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 On the run || ft. Titi

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MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Mer 28 Juin - 19:56


L’Indienne ne voulait rien montrer mais face au plan de son amie, elle n’était pas très à l’aise. Même si en réalité, elle savait qu’elle n’avait pas besoin de dire quoi que ce soit pour que Tiziri comprenne qu’elle n’était pas très à l’aise avec l’idée d’être en face d’un canard. Ou tout autre animal à plume. Cette peur pouvait paraître bête et même pour Naina, elle aurait préféré ne pas en payer les frais mais c’était plus fort qu’elle, à chaque fois qu’elle croisait un oiseau dans la rue c’était limite si elle ne changeait pas de trottoir parce qu’elle ne supportait pas leurs airs sournois. Elle s’en souvient, elle en avait déjà parlé à Emilio parce qu’il était l’une des rares personnes en qui la jeune femme avait confiance, mais visiblement, huit années de vie commune avec lui ne lui avait rien apprit. Il s’était moqué, comme à son habitude. Et à chaque fois qu’ils croisaient un volatile, il ne manquait pas de taquiner la Patel qui essayait de rester forte malgré tout parce qu’elle ne voulait pas lui donner le plaisir de la voir courir à la vue d’un pigeon. Les pigeons, une autre paire de manches ces couillons, à part regarder les gens de travers et chier partout, la jeune femme se demandait bien à quoi ils servaient dans la vie.

Tout ça pour dire qu’elle était prête à affronter sa peur et que la leçon à retenir c’était de ne plus rien dire à Emilio parce qu’il était aussi méchant que les oiseaux qui voulaient attaquer Naina. Montrant toute la bonne foi du monde, elle monta sur son tabouret, se rapprochant ainsi un peu plus du canard qui devait sûrement se préparer à l’attaque. Parce que oui, elle était persuadée que ces abrutis de canards sentaient la peur et par conséquent, Naina devait bien puer pour eux. Du coup, avant même qu’elle n’atteigne le jardin de son voisin ou qu’elle envisage même de s’approcher du canard en question, elle savait qu’il avait un plan pour l’attaquer. Pour toutes les fois où leurs regards s’étaient croisés et où l’Indienne lui avait fait un doigt d’honneur parce qu’elle se sentait qu’elle était en sécurité derrière son grillage, elle savait qu’elle allait le payer. Pour elle, le jour de son jugement dernier était là et sa vie allait être déterminée par un DaffyD Duck. A mess. Elle ferma les yeux et tendit les bras, prête à s’envoler de l’autre côté parce qu’elle n’avait pas encore comprit qu’elle n’était pas sur un tabouret magique, et attendit que quelque chose se passe. Après avoir râlé et levé les yeux au ciel face à la réponse de son amie, elle soupira fort en comprenant qu’elle allait devoir faire plus que rester debout pour passer de l’autre côté. A l’aide de la Libanaise, elle décolla du tabouret et sans faire de gestes brusques, elle essayait de se servir de ses mains pour passer par-dessus le grillage.

Record scratch. Freeze frame. Oui, la personne que vous voyez c’est moi. Vous vous demandez sûrement pourquoi faire  une pause ici ? Parce que chers lecteurs, je vous laisse vous imaginer la scène dans votre tête et surtout, visualisez bien la tête de Naina qui est très concentrée et qui veut à tout prix éviter un geste brusque. Maintenant, comprenez bien qu’elle a confiance en Tiziri parce qu’elle n’irait pas voler un canard avec n’importe qui. Après avoir compris ça, regardez la tête de la jeune brune et voyez son air sournois. Voyez en elle le diable. C’est bon ? Bien, on peut reprendre.

Tiziri – alias l’alliée du diable – avait décidé de carrément pousser Naina par-dessus le grillage sans même prendre la peine de la prévenir. Trouvait-elle que l’Indienne était trop lente ? Essayait-elle de se montrer drôle pour la catapulter de la sorte ? Est-ce qu’elle avait des spasmes qui lui faisaient faire des gestes bizarres ? Elle ne le saurait probablement jamais. Ce qu’elle savait en revanche c’était que lorsqu’elle a sentit son pauvre corps s’élevé dans les airs de façon violente, elle vit sa vie défiler devant ses yeux. Son cœur avait raté  un battement et un cri aigu s’échappa de sa bouche. Même si  ça ressemblait plus à un couinement qui traduisait un « oh fuck » plutôt qu’un cri de frayeur. C’était donc de cette façon qu’elle allait mourir ? Elle pensait déjà mourir à cause du canard mais finalement c’était à cause de Tiziri et de sa trahison.

Elle resta un moment sur le sol, sur le ventre, les yeux remplis de larme parce qu’en plus de ne pas avoir été prévenue qu’elle allait apprendre à voler aujourd’hui, on ne lui avait pas non plus dit que le sol c’est douloureux. Difficilement, elle se tourna vers son amie qui se trouvait définitivement drôle et lui lança un regard noir. A noter qu’après cet épisode, elle hésitait encore à considérer la Libanaise comme son amie. Cependant, elle ne voulait pas prendre le risque de faire d’elle une ennemie. Après tout, alors qu’elle n’avait rien fait, la jeune femme l’avait fait littéralement voler par-dessus le grillage, alors elle ne voulait pas voir comment cette dernière traitait ses ennemis. « Je rentre à ma maison t’es trop méchante. » Une voix plaintive et une larme qui roula le long de sa joue, parce qu’elle sentait sa jambe qui commençait à la lancer. D’un revers de la main, elle essuya sa larme et s’assit en tendant les jambes devant elle. « Bah alors, tu m’aides pas à me relever ? Tu comptes me laisser crever sur le sol ? »
 

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MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Dim 2 Juil - 13:52

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Elle devait reconnaître qu'elle y avait peut-être été un peu fort sur ce coup-là... Naina n'aimait pas être brusquée, comme tout le monde... Mais Tiziri avait cru - à tort sans doute - qu'elle avait besoin d'un coup de pied bien placé pour se réveiller un peu, réagir, et troquer ses pseudos-grattoirs en plastique contre une action concrète, mais pas sans danger ! Surtout lorsqu'elle avait apprit la peur de son amie pour les canards... En un sens, elle s'était moquée, mais en réalité, elle savait qu'on ne choisissait pas ses peurs, et que ces dernières n'avaient souvent rien de rationnel. Elle-même portait en son coeur des craintes sourdes qu'elle préférait taire, de peur d'attiser une honte qu'elle n'aurait pas été prête à supporter.

