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 The rhythm inside is telling us We can fly tomorrow feat Théoda

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MessageSujet: The rhythm inside is telling us We can fly tomorrow feat Théoda    Dim 2 Avr - 17:13

Il était tard. Je venais de finir ma journée. Ce n'était pas la première fois que je me retrouvais à partir plus tard que prévu, ça ne me dérangeait pas tant que ça au fond. Au moins j'étais occupé, enfin plus où moins. Je m'occupais comme je pouvais. En fait la plupart du temps je m'ennuyais carrément. Il n'y avait pas des masses de clients dans la station essence. J'ai fermé la boutique et je suis allé au centre ville. J'avais la flemme de me faire à manger alors j'ai été cherché un repas à emporter. Je faisais ça de temps en temps ça dépannait. J'ai garé ma bécane devant le fast food et j'ai aperçut un petit groupe qui avait l'air de bien se marrer. J'ai souris en les voyants. Je me revoyais à Londres avec Jack et la bande. On traînait souvent tard le soir. Nos soirées me manquaient. J'ai commandé mon repas et j'ai attendu dehors en fumant une clope. Je regardais le groupe et dans lequel une jeune femme s'était mêlée. Elle avait de longue jambes et je ne la voyais que de dos mais j'imaginais qu'elle devait être jolie. J'ai entendu quelques propos peu éloquent de la part des gars. J'ai haussé les sourcils et je les ai observé encore un peu. Le ton haussait et la jeune femme ne se laissait pas faire. J'étais surpris qu'elle ai autant de vigueur et de répondant mais les choses avaient l'air de s'envenimer. Je n'aimais pas beaucoup la façon dont ils la regardaient, ni le fait qu'ils se rapprochent comme ça et qu'ils semblaient la menacer. J'ai fini ma clope et j'ai avancé vers eux. Je ne savais pas vraiment ce que j'allais faire. C'était sans doute idiot de vouloir jouer les chevaliers servants. Je ne la connais même pas, mais je n'aime pas la façon dont ils ont haussé le ton, ni leur regard. Je n'ai pas été habitué à laisser des gens se faire insulter. Je leur ai demandé ce qui se passait, ce qui leur arrivait pour qu'ils soient autant énervés. Je voulais les calmer au départ, mais ça n'a pas vraiment marché. Pourquoi fallait-il toujours que ça finisse en bagarre? J'ai évité le premier coup et j'ai poussé le premier type sur les autres. Ils sont tombés et j'en ai profité pour aller vers la jeune femme et je lui ai dis :

« Je reviens. Bouge pas. »

J'ai couru jusqu'à ma moto et je l'ai mise en route. Le temps que les autre comprenne ce qui leur arrivait j'ai eu le temps de revenir vers la jeune femme et de lui tendre la main.

« Monte, on se tire.»

Je ne savais pas si elle viendrait, mais quelque chose me disait que oui. Je n'allais pas la laisser là sur le bas de la route alors qu'il y avait quatre gaillard qui se relevaient et qui avaient l'air encore plus fâché que tout à l'heure. Je n'avais pas envie de me battre avec eux. J'avais eu assez de bagarres par le passé pour en avoir ici. Il valait mieux parfois prendre la poudre d'escampette que de risquer le diable.

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MessageSujet: Re: The rhythm inside is telling us We can fly tomorrow feat Théoda    Mar 4 Avr - 19:51

