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 [Théoda] Quieres mis fajitas ?

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MessageSujet: [Théoda] Quieres mis fajitas ?    Jeu 20 Avr - 23:46


 
 
Quieres mis fajitas ?

Théoda & Emilio
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C’est le fracas des casseroles contre le carrelage de la cuisine qui me sort du sommeil. Malgré le réveille brutal, un sourire vient étirer ma moustache. Là où pour quelqu’un de normal, on aurait pu penser à un accident, pour Naina Patel, c’est simplement sa façon a elle de vous réveiller quand elle estime qu’il est l’heure. Je me retourne dans mon lit en étirant mon corps, faisant craquer mon squelette endoloris et encore dans le sommeil. Je sors des draps ne prenant pas la peine de mettre autre chose sur moi, que le boxer que j’ai gardé pour la nuit, car s’il y a bien une chose que j’ai appris ces huit dernières années à vivre aux côtés de la jeune femme, c’est bien de garder au moins un sous-vêtement pour dormir... Avec elle, on ne sait jamais de quoi sera fait le réveil ! J’ouvre la porte de ma chambre, me trainant déjà jusqu’à la cuisine, les yeux plissés le temps qu’ils s’habituent à la lumière du jour. Ensoleillé aujourd’hui, visiblement ! Je plisse plusieurs fois le nez lorsque je pose mon regard sur le dos de la jeune indienne me grattant l’arrière de la tête. « Le coup d’la casserole par terre, un grand classique, change de registre tu radotes … » Clin d’œil alors que je m’avance pour prendre une tasse histoire de me faire un café. Je me rends alors compte que j’ai oublié mes clopes dans la chambre et je grimace. J’appuie sur le bouton de la cafetière qui vrombit aussitôt et ne tarde pas à sortir les premières odeurs du café frais. « Et toi on devrais t’arrêter pour attentat à la pudeur ! J’ai eu un bracelet pour moins que ça. » Je tourne les épaules vers elle pour que mon regard la fixe, léger sourire sur les lèvres. « N’en fait pas tout un plat, j’t’évite déjà la matinale ! » Je me retourne franchement face à elle, appuyant mes fesses contre le plan de travail tout en croisant les bras et les jambes. « Vous en demandez trop Mademoiselle Patel. Vous êtes trop gourmande… » Je me redresse, quittant la cuisine le temps que le café finit de passer. « J’vais pisser ! D’ailleurs j’ai vu que t’avais un nouveau cactus, c’parfait, j’vais l’baptiser ! » Je me marre d’avance de déjà l’entendre hurler pour pas que je pisse dans ses plantes. Proverbe indien : Si tu entends Naina gueuler dès le matin et qu’elle n’en perd pas son indien, soit sûr que ce sera une bonne journée ! Ouais, je ne suis pas doué pour les rimes… pas pour rien que je ne suis pas un romantique !

« Oui M’dame j’vous envoie ça au plus vite ! » Je raccroche le téléphone, le posant sur la première surface qui s’offre à moi. J’emballe la commande que l’on vient de me passer. Vendre des fajitas, c’est pas vraiment la meilleure idée que j’ai eu, mais dans le fond, je déteste pas totalement ça non plus. Je sors la tête par la porte d’entrée du magasin sifflant pour attirer l’attention du mioche qui joue au ballon dans la rue. Lorsqu’il lève le regard vers moi, je sors mon bras tenant le sac fermé et plein de bouffe pour lui faire comprendre qu’il a une livraison. Ouais, car je fais surtout dans le a domicile, ça m’évite d’avoir à me faire chier ici tous les jours. Bien que les livraisons, c’est le gamin des voisins qui les fait. Accords verbal entre nous, j’lui file de la monnaie et moi ça m’évite de bouger mon cul d’ici, tout le monde est gagnant ! Encore que… Pas sûr qu’il soit toujours aussi chaud après celle-ci, c’est à l’autre bout de la ville. A vélo il n’est pas revenu avant une bonne heure… Mais dans le fond, ce n’est pas mon problème s’il a qu’un vélo ! Lorsqu’il est enfin parti, je vais m’affaler sur une chaise, un magasine à la con dans les mains et je m’installe comme si j’étais dans mon canapé, les pieds que je croise et remonte sur le dossier de la chaise face à moi, cigarette aux lèvres, je feuillette le papier glacé en ma marrant, surtout lorsque je tombe sur l’article qui concerne Naina. Foutu sauce piquante… Huit ans de colocation avec elle et moi non plus je peux plus sortir sans cette merde avec moi ! La cloche teinte, m’annonçant l’arrivé d’un client dans mon taudis, chose étonnante, un courageux surement… A non, une ! Je baisse le magasine pour poser mes yeux sur la brunette qui s’avance dans le magasin tout en me regardant. « Vous êtes ouvert ? » Je pose le magasine sur ma poitrine, croisant mes doigts et venant placer mes mains derrières mon crâne. Je plisse un peu les yeux, reconnaissant ce visage, cherchant d’où. Puis soudain c’est l’éclair. « Mais dis moi, la dernière fois qu’j’ai vu c’visage t’avais presque encore du lait derrière les oreilles ma parole ! » J’écarquille les yeux, sourire tendu alors que d’une main j’viens récupérer ma cigarette tout ne me redressant sur ma chaise.
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MessageSujet: Re: [Théoda] Quieres mis fajitas ?    Mer 26 Avr - 15:56