Elle avait poussé Naina à affronter sa peur, sans s'imaginer qu'il était peut-être un peu tôt pour ça... surtout pour une fille comme l'indienne, sans doute pas habituée à effectuer des missions périlleuses. Elle était préparée, entraînée, et bien qu'elle ne vivait plus en territoire de guerre depuis plusieurs mois, elle ne perdrait jamais de cette attention et de cette fougue dont on doit en permanence faire preuve dans un camp militaire si l'on ne veut pas se faire dévorer. Mais Naina... Naina c'était la fille qui collectionnait des cactus par ennui, et cette simple information suffisait à laisser entendre qu'elle n'était pas prête DU TOUT pour le genre de quête dans laquelle Tiziri avait prévu de l'embarquer.

Elle sentit bien, lorsqu'elle la propulsa au dessus du grillage, que les choses ne se passerait pas comme il fallait... Sauf que sur le moment, elle n'avait pas mesuré sa force, et qu'à présent, son amie mangeait la poussière. La Libanaise aurait voulut être désolée, mais elle ne savait pas être désolée. Elle avait sauté de l'autre côté pour rejoindre la pauvre victime de ses impulsions incontrôlées, cherchant un moyen de voir le bon côté des choses, lorsqu'elle savait parfaitement que Naina allait criser. Et cela ne tarda pas... Tiziri s'était agenouillée à côté de la jeune femme, et elle fut presque émue en voyant des larmes dans ses yeux, tandis que l'indienne la traitait de méchante à la manière d'une enfant. Dans d'autres circonstances, l'aînée aurait pu rire, mais le fait été qu'elle s'en voulait... un peu.

Naina n'attendit que peu avant de râler pour qu'elle l'aide, son ton plein de reproches. Tiziri poussa un soupir et glissa ses mains sous ses aisselles pour la relever comme elle l'aurait fait d'une fillette. Cette fois, elle prit garde de ne pas aller trop vite et trop fort - préférant éviter un deuxième drame en cascade. Parce que qu'on se le dise, elle en était parfaitement capable... Aggraver les choses, c'était son truc. Il avait semblait à plusieurs reprises par le passé qu'elle avait un don inné pour faire du pire quelque chose d’innommable. Lorsque Naina fut sur ses jambes, elle ne put s'empêcher de remarquer sa grimace et l'inquiétude fit son chemin dans son esprit. « Tu as mal quelque part ? » Le visage de l'indienne était égratigné et poussiéreux, mais les tremblements de sa cheville - celle qui portait le bracelet électronique en plus, évidemment - ne laissait pas tellement de doutes sur son état. Tiziri jura entre ses dents et incita Naina à s'appuyer sur elle pendant qu'elle fouillait sa poche à la recherche de son téléphone. « Tu ne rentres pas tout de suite Naina, j'appelle une ambulance. On va à l'hôpital. » Pas qu'elle en soit enchantée, mais elle tenait à son amie, et malgré ce qu'on pouvait penser, elle s'inquiétait de son état.

Malgré le côté un peu chochotte qu'elle avait pu observer chez l'indienne à certains moments, elle la trouvait courageuse sur ce coup. Elle avait assez d'horreur durant la guerre pour reconnaître une cheville cassée. « Bonjour. J'ai une jeune femme ici qui a disons... enfin elle s'est cassé la cheville et nous n'avons aucun moyen de la transporter à l'hôpital. Pourriez-vous envoyer une ambulance au 117 Central Grove ? Merci beaucoup. » Elle raccrocha et revint soutenir Naina. « Ils seront là dans dix minutes. En attendant, on va mettre de la glace... » Tiziri jaugea la grille fermée du jardin - où ils étaient coincés après leur entrée par effraction loupée - et compris qu'elle ne pourrait pas faire passer Naina par dessus cette fois... Sans perdre son sang-froid, elle intima à son amie de s'appuyer sur le grillage pendant qu'elle résolvait leur problème. Retirant une barrette de ses cheveux, elle crocheta la serrure rouillée, et parvint après quelques injures, à les libérer.

Elle alla récupérer Naina et la mena jusque chez elle avec le plus de douceur dont elle était capable - il y eut quelques mini accrochages, je ne vous le cache pas - et la fit s'asseoir sur le canapé. « Bouge pas, je reviens. » Elle fonça dans la cuisine et fouilla le congélateur pour trouver un sachet de pommes de terres rissolées qui ferait bien l'affaire en attendant mieux... Elle revint en express et déposa les surgelés sur la cheville de Naina. « Tu prévois de la bouffe industrielle pour les jours de flemme ? Je suis presque déçue. » La Libanaise retrouvait son naturel plus vite qu'elle l'aurait souhaité, mais après tout, son amie n'était pas en sucre... elle avait juste une cheville cassée.


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Tiziri Darwich ☽ “I’m selfish, impatient and a little insecure. I make mistakes, I am out of control and at times hard to handle. But if you can’t handle me at my worst, then you sure as hell don’t deserve me at my best”
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MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Dim 2 Juil - 15:57



Disclaimer : à ceux qui liront ce rp, voici le big mood de Naina.


Dans la tête de Naina, R.Kelly hurlait qu’il pensait voler. Honnêtement, elle aussi elle l’avait cru pendant un moment mais la réalité était toute autre. La réalité été dure, froide, douloureuse et poussiéreuse en plus de ça. Se pouvait-il que R Kelly lui ai mentit ? Elle commençait à avoir de sérieux doutes. En tout cas, les larmes qu’elle avait aux yeux prouvaient bien qu’il y avait un problème avec la théorie de pouvoir voler. Lorsque Tiziri s’accroupit comme pour examiner les dégâts, l’Indienne afficha une grimace et eut un mouvement de recul comme pour l’empêcher de l’approcher, elle en avait déjà assez fait. Mais malheureusement pour la jeune femme, avec sa cheville endolorie elle ne risquait pas d’aller bien loin, même son mouvement de fesse sur le sol pour essayer de glisser loin de la Libanaise n’avait servit à rien. En plus de ne pas avoir bougé d’un centimètre, elle venait de se faire encore plus mal. « Soupire pas comme ça, c’est ta faute je te signale ! » Ce n’était pas le fait d’avoir mal qui allait l’empêcher de râler, bien au contraire, pour une fois elle avait une vraie raison de le faire. Ce devait sûrement être le seul avantage de la situation, pour une fois elle ne s’était pas blessée seule comme une abrutie et avait le loisir de râler parce que sa blessure, elle ne l’avait pas cherché. Avec l’aide de ce qu’elle hésitait encore à considérer comme son amie, elle se mit debout et essaya de poser les deux pieds par terre, avant d’étouffer un cri de douleur en mettant son poing dans sa bouche. La jeune femme n’était pas complètement débile non plus malgré la douleur qui l’empêchait de voir clairement, elle savait bien qu’elle ne pouvait pas hurler comme elle l’aurait voulu, au risque de faire intervenir les autres voisins qui se demanderaient pourquoi est-ce qu’elle hurlait à la mort. Enfin, était-ce vraiment nouveau d’entendre Naina hurler à la mort ? Elle hurlait pour un rien lorsqu’elle était chez elle. Le jour où elle serait vraiment en danger – comme ici – personne ne prendrait la peine de la sauver parce qu’ils penseraient encore qu’elle appelle au loup. Comme ici ?