The rhythm inside is telling us We can fly tomorrow

Brent
 &
 Théoda
Une longue journée qui se termine. Une pincée d’amertume. Et l’envie d’un verre. Ce besoin, ce manque. Elle se rend compte que c’est malsain, c’est déjà ça… Mais elle n’a aucune envie de soigner cette addiction. Son deuil n’est pas fini. Et il n’en finira sans doute jamais. Du coup, chaque habitude, si mauvaise soit-elle, qui pourrait précipiter sa mort, elle la délecte. Après avoir fermé son bureau à double-tour, elle fait volte-face, sort de l’immeuble et se dirige vers le bar le plus proche et le moins fréquenté. Ses talons claquent sur le bitume alors qu’elle avance dans la rue bondée. Tous finissent plus ou moins leur journée à cet horaire, c’est donc une évidence : les familles se retrouvent, les couples sortent, les bandes d’amis vont trainer dans un parc ou un bar. Typique. Arrivée au bar, elle commande un gin, puis un deuxième. L’alcool se faufile dans son sang et bientôt, elle ressent une sensation de bien-être. Ses membres se décrispent légèrement, alors que de petits fourmillements lui chatouillent doucement le bout des doigts. Elle n’est pas ivre. Pas même pompette. C’est le manque qu’elle comble à chaque gorgée qu’elle boit. Petit sourire au barman pendant qu’il lui ressert un troisième verre en arquant un sourcil. Elle sent qu’il la scrute, qu’il s’étonne un peu qu’une femme comme elle boive ainsi. Elle s’en fout, finalement.

Il est vingt-trois heures lorsqu’elle quitte le commerce qui s’est passablement bien rempli. Des groupes sont installés çà et là et parlent fort. Ça la rassure autant que ça l’angoisse, à vrai dire. Sa solitude permanente – ou presque – la rendue amère. Elle déteste la foule parce qu’elle n’en a plus tant l’habitude. En sortant du bar, elle réalise que sa voiture est parquée plus loin. Elle a bien trop bu pour reprendre le volant et pousse un petit soupire. Ce soir, ce sera taxi. La brune ne tarde pas à sortir son téléphone portable de son sac afin de composer le numéro d’un chauffeur qu’elle connait un peu. Il sera là d’ici quarante minutes seulement. Trop de clients, qu’il lui dit. À nouveau, un petit soupire s’échappe d’entre ses lèvres. Elle hésite à rentrer à nouveau dans le bar. Quitte à attendre, autant le faire en buvant un coup, non ?

Mais avant qu’elle ne se soit décidée, un groupe de quatre mecs débarque et l’entoure. « Hey les mecs, mattez-moi cette meuf ! » Ils s’approchent d’avantage et Théoda arque un sourcil. « Salut, ma jolie. Tu fais quoi, là, toute seule ? » Cette fois, s’en est encore un autre qui s’adresse à elle. « Sérieusement ? » Elle le dévisage et rétorque froidement « Fous moi la paix, petit con. » Ils ricanent comme des gosses en salle de cours, quand le petit malin de la classe vient de faire un gag pas drôle mais qu’ils suivent comme des moutons. Ils ne savent décidément pas à qui ils se frottent… Mais ils ont l’air plutôt inoffensifs dans leur genre… Elle les toise, sur ses talons, relativement amusée. Ils doivent avoir vingt-cinq ans, grand maximum. Trois d’entre eux sont des espèces de petites crevettes toutes maigres, mais le « chef » de bande, lui, est plutôt baraqué et grand. « T’es vraiment bonne, ma parole ! » Il la dévisage de haut en bas, insistant sur ses attributs féminins. D’ailleurs, il s’approche d’elle suffisamment pour détruire les limites de politesse que la jeune femme tolère habituellement. « ça te dit, un petit tour avec nous ? » De là où il se trouve, elle peut sentir son haleine alcoolisée et le souffle chaud de sa respiration saccadée. Disgusting. « Sans façon, j’t’ai dit de te barrer, avec tes p’tits chiens-chiens ! » Elle recule d’un pas, non pas pour montrer de la crainte mais pour qu’il respecte sa sphère privée. « Bah quoi, je te plais pas ? Ou t’as la trouille peut-être ? » Là, c’est un rire moqueur qui s’échappe d’entre les lèvres de la belle brune : « Pardon ? Parce que c’était l’idée ? Me plaire ou m’intimider ? Désolée, mais ni l’un ni l’autre n’a fonctionné, on dirait. » Un nouveau rictus amer s’échappe d’entre ses lèvres et semble agacer le type autant que ses petits copains. D’un geste brusque, il la pousse brutalement en l’insultant.

