AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 On the run || ft. Titi

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant
AuteurMessage
● Crédits : avatar : sparkle + signa : anaelle
● Face claim : anushka sharma
The summer can last a little bit longer.
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: On the run || ft. Titi    Dim 2 Avr - 22:52



L’ennuie. Un mot que Naina connaissait bien. Elle s’étonnait elle-même de voir à quel point elle pouvait se faire chier, à chaque fois qu’elle pensait avoir touché le fond elle découvrait un nouveau seuil de médiocrité. Bien sûr elle avait essayé de se trouver une occupation mais sans pour autant quitter les murs de chez elle, pas qu’elle ne désirait pas qu’on la voit, mais son père qui mettait un point d’honneur à ce qu’elle ne fasse pas de bêtise, était beaucoup plus rassuré de savoir qu’elle était chez elle où les dégâts étaient limités. Ce qu’il ne savait pas c’est qu’elle n’avait pas besoin de sortir de chez elle pour créer des catastrophes. Bon, pas aussi conséquentes que si elle sortait pour détériorer les biens publics, mais des bêtises quand même. Dernièrement elle avait essayé de voir ce qui tombait le plus vite entre une pastèque et un œuf, oui comme les expériences pour enfant qu’on voyait à la télé. Pour la pastèque ça avait été un succès, enfin du moins de son avis. Elle n’avait fait aucun calcul ou une approche scientifique quelconque, elle s’était juste rendu compte qu’elle gardait une pastèque qui commençait à pourrir dans sa cuisine et avait cherché le moyen le plus drôle pour s’en débarrasser. Pour l’œuf ce n’était pas la même histoire, elle avait juste trouvé ça drôle de balancer des trucs par la fenêtre et avait balancé  une boite entière d’un coup. C’était d’autant plus drôle quand elle s’est rendue compte que son voisin qu’elle n’appréciait pas vraiment passait sous sa fenêtre au même moment. Lorsqu’elle entendit crier, elle s’était approchée de la fenêtre pour voir avant de se jeter au sol en priant pour qu’il ne l’ait pas vu. Manqué, il l’avait vu et était venu sonner à sa porte mais elle avait fait la morte. Lentement, l’Indienne avait rampé sur le sol de peur qu’on n’entende ses bruits de pas et avait cessé de respirer en entendant la poignée de la porte se tourner. Heureusement qu’elle prenait toujours soin de fermer sa porte à clefs.

Quoi qu’il en soit, après cette expérience la brunette avait décidé de se lancer dans une collection de cactus. Pourquoi ? Mais parce qu’elle se faisait chier enfin. Et aussi parce qu’elle s’était rendue compte que la plante qu’elle arrosait depuis des semaines était une plante en plastique, du coup comme nouveau projet elle s’est donnée ce mois-ci d’avoir une collection de cactus. Le mois prochain sait-on jamais, elle pourrait se décider de se lancer dans une collection de tongs.

Entre temps, ce qu’il y avait de nouveau dans sa vie mis à part ses cactus est le fait qu’elle soit rentrée en contact avec Tiziri. Une enseignante qu’avait connu Aditiya, son grand-père. Elle avait d’ailleurs eut des nouvelles de ce dernier qui l’appelait souvent pour s’assurer qu’elle aille bien et surtout essayer de la convaincre de parler. Elle avait beau l’adorer, ces derniers temps elle filtrait ses appels pour ne pas avoir à l’entendre avec ses espoirs qu’elle arriverait à se sortir de cette situation. La brunette savait très bien que ce n’était pas le cas et elle essayait de le préparer à cette éventualité, mais en éternel optimiste lorsqu’il s’agissait de sa petite fille qu’il aimait malgré tout ce qu’elle avait pu faire, il ne voulait rien entendre. A chaque fois qu’ils raccrochaient, Naina ne pouvait s’empêcher de noter la différence entre son père qui se démenait pour la sortir de là juste pour ne pas salir sa réputation, et son grand-père qui se souciait sincèrement d’elle. Elle venait d’ailleurs de l’avoir au téléphone et comme à chaque fois, il n’a pas manqué de lui rappeler qu’elle devait penser aux conséquences de ce que son silence entraînait. Comme sauvée par le gong lorsque la porte sonna et qu’elle fut obligée de se lever pour aller ouvrir. Au moment où elle posa le combiné, elle se fichait bien de savoir si c’était son voisin qui venait la voir pour l’histoire de l’œuf reçu sur la tête ou autre, elle se sentait juste sauvée de ne pas avoir à poursuivre cette conversation. « Bonjour. » Dit-elle en ouvrant la porte en grand avec un sourire aux lèvres.

_________________
and now we are alive
These four lonely walls have changed the way I feel. The way I feel, I'm standing still. And nothing else matters now, you're not here. Where are you ? I've been calling you ? Where else can I go ? Memories turn to dust, please don't burry us. I got you.  If I lose myself I lose it all.› © alaska.  

Revenir en haut Aller en bas
● Crédits : avatar by me | signa by astra | citation signa by imagine dragons (walking the wire)
● Face claim : Yasmine Al Massri
The summer can last a little bit longer.
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Lun 17 Avr - 23:12

team 8
nana & titi



Trois semaines. Trois interminables semaines qu'elle avait débarqué en ville, sac sur l'épaule, trois visage basanés accrochés à elle, lorsqu'elle peinait déjà à se demander ce qu'il allait bien pouvoir advenir de la femme qu'elle avait laissé là bas, de l'autre côté de l'océan, dans un pays à feu à sang, où reposait pourtant les âmes de ceux qu'elle aimait.
Elle s'interrogeait parfois ; avait-elle fait une connerie en venant jusqu'ici ? N'aurait-elle pas mieux fait de rester dans son pays, d'y mourir, tout comme eux... d'y rester quoi qu'il lui en aurait coûté. Qu'avait-elle à faire ici... ? Qu'avait-elle encore à offrir ? Et pourtant. Elle était là, et personne ne l'y avait forcée. Alors elle faisait avec. Un nouveau pays. Une nouvelle culture. Des rues grouillant de monde, ces regards qui se retournaient sur son passage, leurs yeux reflétant les milliers de questions qui hantaient leurs pensées malsaines, leurs esprits trop curieux, intrusifs. Tiziri elle n'avait jamais aimé cela, être passée au scanner. Et personne ne l'avait jamais réellement connue, pas même son défunt mari, qui avait pourtant été le premier à voir à travers elle, à voir au delà de la fille élevée pour devenir une parfaite petite maîtresse de maison obéissante et naïvement effacée. Il lui avait donné sa chance, l'avait considérée comme son égal.