« A part mon cœur qui saigne parce que tu viens de me trahir ? Non, tout va bien, pourquoi ? » Ce qu’elle pouvait poser des questions stupides. Décidément, c’était son grand-père qui lui avait mentit, Tiziri n’avait absolument rien d’intelligente et en plus elle était méchante avec elle. Comme pour se montrer ironique, elle posa ses mains sur ses hanches et essaya de se mettre debout seule sur ses deux pieds, mais la douleur était telle, qu’elle laissa échapper un petit cri aigue en se tordant. Abort mission Naina, abort mission. Déjà qu’elle voyait flou à cause de la douleur, elle vit encore plus flou à l’annonce de l’hôpital. « L’hôpi-quoi ? Non hein, je vais bien j’ai pas besoin d’aller où que ce soit. Et on fait quoi du canard ? » Etrangement, entre aller à l’hôpital et affronter un canard, le choix était vite fait. Elle n’avait pas peur des hôpitaux, mais si elle pouvait éviter d’y aller, elle le faisait. De plus, elle avait regardé assez d’épisodes de Dr House pour savoir qu’on ne s’en sortait pas toujours vivant. Et de toute façon, elle se doutait que cette ville puisse s’offrir un Dr House. Ville de bouseux. Son amie ne l’écouta pas et s’éloigna pour appeler l’ambulance. Pendant ce temps, la brunette avait un plan ! Elle allait lui prouver une bonne fois pour toute qu’elle allait bien et qu’elle n’avait besoin d’aller nulle part. Pendant que Tiziri avait le dos tourné, elle essaya de s’échapper pour aller trouver son canard mais à peine eut-elle posée le pied par terre, qu’elle hurla. Oui, pour de vrai cette fois. Abort mission Naina, abort mission.

Lorsqu’elle revint vers elle, elle était appuyée contre le grillage avec une main sur sa hanche comme pour se donner de la contenance, tandis qu’une énième larme roulait le long de sa joue. « Bonne idée, la glace. » Dit-elle la voix tremblante en levant un pouce en l’air pour lui signaler qu’elle était d’accord. Cependant, elle se demandait bien comment est-ce qu’elle allait faire pour passer de l’autre côté du grillage, parce qu’il était hors de question qu’elle fasse comme la première fois. Elle avait vu la mort de près une fois, pour la journée elle avait atteint son quota. Heureusement pour elle, son amie trouva le moyen de la sortir de là et de la ramener chez elle sans qu’elle n’ait besoin de faire un autre vol plané. Nice. Mais ça n voulait pas dire que le parcours entre le jardin de son voisin et chez elle s’était passé calmement, bien au contraire. Elle avait l’impression que la Libanaise faisait tout pour la blesser. Même l’aider d’aller d’un point a à un point b ne pouvait pas se passer sans douleur avec elle.

Lorsqu’elle posa enfin ses fesses sur son canapé, elle poussa un soupire de soulagement tandis qu’elle écoutait les consignes de la jeune femme qui s’était transformé en infirmière. Honnêtement, c’était le minimum qu’elle pouvait faire vu l’état dans lequel elle avait rendu Naina. Elle grimaça légèrement en sentant le froid sur sa cheville et se redressa pour se trouver une position plus confortable, malgré le commentaire désagréable de Tiziri. « J’achète des surgelés au cas où on me balance par-dessus un grillage et que je me pète la cheville. » Sourire sur le visage, satisfaite de sa réponse. « Bon, tu m’as promis la liberté et je me retrouve avec une cheville en moins. Franchement, bravo. » Avec un peu de chance, lorsque pour soigner sa cheville ils enlèveraient son bracelet, elle pourrait s’enfuir. Avec ou sans l’aide de Tiziri. Bon certes, elle n’irait pas très loin mais au moins elle serait libre pendant quelques minutes. « Ugh, je crois que c’est eux. » Dit la brunette en faisant référence à la sonnette qui venait de retentir.
 

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MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Dim 2 Juil - 23:18

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Tiziri s'en voulait. Un peu. Elle appréciait réellement Naina, et la blesser ainsi risquait d'engendrer un sentiment de risque pour l'indienne, dès que la libanaise voudrait venir la voir... Cette dernière avait grimaçé en voyant la cheville de son amie ; elle n'avait pas hésité à appeler une ambulance, quitte à devoir inventer un bobard pour les secouristes... il était absolument hors de question qu'elle raconte la vérité. De toute façon personne ne les aurait crues et au lieu d'être transportées dans un hôpital de soins corporels, on les aurait menées tout droit à l'asile. Tiziri aimait autant éviter, et elle avait comme l'intime conviction que Naina, si elle lui pardonnait un jour ce vol plané, ne lui pardonnerait jamais un séjour chez les fous. Bien qu'elles y auraient peut-être eut toutes les deux leur place...

L'enseignante n'avait pas relevé les protestations de Naina en ce qui concernait l'hôpital ; le hurlement qui avait suivit une tentative de l'indienne de marcher avait suffit à elle-même la convaincre qu'elle n'avait pas tellement le choix, à ce stade... Tiziri s'était empressée d'en faire envoyer une avant de mener son amie chez elle pour essayer d'apaiser sa douleur avant de recevoir de vrais soins. Elle tenait à présent un sachet de patates congelé sur la cheville de Naina, qui répondit avec une rare intelligence à la pique la libanaise n'avait pu s'empêcher d'envoyer. Cela eut même le don de lui arracher un sourire, tandis que la blessée en rajoutait. Tiziri soupira et souleva le sachet de surgelés pour voir l'état de la probable cassure, avant de le remettre doucement en place. « La glace va peut-être endommager le bracelet, et lorsqu'il te l’enlèveront pour te soigner, tu pourras fuir... » Elle faillait ajouter : je t'aiderais, mais elle avait comme l'impression que Naina allait s'abstenir de son aide dans les semaine - voire mois, voire années - à venir.

Elle sortit Tiziri de sa rêverie en annonçant l'arrivée de l'ambulance. La libanaise l'abandonna le temps d'aller leur ouvrir. Il y avait deux hommes et une femme, ainsi qu'un brancard en tissus. « Merci pour votre rapidité, elle est par ici. » Ils acquiescèrent et suivirent la jeune femme jusqu'à Naina, toujours assise sur le canapé avec son sachet de patates sur la cheville, et l'air à moitié morte. L'un des ambulanciers le retira et s'accroupi près de l'indienne et tâta sa cheville sous le bracelet - il parut d'ailleurs avoir un temps de bug en le voyant. « C'est bien cassé. Ça va aller mademoiselle ? Comment vous êtes-vous fait cela ? » Tiziri devança Naina, de peur qu'elle ne l'accuse. Elle en était bien capable ! « Elle est... tombée d'un tabouret en voulant attraper quelque chose en haut d'un placard. Un accident regrettable. » Elle jeta un oeil vers son amie, pour s'assurer qu'elle n'avait pas prévu de pourrir son excuse et de porter plainte contre elle - ça aussi elle en était capable.

