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 [Mia] Nous ne divulguerons pas vos informations personnelles.

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MessageSujet: [Mia] Nous ne divulguerons pas vos informations personnelles.   Dim 16 Avr - 20:46




Nous ne divulguerons pas vos informations personnelles.



Dans sa longue vie extrêmement courte, Trayvon avait rêvé d'être plusieurs choses. Un chanteur - à vrai dire, surtout lorsqu'il était sous la douche -, un avocat, un cosmonaute, un dresseur de lions - il avait vu un reportage vachement bien là-dessus à l'âge de sept ans et demi - et parfois même un Harry Potter. Pour le dernier, c'était plus compliqué, ça s'apparentait à du vol d'identité, tout de même. Ce qu'il n'avait jamais pensé un jour devenir, en tout cas, c'était un espion. Un James Bond américain, plein de discrétion et d'une sorte de finesse. Trayvon n'était pas un bourrin, bien sûr, mais la discrétion et le silence n'étaient pas son genre. S'il y avait une chose qui faisait énormément de bruit dans une pièce, il fallait être à peu près sûr que le jeune homme allait la fracasser, rentrer dedans ou s'en servir. S'il y avait un tapis particulièrement dangereux, il allait se prendre les pieds dedans. S'il y avait un blanc dans la conversation, il allait faire un bruit particulièrement désagréable, de sorte que tous les regards convergent vers lui. Non, Tray n'était pas un bon espion; par contre, il aurait pu faire un second d'espion tout à fait convenable. Un acolyte acceptable, attirant l'attention pour que l'autre puisse s'infiltrer tout en finesse.
Pourtant, cet après-midi de samedi, son téléphone à la main, il avait l'impression d'être un espion, chargé d'une mission assez impressionnante... Terriblement importante, à ses yeux du moins.
Il allait devoir soutirer des informations essentielles à une demoiselle de sa connaissance.

Je vous vois venir, en temps que narrateur, et je me dois de vous arrêter de suite. Il n'était pas question d'attacher une pauvre donzelle sur une chaise et de la soûler pour lui arracher des réponses sur des U2 survolant l'URSS. Juste de comprendre celle-ci.
L'idée, il fallait l'avouer, ne venait pas de lui. C'était la demande de la mère de la jeune femme qui lui en avait parlé en l'appelant, quelques heures plus tôt. Parce qu'il était son ami et qu'elle inquiétait un peu sa mère - et lui aussi, entre parenthèses -, qu'il la connaissait depuis leurs études et que, merde, à peine sortie de l'hôpital après avoir failli crever elle disparaissait dans la nature !
Bon, sa mère n'avait pas formulé ça comme ça, c'était vrai. Il n'en restait pas moins qu'elle avait songé à Trayvon, pour aller enquêter.

C'était pour ça qu'il se retrouvait, donc, devant le numéro 70, prêt à toquer. Il n'avait pas la moindre confirmation qu'elle se trouverait là, qu'elle serait disposée à le recevoir. Ils continuaient à entretenir des contacts réguliers - messages, mails, des wizzs sur msn, des smileys sur skype et quelquefois même ils s'appelaient -. Il avait été de ceux qui s'étaient rendus à son chevet, rentré en précipitation d'une conférence dans l'état voisin, lorsqu'il avait appris pour l'incendie.
Il avait été, quoi, un ami.
Sa main se stoppa un peu devant la porte. Et si son colocataire-slash-personne vivant avec elle -slash - ami assez menaçant avec un nom imprononçable venait ouvrir ? Non, parce qu'il faisait peur. Et puis, sérieusement, il pouvait le battre au niveau du nom qu'on ne prononçait jamais en entier...
Trayvon adorait son prénom, attention, mais personne n'allait aussi loin que Tray.

Revenons à nos moutons, et à la porte close contre laquelle il ne voulait pas frapper. La rue était déserte : une aubaine, parce que le brun avait d'autres choses à faire que de paraître coincé devant une panneau de bois.
Un coup, le téléphone à la main.
Mia, ouvre, c'est moi, s'il te plaît.

Des fois qu'elle ne veuille pas ouvrir aux inconnus. Il n'était pas du tout un inconnu, il fallait en être sûr. Un instant, il hésita à tenter d'ouvrir la porte. Il allait quand même pas ajouter ça à son magnifique casier totalement vierge ! Enfin, vierge, c'était juste parce que le gars qu'il avait légèrement amoché à la sortie d'une manifestation ne s'était jamais rendu chez les flics.

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MessageSujet: Re: [Mia] Nous ne divulguerons pas vos informations personnelles.   Mar 18 Avr - 13:26


Affalée avec très peu d’élégance sur le canapé du salon, Mia essayait trouver de quoi se divertir à la télé. Enfin, elle se contentait surtout de zapper toutes les chaines en pestant toute seule qu’il n’y avait rien à regarder. Normal qu’elle ne trouvait rien qui lui convenait, elle ne passait pas plus de deux minutes sur chaque chaîne, le temps de lire  un résumé en diagonale, de voir ce qui allait arriver après puis hop, on change de chaîne. Très clairement, elle s’ennuyait. Elle n’avait plus rien  à faire chez elle et n’avait aucune envie de sortir ou de voir du monde. Ce qu’elle voulait, c’était de faire une activité stimulante qui arriverait à lui occuper à la fois les mains et l’esprit. Mais surtout l’esprit. Rien n’avait changé depuis la dernière fois, son stupide cerveau ou quoi que ce soit qui commandait ses pensées, finissaient toujours par se diriger vers la seule et même personne. Pourquoi fallait-il que toute sa vie tourne autour de lui ? Elle ne pouvait pas passer une seconde sans que la vie ne lui rappelle l’existence d’Edward. Un peu plus tôt dans la journée, elle mangeait une tomate et d’une manière ou d’une autre elle avait réussit à faire le lien entre une tomate et le Dixen. Et pour ça, elle le détestait encore plus. Pas à cause de sa tomate, mais parce qu’elle ne pouvait s’empêcher de penser à lui.