Et aujourd'hui qu'était-elle ? A devoir tout reprendre de zéro. A ne même pas pouvoir se raccrocher aux souvenirs des pierres, du sable sous ses pieds, des odeurs dans le vent... Tout ici sentait différemment. Tout était différent. Le bruit des bombes, devenu familier, ne la gênaient qu'en rêve, mais parvenaient rarement à couvrir les pleurs du bébé. Les fragrances des résine et de bois avaient remplacées le parfum saturé de la poudre et du souffre. Ici, la paix régnait. Mais dans le coeur de la jeune femme, tout n'était que chaos, depuis bien longtemps déjà...

Elle n'était pas chez elle. Pas à sa place. Elle ne le serait jamais. Et puis un jour, elle avait croisé le regard de Naina Patel. Et étrangement, une sensation d'apaisement l'avait envahie. Lorsqu'elle regardait la famille syrienne avec qui elle vivait, elle voyait la mort, le désespoir, leur vie brisée. Mais quand elle parlait avec Naina, quand elle plongeait dans ses yeux sans fond, elle voyait Aditiya, la confiance, par delà l'Atlantique... Elle ne l'avait pas tellement revue depuis cette première fois... Elle avait du gérer son installation, jongler entre les nuits sans sommeil, le mal du pays qui ne cessait de la ronger, ses sombres souvenirs qui refusaient de disparaître, son nouveau job, ses responsabilités... Elle faisait beaucoup, souvent volontairement, pour ne pas se laisser le temps de penser, simplement parce que c'était trop douloureux, ou trop difficile.

Ce jour là cependant, elle se sentait mieux. Plus sereine. Ses premiers jours de cours s'étaient plutôt bien déroulés et elle était heureuse de pouvoir travailler, et faire quelque chose qu'elle appréciait. Les élèves n'avaient pas été aussi odieux qu'elle s'y était attendus, certains s'étaient même montrés réellement curieux à propos de son histoire. Et étrangement, elle n'avait pas été gênée de leur en dire plus.
Elle venait de terminer sa journée, et il était encore tôt. La journée allait être longue si elle ne s'occupait pas. Elle avait pris le chemin de la maison lorsqu'elle était passée devant celle de Naina. Elle s'était stoppée, hésitante. Pouvait-elle se permettre d'aller l'emmerder sans une raison valable ?

Tiziri n'était pas du genre à tergiverser mille ans. Elle avait soupiré et s'était avancée pour sonner chez son amie. La jeune indienne n'avait pas tardé à venir ouvrir, et voir son visage familier et rassurant avait immédiatement arraché un sourire à l'enseignante.
« Patel. Désolée de te déranger. » Était-elle réellement occupée ? Tiziri en doutait, pour la connaître un peu. Naina avait réécrit la définition du mot ennui. La Libanaise continuait à sourire. « Je peux rentrer ? Envie pressante. » Dis comme ça, on aurait pu croire à une excuse pourrie, mais à bien y songer, elle avait peut-être bien vraiment besoin de se vider la vessie.


― made by hope ―

_________________


Darkness is your candle.
Tiziri Darwich ☽ “Take what comes, oh the storm is raging against us now. if you're afraid of falling then don't look down but we took the step or we took the lead and we'll take what comes. take what comes”
Revenir en haut Aller en bas
● Crédits : avatar : sparkle + signa : anaelle
● Face claim : anushka sharma
The summer can last a little bit longer.
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Mer 19 Avr - 18:06


Le sourire déjà collé aux lèvres en ouvrant la porte, il s’agrandit encore plus lorsque Naina vit la personne qui se tenait derrière la porte. Tiziri. C’était bien l’une des rares personnes que l’Indienne appréciait de fréquenter ces derniers temps. Prise au piège dans cette ville où elle ne connaissait personne, elle ne s’était pas donnée la peine d’aller vers les gens pour essayer de faire leur connaissance, parce qu’ils s’arrêtaient de toute façon à son bracelet qui en disait sûrement plus long que des mots. Dommage pour ces personnes qui ne connaitront jamais la version de la Patel qui était beaucoup plus amusante que la version officielle que renvoyait ce bracelet. De toute façon il scellait sa condamnation et avec la jeune femme qui refusait de parler, ça n’arrangeait pas son cas. « Darwhich. » Se contenta de dire la brunette en ramenant ses bras sous sa poitrine. Elle s’écarta du passage sans en dire plus pour répondre à la question de l’enseignante. Bien sûr qu’elle pouvait entrer et à ce stade elle pouvait même venir habiter chez elle, elle se ferait sûrement moins chier que ces derniers jours. Il ne fallait pas croire, l’Indienne avait beau faire la fière et la forte, même sa collection de cactus commençait à la fatiguer et à l’ennuyer. Peut-être devrait-elle essayer d’y mettre le feu pour faire des expériences. Au nom de la science quoi. De plus, elle était en présence d’une enseignante, c’était là synonyme de personne cultivée donc elles pouvaient toujours le faire à deux cette petite expérience. « Tu traverses le couloir et c’est la première porte à droite. » Elle referma la porte derrière elle non sans jeter un coup d’œil dehors, ne sait-on jamais si son voisin était là à attendre qu’elle sorte pour lui balancer un œuf en pleine tête pour se venger. Rien à signaler, elle pouvait fermer la porte en paix. « Fais pas attention aux cactus dans les toilettes, j’essaie une nouvelle déco. » Hurla-t-elle à travers la pièce à l’attention des toilettes dans l’espoir que la jeune Libanaise l’entende.