Ça tombe bien, elle n’attendait que ça. Elle reprend son équilibre et s’approche du type, prête à le cogner s’il faut. Mais la voix d’un type retentit derrière elle. Décidément, il faut quoi pour qu’on lui foute la paix ? Bon étonnement, il semble vouloir lui venir en aide. Ce qu’elle trouverait presque adorable, à défaut de trouver ça intelligent. Ça dégénère rapidement et le type en vient aux mains. Théoda se fait une joie de l’accompagner dans son geste en assenant un coup de coude bien placé dans les côtes d’un type qui venait de derrière. L’inconnu qui l’a rejoint en a poussé un et ils se sont tous écroulés comme des dominos. Il se retourne vers elle alors que le chef de bande se tient le visage, une expression de douleur sur le visage. « Je reviens. Bouge pas. », lui souffle-t-il avant de disparaitre. Théo reporte son attention sur cet espèce de sale type qui essayait de l’intimider et sur ses quatre potes qui gisent par terre. « Alors, Don Juan, qu’est-ce qui va pas ? » Il articule une phrase pas claire et un sourire sadique se dessine sur le visage de la jeune femme. Elle s’approche de lui doucement et, lorsqu’il ne s’y attend pas, elle lui assène un coup de poing. La mâchoire de l’homme craque dans un bruit sourd alors qu’elle recule d’un pas. Le bruit vrombissant d’une moto retentit et s'approche. La jeune femme tourne la tête et reconnait l’inconnu d’avant qui lui propose de monter. Elle reporte son attention sur l’équipe qui l’a cherchée. Deux d’entre eux se relève difficilement et la lueur dans leurs yeux prouve clairement qu’ils ne veulent pas en rester là. Généralement, elle ne craint pas les bagarres. Même s'ils sont plus nombreux. Même s'ils sont plus forts. Mais là... Elle ne sait pas pourquoi elle le fait, mais après une fraction de seconde d'hésitation, elle attrape la main que l'homme lui tend et monte sur la moto avant que celui-ci ne démarre en trombe.

 
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MessageSujet: Re: The rhythm inside is telling us We can fly tomorrow feat Théoda    Ven 7 Avr - 11:35

Il était tant de prendre la poudre d'escampette. Les hommes commençaient à se relever et la demoiselle avait l'air de vouloir en découdre avec eux. Ce n'était pas vraiment une bonne idée. J'ai démarré la moto et j'ai soupiré en voyant le serveur du fast food me regarder d'un air ahuri. Je venais de louper mon repas. J'ai haussé les épaules et je lui ai fait un petit air désolé, j'avais payé de toute manière, c'était moi qui était perdant et j'ai démarré la bécane. Je suis arrivé juste à temps. Elle a prit ma main et elle est monté derrière moi. J'ai remis les gaz et j'ai ris en voyant la tête furax des autres gars. Bande d'abrutis. J'en étais sûrement un aussi. C'était un peu idiot de vouloir jouer les don juan et surtout risqué. J'aurais pu me retrouver avec un coquart, quatre contre un, ce n'est pas vraiment fair play. Je me suis arrêté quelques rues plus loin. Je ne voulais pas trop m'éloigner du centre ville, je ne savais pas où elle habitait après tout. Je me suis arrêté sur le trottoir et j'ai lancé:

« Tu me dois un repas.»

Je lui ai souris. J'espérais qu'elle ne le prendrais pas au premier degré. Sinon elle risquait de s'énerver et vu comment elle avait du répondant je doutais fort que je puisse la raisonner mais quelque chose me disait qu'elle comprendrait que c'était de l'humour. Je suis descendu de la moto et je l'ai laissé faire pareil et je lui ai dis :

« Je suis impressionné. Il n'y a pas beaucoup de nana qui aurait répondu comme tu l'as fait. C'est un peu suicidaire quand même. Quatre contre un, mais visiblement rien ne te fait peur. »

J'étais surpris qu'elle se défende avec autant d'assurance. Ce n'était pas le cas de tout le monde et je ne disais pas ça parce que c'était une fille, j'ai toujours été contre ces idées misogynes de croire qu'une fille ne savait pas se défendre. Elles savent faire exactement les mêmes choses que nous et même elles savent faire parfois beaucoup plus.