Quieres mis fajitas ?
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Emilio
&
Théoda
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Le printemps s’installe gentiment à Lakeview et ce depuis quelques jours maintenant. À travers une épaisse mer de nuages blanc, le soleil tente de montrer le bout de son nez en vain. Quelques rayons cependant réussissent à filtrer les cumulus et à éclaircir un peu la région de ‘Oregon alors que des températures – plus clémentes certes – encore fraiches empêchent la nature de renaitre pleinement. Théoda aime cette saison. Se faire réveiller par les rayons du soleil qui viennent lui chatouiller le nez et par le chant lointain des oiseaux qui reviennent de leur périple lui fait ré-apprécier la vie. De petits bonheurs simples mais efficaces qui arrivent, contre toute attente, à améliorer son humeur habituellement maussade. Et ce matin-là, la nature a fait son travail correctement car c’est avec la lumière de l’astre qu’elle s’est réveillée. Après quarante-cinq minutes de course en forêt, elle est rentrée chez elle pour se préparer avant une longue journée prévue à nettoyer son intérieur. Elle s’octroie exceptionnellement une journée de congé – bien méritée ou non – afin de faire un peu de ménage. Elle est loin d’être une fée du logis. Encore moins depuis la disparition de son fiancé, quelques années auparavant, qui l’a plongée dans une sorte de léthargie du ménage. Cependant, lorsque l’intérieur de son nid douillet devient vraiment invivable, elle se raisonne et fait. De manière automatique, comme elle fait pratiquement tout désormais. La matinée passe à une vitesse affolante alors qu’elle fait la poussière, passe l’aspirateur et récure les sols. Lorsqu’il arrive midi, son estomac vide commence à crier famine.

Si Théoda est du genre à aimer cuisiner, il n’est pourtant pas rare qu’elle ait une flemme monumentale à le faire. Son frigo vide depuis bientôt une semaine, elle tourne en rond dans sa cuisine à la recherche de quelque chose à préparer depuis bientôt une heure. Il faut se faire à l’évidence : elle ne peut pas faire de miracle. Hormis un vieux brocoli qui traine et devient gentiment trop sec pour être mangeable et un bol de céréale, elle n’a pas beaucoup d’options. Un petit soupire s’évade de sa gorge alors qu’elle se décourage gentiment. Il est passé une heure de l’après-midi et le temps qu’elle arrive en ville, aucun restaurant ne servira quelque chose de convenable. Elle observe son séjour d’un air distrait. Tout est sans dessus-dessous et elle n’a plus ni l’envie ni la patience. Finalement, un tour en ville semble l’option la plus raisonnable avant de devenir folle et de casser le peu de babiole qui orne son chez-elle. Après quelques secondes d’hésitation, elle s’empare de son manteau et de son sac à main et quitte la maison.

Deux heures sonnent lorsqu’elle arrive au centre. Le soleil a réussi son terrible combat et, aidé du vent, il a fini par apparaitre pour de bon. La chaleur qu’il diffuse donne du baume au cœur à chaque habitant de la petite ville car tous les passants semblent étonnamment d’une humeur radieuse. Honnêtement, Théoda s’en fiche éperdument. Sa faim l’empêche de se concentrer sur autre chose que les pancartes des restaurants. Mise à part quelques petites échoppes çà et là, les cuisiniers ont fini leurs services et ne reprennent pas avant 17h00. Soudain, une petite pancarte rédigée en espagnol attire l’attention de la brunette.

Ses nombreux voyages, durant sa période de deuil, lui ont fait découvrir de nombreuses cultures et divers mets. Dans sa liste de favoris se trouve la cuisine hispanique – ou sud-américaine. Ce n’est pas des plus raffiné, c’est vrai, mais c’est une explosion de nouvelles saveurs et d’épices à chaque bouchée. Elle se mordille la lèvre inférieure en inspectant les environs. Le commerce ne paie pas de mine. Situé au rez de chaussée d’un ancien immeuble en brique, ses fenêtres sombres et sa porte grinçante ferait reculé bon nombre de potentiels clients. Mais si la vie a bien appris une chose à Théo, c’est que les restaurants les plus pittoresques sont souvent les meilleurs. D’un pas assuré, elle pousse la lourde porte faite de bois et de verre. Une petite clochette retentit et elle aperçoit un homme, planqué derrière le dernier exemplaire du « Veritas ». Elle arque un sourcil. Peut-être que pour une fois, elle aurait dû se méfier. « Vous êtes ouverts ? » Sa voix s’élève dans la salle vide et résonne un peu. L’hispanique baisse son journal, un air surpris dessiné sur son visage.

