, pour finalement se calmer. » Mon cœur qui se tord alors que la sensation que j’ai ressenti ce jour-là me frappe la gueule comme une putain de baffe. Larmes qui perlent au coin de mes yeux alors qu’aujourd’hui je sais ce que j’ai perdu et que ça aussi ça me frappe en pleine gueule. « On s’était rien promis… mais à mes yeux c’était plus que de simple mots qu’on pose pour définir une relation ou une amitié … » Non, elle n’avait pas été qu’une simple meilleure amie. Elle avait été l’amie, la confidente, la conseillère, le tampon face à tout ce qui a pu m’arriver, elle était la sœur que je n’avais jamais eue. « Le plus ironique là-dedans. C’est que la seule chose qu’il va me rester d’elle… C’est ça. » Je lève mon poignet gauche en le tournant légèrement, tournant la tête pour poser les yeux sur le loup tatoué sur ma peau. Les gens pouvaient trouver l’acte con, peut-être Jed aussi d’ailleurs. Je n’en avais rien à foutre dans le fond. Alors que je regardais le tatouage je n’étais pas en train de me dire putain j’me suis fait tatouer pour quelqu’un qui ne fait plus partie de ma vie aujourd’hui. Mais plutôt ce tatouage sera toujours là pour me rappeler qu’elle a fait partie de ma vie. « Et tout ce que j'ai là. » Je levais une main et venais donner deux petits coups contre ma tempe à l'aide de mon index. Certaines personnes marquaient votre vie plus que d’autres. Maxym avait fait partie de ceux-là dans ma vie. Il fallait seulement que je m’habitue à employer le passé lorsqu’il était question d’elle à partir de maintenant.


 

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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Mer 21 Juin - 0:30

Way down we go
Olivia & Jed

Il ne réfléchit pas, c’est instinctif et c’est, surtout, complètement nouveau pour lui, d’agir ainsi, par impulsion, dans un cas de figure qui ne nécessite pas qu’il envoie quelqu’un chier ou foute les menottes à un énième abruti. On a pas besoin de l’agent, juste de lui ou, du moins, c’est ce qu’il ose imaginer alors qu’il entre dans la salle de bain pour la trouver là, recroquevillée, le regard triste. Bouffée de haine pour Maxym et son appel funeste. Bouffée d’amour, aussi, pour ce joli minois qu’il découvre, pour la première fois, coincé dans une grimace douloureuse qui fait écho à beaucoup trop de choses pour qu’il laisse passer inaperçu. Et sans songer aux conséquences, minimes certes, de ses actes, Jed s’immerge dans la baignoire, encore tout habillé, ses jambes qu’il essaie de plier pour éviter de l’écraser; comme il se trouve trop grand à cet instant.. A moins que ce ne soit elle, soudainement, qu’il trouve bien trop chétive. Minuscule. Brutale aussi, parce qu’il ne lui connait pas cette expression sur ses traits fins et qu’il a la conviction que c’est une émotion qu’il s’appliquera à ne plus voir apparaître, ni à provoquer, à l’avenir.. Si avenir il y a. Doucement, de peur sans doute qu’elle ne se brise sous son toucher râpeux, ses doigts viennent caresser sa peau, frisson intense à son contact, mais contrôlé par l’urgence de la situation. Son regard suit alors le mouvement d’Olivia, de son menton qu’elle relève à sa main qu’elle vient perdre sur sa manche, pour titiller le tissu et cet ordre, qui tranche avec sa douceur habituelle. Arquant un sourcil, Jed fait une moue bizarre avant de secouer légèrement la tête tout en défaisant le tissu, qu’il laisse mourir sur le sol de la salle de bain; s’il accepte, c’est uniquement pour lui faire plaisir, mais il ne compte pas profiter de sa détresse soudaine pour la posséder. Ça ne lui semble pas forcément juste, bien que la situation aurait tendance à réveiller l’envie qui somnole au creux de ses entrailles. Bien que ce soit plus agréable d’avoir la sensation de l’eau sur sa peau directement, sans avoir le tissu trempé de sa chemise qui se colle à son épiderme, Jed ne bouge pas plus, surtout parce que le temps qu’il réfléchisse à sa situation, elle remue et s’installe contre lui. Par réflexe, ses bras s’enroulent autour de ses épaules, une main qui vient dégager quelques cheveux roux de son visage, en profitant pour glisser ses doigts dans sa chevelure, les pointes qui viennent lui chatouiller le creux de l’épaule. Appuyant sa joue contre sa tempe, Jed ferme lentement les paupières en l’écoutant, lèvres pincées qu’il scelle dans un silence presque religieux.