La jeune femme finit par changer de position, posant ses pieds sur la table, elle admirait ses belles chaussettes avec les petites têtes de grumpy cat dessus. C’était un cadeau de Penny qu’elle avait reçu à Noël. Elle se demandait d’ailleurs ce qu’elle pouvait bien devenir. Aux dernières nouvelles, elle avait quitté la ville pendant quelques temps et malgré quelques messages échangés pour avoir des nouvelles, les deux jeunes femmes n’avaient pas prévus de se revoir. Cela arrangeait Mia. Elle était fatiguée de mentir à son amie et prétendre qu’elle allait bien et surtout, jouer les hypocrites en faisant comme si elle n’avait pas couché avec son ex, qu’elle n’était pas tombée amoureuse de ce même ex et pire, que ce n’était pas ce même ex qui était le père de l’enfant qu’elle avait perdu. Au moins avec elle hors de la ville, elle n’avait pas à penser à un énième mensonge qu’elle devait sortir lorsqu’on lui posait des questions.

Comme absorbée par ses pieds, la brunette sursauta lorsqu’elle entendit quelqu’un toquer à la porte. Son sang se glaça d’un coup alors qu’elle s’était tournée en direction de la porte toujours fermée. Si la brunette devait retenir une leçon de ces derniers jours, c’était la dernière : ne pas ouvrir la porte lorsqu’on est seule ou alors, être armée. La dernière fois qu’elle avait répondu à la porte lorsqu’elle était seule – un peu comme ici – elle s’est retrouvée dans un avion, droguée et en route pour un roller coaster émotionnel. On ne lui reprendrait pas deux fois. Curieuse, elle se leva tout de même à petits pas et  récupéra un parapluie au passage qu’elle tenait comme une batte de baseball qu’elle serait prête à dégainer si jamais elle en avait besoin. Elle se colla dos à la porte, sa main se rapprochant doucement de la poignée, mais elle fut arrêtée dans son geste par son téléphone qui se mit à vibrer dans la poche de son téléphone. Comme soulagée, la jeune femme sortit l’appareil de son jean et lu rapidement le message qui s’affichait sur l’écran verrouillée. « Ah. » Lâcha-t-elle tout simplement, poussant limite un soupir de soulagement. D’un coup sec, elle ouvrit la porte pour laisser apparaître le visage de Trayvon qui se tenait là. « Bonjour. Désolée je suis athée, mais merci d’avoir fait le déplacement quand même. » Tenant toujours son parapluie d’une main, elle la secoua tant bien que mal l’air de dire au revoir à son ami en faisant semblant de fermer la porte et de tourne les talons. En réalité elle l’avait juste poussé pour laisse à Trayvon le soin d’entrer par lui-même, il connaissait les lieux après tout.

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MessageSujet: Re: [Mia] Nous ne divulguerons pas vos informations personnelles.   Mar 18 Avr - 22:02




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Sur le perron de la porte, le téléphone à la main, le brun commençait à avoir de sérieux doutes quant à l’utilité de sa mission. Il était parti sur un coup de tête, en se disant qu’il aviserait bien là bas. Une des rares fois où il faisait ça, d’ailleurs, d’ordinaire il était plutôt du genre à laisser couler le problème pour élaborer une solution lentement. Là, pourtant, tête baissée et sans se préoccuper du peu de rendez-vous qu’il avait, il avait foncé chez elle. Bon, après, il fallait avouer que sa charge de travail un bon samedi après-midi était à peu près la même que son temps de réflexion avant de faire une connerie avec un taux d’alcoolémie beaucoup trop haut pour la norme. Parce qu’il ne bossait pas le samedi après-midi, c’était la réponse. Fallait y penser, en vrai.
Enfin, la porte s’ouvrit. Tant mieux. Un peu plus, et il allait partir en pleine réflexion intérieure sur la vie, la mort, ses études de psychologie et son chaton Juju qui décidément ne faisait que des conneries en ce moment, comme laisser des poils sur sa seule veste noire. Une réflexion, ma foi très intéressante, mais qui n’aurait pas été la plus utile au monde. En effet, Mia, vu le parapluie que Tray pouvait voir dépasser par l’entrebâillement de la porte, n’en avait strictement rien à faire de son petit Juju et du poil sur sa veste qu’il apercevait du coin de l’œil.
«Ouais, moi aussi je suis athée. Si on partageait nos points de vue sur les parapluies sans vision de Dieu ? » offrit-il en rangeant le téléphone au fond de sa poche droite. Mode vibreur bien entendu.