Les ambulanciers semblèrent cependant satisfaits, et avaient déjà aidé l'indienne à se relever et à s'allonger sur le brancard. « Est-ce que je peux vous accompagner dans l'ambulance ? » Vu leur tête, la réponse était non. Mais la jeune femme n'abandonna pas la bataille. « Je vous en prie... c'est ma petite-amie et il ne me reste qu'elle sur cette planète... j'ai si peur... je veux être auprès d'elle. Je vous en supplie... »Une partie était vraie : il ne restait presque personne à Tiziri sur cette planète, et elle tenait à Naina, plus qu'elle n'aurait pu l'admettre. Elle avait agrémenté ses suppliques d'une bouille désespérée, qui finit par payer, puisque la femme ambulancière soupira et accepta qu'elle vienne. La libanaise fit un clin d’œil à Naina, et suivit le cortège jusqu'au véhicule, grimpant avec la victime et l'ambulancière à l'arrière. Elle ne pouvait pas dire grand chose trop fort, mais elle se pencha tout de même sur Naina pour chuchoter : « J'crois que tu plais à cette nana. Elle arrête pas de loucher sur toi. » Elle blaguait à demi, et saisit la main de son amie lorsque l'autre regarda vers eux - pour plus de plausibilité voyez ?


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MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Lun 3 Juil - 5:09


Même si Tiziri ressentait de la culpabilité, pour Naina ce n’était pas assez. Elle ne voulait pas être drama queen parce que n’était pas du tout son genre d’exagérer les choses, mais elle trouvait que la jeune Libanaise ne faisait pas vraiment d’efforts pour se faire pardonne. Si la situation avait été inverse, Naina se serait mise à pleurer bruyamment pour qu’elle n’ait d’autre choix que de la pardonner. Bien sûr, elle n’en demandait pas tant, mais ne pouvait-elle pas au moins verser une petite larme pour l’Indienne qui se retrouvait avec un pied en moins ? « Libre mais estropiée. Super, j’vais aller loin avec ça. » Continuait de râler la jeune femme qui fixait le sac de patate froid sur sa cheville. Dans sa tête, deux options s’offraient à elle : ou bien ils enlevaient son bracelet et dans un moment d’inattention elle prenait la fuite, mais de toute façon avec la douleur ils finiraient par la retrouver plus vite que le temps qu’elle aura mis à descendre du lit d’hôpital. Ou bien ils estimaient qu’on ne pouvait pas réparer sa cheville et on lui amputait un membre, dans ce cas elle n’aurait plus de bracelet à cette cheville. Oui, elle savait que de chevilles elle en avait deux, mais elle était en souffrance alors elle ne pensait pas vraiment à tous les détails, le second plan lui paraissant comme la meilleure option. En plus, comme elle aurait mal à cause de son pied en moins, Emilio n’aurait d’autre option que d’être gentil avec elle et de faire tout ce qu’elle lui demande parce que c’est ce que les amis font. Peut-être même qu’elle aurait droit à une jambe de bois comme les pirates ? Si c’est le cas, elle savait déjà quel allait être son costume pour le prochain Halloween. Peter Pan mon gars, sûr. « I’m the captain now ! » Dit-elle doucement, le regard dans le vide en faisant un petit mouvement de main comme si elle avait un crochet. Elle sortit de sa rêverie en entendant la sonnette de chez elle retentir, et avertit son amie qui alla ouvrir.

Lorsqu’elle vit des gens qu’elle ne connaissait pas entrer chez elle avec un brancard, elle grimaça en poussant un soupire qui sonnait plus comme un grognement. Dans ses rêves les plus fous, elle n’aurait plus jamais besoin de marcher parce qu’elle avait des porteurs qui lui interdisaient de mettre le pied par terre, là en l’occurrence, on était très loin des porteurs beaux de ses rêves. L’un des ambulanciers qui s’était avancé pour examiner sa cheville arracha un autre petit grognement à Naina, cette fois étouffé – les vrais cris de douleur c’était seulement pour ses proches, comprenez – et vit le pet de cerveau de l’inconnu en découvrant son bracelet à la cheville. Elle leva les yeux au ciel en lançant un petit regard à Tiziri. « C’est à la mode, bientôt tout le monde en portera un. » Elle adressa un clin d’œil au jeune homme qui devait sûrement se demander si elle était sérieuse ou si elle blaguait. Elle lui laissait le soin de deviner. « Je me suis fais ça en.. » Alors qu’elle était prête à répondre à la question de l’ambulancier, elle se fit interrompre par une Libanaise et son histoire tellement pas crédible que ça lui valut un regard interrogateur de la part de la brunette. Elle était sérieuse ? Au lieu de tout simplement dire ‘Je suis une connasse, j’ai balancé mon amie par-dessus un grillage’ elle allait lui faire porter le chapeau ? Décidément, cette femme ne connaissait pas la honte.  Après mûre réflexion, Naina décida de prendre sur elle et de marcher dans son sens, non sans sentir que sa fierté en prenait un coup. Et au où elle se poserait encore la question, elle en devait une à la brunette, rien que pour ça. « La maladresse, vous savez… » Haussement d’épaules, les dents serrés, elle se tourna une nouvelle fois vers son amie l’air de lui demander si elle était contente.

Sans se faire prier, elle monta sur le brancard à l’aide des ambulanciers et attendit qu’on l’emmène vers de nouvelles aventures où elle aurait peut-être une jambe de bois. Lorsque Tiziri demanda à l’accompagner dans l’ambulance et qu’on lui fit comprendre que ce n’était pas possible, l’Indienne sentit la panique la gagner et instinctivement, elle attrapa le bras de son amie qu’elle serra. Il était hors de question qu’elle la laisse seule, même si elle allait devoir se ligoter à l’avant de l’ambulance pour ne pas la quitter, elle allait le faire parce que ce n’était absolument pas négociable que Naina soit laissée seule avec ces gens. Après  négociations et l’Indienne qui était à présent en couple avec la jeune femme – ouais, longue histoire – elles prirent enfin la route pour l’hôpital. « Peux pas, je suis déjà en couple il parait. Puis t’es plus belle qu’elle, à choisir. » Elle lança un petit regard à l’ambulancière à côté d’elle en train de noter quelque chose sur un morceau de papier, et en sentant la main de Tiziri dans la sienne, elle sursauta presque. « Pardon, un frisson violent. » Dit-elle en voyant le regard insistant de l’inconnue sur elle, tandis qu’elle pressait sa main contre celle de la Libanaise. « Et sinon… vous connaissez Dr House ici ? Vous avez un équivalent ? Ganesh bénisse Gregory House. » Ouais, elle essayait tout de même de light up the mood en attendant d’arriver à l’hôpital.  
 