Alors qu’elle lui parle de sa rencontre avec Maxym, Jed essaie d’imaginer une Olivia gamine, devinant assez facilement des petites boucles rousses sur un visage plus rond, gonflé par l’innocence de l’enfance. Ça le charme. Il y a même quelque chose de plus profond; ça l’émeut, parce qu’il se persuade, volontairement, que s’il avait croisé cette petite Olivia, au même âge, il se serait surement pris d’affection pour elle. Et il y a peu de choses dont Jed est certain, mais cette affirmation a quelque chose de sincère, de véridique. Peut être que dans une autre vie, ils se sont connus dans la cour d’école, eux aussi et qu’ils ont commencé à s’apprendre, se connaître, après une vague dispute à la cantine à se lancer de la purée au visage. Après tout, c’est peut être comme ça que leur histoire est supposée commencer, dans tous les univers parallèles qui existent, s’ils existent. Un sourire tendre vient tordre ses lèvres, bien heureux qu’elle lui tourne le dos pour ne pas le voir, alors qu’il rouvre un peu les yeux, sans cesser de l’écouter, remuant un peu l’eau pour mouiller la peau d’Olivia, les gouttelettes qui s’échappent du creux de sa main, qu’il forme avec une application presque scolaire. Reculant un peu la tête, Jed récupère de l’eau pour la faire couler sur la nuque de la jeune femme, ses doigts qui caressent son épaule avant de rejoindre son bras et, finalement, retourner sous l’eau alors qu’il l’enlace de nouveau, appuyant son menton sur le sommet de son crâne.

Tu vois cette fille-là, toujours assise seule partout où elle va. S’il ne répond pas, qu’il ne réagit pas non plus, Jed ne peut pourtant que comprendre. Avec le recul, il réalise qu’il a passé une majeure partie de sa vie à être cet enfant-là, celui assit dans son coin, seul contre un mur dans la cour de l’école, sur le bord du banc à regarder les autres s’asseoir près de lui sans vraiment le voir.. Ils ont peut être bien plus en commun qu’il ne veut bien se l’avouer, c’est du moins ce qu’il ressort de ce souvenir particulier. Et inconsciemment, son étreinte s’est resserrée quand elle lui parle de ça. Humectant ses lèvres, Jed repose sa tête contre son crâne, les cheveux roux qui lui caressent la joue alors qu’il fixe le mur face à lui en attendant la suite. Il voudrait bien dire qu’il comprend ce qu’elle ressent, mais personne n’a eu ce genre de place dans sa vie. Des amis, il en a eu, plus tard, après l’école, longtemps après, mais elles n’ont été que des relations amicales de passage. Des visages qui ont illuminé sa vie, quelques instants, avant de disparaître, d’être remplacés ou non, sans qu’il ait le sentiment d’avoir perdu quelque chose après ces séparations. Faut dire que l’amitié reste un concept assez flou chez lui, il y a surement quelques personnes qui ont une place particulière dans sa vie comme son coéquipier ou même Emilio, mais c’est sans doute différent parce qu’il n’est pas certain que s’il ne les avait pas connu au travail, il ne se serait jamais arrêté sur eux en les croisant autrement. Alors comme Jed n’est pas certain de pouvoir comprendre ce qu’Olivia ressent vraiment, il est là, simplement, sa main qui vient, avec précaution, lui attraper le poignet alors qu’elle lui montre le tatouage. De son pouce, il refait les contours du loup, en souriant un peu alors qu’il jette un oeil sur son propre tatouage, sur son poignet droit.

« C’est pas ironique.. Ça donnera plus de sens à ta prochaine amitié. Il soupire un peu. Les gens entrent et sortent dans nos vies, faut composer avec, garder que le meilleur de ce qu’ils laissent derrière eux. Non ? » Tenant toujours le poignet tatoué d’Olivia, il le porte à ses lèvres, déposant un baiser chaud. « Et puis l’intérêt d’un tatouage, c’est qu’il ait une histoire.. Ça lui donne un peu plus de .. sens, je présume. » Il sourit, relâchant son bras pour déplacer quelques mèches et déposer ses lèvres dans son cou. Sans doute qu’il y a mieux à dire pour s’excuser de voir une amitié de vingt ans se terminer aussi brutalement, mais Jed ignore comment faire ce genre de choses. Surtout parce qu’il trouve un peu absurde de se mettre dans cet état pour ça, mais encore une fois, n’ayant jamais connu quelqu’un d’aussi important dans sa vie.. Et encore que, il l’a peut être déjà vécu, seulement il est trop aveugle et dans cette optique de compartimenter les choses, qu’il n’est pas vraiment foutu de le réaliser.