Elle se dirigea vers la cuisine et s’assit sur le comptoir en ramenant sa cheville avec le bracelet près d’elle, et avec l’aide d’une fourchette en plastique, commença à se gratter. On peut bien se moquer, mais c’était la seule technique qu’elle avait pu trouver pour arriver à soulager cette zone sans se faire mal. Ses doigts étaient beaucoup trop gros pour passer sous le bracelet et depuis la dernière fois, sa seule peur était de le faire sonner à nouveau. Avec le recul, autant elle était fière de sa bêtise en voyant que son bracelet avait réagit à son petit test, autant elle ne tenait pas vraiment à retourner au post pour devoir expliquer pourquoi est-ce qu’elle avait  fait sonner son bracelet. « Je suis dans la cuisine. » Hurla à nouveau l’Indienne en entendant des pas se rapprocher, à défaut de ne pas avoir entendu la chasse d’eau. Ne levant même pas la tête en direction de son amie, elle continuait de se gratter la cheville du mieux qu’elle pouvait, croisant tout de même un instant son reflet dans le grille-pain à l’opposé d’elle. Elle avait l’air d’une folle ou d’une débile à se gratter avec sa fourchette. Et le pire c’était que plus elle grattait et moins elle avait l’impression de se soulager. « Saloperie de bracelet. T’aurais pas la clef de ce truc pour que je puisse l’enlever à tout hasard ? » Dit-elle sur le ton de la plaisanterie, se doutant bien qu’elle n’avait pas dans son sac la solution miracle à son problème du moment. Agacée, elle prit le couteau en plastique à côté d’elle sur le comptoir et essaya de couper son bracelet. Avec un peu de chance et beaucoup d’huile de coudes, ça marcherait peut-être.  

_________________
and now we are alive
These four lonely walls have changed the way I feel. The way I feel, I'm standing still. And nothing else matters now, you're not here. Where are you ? I've been calling you ? Where else can I go ? Memories turn to dust, please don't burry us. I got you.  If I lose myself I lose it all.› © alaska.  

Revenir en haut Aller en bas
● Crédits : avatar by me | signa by astra | citation signa by imagine dragons (walking the wire)
● Face claim : Yasmine Al Massri
The summer can last a little bit longer.
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Ven 12 Mai - 15:29

team 8
nana & titi



Voir Naina lui faisait toujours du bien ; elle se sentait moins étrangère, moins différente que lorsqu’elle foulait les rues de la ville et que certains regards s’attardaient sur elle. Au début elle s’était contentée de les éviter, s’était même parfois forcée à sourire pour faire bonne impression. Mais peine perdue, elle avait vite abandonnée ce rôle de gentille nouvelle arrivante qui cherche à paraître correcte et avait troqué ses yeux doux contre un regard sévère et accusateur, qu’elle laissait planer sur les malheureux qui osaient la regarder de travers ou la fixer trop longtemps. De ce qu’elle avait pu en voir, ça marchait plutôt bien ! A ceux qui lui souriaient cependant, elle continuait à être gentille… autant qu’elle le pouvait. Ce n’était pas sa nature profonde d’être d’une bonté infinie.

Ce qu’elle avait avec son amie indienne, c’était qu’elle n’avait ni besoin de se cacher, ni de prétendre être quelqu’un d’autre… elle pouvait être pleinement elle-même, et Naina le lui rendait bien ! Elles se ressemblaient, à bien des égards, et le fait d’avoir partagé l’homme le plus admirable que la terre ait portée n’y était sans doute pas pour rien…

Arrivée devant chez Naina, Tiziri avait étrangement – karma ? – ressenti une envie pressante. Elle se rendait compte qu’elle ne s’était pas vidé la vessie depuis la veille au soir, et même si en temps de guerre elle était habituée à pire, pour cette fois, impossible de se retenir plus longtemps. L’indienne avait ouvert et son hôte n’avait pas attendu pour se faufiler chez elle, se précipitant vers les toilettes en criant. « Je suis déjà venue, tu t’souviens pas ? On avait pas bu pourtant ! » en réponse aux indications de la jeune femme sur l’emplacement des toilettes. Ce qu’elle dit ensuite interrogea la libanaise, qui poussa un long soupir en voyant finalement l’alignement de petits cactus sur le meuble au dessus de la cuvette. Eh ben… encore une activité loufoque de son amie pour tuer l’ennui, bien qu’au sens de son aînée, élever des cactus n’avait rien de bien palpitant… si ce n’était de jouer les téméraires en testant leurs piquants. Elle termina sa commission en y songeant et soupira de nouveau – de soulagement cette fois – avant de tirer la chasse et sortir, rejoignant Naina dans la cuisine comme elle venait lui hurler à travers la maison.

Elle la trouva en train de se gratter sous le bracelet électronique qu’elle portait à la cheville. Appuyée contre le montant de la porte, Tiziri l’observa, les bras croisés. « Pas mal la collection de cactus. Mais si tu veux mon avis tu devrais rendre ça plus intéressant en les classant par niveau de dangerosité. Ou bien élever des lapins. Ou des canards. C’est plus cools quand même… » Elle plaisantait – à demi – et un petit sourire au coin des lèvres, elle écouta l’indienne se plaindre de son entrave et commençer à tenter de le scier avec un couteau en plastique. Tiziri manqua de faire demi-tour pour aller visiter quelqu’un de moins fou, mais à la vérité c’était pour cette même raison qu’elle adorait Naina.

Elle s’avança vers elle, aussi désespérée qu’outrée. « Nan mais arrête, tu vas te couper, espèce d’imbécile ! » La jeune femme lui retira vivement le couteau des mains, le cassa entre ses doigts et jeta les morceaux dans la poubelles. Elle prit une inspiration et se regarda son amie avant de s’asseoir sur une chaise en face d’elle. « Hum. J’ai pas de clé pour ça je crois. » Elle sortit son trousseau et le tendit à demoiselle en souriant, amusée. Elle la laissa tergiverser quelques secondes tout en jouant avec les fermetures Eclair de son sac puis finit par demander : « T’as du papier aluminium ou tu te la joues occidentale à tout filmer ou tout bouffer le soir même ? » Elle aimait l’embêter avec son côté ‘occidental’, même si c’était toujours en toute amitié.