« Tu veux que je te raccompagne quelque part?»

Je n'allais pas la laisser là dans la rue comme un malpropre quand même. Elle devait avoir une maison, une petit nid douillet comme la plupart des gens.

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MessageSujet: Re: The rhythm inside is telling us We can fly tomorrow feat Théoda    Ven 14 Avr - 15:51

The rhythm inside is telling us We can fly tomorrow

Brent
&
Théoda
Lorsque l’engin démarre en trombe, la jeune femme manque de tomber. Elle retrouve cependant rapidement son équilibre et attrape les poignées latérales pour se tenir. Elle ne sait pas ce qui lui a pris, concrètement, de suivre ce parfait inconnu et surtout, de ne pas refaire le portrait à cette bande de débiles. Du rétroviseur, elle les voit se relever péniblement en criant des insultes. Elle n’est pas du genre à fuir, d’habitude… Mais bon, en l’occurrence, c’était sans doute la meilleure solution. Le gorille – chef de bande – était quand même baraqué et ça aurait pu relativement mal se finir. Quelques minutes plus tard, la moto s’arrête et son chauffeur en descend, l’invitant donc naturellement à faire de même. Lorsqu’il déclare qu’elle lui doit un repas, elle arque un sourcil. Elle ne côtoie plus suffisamment de monde pour comprendre tout de suite le second degré de sa remarque. Son univers de solitude n’est décidément pas pratique en tout point. Elle ne répond pas et se contente de détourner le regard. L’alcool qu’elle a bu lui monte à la tête, elle ne sait même pas ce qu’elle fout là.

Son interlocuteur est bien décidé à parler, lui, visiblement, puisqu’il reprend la parole quelques instants plus tard pour louer ses « exploits » ou plutôt sa bêtise. Elle se mord les joues pour ne pas l’envoyer littéralement chier. C’est pas qu’il est pas sympa, hein ! Loin de là. C’est juste qu’elle ne lui a rien demandé, à la base, et elle a encore moins envie de parler. Son regard sombre se reporte sur lui. L’obscurité de la ruelle, éclairée seulement par quelques lampadaires, fait luire dans ses yeux une lueur étrange. « Mouais. Ils m’ont cherchée, j’ai rétorqué. Pas besoin d’en faire un plat. » L’expression du jeune homme change. Il ne doit visiblement pas savoir à quel genre de personne il a affaire. Elle s’en veut un peu d’avoir été aussi dure et surtout, si peu reconnaissante. Alors après quelques instants qui lui semblent durer une éternité, elle lâche un petit « Merci, pour tout à l’heure. » qui lui écorche presque les gencives. Elle déteste être redevable. Elle secoue la tête négativement. « Pas besoin de me ramener, non. J’vais me débrouiller. »

Son aversion à l’idée de lui devoir quelque chose la gêne énormément, du coup, l’idée de lui devoir un repas ne lui semble plus si absurde ni culottée de la part de l’homme qui lui fait face. Ils seraient visiblement quitte, après ça. « Un repas donc ? » Elle se rend compte qu’elle a faim également et qu’elle n’a rien mangé depuis le matin. Mais elle n’a aucune envie d’accompagner le jeune homme. Elle se saisit donc de son sac et sort son porte-monnaie. D’un geste nonchalant, elle lui tend un billet de vingt dollars. «  ça te va, 20 $ ? Tu veux plus ? »
 

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MessageSujet: Re: The rhythm inside is telling us We can fly tomorrow feat Théoda    Jeu 20 Avr - 19:02