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MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Jeu 6 Juil - 21:40

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L'ambulance était arrivée plus vite que Tiziri l'avait imaginé. Bon certes Naina était blessée, mais ce n'était qu'une cheville cassée... n'y avait-il pas plus urgent ailleurs ? Il fallait croire que non puisque la Libanaise avait à peine eut le temps de savourer la vision d'une Naina avec un sac de patates sur le pied... A croire qu'il s'agissait là d'une punition pour ce qu'elle venait de faire. Evidemment à côté de ça, elle était contente que les secours soient si réactifs ! Elle était à présent rassurée et savait que si elle appelait un jour pour plus urgent qu'une indienne à l'agonie, elle pouvait compter sur les professionnels de Lakeview en matière de santé et de rapidité. Passaient-ils un permis spécial pour conduire à vitesse folle sur les artères bondées, griller les feux sans se faire emplafonner et ne jamais créer d'accident ? Elle hésita à poser la question quand, après avoir bataillé, on la laissa finalement monter dans l'ambulance avec son amie. La question paraissait idiote. Elle était certaine qu'ils avaient un permis spécial.

Voir Naina allongée ainsi à l'arrière d'une camionnette blindée de trucs médicaux flippants, c'était un peu surréaliste, et Tiziri eut l'impression d'être propulsée dans une série étrange. La femme, demeurée avec eux, les fixait d'un air étrange, et quand la Libanaise en fit par à sa 'conjointe' - nan vraiment, maintenant qu'elle y repensait, elle ne savait vraiment pas comment lui était venue l'idée de dire que Naina était sa meuf et pas genre... sa cousine - cette dernière joua le jeu, arrachant un sourire à son infortunée et inquiète partenaire. Pas une seconde Tiziri n'imagina que l'indienne était sérieuse en disant qu'elle était belle. Quoique techniquement, elle avait 'plus belle' que l'autre femme, ce qui en soi ne valait pas grand chose sans échelle...« Je vais le prendre comme un compliment. » 'A choisir' comme Naina disait si bien...

Lorsque Tiziri attrapa sa main, elle sursauta. La Libanaise lui lança un regard interrogateur, avant de se rendre compte que ce genre de comportement n'était pas leur genre, habituellement... Et de se dire ensuite qu'elles n'avaient pas tellement d'habitudes ni de genres, en fait. Naina parti alors dans des délires paranoïaques - visiblement elle aussi se sentait propulsée dans une série - et son amie jeta un œil entendu à l'ambulancière. Cette dernière n'était pas très locace et semblait plutôt tannée par les interventions de l'indienne. Malgré tout, elle répondit gentiment. « Je crains que non malheureusement mademoiselle. Mais le docteur que vous aurez sera sans doute très à votre goût aussi. Du moins je l'espère... » Pour lui, qu'elle aurait du ajouter de l'avis de Tiziri. Parce que si Naina ne l'aimait pas ou qu'il lui faisait mal... l'hôpital était bon pour supporter l'un de ses légendaires scandales grandeur nature, et ils risquaient de regretter d'être arrivés si vite et d'avoir pas profiter un peu plus longtemps du calme et du répit de leur ambulance vide.

« Tout ira bien Naina. Ils vont sûrement juste faire une radio et plâtrer n'est-ce pas ? » L'infirmière acquiesça, tandis qu'elle prenait le pouls de l'indienne. « Relax, tu vas pouvoir te faire servir par une princesse ! » OK ça, ce n'était pas très bon à dire non plus m'enfin... L'ambulance fit une embardée un peu violente qui surpris Tiziri qui demanda, après le choc : « WOW, vous êtes sûre que le permis ambulance de votre type est encore valide ? » Elle n'était pas morte dans la fournaise infernale de la guerre et de la peur permanente, elle préférait éviter de mourir dans un accident d'ambulance à la con parce qu'un type conduisait sans permis ou comme un abruti bienheureux ! « Dans combien de temps on y sera ? » Elle baissa la voix et souffla à Naina : « Ma vessie va exploser. » Elle pouffa à demi, serrant les cuisses - et la main de Naina qu'elle tenait toujours, par la même occasion - tandis que l'autre nana répondait : « Deux petites minutes et nous y seront. Par contre, vous n'aurez pas le droit d'accompagner madame avec le médecin. » Elle ne paraissait pas désolée du tout. Et Tiziri n'appréciât pas qu'on la sépare de la FEMME DE SA VIE, ILS SE PRENAIENT POUR QUI ? Malgré tout, elle ne dit rien. Chaque scandale serait avancé en temps et en heure. Elle le jurait.


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MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Ven 7 Juil - 16:18


Pendant qu’un des ambulanciers examinait sa cheville, le regard de l’Indienne croisa celle de son amie. Et elle comprenait, elle se posait la même question. Comment se faisaient-ils qu’ils soient si rapides ? La jeune femme les avait déjà vu conduire de l’extérieur et avait même frôlé la crise cardiaque à plusieurs reprises lorsqu’ils enclenchaient leur sirène juste quand ils arrivaient à côté d’elle – on pourra lui dire ce qu’on voulait, elle était persuadée qu’ils le faisaient exprès ça, ils la repéraient de loin et se disaient ‘tiens on va lui foutre un petit coup de pression. Les sourcils légèrement froncés, son regard passa de la Libanaise à l’ambulancière à côté d’elle, et tout s’éclaira dans sa tête. « Tu ne leur a pas donné mon nom de famille, ils ont cru que j’étais blanche. » Dit-elle en hindi à voix haute, partant sur la possibilité qu’ils ne la comprennent pas. De toute façon, du peu de personnes qu’elle avait pu croiser ici, elle avait vite comprit que l’anglais était leur langue vivante numéro une et deux, et dés que ça parlait quelque chose d’autre que la langue de Mickey Mouse, pour eux c’était exotique. Naina n’avait pas vraiment d’accent. Enfin si, elle en avait un, mais elle pouvait facilement prendre l’accent américain si elle le voulait. Elle n’en avait juste pas envie, passant de son visage jusque son nom de famille, on voyait bien qu’elle n’était pas Américaine alors pourquoi le cacher ? Elle n’était pas comme son cousin Yashvardan qui prétendait s’appeler Josh parce que ça faisait plus classe. Quant à lui, elle espérait aussi qu’on le fasse passer par-dessus un grillage pour qu’il s’explose une cheville. But you didn’t hear that from me.