Un sourire malin au coin des lèvres, Tiziri se leva sans attendre la réponse et se mit à fouiller les placards à la recherche d’un rouleau du papier magique. Elle finit par le trouver et le brandit comme Excalibur. « AH, ça va, tu remontes dans mon estime. Voyons… » Elle posa l’objet sur la table et attrapa la cheville de Naina pour la poser sur ses genoux et observer de près son bracelet. « Plutôt classy dans le genre. Avec le temps et la technologie, ils finiront sans doute par en faire des atouts mode ! » Elle aimait faire traîner les choses, elle avait toujours adoré ça. Reprenant sur une note plus sérieuse, elle releva les yeux vers l’indienne relâcha sa jambe. « OK. Il va nous falloir… un animal. »



― made by hope ―

_________________


Darkness is your candle.
Tiziri Darwich ☽ “Take what comes, oh the storm is raging against us now. if you're afraid of falling then don't look down but we took the step or we took the lead and we'll take what comes. take what comes”
Revenir en haut Aller en bas
● Crédits : avatar : sparkle + signa : anaelle
● Face claim : anushka sharma
The summer can last a little bit longer.
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Lun 15 Mai - 3:55


L’Indienne offrit un sourire à son amie lorsqu’elle la vit arriver, n’arrêtant pas pour autant de se gratter avec sa fourchette. Ce n’était pas très pratique parce que les dents se cassaient, à croire que sa peau était trop épaisse ou alors c’était le bracelet qui était trop petit. Quoi qu’il en soit, ça la démangeait alors elle se débrouillait comme elle pouvait. Elle partit d’un petit rire lorsque Tiziri lui fit une réflexion sur sa collection de cactus. C’était l’une de ses plus belles fiertés. « Plus cool, ouais peut-être. Mais ça chie partout. Alors qu’un cactus non. » De plus, elle avait déjà du mal à s’occuper d’elle-même alors d’un animal, non merci. Elle laissait ça aux autres. Et de toute façon, elle ne s’était pas remise de son poisson rouge que sa mère avait foutu dans les toilettes après que ce dernier ait rendu l’âme. Il avait tenu deux semaines et lorsqu’on sait que le délai de vie d’un animal ou de quoi que ce soit au contact de Naina n’excédait pas deux jours, c’était un miracle. Comme pour appuyer son point, elle leva sa fourchette en lançant un petit regard à la jeune femme, puis continua à se gratter. Très vite, elle abandonna l’idée de la fourchette et prit un couteau en plastique pour essayer de couper son bracelet électronique. Là encore elle ne savait pas si ça fonctionnerait, mais elle était comme ça, elle aimait bien tenter de nouvelles choses. Ce n’était malheureusement pas au goût de Tiziri qui l’avait même traitée de débile. Elle était choquée, on aurait dit Aditiya. Il ne manquait plus qu’elle enroule un journal, la tape avec dans la tête pour que la transformation soit complète. Au lieu de ça, la brunette se contenta de récupérer le couteau des mains de Naina et de le casser avant de le jeter à la poubelle. « Wow, ok. » S’était-elle contentée de dire, toujours choquée. Si elle avait mieux à proposer, qu’elle parle maintenant ou se taise à jamais. Mais comme l’Indienne l’avait imaginé, ce n’était pas le cas. « Oui donc voilà. J’ai pas la clef, t’as pas la clef. Autant essayer avec un couteau en plastique. » Elle leva les yeux au ciel en la voyant tendre son trousseau de clef qu’elle prit quand même pour se gratter la cheville. A défaut de ne pas pouvoir l’enlever, il pourrait quand même lui être utile et elle devait avouer qu’au contact de sa cheville, ça faisait déjà plus d’effets. Elle reporta son attention sur son amie qui lui demandait du papier aluminium. Est-ce qu’elle venait de la traiter d’occidentale ? « Eh j’suis pas venue ici pour me faire insulter, ok ? Si j’ai du papier aluminium. Je t’emmerde moi avec mon papier aluminium. » Dit-elle dans sa barbe alors qu’elle continuait de se gratter, laissant la jeune femme fouiller dans sa cuisine. Ca aurait été une autre personne, elle lui aurait même interdit d’utiliser ses toilettes, mais là il s’agissait de Tiziri alors elle acceptait de faire un effort. Même si cela voulait dire se faire insulter dans sa propre cuisine alors que clairement, elle n’avait pas le temps pour ça aujourd’hui.

Elle leva la tête en la voyant avec son papier aluminium entre les mains, et leva le pouce pour la féliciter. Très bien, elle allait faire quoi maintenant ? Emballer des trucs ? Sceptique, elle suivit du regard les moindres gestes que faisait la brunette qui avait à présent prit place face à elle, sa cheville dans les mains. Naina fronçait les sourcils en écoutant attentivement le diagnostique de son amie concernant la situation, se doutant bien qu’elles allaient arriver au même constat. Mais étant donné qu’elle s’ennuyait, si ça pouvait pimenter un peu son après-midi voire même sa journée en entier, elle ne disait pas non. « Classy c’est mon second prénom. » Sortit-elle pour souligner le fait que son bracelet lui ressemblait. Enfin, dans sa tête. Lorsque Tiziri lui annonça qu’elles allaient avoir besoin d’un animal, la Patel ne savait pas si elle se fichait d’elle ou pas. « Dada-ji avait raison. Tu es folle. » Enfin, il n’avait pas employé exactement ces mots-là, mais dans l’idée c’était la même chose. « J’ai pas d’animal à te proposer, j’ai que des cactus de toute façon. Enfin, y a le chat des voisins, il est gros et gras. » Elle haussa les épaules, descendant du comptoir. « Et à moins d’en voler un, je vois pas ce qu’on peut faire. » Un petit rire s’échappa de sa bouche tandis qu’elle s’étirait, se disant que définitivement, cette femme était folle. « Tum pagal ho, un animal. » Répéta-t-elle encore une fois en rigolant.   

_________________
and now we are alive
These four lonely walls have changed the way I feel. The way I feel, I'm standing still. And nothing else matters now, you're not here. Where are you ? I've been calling you ? Where else can I go ? Memories turn to dust, please don't burry us. I got you.  If I lose myself I lose it all.› © alaska.  

Revenir en haut Aller en bas
● Crédits : avatar by me | signa by astra | citation signa by imagine dragons (walking the wire)
● Face claim : Yasmine Al Massri
The summer can last a little bit longer.
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Mer 24 Mai - 23:43

team 8
nana & titi



Naina était à peu près aussi chiante qu'elle. C'était sans doute pour ça que les deux jeunes femmes s'entendaient, d'ailleurs... Bien que par moment, Tiziri avait plus l'impression d'avoir affaire à une version indienne d'elle dans ses meilleures années. Lorsque la jeune femme évoqua les dégâts u'un animal causerait,
son amie pouffa et ne dit rien. Elle marquait un point. Elle la vit ensuite s'acharner sur son bracelet... c'était décidément sa passion. Elle l'imaginait bien avoir déjà tout essayé, même le chalumeau, pour peu que son entrave finisse par tomber... Bien évidemment ces petits bijoux étaient conçus pour survivre aux catastrophes naturelles.
Toutes sauf une : le raz de marée libanais. De plus en plus en vogue -notez le jeu de mot de dingue- , plutôt dévastateur, mais dans le genre discret et subtile ! Le minimum de dégâts pour le maximum d'efficacité. « Fais pas ta mijorée tu veux ? Et reste tranquille sinon j'me casse et tu te débrouilles. » Elle avait bien saisit la frustration de l'indienne à l'entendre l'insulter d'occidentale et d'imbécile. N'empêche qu'à présent, qui était à deux doigts de la vénérer jusqu'à... disons environ une journée ?