La balade n'a pas été très longue. Je pensais que lui dire que j'avais été impressionné par son comportement lui ferais plaisir mais visiblement c'était raté. Sa réaction me fit hausser les sourcils. Elle ne voulait pas que je la ramène, elle n'avait pas l'air ravie que je sois intervenu et elle n'avait pas l'air de bonne humeur. Je ne comprenais pas. Je lui disais qu'elle avait bien joué et je me prenais un vent. Je ne comprenais vraiment rien aux femmes. Elles sont toutes différentes et ce n'est pas évident de les suivre. Elle m'a remercié même si ça a eu l'air de lui faire beaucoup de mal de prononcé ces mots. Je l'ai regardé essayant de la cerner et je lui ai répondu :

« Y a pas de quoi. »


Elle m'a tendu ensuite un billet de vingt dollar. J'ai haussé les sourcils. Elle m'avait cru quand je lui avais dit qu'elle me devait un repas. J'ai fermé les yeux et j'ai soupiré. On n'avait pas l'air d'être sur la même longueur d'ondes. C'était dommage, elle avait l'air plutôt sympa, surprenante et imprévisible. J'ai hoché la tête de droite à gauche et j'ai fini par lui dire :

« Non mais c'était une blague. Je n'étais pas sérieux. Je ne suis pas comme ça. J'ai agis parce qu'il le fallait. Je n'aimais pas la façon dont ils parlaient. C'est tout. J'aurais très bien pu rester là et regarder, n'en avoir rien à faire. J'ai décidé tout seul d'agir. Même si je suppose que tu aurais pu te débrouiller toute seule.»

Vu la réaction qu'elle avait c'était sans doute ça que ça voulait dire. Elle se serait visiblement bien passé de mon aide. J'ai levé les yeux au ciel, ah ! Les femmes. Je me demandais dans quelle galère je m'étais encore fourrée.

« Tu es sûre que je tu ne veux pas que je te raccompagne? Il n'y a pas que devant les bars qui il y a des drôles d'énergumènes.»

C'était sans doute ce qu'elle devait se dire pour moi. On ne se connaissait pas et elle pouvait s'imaginer pleins de choses. Ce n'était pas parce que je venais de l'aider que je ne pouvais pas retourner ma veste ensuite, même si ce n'était pas mon genre, mais peut-être qu'elle ne me faisait pas confiance et elle n'avait pas tout à fait tort au fond.

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MessageSujet: Re: The rhythm inside is telling us We can fly tomorrow feat Théoda    Mer 26 Avr - 13:34

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Le jeune homme qui lui fait face semble visiblement complètement largué à la suite de sa réaction. Et c’est compréhensible puisque Théoda ne lui facilite pas la tâche. Et dire qu’un simple merci aurait suffi. Mais sa fierté prend le dessus et, faut l’avouer, ça l’énerve un peu de devoir quelque chose à quelqu’un. Même si sans lui, elle aurait pu s’en sortir, elle n’aurait pas fini indemne et elle le sait. Sa stupidité – sa soif d’adrénaline maladive – aura raison d’elle un jour, elle le sait. Que serait-il advenu si l’inconnu tatoué n’était pas intervenu ? Elle se conforte en se disant qu’il n’y aurait rien eu de grave mais finalement, elle n’en sait rien. Le malaise de son interlocuteur la fait un peu culpabiliser à dire vrai. Elle se trémousse un peu, visiblement gênée elle aussi, avec son billet de vingt dollars qu’il refuse impunément. « C’était pour te remercier… M’enfin. » Elle replie le petit bout de papier déjà froissé et l’enfile dans sa poche en haussant les épaules. Il ne l’intimide pas. Il ne lui fait pas peur. En fait, en l’observant bien, elle se demande même comment c’est possible qu’il ait intimidé l’autre équipe de bras cassés de toute à l’heure. Effectivement, il est grand et musclé, mais bon…

Elle reste silencieuse. Trop silencieuse, même car elle finit par trouver ça relativement gênant. Un petit soupire s’échappe d’entre ses lèvres. Elle ne sait pas vraiment quoi rajouter à tout ça. « Écoute, vraiment merci pour ton intervention. C’était courageux de ta part. » Elle n’est pas douée pour remercier. Ni pour s’excuser de sa brusquerie habituelle. Ni pour pas grand-chose concernant les relations humaines en fait. Pourtant, étonnement, elle s’en veut presque d’avoir été aussi dure. « Comme je te l’ai dit… ça va aller. Je ne suis pas du genre peureuse. Je pense que tu l’as remarqué à tes dépends. » Elle esquisse un petit sourire forcé. Un petit signe de la tête plus tard, elle tourne les talons et le plante là, au milieu de la rue, sa bécane comme seule compagne.