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When the night was full of terrors And your eyes were filled with tears When you had not touched me yet Oh, take me back to the night we met
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MessageSujet: Re: [Jed] Way down we go   Aujourd'hui à 22:23




Way down we go
Jedia
Quelque chose, là dans le fond me dit que c’est aussi douloureux. C’est parce que c’est frais, encore bien trop frais. Le deuil de quelqu’un ne se fait pas comme ça, pas en un mois à peine. C’est d’autant plus dur lorsque l’on sait que la personne est là, quelque part à vivre sa vie et qu’elle n’a plus besoin de vous. C’est d’autant plus dure lorsque l’on découvre et que la vérité vous frappe au point que vous comprenez que cette personne qui a partagé vingt ans de votre vie a déjà tiré un trait sur vous et ne cherche qu’à se débarrasser des dernières choses qui la rattachent à vous. J’ai vécu l’abandon suite à un décès, l’abandon d’un homme bien trop accroché à son travail pour s’intéresser à moi. Mais l’abandon de celle que j’estimais comme une sœur. Ça s’était bien la première fois. Et j’espérais que c’était la dernière ! Cette petite voix dans le fond de moi. Cette part de noirceur et de tristesse juste-là, qui me soufflaient que de toute façon, se serait bien la dernière fois que je me lierais de cette façon à une personne… Si seulement j’avais lu l’avenir… J’aurais su à cet instant à quel point j’avais tort ! Mon regard ne scille pas un seul instant à partir du moment où il commence à retirer sa chemise. Je le regarde faire avec une attention particulière. Mes yeux qui caressent doucement sa peau alors que je sens ce besoin au fond de moi de me rapprocher de lui, de le sentir près de moi, plus près que cela. Et même si l’idée m’effleure, ce n’est pas pour partager un moment charnelle avec lui. J’ai besoin de lui en tant qu’homme, protecteur et fort comme un rempart face à la douleur qui me traverse. Mais plus encore, j’ai besoin de lui en tant que petit-ami. Ce rôle qu’il a pris ce soir même et qui tombe à pic. Bien que même sans cela, j’aurais eu besoin de lui de la même façon. Et à la vue de mon état, je me serais surement laissé aller de la même façon contre lui. Berçant mon corps et mon cœur au rythme de sa respiration. De ses caresses sur ma peau ou encore de ses bras qui m’enlacent.

L’instant est libérateur. Alors que nous sommes là. Alors que je sens sa présence rassurante. Définitivement non, je n’aurais pas voulu qu’il parte et alors que je lui raconte ma rencontre avec cette personne qui n’est plus mon amie. Je sens deux choses dans mon cœur. Le déchirement du souvenir, mais aussi une infime vision de l’ampleur de mes sentiments pour cet homme. L’attention qu’il me porte me touche et va même jusqu’à faire vibrer tout mon être. Pour la première fois de ma vie, j’ai la sensation que cet amour est inconditionnel et infini. C’est une sensation que je n’arrive pas à m’expliquer moi-même tellement elle me saisit, mais c’est pur, c’est profond ! Ça en serait presque douloureux si je n’étais pas tant animée par sa puissance. Ça tranche avec cette autre douleur bien présente. Comme une lame qui entre doucement dans la chair. Lentement alors qu’elle se satisfait de votre réaction et de ce qu’elle vous fait ressentir. De vous voir vous tordre alors qu’elle s’enfonce dans votre être. Il y a toutes ces choses qui sont là, en moi alors que je continue de lui raconter cette partie de ma vie. Alors que nous étions encore loin de nous rencontrer. Alors que j’étais encore loin de cette femme que je suis, ou plutôt était en train de devenir. Bien qu’à ce moment précis, j’avais surtout l’impression que tout était partie en fumée et que j’étais de retour à la case départ. Le travail des derniers mois étant totalement à refaire. Ma peau qui s’hérisse alors qu’il vient faire couler de l’eau sur ma nuque. Je ferme les yeux quelques instants tout en penchant un peu la tête en avant, le laissant faire ce que bon lui semble de moi, avec moi. Un jour, il m’avait demandé de lui faire confiance. Et même si j’avais été hésitante, je n’avais jamais cessé de lui faire confiance depuis. Peut-être que j’avais tort, mais mon instinct voulait lui faire confiance et jusqu’à maintenant, il ne m’avait pas donné de raison de remettre cela en doute.