Tiziri tentait de maintenir la cheville décorée de Naina sans qu'elle ne râle trop, mais c'était dans ses gènes, fallait croire... Cette fille ne cessait jamais de se plaindre, une vraie calamité. La libanaise poussa un soupir avant de délaisser son analyse et laisser le verdict tomber. ET BIM, Naina revenait à la charge, juste là où elle l'attendait. « Les cactus ça ira pas même si c'est propre, navrée chérie. Ça doit bouger, et ne pas être plus gros que la taille de ta cheville. Le chat du voisin j'imagine que s'il bouffe les restes que tu lui refiles, il doit à peine pouvoir marcher, t'oublie. » Tiziri essayait de penser en même temps qu'elle parcourait la pièce. Elle s'était relevée - paraît que ça fait circuler le sang - pour avoir une vue d'ensemble et tenter d'échapper à l'aura pessimiste de l'indienne.

Elle s'était appuyée sur le plan de travail, les méninges en pagaille pendant que Naina tentait déjà de retrouver de quoi freiner ses démangeaisons. Visiblement l'évocation d'un animal ne réveillait chez elle qu'un outrage obscure. Tiziri tentait de savoir d'où... S'était-elle fait pourchasser par une vache sacrée étant enfant ? Ou étouffée sous une fiente d'éléphant ? Quoi qu'il en ait été, son karma faunistique semblait particulièrement défectueux... ça n'allait pas rendre la tâche facile, mais la libanaise avait plus d'un tour dans son sac.

Elle eut une illumination en remarquant un cadre arborant un poulet sans tête et sans pattes sur fond jaune canari et plutôt malaisant, il fallait l'avouer... « Dis voir ton voisin il aurait pas des poulets ou des dindons par hasard ? » Elle réfléchit de nouveau et plissa les yeux. « Un canard ça le ferait aussi je pense... » Plus elle en parlait et plus cela lui paraissait évident. Naina pourrait mettre le canard dans la maison et le laisserait se promener pour faire croire qu'elle portait toujours le bracelet... et ce dernier ferait merveille autour du coup d'une volaille de choix.

Tiziri vint s'appuyer violemment des deux mains sur la tables et eut un grand sourire alors qu'elle se penchait vers Naina, ravie. « UN CANARD, ce serait I-DE-AL en fait ! Bouge, faut y aller, j'ai pas que ça à faire et il est déjà méga tard... » Elle attrapa l'indienne par le bras et la tira pour l'aider à se relever avant de lui coller le papier aluminium dans les mains et de lui sourire. « Fais pas la gueule, tu seras bientôt une femme libre grâce à Donald. Pas Trump hein... quoique ce serait plutôt marrant vu la situation... »


― made by hope ―

_________________


Darkness is your candle.
Tiziri Darwich ☽ “Take what comes, oh the storm is raging against us now. if you're afraid of falling then don't look down but we took the step or we took the lead and we'll take what comes. take what comes”
Revenir en haut Aller en bas
● Crédits : avatar : sparkle + signa : anaelle
● Face claim : anushka sharma
The summer can last a little bit longer.
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Dim 28 Mai - 14:45


Naina trouvait Tiziri fascinante. Enfin, elle ne se doutait pas que toutes les personnes ayant croisés son chemin au moins une fois puissent la trouver fascinante, mais pour l’Indienne c’était particulier. La première fois que la brunette avait rencontré la jeune femme, elle ne l’aimait pas beaucoup mais à cause et pour son grand-père, elle avait décidé de faire un effort et d’apprendre à la connaitre. Elle la trouvait très intelligente et intimidante, tout le contraire d’elle en réalité. Au fil du temps elle réalisa que malgré les diplômes et le vécu que pouvait avoir son amie, lorsqu’elle était en sa présence elle n’en était pas moins stupide. Ici par exemple, Naina savait très bien qu’elle ne pouvait pas se débarrasser de son bracelet et ça ce n’était pas faute d’avoir essayé par le passé, mais Tiziri… Elle parlait comme si elle maîtrisait la situation et pouvait l’aider avec son problème en deux-deux. Bien que ça puisse être drôle au début, elle ne voulait pas se nourrir d’un espoir pour se rendre compte à la fin qu’elle ne pourrait en fait pas aller plus loin que son périmètre imposé, son bracelet toujours à la cheville. Mais comme elle n’avait rien de mieux à faire et qu’elle comptait prendre un malin plaisir à balancer au visage de son amie qu’elle l’avait dit qu’elle était folle, elle lui proposa le gros chat du voisin comme animal. « Bien, ça insulte ma cuisine et mes restes maintenant. » Dit la jeune femme entre ses dents alors qu’elle descendait du comptoir. Si elle avait une idée de génie elle n’avait qu’à faire signe parce que c’était tout ce que Naina pouvait proposer pour le moment, et de toute façon elle espérait quoi ? Elle n’avait ni une basse, ni un zoo dans lequel elles pouvaient piocher.

La brunette prit place sur une chaise avant de croiser ses pieds et de les poser sur la petite table devant elle. A force de bouger dans tous les sens, Tiziri commençait à donner la nausée à Naina qui ne bougeait pourtant pas, sauf de la tête pour suivre ses moindres mouvements. Peut-être qu’elle savait de quoi elle parlait, après tout elle avait l’air vraiment sérieuse et contrairement à Naina, de savoir où est-ce qu’elle allait avec cette idée. Après l’avoir traité de folle et fait comme si son idée ne tenait pas la route, elle se mit elle aussi à chercher en silence. « Mon voisin ? » S’enquit la jeune femme qui sortait de sa réflexion qui n’était pas allé bien loin. Très vite son cerveau s’était mis à jouer une chanson plutôt entrainante qu’elle avait hésité à chantonner de peur que son amie ne la frappe à cause de son manque d’implication. Oui, Naina avait peur de Tiziri. Elle la suivait toujours du regard  mais sursauta tout de même lorsqu’elle plaqua ses deux mains sur la table en face d’elle. Un canard. Elle voulait qu’elles aillent voler un canard. Bien, cette idée était tout à fait réalisable et pas tout à fait farfelue. « Attends, attends. » Dit-elle alors que cette dernière commençait à tirer Naina par le bras pour aller à la chasse aux canards. « Si j’ai bien compris là on va aller voler un canard ? » Elle fit une petite grimace en prononçant le dernier mot, se rappelant de son amour pour les volatiles en tout genre.