Il n’allait tout de même pas lui expliquer que sa mère, en plus de l’avoir appelé, avait débarqué en défonçant la porte de son appartement une semaine et demie plus tôt. Ce n’était pas une figure de style, hein. Elle avait récupéré des clés et avait ouvert la porte presque violemment, le surprenant dans une séance intensive de junkfood et rediff’ de mauvaise série. Là, elle lui avait très bien fait comprendre qu’il avait intérêt à mettre un pantalon par-dessus ses sous-vêtements et à l’aider à trouver sa fille, parce qu’elle n’allait pas bien et qu’elle pouvait très certainement, la rédaction cite ‘être tombée dans les bras d’un voyou qui l’aurait abandonnée en petits morceaux derrière une poubelle’.
Vraiment, Trayvon appréciait la mère de Mia, et il savait comment la calmer. Et il savait aussi qu’il ne fallait sûrement pas expliquer à sa fille que sa génitrice pensait qu’une semaine plus tôt elle était tombée dans les bras d’un voyou et avait fini en petits morceaux derrière une poubelle.
Pour l’heure, il allait juste se glisser, comme si de rien n’était, à l’intérieur de la maison qu’elle occupait avec un gars qui faisait peur au nom bizarre.
« Tu ne te débarrasseras pas de moi aussi facilement. Ton parapluie ne me fait pas peur. »

Bon, certaines personnes souffrant d’achmophobie avaient peur des bouts pointus des parapluies, c’était vrai. Mais Tray, lui, ça le faisait doucement rire. Il referma la porte derrière lui, pour suivre les traces de son amie où qu’elle aille. Il la trouva changée. Bon, bien sûr, un séjour à l’hôpital après avoir failli crever, ça chamboulait votre corps, mais c’était plus. Il y avait quelque chose de plus en elle, quelque chose que Tray tenterait de comprendre, de connaître à tout prix… sans pour autant révéler qu’il rapporterait tout à sa mère.
« Mia ? Ca va ? J’ai pas pu passer depuis que tu t’es réveillée, je suis désolé. » s’excusa-t-il en mettant ses mains dans ses poches, un poil de chat blanc tombant au sol.
Satané Juju.

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MessageSujet: Re: [Mia] Nous ne divulguerons pas vos informations personnelles.   Jeu 27 Avr - 0:21


Trayvon pouvait s’estimer heureux que la seule chose qu’elle avait trouvé sous la main c’était ce parapluie parce qu’autrement les choses auraient pu prendre une autre tournure. Enfin, qu’il ait surtout eut l’intelligence de lui envoyer un message pour prévenir que c’était lui qui se tenait derrière la porte. Après bien sûr, elle aurait pu regarder par la fenêtre pour voir si elle était en sécurité et pouvait ouvrir, mais c’était beaucoup trop de boulot en plus avec sa poisse, elle se serait fait repérer avec sa grosse tête. Non, le mieux était encore d’ouvrir la porte si on ne savait pas de qui il s’agissait. Elle se compliquait la vie et elle le savait, mais c’était parce que sa vie manquait cruellement d’action. Globalement, pas tellement parce qu’il y avait toujours le facteur Edward qui n’avait pas cessé de rythmer sa vie surtout ces derniers temps, mais à l’instant T, au moment zéro… Elle ne sortait pas parce qu’elle ne voulait pas voir des gens et même la présence de ses amis l’agaçait. Elle ne travaillait pas non plus – du moins pas autant qu’elle le voudrait – parce que ses supérieurs considéraient qu’elle devait se reposer. La jeune femme leur avait pourtant expliqué qu’elle avait eut tout le temps de se reposer pendant son coma et même après, mais ils ne voulaient rien entendre, du coup elle se contentait de rencontrer quelques patients par-ci par-là en essayant de se ménager un maximum lorsque ses supérieurs passaient près de son bureau. Peut-être que comme ça ils se rendraient compte qu’elle n’a pas besoin ni de se reposer, ni qu’on veille sur elle.

Mia ne savait pas si la présence de Trayvon signifiait un bon présage ou pas, mais elle était tout de même contente de voir un visage familier. Même s’ils n’avaient pas eut l’occasion de se voir depuis la sortie de l’hôpital, sa mère n’avait pas manqué de raconter à la jeune femme que son ami avait été présent pour elle lorsqu’elle était dans le coma et surtout, comment il avait quitté sa conférence précipitamment rien que pour être auprès d’elle. Selon maman Hopper, il est l’une des personnes qu’elle aimait le plus dans les amis de Mia. Bien sûr elle exagérait, s’il fallait l’écouter, le facteur était la personne qu’elle appréciait le plus lorsqu’il n’apportait pas de courrier. Elle se souvient même d’une fois où elle a prit une photo avec de dernier pour le remercier de ne pas lui apporter de mauvaises nouvelles par courrier. Elle avait soupiré, levé les yeux au ciel et s’était même excusée au nom de sa mère qui dépassait les limites. Tout ça n’avait servit à rien et Mia avait fini photographe improvisé pour sa mère et son nouvel ami le Frank, le facteur. Le bon côté c’était qu’il ne demandait plus d’étrennes aux Hopper à la fin de l’année, mais même.