Ses yeux sombres brillent dans l’obscurité. Elle regarde autour d’elle. La ruelle dans laquelle ils se sont arrêtés et déserte et non loin du centre. Quand bien même elle ne saurait pas se débrouiller seule, elle n’aurait aucune peine à rentrer saine et sauve chez elle. Et c’est peut-être ça, le problème, finalement. Elle en a marre de rentrer saine et sauve chez elle. Elle en a marre de ne rien ressentir, continuellement. Elle veut retrouver cette sensation, ce doux parfum de vie qui habitait son corps autrefois et qui semble l’avoir quittée, voilà maintenant trop longtemps. Et se mettre en danger stupidement, c’est le seul moyen qu’elle a trouvé pour ressentir ça, ne serait-ce que quelques instants… Son corps lui réclame encore un verre. Ce tourbillon de pensées lui fait sentir le manque de l’alcool qui s’estompe déjà trop vite dans ses veines. Un peu par dépit, un peu par pitié de le laisser planter là, elle se retourne vers lui. « Hey… Tu… Je t’offre un verre, au moins ? »

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MessageSujet: Re: The rhythm inside is telling us We can fly tomorrow feat Théoda    Sam 29 Avr - 22:29

J'ai soupiré. Je détestais ce genre de moment, quand on ne sait pas comment réagir, que l'on ne s'attendait pas à une telle réaction de la personne. Je ne pensais pas qu'elle serait aussi réfractaire à l'idée que quelqu'un ai pu lui venir en aide et le pire c'est que je ne sais même pas si c'est parce que c'est moi qui l'ai aidé, parce que je suis un homme, où si elle aurait été comme ça avec tout le monde. Sans doute qu'elle avait beaucoup de fierté et qu'elle aurait aimé se débrouiller toute seule, mais seule contre quatre, ça n'aurait pas été jolie à voir. J'ai haussé les sourcils quand elle m'a dit que les billets étaient pour me remercier. Vraiment je ne savais pas sur quel pied danser. Je lui ai répondu :

« Un simple merci aurait suffit tu sais.»


J'ai croisé les bras. Je ne suis pas habitué à ce genre d'hostilité. Je suis plus habitué au dénigrement et à tout le reste, mais le fait que quelqu'un ne veuille pas d'aide, c'est assez rare. J'ai eu un petit sourire quand elle m'a dit que c'était courageux de ma part d'être intervenu. Je commençais à comprendre. Elle était sûrement vexée que je l'ai défendue. Ça devenait évident. C'était assez amusant. Elle m'avoua qu'elle n'était pas vraiment peureuse et j'ai souris puis répondu :

« Ouai, j'ai cru comprendre, mais je m'en remettrait et donc je t'ai vexé ?Et sans vouloir me vanter, ce n'était pas du courage. C'était juste normal. N'importe qui l'aurai fait, du moins n'importe qui qui se préoccupe des autres. »

C'était naturel d'aider les gens. En tout cas chez moi, peut-être un peu trop même. La preuve encore aujourd'hui, ça aurait pu mal finir. Heureusement que j'ai su esquiver les coups. Je ne regrette pas mes séances quotidienne de sport de ma vie d'avant. Je suis surpris à présent qu'elle me propose d'aller boire un verre. Cette femme est vraiment pleine de surprise.