Une fois installée dans l’ambulance, Naina essayait surtout de se concentrer sur la voix de Tiziri qui étrangement, la rassurait. Si elle s’était retrouvée seule à l’arrière de l’ambulance, ou bien aurait fait une crise de tachycardie, ou bien elle se serait mise à pleurer parce qu’elle ne voulait pas être seule. A choisir elle ne savait pas ce qui était le mieux. « C’en est un. » Elle leva la voix en levant les yeux au ciel pour répondre à la jeune brune, attirant par la même occasion le regard curieux de l’ambulancière sur elles. Act natural Naina. Oui enfin, elle voulait bien rester naturelle, mais avec la main de Tiziri dans la sienne, elle avait du mal à garder son sérieux. Elle n’était pas bête, elle savait qu’elle ne pouvait pas enlever sa main au risque qu’on ne se pose des questions sur leur « couple », mais elle avait l’impression d’être de retour en primaire quand elle devait donner la main à son camarade pour se mettre en rang. Et encore, comme elle n’aimait pas vraiment qu’on la touche – à moins de choisir qui pouvait se le permettre, elle était tactile avec les gens qu’elle voulait bien – il lui est déjà arrivé de frapper un garçon parce qu’il lui avait prit la main sans lui demander la permission. Ils avaient 8 ans et pourtant, l’Indienne s’était crue dans un match de catch en le poussant violemment par terre avant de vouloir lui sauter dessus. Ici, la Libanaise n’avait pas à avoir peur de s’en recevoir une de sa part. Déjà parce qu’elle l’aimait bien et bien que surprise, ça ne l’embêtait pas d’avoir sa main dans la sienne, mais aussi… déjà qu’elle n’avait rien fait, cette dernière l’avait transformé en sac à patates qu’elle avait balancé par-dessus un grillage, alors si elle tentait quoi que ce soit, elle risquait sûrement de soulever l’ambulance, Naina avec. Merci mais non merci, elle tenait encore un peu à la vie. C’était pourquoi elle avait demandé si Dr House était à Lakeview ou pas et sans surprise, il n’était pas là. Jamais là quand on en a besoin, vu la période il était sûrement en vacances. « Hum. » Se contenta de répondre la jeune femme.

Heureusement que Tiziri était là pour la rassurer, parce que n’était pas cette ambulancière moche et mal élevée qui le ferait. Elle serra un peu plus sa main contre celle de cette dernière, comme pour s’assurer qu’elle n’aille nulle part. « Tu me feras de beaux dessins dessus, hein ? » S’enquit l’Indienne d’une voix presque tremblante en sentant qu’on lui prenait l’autre main, son cœur ratant presque un battement. Mais fausse alerte, c’était juste pour prendre son pouls, elle pouvait se calmer. Un cri aigu s’échappa des lèvres de la future handicapée, la faisant serrer un peu plus fort la main de Tiziri.  « Elle doit nous prendre pour des terroristes et veut en finir avec nous avant qu’on en finisse avec elle. » Dit Naina en hindi en se tournant vers sa petite-amie du jour. « Elle a raison d’avoir peur, si tu veux mon avis, mais pas pour les raisons qu’elle croit. » Effectivement, parce que si jamais elle ne s’en sortait pas vivante de cet hôpital, ça n’allait pas être au nom d’Allah que Naina allait lui casser les dents, mais au nom du manque de respect flagrant envers sa cheville. Que le malheur s’abatte sur sa famille si elle ne pouvait plus jamais danser à cause de leur incompétence.

Le bon côté, c’était qu’elles allaient bientôt arriver à l’hôpital pour que la Libanaise puisse soulager sa vessie. Et accessoirement pour qu’on puisse s’occuper de la cheville de Naina. Le mauvais côté en revanche c’était que l’Indienne allait être séparée de son amie. « Eh voilà je vais mourir. » Souffla-t-elle en anglais, oubliant presque de traduire dans sa langue natale, tellement elle était prise de panique. Elle ne voyait que cette raison pour qu’on ne la laisse pas être accompagnée, ils allaient la tuer. Lorsque l’ambulance s’arrêta et que les portes s’ouvrirent, un nouveau vent de panique prit possession de son corps. « NON HEIN ! » S’exclama-t-elle soudainement en agrippant le bras de la femme de sa vie pour qu’elle fasse quelque chose. Mais malheureusement, les ambulanciers qui devaient déjà en avoir marre d’elle, la fit descendre de l’ambulance en s’aidant du brancard. Ce qu’ils n’avaient pas : le temps de niaiser. « Attendez ! » Elle hurla en levant les bras en l’air pour leur demander de s’arrêter, ce qu’ils firent étrangement. Tendant le bras, elle attrape celui de la Libanaise pour la tirer vers elle pour qu’elle soit à son niveau, et la regarda dans les yeux, le regard presque triste de devoir la quitter. Violemment, elle la tira vers elle pour plaquer ses lèvres contre les siennes – l’ambulance s’était arrêtée, mais pas leur faux couple, suivez un peu – et la relâcha d’un geste dramatique. « C’est bon, je suis prête. Si je meurs, prends soin des cactus habibi. »


 

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MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Dim 9 Juil - 19:33

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Lorsque Naina évoqua l'idée que Tiziri doit faire des dessins sur son plâtre, cette dernière grimaça. « Je ferai de mon mieux mais tu sais que je sais pas dessiner... » Si il y avait bien un domaine où elle était archi nulle, c'était le dessin. La déco aussi. Tout ce qui touchait à l'art la laissait de marbre, et elle y était complètement hermétique. Elle avait bien tenté d'y porter un intérêt, mais l’esthétique lui passait un peu au dessus. Elle savait reconnaître des fautes de goût, ou crier à l'horreur d'un endroit, mais elle-même n'aurait pas su mieux faire, en réalité. Elle espérait que Naina ne se vexerait pas. Evidemment elle lui écrirait de petits mots gentils - ou pas - pour mais pour les dessins, à part des cactus... elle n'était pas certaine d'être capable de faire grande chose...

Elle tentait de rassurer l'indienne, dont la nervosité apparente l'avait fait changer de langue. Une chance que Tiziri comprenait l'hindi, enseigné à la lorsqu'elle faisait ses études, mais également par le grand-père de Naina. L'infirmière elle ne comprenait pas, et c'était tant mieux vu ce que la jeune femme déblatérait. Sa compagne ne put cependant réprimer un petit rire et lui répondit dans la même langue, arrachant un regard un peu sombre de celle qui prenait le pouls de la blessée. « Arrête de dire n'importe quoi, et tiens toi tranquille. » Tiziri poussa un soupir avant d'ajouter, très sérieuse : « T'as intérêt à être cool avec les médecins... j'ai pas envie qu'on me dise que tu les as menacé de je ne sais quelle malédiction. » De l'extérieur, vu le ton employé, on aurait pu croire à un sermon mère/fille. Mais la Libanaise préférait être prudente ; elle connaissait Naina, et la situation en ville ne prêtait pas tellement aux blagues vaudou. Elle ne voulait pas non plus que l'hôpital les fiche dehors à cause de son mauvais caractère et de ses exigences de princesse.