Elle le reconnait tout de suite et ses yeux s’écarquillent. « Inspecteur Blasco ? Wow ! » Jamais elle n’aurait pensé le revoir, encore moins en tant que… vendeur de fajitas ? La dernière fois qu’ils se sont vus, Théoda était encore une bleue – bientôt promue – de l’école de police de Portland. Lui, officier de police de renom, y était venu pour tenir une conférence aux nouvelles recrues. Miss Featherstone était encore jeune à cette époque-là et les mots qu’il avait prononcés l’avait transportée. L’avait emplie d’espoirs et d’ambition. Il l’avait intimidée, mais elle avait pris son courage à deux mains pour aller lui parler. Ils avaient bu un café, en toute innocence et malgré lui, il était devenu un modèle pour la flic en devenir. Il faisait partie de ces gens de son passé, à avoir connu la jeune policière – encore naïve – pleine d’espoir qu’elle était autrefois.

Sur le coup, Il semble plus lent qu’elle à la reconnaitre mais après quelques instants, une étincelle traverse son regard sombre et un sourire étire son visage. Son expression est contagieuse car bientôt, la bouche de la jeune femme réplique alors qu’il prend la parole. Un rire s’échappe d’entre ses lèvres malgré elle. Elle ne comprend même pas ce qui lui prend, elle qui depuis si longtemps doit se forcer. Il se redresse dans sa chaise en s’emparant de sa cigarette et elle s’approche gentiment de lui. « Et vous aviez un peu moins de rides, sans vouloir vous vexer. » Il vient de la traiter de bébé, littéralement, elle peut bien essayer de rétorquer un peu, non ? Elle n’en revient pas de le voir là et à peine à croire qu’il soit le tenancier de ce lieu disons… si contrasté. Il doit être client car c’est impensable qu’il ait remisé son uniforme et sa plaque. Le sujet tombera peut-être plus tard. En attendant, la jolie brune garde son sourire. Ses zygomatiques lui font presque mal – les pauvres n’ont plus l’habitude d’être tiraillés pareillement. « C’est fou de vous voir ici ! Qu’est-ce vous faites à Lakeview ? » lâche-t-elle finalement.

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MessageSujet: Re: [Théoda] Quieres mis fajitas ?    Mer 26 Avr - 19:30



Quieres mis fajitas ?
Théoda & Emilio
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Si j’avais fait un peu plus attention à l’heure qu’il était, j’aurais surement dû fermer comme les autres commerces du quartier. Enfin, comme les autres restaurants du moins. Seulement je n’étais pas aussi consciencieux, du moins pas dans ce boulot ! Le précédent oui, nettement plus, j’étais bon en tant que flic, l’un des meilleurs il parait. Ça m’avait valu des conférences dans pas mal d’école de police du pays. Ce n’est pas vraiment une reconnaissance que j’avais cherché ni même voulu ! J’avais simplement fait mon boulot, comme on me l’avait appris, mais aussi avec une part de passion et surtout beaucoup d’instinct. La jeune femme que je venais de reconnaitre faisait partie des élèves que j’avais pu rencontrer au cours de ces fameuses conférences. Bien que pour moi, elle n’avait pas le nom d’élève, puisque je ne lui avais jamais rien enseigné. Du moins pas réellement, je n’étais pas prof, juste un flic à qui on avait demandé de parler de la réalité du terrain aux futurs jeunes diplômés. Je dois avouer que le fait qu’une me nomme par mon ancien grade mon fou un coup. Petit pincement au cœur. Des souvenirs de cette époque que je refoule, tout ce qu’il va avec aussi. « Il y a bien longtemps qu’on m’a pas appelé comme ça ! » Ce petit bout de femme était venu me parler à la fin d’une conférence et cela avait fini autour d’un café en tout bien tout honneur. Un flic qui avait seulement donné des conseils à un futur flic. Je l’avais supposé assez intelligente pour les suivre. Est-ce que c’était réellement le cas ? J’en aurais peut-être la réponse plus tard. Elle semble en tout cas plus mure, plus sûre d’elle aussi, plus femme… De la jeune femme avec laquelle j’ai discuté il y a des années, il ne semble lui rester que les traits de son visage. Même ce qui se dégage dans les fonds de ses pupilles semblent différent.