« T’es sûr que mon parapluie te fait pas peur ? » Elle brandit son parapluie comme une épée mais fut tellement surprise lorsqu’il s’ouvrit qu’elle poussa un petit cri de terreur. Visiblement, ce n’était pas prévu ça. Elle essaya de le refermer tant bien que mal mais visiblement il était cassé et ne voulait pas se refermer. Elle finit par abandonner et le balancer à l’autre bout de la pièce, elle s’occuperait de ça plus tard pour le moment elle avait un invité. Visiblement. « Plus tard. » Dit-elle en direction du parapluie avant de se tourner en direction du jeune homme qui était toujours là. Lorsqu’il prit la parole, elle était plus intéressée par la boule de poile qui était tombé de sa poche que par sa question. Oui elle allait bien, elle était en vie et sur pieds et ça il pouvait le voir de lui-même. D’ailleurs il était déjà au courant de ça étant donné qu’ils s’échangeaient souvent des messages – surtout depuis l’accident – pour prendre des nouvelles. Elle haussa les épaules d’un air détaché et s’approcha de lui avant de se pencher pour récupérer le poil de chat du bout des doigts. « Tu n’as pas à être désolée, au moins tu n’as pas eut la stupide idée de me droguer et de me kidnapper pour avoir de mes nouvelles. » Toujours les yeux fixés sur ce qu’elle tenait dans la main, elle soupira avant de reculer et de reporter son attention sur Trayvon. « Enfin bref, arrêtons de s’intéresser à moi j’ai l’impression que tout le monde fait ça depuis que je suis sortie de l’hôpital, ça me donnerait presque envie de retourner dans le coma tiens. » Elle était à moitié sérieuse en disant ça mais pour le cacher, elle posa le petit poil sur une petite table avant de s’avancer vers le canapé. « Parle moi plutôt de toi. Qu’est-ce que tu deviens ? Ta sœur a déjà accouchée ? Tu veux quelque chose à boire ? » S’enquit la jeune femme, à mi-chemin entre le salon et la cuisine. Tout était bon à prendre pour détourner le sujet et rien de mieux que d’aborder la famille lorsqu’il s’agissait des Reagan. Même s’il avait bien comprit qu’il ne voulait pas l’embêter avec ses histoires de famille, il était déjà arrivé qu’ils en parlent quelque minutes seulement avant de basculer sur tout autre chose.

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MessageSujet: Re: [Mia] Nous ne divulguerons pas vos informations personnelles.   Sam 29 Avr - 22:50




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Peut-être Trayvon devrait-il se reconvertir en vendeur à domicile de parapluies athées, si jamais son cabinet venait à fermer… Il s’y voyait déjà, rêverie éphémère qui se lance sur un mot comme tant d’autres : de porte en porte, il irait, prêchant la bonne parole rationnelle – garantie sans Dieu(x) à 100% ! – et la supériorité des parapluies les plus intelligents, la solidité de leurs baleines, leurs formes harmonieuses qui repoussaient la pluie sans aucun mal, avec une grâce et une élégance tellement rationnelles – c’était le maître-mot de la campagne imaginaire pour son imaginaire futur business de parapluies athées à domicile – qu’ils ne pouvaient, bien entendu, n’appartenir qu’à cette ligne de parapluies. Ah, c’était son rêve, pour le moment, dans une phrase à rallonge que plus de la moitié d’entre vous qui fouinez dans ce post n’avez même pas eu le courage lire totalement en entier. Pourquoi qu’on vous fait faire des petits posts en intrigue, à votre avis, hein ?

Enfin bon. Quoi qu’il en soit, ce n’était qu’un rêve qui venait de traverser l’esprit du jeune brun, un rêve qu’il ne réaliserait sans doute pas, car le temps que vous disiez « épistolaire», il aurait déjà oublié. Enfin… Encore fallait-il utiliser ce mot dans la conversation.  Et puis fermer son cabinet ne lui serait pas bénéfique : il s’épanouissait tout autant au travail que dans sa vie personnelle avec cet endroit : les gens parlaient de lui, ses patients lui apportaient des réponses sur la personnalité et l’esprit humain, réponses qui lui permettaient de comprendre les sensations que, tous les jours, il pouvait cataloguer. Ces réponses, ces sensations, il s’en servait pour aider les autres, et les gens le remerciaient et promettaient de parler de lui… Voilà.

Mais aussi, fermer son cabinet, ça signifiait renoncer à la psychologie. A la raison de leur rencontre, avec Mia. Et même si leur amitié ne se basait pas sur ça, c’était pour lui comme un coup dur - sel de mer. Une sensation de picotement sur le bout de sa langue.
« Non, j’ai pas peur de ton parapluie. Promis. » dit-il en s’avançant dans le hall, évitant de justesse le parapluie qu’elle lança dans un coin avant de lui… Parler. Oui. C’était définitivement normal. Ce qui était moins normal, en revanche, c’était la réponse qu’elle lui donna, très rapidement. Si rapidement qu’il eut du mal à croire à de l’humour. Mais ça devait être de l’humour, pas vrai ? Il remarqua à peine qu’elle s’était saisie du petit poil de Juju.

« De te kidnapper et de te droguer… D’accord, alors, non ? Parce que c’est mieux quand tu ne hurles pas et que tu es en pleine possession de tes moyens pour savoir comment tu vas ? » énonça Tray, les sourcils légèrement froncés et une moue sur le visage. Ce n’était pas de la panique, non. Juste de l’intérêt, et peut-être un peu de peur. « Tu t’es retrouvée coincée dans des affaires glauques récemment, ou bien… »
Il se laissa tomber presque délicatement dans le canapé, son visage se détendant uniquement pour lui faire croire qu’il n’était pas angoissé à mort. En vérité, il était angoissé à mort. « Si tu retombes dans le coma, je viens te chercher moi-même par la peau des fesses. » soupira-t-il en retenant son rire.
Il n’était pas dupe. Il savait qu’elle tentait de détourner la conversation d’elle-même. Pour le meilleur ou pour le pire, il ne pouvait le deviner. Peu importait : il ne perdait pas de vue son objectif, qui n’était pas raconter à Mia les déboires de sa propre vie, mais bien de comprendre pourquoi elle semblait si différente.
Changée.