Lorsqu'elles arrivèrent enfin, la panique de la jeune s'accentua, à tel point qu'elle commença à parler de mort. Tiziri poussa un soupir alors que des brancardiers arrivaient pour descendre Naina du véhicule et qu'on informait sa compagne qu'elle ne pouvait pas aller avec elle en salle de radio. Visiblement, si cette idée ne plaisait pas à la Libanaise, ce fut la blessée qui osa protester. Elle s'était agrippée au bras de son aînée, arrachant presque à cette dernière une grimaçe de déception. Elle n'avait pas envie de la laisser... Puis, la voix de Naina résonna de nouveau et le brancard s'arrêta. L'indienne tira son amie à elle, et avant qu'elle n'ait eut le temps de réagir, ses lèvres écrasaient déjà les siennes.
Ce fut un moment étrange. Le coeur de Tiziri rata un battement, alors qu'elle répondait au baiser de la jeune femme, presque machinalement. Elle ne s'attendait tellement pas à une telle réaction lorsqu'elle avait menti quelques minutes plus tôt pour pouvoir accompagner son amie... elle n'aurait jamais cru que les choses iraient aussi loin. Ni même qu'elle y prendrait autant de plaisir. Jamais auparavant elle n'avait embrassé une femme. Et c'était complétement différent de l'idée qu'elle s'en était fait... Peut-être parce que c'était Naina. Ou bien cette situation si particulière.

La seule chose qu'elle su, c'est que lorsque le contact se rompit et qu'elle dut regarder Naina lui échapper, elle ressentit soudain un vide en elle, et une sensation de froid étrange, qui lui arracha même un frisson. Elle papillonna quelques seconde, et, alors que le brancard allait passer les portes, elle cria et se mit à courir. « ATTENDEZ ! Attendez... » Elle s'arrêta à la hauteur des deux hommes qui avaient de nouveau stoppé leur convoi et semblaient exaspérés, mais Tiziri s'en moquait. « Vous avez besoin de moi. Cette jeune femme est en liberté conditionnelle surveillée, et la cheville endommagé est cernée d'un bracelet électronique. » La tête des infirmiers changea immédiatement d'expression, tandis que la jeune femme poursuivait. « Vous devez demander l'autorisation de le retirer avant de le faire. En attendant, je ne la laisse pas seule. » Elle baissa les yeux vers Naina et lui fit un clin d'oeil souriant, tandis que les deux hommes râlaient de devoir perdre du temps à prévenir le commissariat que si le bracelet n'émettait plus, ils n'avaient pas besoin d'envoyer toute les brigades du coin.

Ils acceptèrent finalement de laisser Tiziri en compagnie de Naina le temps que toutes les formalités soient mises en oeuvre. Ils la déposèrent le long d'un mur, dans un couloir, et la Libanaise s'approcha. « Sursit de quelques minutes. Après ça, il va falloir te passer de moi... » Elle disait cela comme si Naina seule était déçue de devoir se séparer d'elle, lorsqu'en réalité, elle l'était sûrement plus. Elle revécut soudain ce baiser indescriptible, et se sentit faiblir, tandis qu'elle avait saisit la main de l'indienne et caressait ses doigts avec une étrange douceur, qui ne lui ressemblait pas tellement. « Je serai là pour t'aider à t'échapper quand le moment sera venu ! Promis. »


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MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Mer 12 Juil - 20:29


Afin d’entrer pleinement dans son personnage, l’Indienne avait décidé de laisser place à l’improvisation. Elle savait que c’était risqué parce que même si elle savait jouer la comédie – et donc, bien mentir – la situation ici était beaucoup plus délicate. En plus de devoir composer avec la précipitation, elle devait faire impasse de la douleur pour se concentrer sur son jeu d’acteur. Parce que oui, ce n’était pas parce qu’on ne l’entendait pas se plaindre qu’elle avait moins mal, au contraire. Avec la petite secousse dans l’ambulance, elle avait l’impression de s’être cassée la cheville une deuxième fois, rendant inutile la poche de glace qu’ils avaient eut la gentillesse de poser sur son pied. Oui, à ce stade là c’était de la gentillesse parce que la jeune femme était tout de même consciente qu’elle était très chiante et que la première option aurait été de la laisser souffrir le martyr parce qu’elle le méritait. « S’ils prennent soin de moi je n’aurais pas à les maudire ! » Rétorqua Naina, toujours en hindi pour ne pas qu’on comprenne ce qu’elle était en train de raconter. La Libanaise faisait bien de la prévenir qu’elle n’avait pas intérêt à s’y mettre, parce que dans sa tête elle commençait déjà à échafauder un plan pour se venger de ce que cette sorcière blanche allait lui infliger. Elle n’était pas raciste – difficile de l’être de toute façon vu la minorité à laquelle elle appartenait – mais elle avait l’impression que derrière chaque personne caucasienne se trouvait un membre du KKK. Elle n’était pas bête non plus et savait que ce n’était pas le cas de tout le monde, mais dans une ville constituée de 90% de blancs, minimum, il y avait de quoi se poser des questions. Questions qu’elle se posait sans qu’on ne la prenne au sérieux, mais un jour les gens verront qu’elle avait raison.

Une fois descendue de l’ambulance, elle se laissa guider par une certaine spontanéité et plaqua ses lèvres contre celles de son amie sans même la prévenir. Tout était dans l’effet de surprise. Naina avait peur cependant, parce qu’il n’y avait que deux issues à ce baiser : ou bien Tiziri collaborait et répondait positivement à ce contact physique des plus inattendu, ou bien elle en collait une à l’Indienne au point de lui faire tomber toutes ses dents de devant. Pour avoir une petite idée de la peur qu’elle ressentait, elle sentit une goutte de sueur couler le long de son front lorsque son visage s’approcha de celui de son amie. A sa grande surprise, cette dernière lui rendit même son baiser et dans la tête de Naina, un bonhomme courait partout en criant « victoire ». La couverture : seine et sauve. History : made. Naina après ce baiser : done. Shook et done à la fois, un sentiment étrange sans pour autant être désagréable.