L’étonnement est complet, je ne m’attendais pas à voir quelqu’un comme elle ici. Et par comme elle, j’entends l’un des élèves auxquels j’ai fait face un jour, pendant mes heures de gloire, le moment de ma vie où j’étais encore flic, où j’avais encore ma femme et des rêves pleins les yeux. La vie m’avait appris à en avoir un peu moins, des moins grands, du moins. Encore qu’ouvrir une enseigne pour vendre des fajitas n’avais jamais été sur la liste de mes rêves, mais celui de me marier non plus et encore moins de devenir veuf à trente-deux ans à peine … Je me redresse de ma position semi-allongé pour m’asseoir un peu plus correctement devant elle, cigarette que je récupère entre mes doigts, mais qui retrouve rapidement la commissure de mes lèvres pour en aspirer le poison qui s’infiltre dans mes poumons et mon corps. Sa réplique m’arrache quelques éclats de rire alors que la fumée blanche profite de cette porte de sortie pour s’échappée de ma gorge. « Moi des rides ? J’suis sûr que même le cul d’un gamin de vingt ans a plus de ride que ma gueule ! » Pas une seule ! Elle ce fou de ma gueule. « Ne redis jamais un truc pareil ou j’t’étouffe avec des poivrons ! » Mon sourire s’étire un peu plus amusé par ma propre connerie, encore que… La menace n’est pas totalement du vent ! J’aspire la dernière tafe de ma cigarette avant de venir écraser le mégot dans le cendrier qui trône sur la table près de moi. « Alors déjà, tu vas arrêter d’me vouvoyer, pas d’ça ici ! J’ai rendu ma plaque y a des années. » Le cadre est fixé. Et puis ce n’est pas parce que j’ai quelques années de plus qu’elle que de me tutoyer va être impolis. « J’suis né ici ! Mes grands-parents s’étaient installer ici dans leur jeunesse, mes parents sont resté, tout ça tout ça quoi… » Je dessine des cercles en faisant tourner mes mains devant moins comme pour avancer l’histoire en mode rapide avant de lui faire signe de s'asseoir à ma table.

« Et toi alors, qu’est-ce que tu fais ici, t’étais pas à Portland ? » Si je me suis demandé l’espace de quelques secondes où j’avais bien pu la voir. Ma mémoire était totalement revenue et je n’oubliais jamais rien, pas lorsqu’il était question d’une recrue aussi intéressante. Je le lui avais dit d’ailleurs, qu’elle serait surement un bon élément dans une équipe. « Me dis pas que t’es flic dans cette ville ? » Je fronce un peu les sourcils en réfléchissant à cette possibilité. « Noooon j’le saurais si tu travaillais à ce commissariat ! J’ai quitté le milieu mais j’ai encore des contacts. » Enfin des amis surtout, ce n’est pas comme si le chef de la police avait fait quelques années d’école de police avec moi ! Je me penche en arrière, posant mon dos contre le dossier de la chaise et viens mettre ma cheville sur mon genou, une main qui vient la tenir alors que l’autre vient frotter machinalement la barbe de trois jours qui recouvre mon menton. Interrompant le cours de ma recherche mentale, je me lève soudain rattrapant le magasine qui était resté sur mes genoux jusque-là et le balançant sur la table derrière moi. « J’suppose que t’es venu pour manger, pas pour papoter ! J’ai pas mangé non plus. J’t’invite ? » Je suis déjà repassé derrière le pseudo bar/comptoir ouvrant le robinet histoire de commencer par faire la vaisselle que j’ai laissé trainer là.
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MessageSujet: Re: [Théoda] Quieres mis fajitas ?    Jeu 27 Avr - 8:32

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Emilio
&
Théoda
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À l’époque où ils se sont rencontrés pour la première fois, tout était si différent. Le revoir là, lui faisant face avec ce flegme qui fait indéniablement parti de son charme, remémore à Théoda des souvenirs depuis bien trop longtemps enfouis. Son regard se perd un peu alors qu’ils se dévisagent l’un et l’autre, comme deux parfaits inconnus. Ce qu’ils sont, tout compte fait. Lorsqu’il était venu, il y a presque douze ans maintenant, faire une conférence sur les dangers du terrain, sur l’attitude à adopter en telle situation, la jeune femme était pleine d’espoirs et de rêves. Dans ces années-là, Théo avait eu le temps de fuir Lakeview et de tenter de se reconstruire, aidée par un homme bon et sincère qui lui avait fait redécouvrir ce qu’était réellement la vie. À cette époque, elle s’était mise en tête de devenir policière pour combattre le crime, pour représenter la justice qu’elle trouvait trop absente dans ce monde. L’inspecteur Emilio Blasco et son intervention lors de sa dernière année de formation avait confirmé toutes ses aspirations. Les quelques mots qu’ils avaient échangés autour de ce café, dans une échoppe miteuse non loin de l’école de police de Portland, lui était restée en mémoire depuis. Et chaque jour de sa vie de flic, elle avait tenté d’appliquer les conseils de l’homme qui lui faisait désormais face, aujourd’hui. Tous ces rêves, tous ces principes… Il n’en restait rien aujourd’hui. Que deux monuments funéraires en mémoire des deux hommes qui avaient influencé sa vie. La tombe de son amour, tout d’abord. Parti trop tôt, dans de mauvaises circonstances, parce qu’il faisait confiance à des personnes néfastes. Celle de son père ensuite, fraichement installée au cimetière de la ville qui l’avait vu grandir et se transformer peu à peu en monstre.