« Oui, peut-être que j'en apprendrais plus sur toi parce que je dois t'avouer que tu m'intrigue. »

Je ne buvais pas d'alcool mais j'avais envie d'en savoir plus sur elle. Elle avait quelque chose de mystérieux que je n'arrivais pas à cerner et j'avais aussi envie de savoir son nom alors j'ai dit :

« Au fait, je m'appelle Brent. »

Je me dit qu'elle n'aura pas le choix et qu'elle me donnera son prénom. Je n'allais pas passer a soirée à l’appeler l'inconnue tout de même ça serait malvenu.


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MessageSujet: Re: The rhythm inside is telling us We can fly tomorrow feat Théoda    Sam 3 Juin - 13:10

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Brent
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Théoda
Le soupire bruyant du jeune homme l’agace. C’est elle, la plus énervée dans cette histoire, non ? Elle décide de ne pas faire de cas, les effluves du trop-plein d’alcool qu’elle a bu lui montant encore légèrement à la tête. Alors qu’il croise les bras, elle enfile ses mains dans les poches de son perfecto en le dévisageant un peu. Elle lui a dit merci. Elle ne le refera pas une énième fois. Décidant donc de ne pas recadrer l’homme qui lui fait face, en lui rappelant qu’elle a été trop brusque, trop malpolie, trop elle… Tant pis.

L’inconnu émet alors l’hypothèse qu’il a froissé la fierté de la jeune femme. Son ego – justement – en prend un coup et elle arque un sourcil en secouant la tête négativement. «  Non. » Elle détourne le regard, une petite moue boudeuse installée sur le visage. D’un point de vue extérieur, on dirait presque une enfant qui se fait gronder. Elle hausse les épaules en reportant son attention sur lui. «  Je n’ai simplement pas demandé d’être sauvée. Pour être honnête, je n’en ai même aucune envie. » Les mots s’échappent d’entre ses lèvres sans qu’elle ne les contrôle. Une mélodie cinglante qu’elle ne maitrise pas. Première fois qu’elle l’admet à voix haute : elle ne veut plus être sauvée. Elle en a marre, des héros. Elle en a marre, d’être prise en pitié. Sa solitude et sa soif d’autodestruction lui suffisent amplement. Si elle voulait être secourue, elle ne se mettrait déjà pas en danger volontairement, non ? Elle ferait parti de ses petites « poules » qui subissent la vie et qui se retrouvent au mauvais endroit au mauvais moment de manière involontaire. Or, c’était tout le contraire : elle provoquait ça. Son seul souhait intérieur était de jouer avec la vie, de voir jusqu’où le destin – le karma ou Dieu, à vous de voir – la laisserait aller avant de la punir, ou de la sauver réellement en lui ôtant la vie.

Le silence qui s’est gentiment installé entre les deux inconnus devient pesant. Elle a l’impression de poireauter. Fort heureusement, il est interrompu par la voix suave de l’homme qui lui est venu en aide. Sa voix est plus douce, moins sèche qu’avant. Finalement, c’est peut-être Théoda qui a vexé son égo, à lui. Elle relève ses prunelles sombres vers lui alors qu’il accepte son invitation. Intrigante ? Elle n’aurait pas pensé être un jour qualifiée de la sorte. Un nouveau haussement d’épaule alors qu’il se présente cordialement. Elle ouvre la marche direction le centre, comme pour l’inviter à la suivre, et reste silencieuse quelques instants. Les secondes s’écoulent, doucement alors qu’il la rejoint. Lorsqu’il est à proximité, elle lâche : « Théoda. » Elle hésite à rajouter les formalités qui sont de mises dans ces moments-là, du genre « enchantée » ou « ravie de te connaitre, Brent. ». Mais tout lui semble soudain si hypocrite qu’elle s’abstient. S’il y a bien quelque chose que la vie ne lui a pas enlevé, c’est sa franchise à toute épreuve. Elle se contente d’esquisser un petit sourire en sa direction avant de tourner la tête. «  Alors Brent. T’es plutôt bière, ou plutôt alcool fort ? » Question étrange. Mais il fallait bien qu’elle le sache, s’ils voulaient choisir un bar avant l’heure de la fermeture.

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