« Je deviens un magnifique quasi trentenaire célibataire avec une assistante adorable, et une famille bizarre. Je me tape des manifestations toutes les deux semaines, en ce moment. Le climat est… » Il agita la main, vaguement. « Electrique et lourd, de la souffrance des gens et de leurs idéaux défiés. » Quand il le voulait, il faisait de jolies phrases.
« Juste de l’eau, s’il te plaît. »
Bon, par contre, quand il voulait, il était aussi triste à pleurer.
« Et pour Kali… Non, elle n’a pas encore… Fin… Non, non. Non, parce que quatre mois ça fait moins que neuf mois, du coup. »

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MessageSujet: Re: [Mia] Nous ne divulguerons pas vos informations personnelles.   Mer 10 Mai - 0:42


Les mots étaient sortis naturellement de la bouche de Mia, elle ne réalisa d’ailleurs ce qu’elle venait de dire seulement lorsqu’elle croisa le regard du jeune homme qui ne devait sûrement pas comprendre pourquoi est-ce qu’elle parlait de kidnapping. Qu’il se rassure, elle n’aurait jamais cru parler de la sorte un jour et encore moins vivre un « kidnapping » mais il semblerait que la vie de la jeune femme était pleine de surprises. « Glauque, non. Coincée, oui. Tu ne veux pas savoir, crois moi. » Elle fit une petite moue en haussant les épaules avant de partir d’un petit rire pour détendre l’atmosphère. La brunette ne voulait pas parler de ça et se détestait déjà d’avoir indirectement mentionné Edward. Au vu de comment se sont terminées les choses lors de leur dernière rencontre, elle ne préférait même pas penser à lui. Elle essaya de changer de sujet pour ne pas qu’on s’attarde trop sur elle, mais ce fut définitivement  un échec lorsqu’elle entendit la réaction de son ami. Elle se contenta de pousser un autre soupir et de lever les yeux au ciel, s’empêchant de sourire face à la bêtise du jeune homme. Elle le savait qu’il avait été présent pour elle lorsqu’elle avait été dans le coma et elle lui avait d’ailleurs dit merci à chaque fois qu’elle le pouvait. Elle avait été touchée d’apprendre qu’il avait été présent, mais c’était surtout d’apprendre qu’il avait été aussi là pour sa mère qui n’avait pas vraiment bien vécu son accident. Entre le coma et les choses qu’elle eut le plaisir d’apprendre pendant qu’elle était inconsciente – dont sa grossesse – Mia était contente de savoir que quelqu’un comme Trayvon avait été là pour la soutenir et parler si jamais elle en avait besoin. « T’inquiète, maintenant que je suis revenue et que je t’ai retrouvée, je n’ai plus aucune raison de retourner dans le coma. » Elle enchaîna directement en demandant de ses nouvelles et celles de sa famille. Valeur sûre pour changer de sujet lorsqu’elle parlait à Trayvon, et se dirigea dans la cuisine pour récupérer deux bouteilles d’eau du réfrigérateur, écoutant attentivement son ami.

Lorsqu’elle revint, elle lui tendit une des deux bouteilles et s’assit en face de lui avant de ramener ses pieds vers elle sur le fauteuil. Elle porta la bouteille à sa bouche pour en prendre une gorgée, les sourcils légèrement froncés, intéressée par ce que lui racontait le psychologue. « Hum. Si on devait rédiger ton profil sur une application de rencontre on mettrait exactement ce que tu viens de dire. La souffrance des gens en moins je veux dire. » Elle fit une petite moue en haussant les épaules avant de déposer sa bouteille sur la table basse et de récupérer au passage une couverture sur la même table, pour se couvrir les pieds.  « Au moins tu fais quelque chose contre ce climat, et ne restes pas assis chez toi en attendant que ça se passe. Je pourrais peut-être t’accompagner un jour d’ailleurs si tu veux bien, ça me permettrait de me sentir utile. » Même si elle n’aimait pas se l’avouer, la brunette faisait parti de ceux qui restaient chez eux en attendant que ça se passe. En même temps, elle n’avait pas vraiment de raisons de se plaindre, ne faisant pas réellement parti des minorités qui étaient touchées par les discriminations. Mais ce qu’elle avait retenue de ses années d’amitiés avec Trayvon c’était qu’on n’avait pas besoin de faire partie des minorités pour aider, bien au contraire, toute aide était la bienvenue. Elle avait déjà assisté à manifestation avec le jeune homme et s’était toujours dit qu’elle aimerait bien y retournée, sa première expérience s’étant bien passé. Mais les évènements avaient fait qu’ils n’avaient jamais eu l’occasion de recommencer, malheureusement. « Bien, t’es doué avec les calculs je suis fière de toi, tu pourras apprendre à ton neveu ou ta nièce à compter. Tu connais déjà le sexe du bébé d’ailleurs ? C’est toi le parrain ? Et elle a déjà des idées de prénoms ? » Oui, la technique de Mia était simple. Poser plusieurs questions à la suite pour ne pas laisser le temps à Trayvon de s’intéresser à elle. Et si on mettait de côté le fait que la brunette détournait la conversation, elle s’intéressait vraiment à comment se portait Kali.