L’appellation qu’elle a utilisée lorsqu’elle a reconnu Emilio semble le perturber et le plonger également dans certains souvenirs. Mais le commentaire qu’elle fait ensuite le sort de sa rêverie et le met dans tous ses états. Sa remarque – sur la peau lisse des jeunes de vingt ans – provoque chez la jolie brune un rire spontané qui sort d’entre ses lèvres. Un rire qu’elle n’a plus entendu depuis longtemps et qui l’étonne un peu, alors qu’elle digère la réaction de l’homme qui lui fait face ainsi que sa menace – on ne peut sans doute plus sérieuse – d’étouffement aux poivrons. «Mh.. Promis, j'éviterai ce genre de commentaires à l'avenir. Mourir étouffée par des poivrons, ça ne me tente pas trop. » Elle hoche la tête, un sourire si naturel aux lèvres qu’à nouveau elle se surprend elle-même, alors qu’il pose les règles clairement : pas de vousoiement. Va bien, elle a horreur de ça. Bien qu’elle le voie encore comme un supérieur hiérarchique, elle déteste les formalités. Surtout qu’elles n’ont apparemment plus lieux d’être comme elle a quitté la police et apparemment… lui aussi. « Bien, ce sera Emilio alors, ça te va ça ? » Elle accepte son « invitation » et s’assied en face de lui, retirant au passage la longue écharpe nouée autour de son cou et déposant son sac à ses pieds.

Son regard sombre se plonge dans celui de son interlocuteur alors qu’elle l’écoute parler. Sa voix, grave mais douce à la fois, l’hypnotise comme lorsqu’elle avait vingt ans et qu’elle buvait littéralement ses paroles. Il semble vouloir accélérer les explications et elle comprend qu’il ne faut pas qu’elle s’avance dans ses questions. Elle regarde les mouvements de mains du quadragénaire et sourit à nouveau. Le temps semble s’être arrêté. Ou plutôt dire, elle a l’impression d’être revenue douze ans plus tôt. Lorsqu’il lui retourne la question, la réalité lui saute au visage. Comme une claque violente à laquelle on ne s’attend pas. Elle secoue un peu la tête afin d’éviter de se reperdre dans les méandres de sa mémoire. « Pareil je… Je suis née et ai grandi ici également et… j’ai décidé de revenir, simplement. » Elle hausse les épaules. Son regard fuyant trahi son envie de changer de thème. Le moustachu change spontanément de sujet et ça la soulage. Elle secoue la tête négativement. « Effectivement, je ne suis plus non plus en service. » À nouveau, sa gorge se noue. S’il semble ne pas avoir voulu s’étaler sur les raisons qui l’ont poussé à quitter la police, c’est pareil pour elle. Trop de mauvais souvenirs qu’elle juge meilleur de refouler. Pour ne pas sombrer, encore.

L’odeur âcre de la cigarette terminée lui donne soudainement envie. Elle ne fume plus depuis quelques temps, ayant trouvé un nouveau poison à s’injecter. Mais les effluves de tabac froid lui provoquent une sorte de frisson. Elle hésite. Elle se retient de lui en demander une. Il se lève soudainement et la jeune femme le suit du regard. L’idée de bavarder avec lui ne la dérange pas le moins du monde, étonnement. Elle qui, depuis une éternité, s’est recluse dans un monde de solitude, semble soudain vouloir s’ouvrir. Un petit sourire s’affiche alors qu’elle acquiesce. « On peut très bien discuter et manger. » Elle marque une petite pause, son regard parcourant celui de cet homme, derrière le comptoir, à la recherche d’un indice qui lui soufflerait qu’elle n’est pas trop intrusive. Cette impression constante de déranger. De ne pas être à sa place…  « Mais hors de question de m’inviter pour cette fois. Sinon, comment tu feras pour faire tourner ton… » elle cherche le mot qualifiant le mieux le lieu et parcoure la salle du regard. « … commerce. » Ses yeux sombres semblable à deux améthystes se reporte à nouveau sur Emilio qui semble s’affairer sur une pauvre casserole sale.