La jeune femme s’allongea entièrement sur le brancard, un sourire étirant ses lèvres. Elle était à présent prête à aller vers un destin incertain dans cet hôpital, où elle avait de fortes chances de ne pas en sortir vivante. Lorsqu’ils s’arrêtèrent à nouveau, la brunette se redressa en prenant appuie sur ses coudes pour voir pourquoi cet arrêt soudain. Peut-être voulait-elle l’embrasser à nouveau ? Elle comprenait, après tout on lui avait déjà dit qu’elle embrassait bien. C’était ça, ou alors elle venait de reprendre ses esprits et avait arrêté le transport de l’Indienne jusqu’à l’intérieur pour pouvoir en finir avec elle en soulevant le brancard, elle aussi avec. Préférant se dire qu’il s’agissait de la première option, elle offrit un sourire à la jeune femme en tournant la tête dans sa direction. Son sourire se fana lorsqu’elle prit la parole. « Traîtresse ! » Lâcha l’Indienne  les sourcils froncés, ne décollant pas son regard de son ex amie.  Au clin d’œil de la Libanaise, elle ouvrit la bouche outrée avec un mouvement de recul. Mais clin d’œil de quoi ? Baisse les yeux, la trahison a déjà été faite. Naina n’était pas bête, elle savait bien qu’ils s’en apercevraient très vite du bracelet qu’elle avait à la cheville, mais ça ne voulait pas dire qu’elle devait le dire à voix haute. Pourquoi être si bruyante ? Elle voulait alerter qui en le disant de la sorte. Vexée, elle s’allongea à nouveau sur son brancard en attendant qu’on l’emmène au bloc pour lui couper la cheville ou que savait-elle encore, toute sa foi en l’humanité venait de disparaitre à cause de cette trahison qu’elle n’avait pas vu venir. Le roi lion avait raison, l’esprit du mal était marqué sur sa face.

Toujours silencieuse alors qu’elle s’était mise à grincer des dents, elle poussa un petit soupire en sentant la main de Tiziri qui reprenait la sienne. Naina tourna la tête sur le côté pour voir sa main dans celle de la jeune femme, avant d’y entremêler ses doigts. « Je ne suis plus très sûre de vouloir m’échapper. » Dit-elle dans un autre soupir en pressant un peu plus sa main contre celle de la brunette. « En plus où est-ce que j’irais ? Avec un seul pied valide je ne suis pas sûre d’aller bien loin. » Elle reprit sa main avant de venir replacer une mèche de cheveux qui la dérangeait sur le visage de Tiziri. Elles devaient garder les apparences. Sa main toujours contre le visage de son amie, elle passa un pouce sur ses lèvres pour enlever les traces de rouge à lèvre qu’elle avait laissé en l’embrassant, elles étaient subtiles mais visible pour l’Indienne.

Au même moment, les deux brancardiers accompagnés d’une infirmière, les approcha pour signaler que tout était en règle avec le commissariat et qu’ils allaient pouvoir s’avancer vers la salle de radio le temps qu’un policier arrive pour lui enlever le bracelet. « Avec un peu de chance quand je vais entrer dans la salle, le bracelet explosera et on aura même pas besoin d’eux pour l’enlever. » Souffla-t-elle à Tiziri, toujours à ses côtés tandis qu’elles entraient dans la salle.

 

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MessageSujet: Re: On the run || ft. Titi    Aujourd'hui à 16:11

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Evidemment que Naina était vexée. Cela n'aurait pas été Naina sans cela... Son amie lui jeta un regard mi-fier mi-désolée tandis qu'elle se faisait insulter de traîtresse. La jeune femme poussa un soupir. Pourquoi était-elle toujours incapable de voir les choses avec optimisme ? Tout le monde se moquait de son bracelet, et ceux qui traînaient dans les couloirs et avaient potentiellement entendu le discours de Tiziri étaient trop shook des médicaments pour capter la réalité - en soi que l'un d'eux allait peut-être partager sa chambre avec une potentielle tueuse en série. La Libanaise regarda Naina en plissant les yeux, tandis que la concernée continuait à bouder. Naina tueuse en série ? Ouais non. Impossible. A moins que l'on considère comme certains les plantes comme des êtres dotés d'émotions et de ressentis. A ce compte là, alors seulement pouvait-on envisager de classer l'indienne dans les tueurs en série.

Tiziri fut heureuse de voir que sa compagne ne lui en voulait déjà plus - en apparence -. Elle avait saisit sa main et sa moue presque triste manqua de faire culpabiliser son amie. « Je te porterai, ou tu te mettras sur mon dos... » Elle eut un petit sourire, tandis que Naina caressait ses lèvres avec une étrange douceur. Ces échanges, presque intimes, mettaient Tiziri un peu mal à l'aise. Elle était l'instigatrice de ce mensonge sur leur soi-disant relation de couple, mais elle n'avait pas imaginé que préserver les apparences irait si loin... C'était comme si, au delà de ces précautions, elles prenaient toutes deux un étrange et malsain plaisir à faire comme si elles étaient amoureuses l'une de l'autre.

Tiziri ne chercha pourtant pas à se défaire du contact de l'indienne, presque déçue qu'on vienne à nouveau les interrompre pour emmener Naina au bloc le temps qu'un policier débarque.  « Ne rêve pas trop... ils doivent en avoir en stock. Après tout tu es une dangereuse criminelle ! » Elle pouffa à demi, imaginant difficilement la jeune femme, phobique des canards, assassiner quelqu'un. Pas qu'elle ne l'en pensait pas capable... elle avait apprit avec le temps à ne pas se fier aux apparences, et que quelque part au fond, tout le monde rêvait un jour de mort et de sang... même les meilleurs de ce monde.

Elle suivit le brancard sur lequel était allongée l'indienne, sans lâcher sa main. Lorsqu'ils furent aux abords de la salle, on lui demanda de rester là. Elle n'avait pas le droit d'aller plus loin. Tiziri aurait aimé protester, mais le policier en charge de retirer le bracelet à Naina venait d'arriver. La Libanaise n'hésita pas avant de l'attraper par le bras.  « Excusez-moi. Je sais que vous êtes là pour Mademoiselle Patel. » Elle avait pris sa voix la plus douce et la plus charmeuse, teintant son ton d'une tristesse mêlée de peur pour celle qu'elle était sensée aimer de toute son âme. « Je suis sa compagne... j'étais là quand elle a eut son accident. » Oui bon, pas le temps de s'étaler.  « Naina n'est pas une mauvaise fille vous savez... et si vous pouviez ne pas lui remettre son bracelet dans l'immédiat... » Moue implorante, tandis que l'autre la fixait d'un air blasé. Elle le retenait toujours et termina son manège par un regard follement adorateur en direction de l'indienne. L'homme finit par pousser un soupir, acceptant de ne pas encombrer 'Mademoiselle Patel' de sa 'surveillance conditionnelle' le temps que durerait sa convalescence. Tiziri ouvrit de grands yeux, n'y croyant presque pas sur le coup. Elle remercia vivement le type et lorsqu'il lui fit dos, elle leva les pouces en direction de son amie, un immense sourire sur la face.

L'opération 'escape the meds' allait bientôt pouvoir commencer. Pour sauver les apparences à nouveau - et parce qu'elle en avait cruellement envie -, la Libanaise envoya un baiser de la main à Naina. Voyant sa détresse, une infirmière sensible lui proposa de suivre l'avancée de l'opération depuis une zone vitrée. Tiziri manqua pleurer - faussement - et la remercia à son tour, se glissant derrière la vitre pour regarder son amie se faire enrouler la jambe dans du plâtre. Eh ben, elle avait pas finit d'en entendre parler...


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