Naina était à présent debout au milieu de sa cuisine, les bras croisés ramenés sous sa poitrine. Est-ce que c’était obligé que ce soit un canard ? Ca ne pouvait pas être un chien, un chat ? Même un lama, elle serait prête à aller en voler un, mais pas un canard.  L’Indienne fixa son amie et à l’évocation de Trump, elle ne put s’empêcher de sortir un rire franc en s’imaginant deux secondes que ce crétin pouvait lui venir en aide. « Très bien. » Dit-elle dans un soupir en arrêtant de rigoler. « Je cois que mes voisins ont des canards, du moins j’en ai vu un traîner dans son jardin l’autre fois. Il était menaçant… » Toujours avec la même grimace, elle réprima un frisson en pensant à cette incarnation du diable. Le papier aluminium dans ses mains, elle passa devant son amie pour ouvrir la marche en direction de la maison des voisins, avec un peu de chance ils étaient au boulot parce que oui, ce n’était pas parce qu’elles deux n’avaient rien à faire que c’était le cas de tout le monde. « Au fait, il se pourrait fortement que mes voisins ne m’aiment pas. Donc si on pouvait éviter de se faire attraper pour ne pas qu’il me déteste encore plus. On a un plan ? » Elle s’était retournée d’un coup  à la porte d’entrée qu’elle n’avait pas encore ouverte.  

_________________
and now we are alive
These four lonely walls have changed the way I feel. The way I feel, I'm standing still. And nothing else matters now, you're not here. Where are you ? I've been calling you ? Where else can I go ? Memories turn to dust, please don't burry us. I got you.  If I lose myself I lose it all.› © alaska.  

Revenir en haut Aller en bas
● Crédits : avatar by me | signa by astra | citation signa by imagine dragons (walking the wire)
● Face claim : Yasmine Al Massri
The summer can last a little bit longer.
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Ven 23 Juin - 18:50

team 8
nana & titi



Naina c'était son péché et sa rédemption. Avec elle, Tizira savait qu'elle pourrait oublier ses soucis l'espace de quelques temps ; l'indienne en avait bien plus qu'elle, et elle ne cachait pas que l'aider ou passer son temps à essayer de lui sauver les miches - ou les remuer selon l'humeur de la jeune femme - lui permettait de  penser à autre chose qu'à sa nouvelle vie américaine et son mal du pays.
Ainsi, la libanaise se laissait-elle souvent et rapidement emportée dans des quêtes dont elle n'avait même pas conscience que certaines étaient farfelues - folles, disons que ce qui est. Seulement elle ne connaissait pas vraiment la signification de ce mot ; un autre qu'elle n'était jamais parvenue à assimiler, et qu'elle rejetait violemment. La folie n'était rien à ses yeux ; elle fonçait dans le tas - bon après avoir un peu réfléchi avant tout de même - et advienne que pourra !

En ce qui concernait Naina, elle n'avait fait que relier les différents éléments entre eux pour parvenir à une conclusion logique et à une mission qui, pour elle, l'était tout autant : puisque son amie ne cessait de la bassiner avec son enjoliveur à bip incessant, et que ses techniques pour le retirer n'avaient jusqu'ici rien donné, elle allait prendre les choses en mains. Fallait tout faire dans cette baraque...

La jeune femme était bien partie dans son idée, plutôt satisfaite de sa trouvaille, lorsqu'elle réalisa que l'indienne semblait... mitigée. « Quoi ? T'as pas confiance ? Tu crois que ça va pas marcher ? Crois moi, ça va être génial ! » Bon, affirmer ça, c'était plus prétentieux qu'autre chose, car Tiziri n'avait pas d'autre certitude que celle de son talent à mener à bien cette mission. « Et puis techniquement on va 'l'emprunter', pas le voler. Disons juste qu'on en parlera pas... » Elle eut un petit sourire, suivi d'un clin d’œil à la jolie brune. Cette dernière ne semblait cependant pas tellement tentée par l'idée du canard, et Tiziri la jaugea un moment. Lorsqu'elle évoqua le canard 'menaçant' des voisins, elle comprit. « Attend...T'as pas la trouille des canards quand même... ? » Vu la réaction de son amie, et la grimace qu'elle avait sur la face, la libanaise n'avait pas besoin d'attendre la réponse pour savoir... Elle ne retint même pas un rire aux intonations moqueuses, alors qu'elle regardait Naina avec compassion. Elle savait que si elle en rajoutait, elle allait finir à la porte et elle n'avait pas envie de vexer sa partner in crime.

Elle suivit l'indienne jusqu'à la porte d'entrée, tandis qu'elle l'écoutait lui préciser l'amour tout relatif que lui portaient ses voisins... Bizarrement, ça ne l'étonnait pas des masses. Elle lui tapota l'épaule. « T'inquiète ! J'peux gérer deux pécores avec des fourches, j'te rappelle que parfois je partais en raid en territoire ennemi, et j'suis toujours là pour en témoigner : ce ne sont pas des vieux aigris qui vont m'arrêter. » C'était vrai après tout ; combien de fois Kieran & elle s'étaient-ils fourrer dans des situations impossibles pour toujours finir par s'en sortir - pas toujours entiers mais bon ça... c'était le jeu -. Alors voler un canard dans le jardin des voisins de Naina, c'était du pipi de chat à côté !

Confiante et motivée, Tiziri offrit un sourire à l'indienne et passa à côté d'elle pour ouvrir la porte sans attendre son avis. Elle sortit d'un pas décidé et se tourna vers elle. « Bon bah tu te ramènes ? C'est pour toi tout ça j'te rappelle ! » En réalité c'était aussi pour elle ; la libanaise adorait ce genre de missions sauvetage/suicide. Elle s'avança dans l'allée et jaugea la maison voisine. Personne en vue, lumières éteintes, activité morne... Apparemment, ils étaient absents. En être sûr était une autre histoire...