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MessageSujet: Re: [Théoda] Quieres mis fajitas ?    Jeu 27 Avr - 16:46


 
 
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Théoda n’est pas ce que l’on peut appeler un fantôme du passé. Elle le serait seulement si nos routes c’étaient croisées plus que ce que ça n’a été. Non, la jeune femme avait simplement été une âme sur ma route, qui en était ressortie le jour même de sa venue. Même si pour être totalement franc, j’avais retenu son nom quelque temps et j’avais cherché à savoir si elle avait bien été reçue le jour des résultats finaux. Car c’était indéniable, sur de nombreux points elle me ressemblait – du moins à cette époque – et si elle avait continué sur le même chemin que moi, ce n’était pas à douter qu’elle était devenue un super flic. Mais la vie avait le don de changer les gens. Et sans nul doute elle avait changé. Je ne connaissais pas son parcours de vie. Mais s’était à n’en pas douter. Ses pupilles n’avaient plus cet éclat d’ignorance, d’insouciance. De ce qui forge la jeunesse et l’espoir. Son rire raisonnait entre les murs vides de la pièce. Réaction à mon avertissement, à la menace que j’ai proféré à son égard. Un long soupire traverse mes lèvres alors que je lève les mains avant de les laisser lourdement retomber sous une forme d’exaspération jouée. « Encore quelqu’un qui n’a pas compris l’importance des poivrons dans ce monde. Toute une éducation à faire.. » Je serre les lèvres tout en secouant ma tête de gauche à droite, sourire qui vient finir par étirer le bord de ma moustache pour signifier de mon ironie. Encore que… dans ma famille, le poivron c’est sacré ! Lorsque je lui demande de me tutoyer, il n’y a rien d’ironique par contre. J’ai une sainte horreur de ses formalités, même lorsque j’étais encore en service. Je dois bien avouer que le vouvoiement donne une certaine distance, une importance aussi. Quelque chose qui ne me ressemble pas du tout, qui est loin de me coller à la peau. C’était d’ailleurs plutôt mauvais signe, lorsque je vouvoyais quelqu’un. « C’est parfait, Théoda. » J’accompagne ma satisfaction par un clin d’œil, l’invitant à prendre place à ma table.

Mon regard reste posé sur elle, alors qu’elle se défait de son écharpe. L’idée qu’elle est restée une belle femme qui traverse mon esprit le temps du silence dans la pièce. Oui ce n’est pas parce que j’étais marié à l’époque que je ne l’ai pas regardé et ce n’est pas parce que je suis veuf aujourd’hui que je ne peux plus le faire non plus. Il n’y a rien de malsains, il n’y a pas d’arrière pensée. Juste un homme qui regarde une femme. Le passé qui se compare au présent. Ni plus, ni moins. Non, le constat encore une fois, qui me laisse dire que le changement n’est pas physique. Il est ailleurs, à l’intérieur. Puis le silence se brise alors qu’elle s’intéresse à ma présence dans cette ville. Pas très étonnant lorsque l’on me connaît un peu. Par contre, ce qui m’étonne un peu, c’est qu’elle soit aussi originaire d’ici. Bien que quelque part, je ne me considère pas comme de cette ville. J’y suis né certes, mais mes origines sont en Espagne. Je l’observe alors qu’elle parle. Son regard qui se fait moins franc, il fuit même ! Mon instinct me crie qu’elle est partie de la ville, comme moi, pour fuir une chose ici qui n’allait pas. Quoi, je ne sais pas, mais l’idée est là. A croire que cette ville fait des dégâts sur tout le monde… Alors pourquoi y revenir ? Dans le fond, qu’est-ce qui m’a poussé à revenir ici, plutôt que de partir en Espagne là où et surement ma place, plus qu’ici ? Naina. Réponse simple, pour moi en tout cas ! Car oui, ce petit bout de femme, j’y étais attaché et mon besoin de la protéger étant tellement criant que j’avais préféré écourté mon envie de me faire discret. Et puis sincèrement, qui viendrait me chercher ici ? Après huit ans loin de la ville, qui penserait que je serais revenue aux sources ? Pas même moi…

La jolie brune ne répond pas si facilement que cela à mes questions. Bien que ce soit surtout le fruit de mon cerveau d’ancien flic qui cherche à recoller les morceaux de son parcours. Mais d’apprendre qu’elle n’est plus flic non plus. Dans le fond ouais, ça me fou en rogne. Même si je ne connais pas les raisons du changement de ses plans de carrière. Bien que les miens sont tout aussi discutable… « Ouais… » Je tapote le bout de mes doigts sur la surface lisse de la table, le regard dans le vide alors que je n’arrive pas à me retirer de la tête que c’est dommageable. Nouveau soupire sonore alors que je me redresse. « C’est bien dommage, t’étais un bon élément ! » Ni plus, ni moins ! Je plisse un peu le nez, faisant bouger un peu ma moustache sous l’action de mon visage et je marche jusqu’à passer derrière le comptoir.