Je regarde silencieuse à présent, la main du blond qui vient se refermer autour de mon poignet. J’écoute attentivement ce qu’il me dit alors que je me laisse aller contre lui. Mon corps qui glisse un peu dans la baignoire. Mes genoux qui sortent un peu plus de l’eau, découvrant jusqu’à la naissance de mes cuisses. Et ma tête qui vient reposer sur son épaule. La douleur toujours présente, mais qui grâce à lui s’apaise, s’estompe pour passer en arrière-plan. Il m’apaise et à mes yeux c’est tout ce qui compte à cet instant. Mon regard vert suit le mouvement de sa main qui rapproche mon poignet de ses lèvres au moment où il y pose un baiser. Sourire timide qui vient alors illuminer ce visage qui est le mien. Mon regard qui croise le sien l’espace de quelques secondes. Juste le temps de voir un sourire sur ses lèvres à lui, avant qu’elles ne disparaissent dans mon cou. Par réflexe je penche à un la tête pour le lui tendre. « J’aime l’art parce que d’une certaine façon, malgré les années il y a toujours une trace du passé. » Je laisse glisser mes doigts sous l’eau pour venir jouer avec sa main, venir entrelacer mes doigts aux siens. « Disons plutôt qu’il sera pour le souvenir. Il sera ma trace du passé. » Même si je doute avoir vraiment besoin de lui pour me souvenir. Je bouge un peu, attrapant son autre main et imitant la première en venant nouer ses doigts aux miens.

Je relevais un peu le nez vers lui, le regardant sous cet angle quelques secondes. Je me trouvais soudain chanceuse. Chanceuse de l’avoir dans ma vie, même s’il n’avait pas été mon petit ami ! Chanceuse qu’il y soit simplement entré. J’avais le sentiment d’évoluer à son contact, de grandir. Un peu plus chaque fois. Je me trouvais chanceuse qu’un homme tel que lui s’intéresse à moi au point de vouloir tenter un bout de chemin avec moi. D’entrelacer nos vies de cette façon. Peu importe si c’était pour une longue ou une courte durée. Même si sincèrement j’espérais que ce soit le plus long possible, mais je ne voyais pas ce qui pouvais bien mettre une ombre sur le tableau alors que nous nous tournions autour depuis quelques mois déjà. N’ayant pas forcement, jamais plutôt, tenu ce rôle auquel nous nous étions fixé. Chaque fois que nous étions ensemble, cela dérapait, avançait, évoluait contre nos propres attentes. Tendant un peu mon dos, je venais laisser mourir mes lèvres contre sa peau. A cet endroit où l’arrondi de sa mâchoire joue avec son cou. Ma main droite lâche enfin la sienne pour venir se poser  dans son cou alors que mes lèvres y dépose d’autres baisers. Avant que finalement je ne ferme les yeux et vienne poser mon front à l’endroit même où je venais de l’embrasser. « Est-ce trop te demander.. » Ma voix est douce et basse pas un murmure, mais presque. « Si je te demande de reprendre là où on en est resté. De m’aider à l’oublier au moins pour ce soir. Je veux tout oublier.. » Ma main gauche qui tient encore ses doigts, glisse doucement sa main jusqu’à mon ventre, je ne la lâche pas et pourtant je la laisse là, flirter près de mon nombril. « Sauf toi. » Sauf la pissance de mes sentiments pour toi...Je lui laisse le choix, dans l’espoir qu’il accèdera à ma requête. « Fait moi vibré de toutes ses choses qui se passent entre toi et moi. » J’avance un peu mon bassin ses doigts qui chatouillent ma peau. J’espère qu’il ne croit pas que je me sers de lui. Bien que d’une certaine façon, si, un peu quand même ! Mais j’ai surtout envie de cette part là au fond de moi, reprenne le dessus sur cette tristesse qui m’a envahi avec l’appel de Maxym.  J’aime l’idée qu’il soit cette lumière au bout du tunnel.


 

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i can't go on without you
On rencontre des milliers de gens et aucun ne nous touche, et tout à coup on rencontre une personne et notre vie est changée, pour toujours...

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[Jed] Way down we go
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