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MessageSujet: Re: [Mia] Nous ne divulguerons pas vos informations personnelles.   Mer 10 Mai - 20:45




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Tu veux pas savoir, crois-moi. A ces mots, Tray crut qu’il allait s’énerver. Bien sûr qu’il voulait savoir ! Et pas seulement pour sa mère, qui, seule chez elle, s’inquiétait de sa fille qui disparaissait au vent. Pour lui, aussi. C’était égoïste, un peu bâtard sur les bords sans doute de s’énerver pour vouloir savoir des informations que, de toute évidence, on ne comptait pas donner C’était égoïste, presque malsain, de s’inquiéter autant. Son propre esprit le lui soufflait. Mais bon, en temps que psychologue, s’analyser l’amènerait à se questionner sur beaucoup trop de choses délicates dans sa vie, des choses dont il n’avait pas forcément envie de parler. Et ce n’était jamais agréable : mieux valait laisser ça aux professionnels, pas vrai ?
Il se passa une main dans le peu de cheveux qu’il avait, mais qui commençaient à repousser – ça allait vite, ces mouises-là, chez lui. Il était mignon quoi qu’il arrive – pour se calmer. Ca l’aidait, la plupart du temps… La plupart du temps. Une grande inspiration qu’il voulait être discrète, et la colère refoulée s’évanouit devant la réaction de Mia à sa bêtise. Bien. Au moins n’était-elle pas devenue totalement apathique et incapable de discerner une très mauvaise blague.

Le peu de temps qu’elle s’éloigna, il se demanda s’il devait enregistrer la conversation, ou prendre des notes. Non, non : madame Hopper serait sûrement rassurée par la confirmation de Tray et, si besoin était, d’une photo innocente prise en toute discrétion. Pas vrai ? Du moins, il l’espérait. Enregistrer des gens sur le dictaphone de son téléphone, et sans leur accord, c’était trop risqué : sa sœur lui avait fait la morale à coup de code pénal une fois qu’il avait osé enregistrer son cours d’algèbre pour tenter d’en faire un remix sur Audacity. Quel talentueux jeune homme qu’il était.
« Merci. » fit-il en acceptant la bouteille. Ses yeux continuaient de l’observer, de noter chacun de ses gestes, comme il le faisait si souvent lors des séances, pour les individus qui n’avaient pas de nom au début.
« Bien sûr que tu peux venir. Ca sera avec un grand plaisir. Et c’est pas parce que tu n’es pas sur le terrain que tu n’es pas utile. Rien que remettre les gens à leur place quand ils font des remarques racistes, c’est une action. Tu aides. » Il lui offrit un sourire. Action minime. Mais si tout le monde le faisait, au lieu d’approuver en fond sonore en disant que c’était ‘juste pour rire’, les choses se passeraient tellement mieux dans le monde…

Il parut un peu désarçonné par le flot de questions qui s’échappa des lèvres de Mia, et prit son temps pour boire. Il allait en avoir besoin. La nouvelle des jumeaux de Kali, c’était un sujet coton, sur lequel il avait toujours du mal à s’exprimer. Et autant de questions, là, d’un coup…
« Erm… Alors… Euh… Ce sont des bébés. » C’était Mia. Il ne pouvait rien lui cacher, sauf sa mission en temps qu’espion pas discret au service de sa mère. «Et non. Jusqu’à preuve du contraire, je ne suis pas le parrain. On n’en a pas vraiment parlé… Même de ses prénoms. Mais elle va trouver. Je suis sûr qu’elle va trouver. » Il fit un petit sourire, vaguement mal à l’aise. Il ne s’y faisait pas, aux bébés.
Jouant un peu avec la bouteille entre ses mains, il tenta de ne pas paraître hostile ou trop intéressé. Dure mission quand, justement, il était bien trop intéressé pour son propre bien !
« Je suis toujours choqué, je dois te dire. Je savais pas comment le prendre… Je sais toujours pas. Ca chamboule, un bébé. Alors imagine, deux… Et elle me l’a pas dit de suite. »
Ayé, c’était sorti. Son mouvement de tête fut un peu brusque, mais ça lui permit de sortir sa déception d’un coup.
« J’ai croisé ta mère la semaine dernière, tu sais. » fit-il, comme ça. Presque innocemment. « Des fois, je dois t’avouer qu’elle me fait peur. »

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MessageSujet: Re: [Mia] Nous ne divulguerons pas vos informations personnelles.   Dim 14 Mai - 1:11


« Oui, c’est vrai. » Répondit la brunette en pointant son index vers Trayvon pour approuver encore plus ce qu’il venait de dire. Elle ne ratait jamais une occasion de remettre les gens à leur place lorsqu’ils tenaient des propos déplacés, ce qui lui valait parfois le titre de grande gueule. Lors des rares repas de famille auxquels elle avait pu assister, la brunette n’hésitait pas à faire remarquer à ses oncles et tantes que ce n’était pas parce qu’ils commençaient leur phrase par « Je ne veux pas être raciste, mais… » que ça allait forcément passer. C’était surtout à l’époque où elle avait commencé à fréquenter le jeune Reagan que Mia était devenue beaucoup plus attentive à ce genre de remarque. Elle osait l’ouvrir un peu plus et rigolait beaucoup moins lorsque les gens sortaient des « blagues » sur telle ou telle race. Ca avait beaucoup agacé son entourage lorsqu’au lieu de rire comme tout le monde, elle commençait à partir dans des explications pour leur signaler que leur humour était offensant et pas la bienvenue. Aujourd’hui elle se contentait de signaler que leur propos était discriminatoire et se levait parce qu’elle n’avait clairement pas le temps d’éduquer des crétins.