J’attrape la casserole trainant dans l’évier et j’active l’eau au-dessus de mes mains, alors que ces dernières s’occupent déjà de frotter vigoureusement le fond tâché à l’aide d’une éponge et de produit nettoyant. « De toute façon, si t’espère que j’me la ferme plus de cinq minutes et manger dans le silence tu peux repartir tout de suite. » Pas besoin  d’être observateur ou de me connaitre depuis des années pour rapidement voir que je suis un bavard. Sauf quand je suis seul ! Encore que… il se pourrait bien que parfois je me parle à moi-même. Mes yeux remontent et descendent en rythme régulier entre son visage et ma casserole que je suis déjà en train de rincer, la posant sur le côté pour qu’elle sèche, attrapant à présent une série de couverts qui eux, sont surement-là depuis bien plus longtemps que la casserole. Mon invitation que je laisse raisonner pendant mon activité. Je la stoppe même quelques secondes le temps de regarder la jeune femme alors qu’elle refuse que je l’invite sous prétexte que j’ai un commerce à faire tourner. Un rire qui secoue mes épaules et ma gorge a cette idée. Si elle savait que je n’avais pas besoin de ce commerce pour vivre. « Laisse-moi t’offrir à boire alors ? » Mon regard passe de sérieux au reflet de la supplication d’un chiot qui quémande une gâterie. C’est pile à ce moment précis que le bruit de quelque chose qui coule sur le carrelage me fait détourner la tête et littéralement changer d’expression. Je baisse mes yeux sur la petite chienne que j’ai récupérée quelques jours auparavant dans une poubelle au détour d’une rue en partant d’ici justement. Elle me regarde alors de ses petits yeux tout mignons alors qu’elle a l’arrière train baissé vers le sol et qu’elle est en train de me faire une flaque de l’espace. « Non, non non !!! » Je lâche tout dans l’évier, les mains encore pleines de mousse alors que je me précipite vers la chienne. Seulement lorsque j’arrive sur elle… elle a déjà terminé.  « Shitt ! » Mes épaules s’affaissent sous le découragement de devoir ramasser à présent. Il va vraiment falloir que je fasse plus attention à elle lorsque je suis ici, sinon elle ne va jamais devenir propre … Enfin à sa décharge, d’après le vétérinaire qui l’a examiné, elle est encore jeune, trop jeune pour ne plus avoir sa mère d’ailleurs… Vraiment, si je retrouve l’ordure qui l’a abandonné, je lui éclate la gueule..
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MessageSujet: Re: [Théoda] Quieres mis fajitas ?    Mer 3 Mai - 18:50

Quieres mis fajitas ?
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Emilio
&
Théoda
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La menace des poivrons paraitrait presque sérieuse, si un petit sourire amusé n’avait pas étiré la moustache d’Emilio. Il la taquine, lui disant que son éducation n’est vraiment pas au point. Une petite grimace amusée détend le visage de la jeune femme. Mais la thématique culinaire se dissipe, alors qu’il l’appelle par son prénom. Tous deux semblent se souvenir. Semblent presque marqués par leur dernière rencontre. Du moins, suffisamment pour que chacun se remémore clairement de l’identité de l’autre.

Sa longue écharpe dénouée et désormais posée en boule sur son sac à main, elle relève ses yeux sombres vers cette rencontre improbable. Un sourire fin étire ses lèvres alors que son regard plonge dans celui de l’homme qui lui fait face. Le silence persiste quelques instants mais il n’est pas pesant. Tous deux se regardent. Sans doute essaient-ils de retrouver, dans les prunelles de l’autre, la personne qu’ils ont connue brièvement, tant d’années auparavant. Si Théoda sait pertinemment que ces dernières années l’ont changées, elle constate qu’Emilio aussi, à quelque chose de différent. Le temps qui a passé n’a laissé aucune empreinte sur sa personne et Théoda ne peut s’empêcher de se dire qu’il avait raison, avec sa remarque précédente. Non, le temps n’y est pour rien. C’est autre chose. Ses prunelles trahissent un petit éclat de mélancolie. Sa vie à lui a dû changer aussi. À quelle portée, la jeune femme n’en sait rien, mais elle le sent. Et puis… Un flic de son talent ne quitte pas son service si tôt pour devenir vendeur de fajitas sans explication rationnelle, non ? Elle sent que le regard de l’homme la parcourt également. Vieux réflexe de flic, sans doute, que de scruter l’autre à la recherche d’un indice, d’une preuve. Elle ne fait pas de cas, comme il n’en fait pas non plus de cette inspection muette. À sa remarque, elle se contente d’hausser les épaules, un air neutre sur le visage.