Accoudée sur le grillage qui séparait la maison de Naina de celle de ses voisins, Tiziri se tourna vers la jeune femme. « Voilà le plan : on passe au dessus du grillage, tu vas choper le canard pendant que je fais le guet et on revient comme si de rien n'était. » Elle souriait, fière de son déroulement. Faire le guet était le plus palpitant, elle se gardait cette partie. Quant à Naina, elle allait se bouger un peu pour être une femme libre, et si cela devait passer par une course poursuite avec une volaille braillarde, Tiziri se ferait un plaisir d'assister au spectacle, caméra du téléphone en berne. « Bon maintenant, repérer le canard... T'aurais pas un seau ou une palette par hasard ? Sinon on va galérer à passer le grillage... » Pas qu'elle soit récalcitrante à faire un peu de gym, mais elle préférait éviter de déchirer son pantalon ou perdre du temps à galérer pour passer de l'autre côté...




― made by hope ―

_________________


Darkness is your candle.
Tiziri Darwich ☽ “Take what comes, oh the storm is raging against us now. if you're afraid of falling then don't look down but we took the step or we took the lead and we'll take what comes. take what comes”
Revenir en haut Aller en bas
● Crédits : avatar : sparkle + signa : anaelle
● Face claim : anushka sharma
The summer can last a little bit longer.
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Lun 26 Juin - 2:40


Ce qui se passait à présent relevait de la fiction. Naina avait l’habitude de faire des trucs stupides ou qui du moins qui remettaient violemment en doute son quotient intellectuel, mais là… Elle allait passait à un niveau supérieur et étrangement, ce n’était pas elle qui était à l’origine de l’idée stupide. Et rien que pour ça, elle avait dû se coller les fesses contre le comptoir de la cuisine, pour ne pas vaciller. De toutes les personnes qu’elle connaissait, Tiziri était bien la dernière personne à laquelle l’Indienne aurait pensé si on lui avait dit un jour qu’elle allait devoir voler un canard. C’était sûrement à cause de son grand-père qui avait dépeint une image tellement parfaite, inébranlable et le faisait passer pour quelqu’un de très cultivé et intelligente… La prochaine fois qu’il l’aurait au téléphone elle ne manquerait pas de lui signaler qu’en plus d’avoir tort sur toute la ligne, il était loin d’imaginer ce qu’elle pouvait réellement faire lorsqu’elle se laissait guider par sa bêtise plutôt que sa raison. Les bras ramenés sous sa poitrine, la brunette dû prendre un moment de réflexion pour peser le pour et le contre dans cette histoire. Son amie avait raison, non seulement elles allaient juste emprunter la bête mais en plus, ce ne serait considéré comme étant un vol seulement si elles se faisaient attraper. Et pour les mauvaises langues, Naina savait que seule le pourcentage qu’elle avait de se faire attraper dépassait les cent pour cent, mais là, elle avait une Tiziri dans son équipe. « Hum… » Lâcha-t-elle très peu convaincue en examinant à nouveau toutes les données, mentalement. Elle n’eut pas le temps d’aller jusqu’au bout de sa pensée que le rire de la Libanaise résonna dans la cuisine, faisant froncer les sourcils de la Patel encore un peu plus. « Arrête de rire j’ai pas peur des canards ! C’est juste que je ne les aime pas et que c’est réciproque. » Elle essayait de se convaincre comme elle le pouvait, en réalité elle avait horreur de ces animaux à plumes. Pour elle, c’était juste une invention de Satan pour lui rappeler que la vie n’était pas parfaite et d’ailleurs, si la hantise de cette ville c’était les corbeaux, ce n’était pas pour rien. « De toute façon à part finir en nuggets dans mon assiette je ne vois pas à quoi ils servent. » Vexée, elle tourna les talons d’un air décidé à aller le chercher ce fichu canard, au moins comme ça son amie ravalerait ses rires.

Avant de sortir et se lancer dans le flou total, Naina avait quand même prit la peine de poser la fameuse question : quel est le plan ? Parce que ça rigole, ça rigole, mais déjà qu’elle avait un bracelet à la cheville et qu’elle était surveillée, elle ne voulait pas terminer au poste de police à expliquer qu’elle a essaye de voler – pardon, emprunter – un canard parce que même si cette partie là ne dérangeait pas, la suite était quelque peu gênant. Parce que l’objectif premier à ne pas oublier c’était quand même de se défaire de ce bracelet, d’où le canard. Vous ne voyez pas le lien ? L’Indienne non plus, mais elle avait ce qu’on appelle la foi en ses amies. Peut-être que la fin de cette  journée lui apprendrait que faire confiance aux gens était un mauvais plan, à voir. De cette aventure en sortirait sûrement une nouvelle Naina. « Ah oui, les raids dans les territoires ennemis… » Avait-elle repris avec un ton toujours aussi peu confiant. Ce que la Libanaise n’avait pas l’air de comprendre c’était qu’elles étaient deux personnes différentes et si elle, avait été formée dans l’armée ou même par l’incroyable Hulk en entendant ses récits de guerre, ce n’était pas le cas de la brunette. La seule personne qui l’avait formée devait être Bob l’éponge, et encore, elle avait le talent de Patrick et le caractère de Carlos. Le combo gagnant, en soi. Mais puisqu’elle semblait si sûre de pouvoir gérer la situation alors grand bien lui fasse, mais peut-être que l’Indienne devrait lui préciser qu’elle ne courait pas ? Genre, jamais. A moins qu’il y ait la police, le KKK ou les témoins de Jehova à ses trousses. « Oui bah c’est bon j’arrive, j’me mettais en conditions. » Elle leva les yeux au ciel une nouvelle fois avant de s’avancer dans l’allée d’un pas réticent mais dû s’accélérer en voyant la jeune femme s’empresser d’aller vers chez ses voisins.