Pour continuer sur sa lancée en s’intéressant à Trayvon, la brunette posa toutes les questions qu’elle avait en stock au jeune homme, voyant bien qu’il semblait surpris. Très bien, c’était l’effet qu’elle voulait produire chez lui. Lorsqu’il répondit à sa question concernant sa sœur, elle ne pu s’empêcher de lever les sourcils, surprise de l’annonce des bébés au lieu d’un seul. « Des bébés ? Eh bah… » Fut la seule chose qu’elle pu sortir. Mia connaissait bien sûr la sœur de Trayvon, la différence d’âge n’étant pas énorme, elle se mit un instant à la place de cette dernière. A savoir, et si c’était elle qui était enceinte de jumeaux. Elle serait sûrement en panique, comme elle l’avait été en apprenant qu’elle était en enceinte. De ce qu’elle avait comprit lorsqu’elle en avait parlé avec son ami, les choses étaient compliqués entre Kali et le père des enfants. Encore un qui a du mal à assumer la paternité sûrement. Ce détail là il ne lui avait pas dit, mais il ne fallait pas être devin pour s’imaginer quel genre de complications il pouvait y avoir entre eux. Elle revint à elle en entendant le psychologue dire qu’il était choqué. Elle releva doucement la tête dans sa direction pour l’écouter, et ne pu s’empêcher de sourire lorsqu’elle descella une pointe de déception dans la voix de ce dernier. « Venge toi et vole lui un de ses bébés. » Répondit la brunette en rigolant à la fin de sa phrase. « Non, plus sérieusement, je suis sûre qu’elle avait ses raisons pour ne pas te l’avoir dit tout de suite. Je la comprends, moi je n’ai…  je n’aurais sûrement pas annoncé tout de suite la nouvelle. » Elle fit un petit sourire avant de récupérer sa bouteille d’eau qu’elle avait posé pour en reprendre une gorgée. Sa langue avait fourché et espérait que Trayvon n’avait rien remarqué, ne tenant pas vraiment à devoir expliquer ou même mentionner cet évènement de sa vie.

Un petit rire remonta le long de sa gorge lorsqu’elle entendit son ami parler de sa mère. Oui, elle pouvait faire peur et encore, elle savait que quoi qu’elle ait pu faire, elle avait dû se contenir parce que c’était Trayvon et pas une personne avec qui elle était vraiment à l’aise. « Qu’est-ce qu’elle a fait encore ? Elle t’a agressé ? Si tel est le cas, je suis désolée mais je ne peux pas te promettre qu’elle ne recommencera pas. Tu sais comment elle est depuis le temps… »

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MessageSujet: Re: [Mia] Nous ne divulguerons pas vos informations personnelles.   Jeu 25 Mai - 14:10



Nous ne divulguerons pas vos informations personnelles

Au final, parlaient-ils vraiment de parapluies athées, plus tôt ? peut-être Mia l’avait-il mal compris, et peut-être, sans doute même, pensait-elle que le Reagan parlait de parapluies contenant le liquide brun ? Oui, oui, un parapluie à thé. Aussi étrange que cela puisse paraître… Vu qu’un parapluie était censé retenir et protéger de la pluie, un parapluie à thé ne devait-il pas protéger du thé ? Sauf que qui voudrait se protéger du thé ? Tant de questions sans réponse dans cet univers…  Si tant était que le jeune homme les ai, les réponses. Ou qu’il se mette tout du moins à les chercher. Parce qu’l était doué pour provoquer des questions, mais de là à finir par y répondre, il y avait quand même un grand pas.
La bouteille entre ses doigts était presque comme une bouée, à laquelle il se raccrochait sans en avoir l’air. De l’extérieur, il était sain et normal de penser que Tray était gêné de parler de choses telles que sa sœur, la pseudo-trahison qu’il avait cru ressentir pendant cinq minutes et demi – amour familial, qu’y voulez-vous ? – alors qu’à l’intérieur, l’inquiétude était toute autre. Il ne savait pas mentir, c’était un fait. Alors mentir à Mia, c’était encore plus dur.

Le regard qui passa dans les yeux de son ami quand il se laissa aller à expliquer la situation lui fit prendre conscience que, peut-être, c’était des choses qu’il n’avait pas à dévoiler à propos de Kali. Peut-être Mia n’en avait-elle rien à fiche, de Bébé1 et Bébé2 – il n’avait pas eu le courage de demander pour les noms, en réalité –, et n’écoutait-elle Tray que pour que lui se sente bien. C’était ironique, non ? Vu que c’était précisément l’inverse de la raison de sa présence ici.
« Lui voler un bébé ? Mia ! » Il rit en levant les yeux au ciel. « Je ne suis pas fait pour être père... Et je ne vais pas faire souffrir un bébé juste à cause d’elle. »

Le tic dans la phrase de Mia lui fit froncer les sourcils légèrement. Il avait l’habitude d’entendre les mots murmurés, les soupirs et les sourires. Il savait, il le sentait, quelque chose était définitivement cassé. Et, si Mia ne le laissait pas approcher, il ne pourrait décidément pas l’aider. Il avait trop de respect pour elle pour lui en vouloir. Ou même pour la lancer sur le sujet.
« Elle m’a sauté dessus. »

Petite pause. Le temps de boire une gorgée d’eau. « Littéralement. Je veux dire qu’elle m’a accroché pour commencer à me parler en me repérant alors que je sortais du travail. » Un mensonge de plus, ça pouvait passer. Son téléphone vibra dans sa poche et il le sortit pour jeter un œil à l’écran, où un SMS s’affichait.
Quand on parle du loup…
« Excuse moi, c’est Kali, je dois lui répondre au sujet des porte-bébés en PVC recyclé du Guatemala oriental de couleur beige ou ocre. Elle va s’énerver sinon et balancer son téléphone par la fenêtre.»
Quand on disait qu’il ne savait pas mentir… Il s’attela rapidement à la rédaction d’un sms pour la mère de son amie.
Tout se passe bien, je continue de creuser. Elle m’inquiète un peu. Semble fatiguée extérieurement.

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MessageSujet: Re: [Mia] Nous ne divulguerons pas vos informations personnelles.   Mar 20 Juin - 22:14


Entre le cerveau et la langue de la brunette il y avait quand même un faussé et la jeune femme s’en était rendue compte lorsque sa bouche avait décidé de parler plus vite qu’elle ne pouvait réfléchir. Elle était arrivée à se rattraper juste à temps en corrigeant le temps qu’elle avait employé et espérait vraiment que son ami ne relève pas ce détail parce qu’elle ne tenait pas à s’étaler sur le sujet. Pas spécialement parce qu’elle ne voulait pas en parler à Trayvon, c’était surtout qu’elle ne voulait pas en parler tout court de peur de se laisser submerger par ses émotions et également de devoir faire face à la réalité. Sa vie été pavée d’échecs silencieux et elle prenait le risque d’imploser en gardant tout pour elle, au moins à part elle-même elle ne faisait souffrir personne et n’embêtait personne non plus avec ses problèmes.

Très vite ils changèrent de sujet pour toucher à celui qui ne manquait pas de faire rire la jeune femme à chaque fois. Le regard amusé, Mia écoutait attentivement ce que disait Trayvon parce que sa curiosité oblige, elle voulait savoir ce qu’avait bien pu faire sa folle de mère. La jeune femme la connaissait et savait qu’elle était un peu… excentrique sur les bords ? Oui, c’est le terme. Elle est très vive, bornée et lorsqu’elle avait une idée dans la tête on pouvait être sûre qu’elle ne l’avait pas dans le pied. Quoi qu’il en soit, elle avait passé presque toute sa vie à s’excuser auprès de ses amis pour le comportement étrange de sa mère. Avec le temps elle avait fini par ne plus le faire parce qu’elle s’était dit qu’elle ne s’en sortirait jamais si elle devait le faire à chaque instant. Avec le jeune Reagan elle le faisait au début, elle lui disait d’excuser sa mère qui était un peu folle, qui aimait bien se mêler de tout ou qu’elle était saoule. La dernière était un mensonge mais c’était tellement plus facile pour la brunette de blâmer l’alcool que sa mère ne touchait pas, quand cette dernière se mettait à faire quelque chose d’étrange.

La jeune femme ne cacha pas son hilarité en imaginant sa mère presque agresser son ami pour attirer son attention. Le plus drôle étant surtout l’expression qu’affichait le jeune homme. Malgré les années, il ne s’habituerait donc jamais à  la folie de la mère de Mia, et tant mieux. Parce que c’était ce genre de réaction qui provoquait le rire chez la jeune femme et ça, elle en avait bien besoin. Elle n’aimait pas se dire que sa vie était triste, mais qu’elle manquait juste de joie. Heureusement pour la brunette, elle avait des personnes sur qui elle pouvait compter pour apporter cette part de joie et indéniablement, Trayvon en faisait partie. « Ouais elle est forte pour repérer des gens. Et pour leur faire honte par la même occasion. Elle t’a pas trop affiché, ça va ? » S’enquit-elle en continuant de rigoler. Elle essaya de prendre une gorgée de sa bouteille d’eau pour se calmer, mais l’image qu’elle avait dans la tête était beaucoup trop drôle pour qu’elle arrête de rire. Elle se reprit lorsque son ami sortit son téléphone pour répondre à un message, ne s’agissant que de Kali. « Vas-y je t’en prie. » Elle hocha doucement la tête en poussant un petit soupire avant de s’allonger dans le canapé dans lequel elle était. Elle n’avait pas à faire preuve de manières, elle et Trayvon se connaissaient et depuis le temps ils avaient tous les deux dépassé ce stade. S’il voulait enlever ses chaussures et mettre ses pieds sur le canapé il pouvait le faire lui aussi, et ça il le savait. « Et donc, elle te voulait quoi ma mère ? » Reprit-elle lorsqu’elle estimé qu’il avait fini de répondre à son message. « Je veux dire, je veux bien que ma mère soit un peu folle, mais pas encore au point d’agripper les gens comme ça. Elle te voulait quoi ? T’envoyer m’espionner ? » Elle partit d’un petit rire lorsqu’elle posa sa dernière question, se disant qu’elle en était sûrement capable de ça. Mais elle savait aussi que Trayvon n’était pas le genre de personne à espionner ses amis, ce qui soulevait du coup encore plus de questions sur la raison pour laquelle sa mère était allée lui parler.

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