Lorsque la brunette expliqua à Naina le déroulement des évènements, les yeux de la jeune femme s’ouvrirent en grand et elle sentait panique monter. Comment ça elle allait chercher le canard ? Elle n’avait pas signé pour ça, elle n’était pas venue ici pour souffrir et même si des fois elle se montrait téméraire, elle était loin d’être vaillante. Elle ouvrit la bouche et sentait bien ses lèvres qui tremblaient face à la responsabilité qu’elle allait devoir affronter. « Je… Le canard… Hum… » Partagée entre son manque d’affection pour les volatiles et l’envie de faire ferme sa grande bouche à son amie, elle choisit la deuxième option et se racla la gorge avant de hocher la tête pour lui faire signe qu’elle avait comprit son rôle. « Pas besoin d’un seau ou d’une palette, t’as qu’à me faire la courte échelle pour que je passe par-dessus le grillage. Ca m’a pas l’air bien compliqué. » Elle leva la tête pour jauger de la hauteur et de son point de vue, ça n’avait pas l’air sorcier mais non, elle ne prendrait pas le risque. Elle leva le doigt en l’air pour signaler à son amie qu’elle allait revenir rapidement, et se précipita à l’intérieur pour récupérer un tabouret. Une fois de retour elle le posa devant le grillage et en prenant appuie sur l’épaule de Tiziri, monta dessus et attendit. « Et maintenant quoi ? Ca va m’élever toute seule pour que je passe de l’autre côté ou bien… ? »  

_________________
and now we are alive
These four lonely walls have changed the way I feel. The way I feel, I'm standing still. And nothing else matters now, you're not here. Where are you ? I've been calling you ? Where else can I go ? Memories turn to dust, please don't burry us. I got you.  If I lose myself I lose it all.› © alaska.  

Revenir en haut Aller en bas
● Crédits : avatar by me | signa by astra | citation signa by imagine dragons (walking the wire)
● Face claim : Yasmine Al Massri
The summer can last a little bit longer.
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Lun 26 Juin - 22:54

team 8
nana & titi



Le gros avantage avec Naina, c'était qu'elle ne se vexait jamais. Pas susceptible, pas rancunière, une vraie perle, toujours le sourire aux lèvres et à prendre les blagues avec humour... Nan mais vous y avez vraiment cru ? Naina Patel ? On voit que vous avez encore bien des choses à apprendre les poulets...
Tiziri elle, le connaissait bien l'animal. Bien qu'elle ne la cotoyait que depuis quelques semaines, elle l'avait jaugé avec une précision presque effrayante dès les premières minutes. Le fait qu'elles aient partagé la sagesse d'un homme y était peut-être pour quelque chose, mais la Libanaise aimait à penser qu'elle et l'indienne étaient des âmes soeurs... pas dans le sens romantique ou autre, mais elle s'imaginait qu'il y avait des gens avec qui le courant passait et pas d'autres, de manière évidente parfois... et avec Naina, c'était ainsi.

Alors bien sûr, elles se disputaient, elles se lançaient des piques, Tiziri se moquait de la phobie des canards de son amie, et mettait en oeuvre des plans tordus pour la libérer de son bracelet électronique... mais au fond, elles s'aimaient, et c'était ce qui comptait. Bon d'accord pas tout le temps non plus, fallait pas pousser... mais l'essentiel du temps. Un bon tiers. Un demi. Un quart...
La jeune femme soupira en entendant sa compagne râler de ses moqueries. Bon sang, quelle était l'idée dans le fait de nier ses peurs ? Tout le monde en avait, des plus ou moins honteuses, et s'en défendre était pire, aux yeux de Tiziri, que de les affronter, ou au moins de les assumer. « On s'en fout que tu les aimes pas, présentement il vont servir à faire de toi une femme libre. Alors cesse de râler. » La libanaise était très sérieuse, malgré son petit sourire en coin lorsqu'elle passa la porte. Elle appela son amie avec une impatience à demi feinte, et cette dernière finit par la rejoindre. « Fais pas ta froussarde tu veux ? Je monte la garde t'as oublié ? Il peut rien t'arriver. » Bon techniquement, c'était faux. Il pouvait toujours arriver quelque chose, et Naina devait le savoir, mais le regard de Tiziri, plongé dans le sien, pouvait - hypothétiquement - la dissuader de répliquer.

Une fois la zone d'attaque en vue et le plan déroulé, l'ex traductrice de guerre était prête à en découdre. Elle avait demandé de quoi se hisser pour aider l'indienne à passer de l'autre côté du grillage afin qu'elle puisse attraper le canard. A sa grand surprise, Naina ne tenta même pas un caca nerveux pour qu'elles échangent les rôles. Son aînée était presque déçue... elle l'avait connue plus combative... Ne sachant quoi dire - elle n'avait préparé qu'un speech en cas de récalcitrance de son amie - elle se tut, et attendit que la brunette revienne avec un tabouret. Eh ben, Naina qui faisait des efforts, c'en était presque un exploit en soi ! Rien que ce petit bout aurait pu faire un film magistral, style cliffhanger de fin de série, mit juste à la suite de sa vie habituelle, à élever des cactus et se gratter la cheville avec des couverts en plastique...

Lorsque l'indienne recommença à râler, un sourire radieux illumina le visage de Tiziri. Elle était tellement heureuse de retrouver la vraie Naina qu'elle se sentit pousser des ailes. « Ça vient maîtresse. » Elle pouffa alors qu'elle se baissait pour élever l'indienne - logique -. Lorsqu'elle l'eut décollée du tabouret, elle poussa aussi fort qu'elle pu sur ses bras pour aider la jeune femme à passer le grillage. Jusqu'ici, tout allait bien, trop bien même.

Evidemment, les choses ne se passèrent pas comme prévu... Ben non, ç'aurait été trop beau, et extrêmement suspect à ce stade. L'euphorie de Tiziri ainsi qu'une légère surestimation de sa poussée d'Archimède conduirent à un désastre jusqu'ici jamais relaté dans aucune histoire. La libanaise eut une grimace en entendant le corps de son amie heurter le sol. Elle eut une moment de panique, avant de voir que Naina était toujours vivante, que sa tête allait bien - disons aussi bien qu'avant - et qu'elle ne semblait pas trop amochée... enfin pas autant qu'elle aurait pu. Grimpant à son tour sur le tabouret, la jeune femme se hissa à son tour, enjamba le grillage sans mal et atterrit de l'autre côté avant de s'accroupir auprès de l'indienne, dont les grimaces de douleur, lorsqu'elle toucha sa cheville bracelétée, ne laissaient aucun doute sur l'état de cette dernière. Elle lui fit un petit sourire désolé. « Au moins... t'es de l'autre côté » OK, là. Elle était morte.


― made by hope ―

_________________


Darkness is your candle.
Tiziri Darwich ☽ “Take what comes, oh the storm is raging against us now. if you're afraid of falling then don't look down but we took the step or we took the lead and we'll take what comes. take what comes”
Revenir en haut Aller en bas
 
On the run || ft. Titi
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 3Aller à la page : 1, 2, 3  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Behind Closed Doors :: Lakeview :: Myrtle Creek :: Magnolia Lane-