Il donne peu d’indication sur sa venue à Lakeview – ou plutôt dire, « retour »   et cela éveille la curiosité de la jeune femme. Elle observe les gestes d’Emilio, comme pour trouver une réponse à ses questions. En vain. Elle n’est plus forcément douée et, quelque chose au fond d’elle lui dit qu’elle aura peut-être l’occasion de savoir sans devoir pour autant fouiner. Comme il s’est contenté de lui donner une réponse courte et efficace, elle décide de faire pareil. Mais le sourcil qui se hausse sur le visage de son interlocuteur lui prouve qu’elle n’est pas la seule à vouloir en savoir plus. Elle fuit désormais son regard, comme un animal égaré, et se sent particulièrement ridicule alors qu’il frotte sa casserole.

Ses pensées la submergent alors que le bruit de l’eau coulant sur l’inox la berce gentiment. Quel homme était-il, lors de leur première rencontre ? Mis à part un excellent flic, elle n’en sait pas grand-chose… Et quel homme est-il maintenant ? Est-il marié ? A-t-il trois enfants illégitimes qui court dans un jardin verdoyant, soigneusement entretenu par son épouse qui attend patiemment qu’il ait fini de vendre ses fajitas ? Ou est-il seul ? Dans un petit appartement du centre, à parcourir la ville en sifflotant les mains dans les poches ? Chacun des deux scénarios qu’elle imagine lui parait plausible et lui vont particulièrement bien. Elle secoue un peu la tête pour sortir de sa rêverie, réalisant qu’au final, tout ça ne la regarde en rien. C’est alors qu’en profite Emilio pour lui proposer au moins à boire. Elle tourne son joli minois vers lui et lui fait un petit sourire. « Va pour la boisson, alors… Mais c’est bien parce que tu insistes… » Son regard sombre est teinté d’amusement. Mais le petit tremblement de ses mains, en revanche, ne l’égaie pas plus que temps. Elle passe ses mains sur ses cuisses, gardant son sourire timide au coin des lèvres. « Qu’est-ce que tu proposes ? »

Alors qu’il frotte les casseroles empilées dans l’évier, elle observe les lieux. L’espace est restreint mais plutôt bien aménagé puisque quelques tables sont installées pour les quelques clients qui souhaiteraient manger sur place. La décoration est plutôt sobre et… relativement froide…. Même pour Théoda. Elle se surprend à réfléchir à comment il aurait pu agencer ce petit commerce afin d’en faire un lieu plus « chaleureux ». Soudain, les jurons d’Emilio la font presque sursauter… Du moins si elle n’avait été pas une éternelle stoïque. Elle tourne son regard vers lui, le voyant s’énerver, visiblement tout seul… Tout seul, jusqu’au moment où une adorable petite boule de poil – suffisamment adorable pour réussir à attendrir Théoda – sort de derrière le comptoir, la queue baissée et les oreilles en retrait.

Soulée du monde qui l’entoure en permanence, la brunette doit quand même l’avouer : les animaux – et plus particulièrement les chiens – ont le don de la transformer en véritable guimauve. Un petit « Ohhh » s’échappe d’entre ses lèvres alors qu’elle se lève de son siège pour s’accroupir au milieu de la salle à manger, tendant le bras pour attirer l’animal. « Mais qui est cette adorable petite boule de poil ? » Son regard sombre se pose sur Emilio qui semble particulièrement contrarier. La petite chienne a dû faire une bêtise ou provoquer un petit accident de vessie, visiblement. « Adorable… Peut-être pas là tout de suite en l’occurrence mais… » Un sourire se dessine sur son visage alors que le petit être s’approche et renifle ses doigts d’un air curieux. Son regard jongle entre la chienne et l’homme derrière le comptoir. « Décidément… Tu es plutôt surprenant ! »

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MessageSujet: Re: [Théoda] Quieres mis fajitas ?    Jeu 11 Mai - 0:02


 
 
Quieres mis fajitas ?

Théoda & Emilio
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La vie est parfois surprenante. Parfois elle nous met plus bas que terre. Elle nous donne des joies, du bonheur. Mais elle est tout aussi capable de tout nous reprendre l’instant d’après. Nous mettre plus bas que terre, nous trainer dans la boue. Je peux le dire franchement, j’ai connu je pense, tous les cas de figure dans ma vie. L’indifférence de ma jeunesse, l’éclosion et la découverte du monde et des sentiments le jour où j’ai rencontré ma femme, la tristesse et la perte le jour où on me la prit de force. Alors qu’est-ce qui fait qu’aujourd’hui je ne suis pas que l’ombre de moi-même ? Que je sois toujours sur pied, malgré la douleur qui m’a longtemps habitée. M’habite encore certains soirs alors que je suis seul. Lorsque je croise une femme dans la rue qui porte le même parfum qu’elle et me renvoie à des souvenirs aujourd’hui douloureux. Et bien je pense que c’est mon caractère, cette force de caractère qui est mienne ! Je n’ai rien oublié. Comment oublier son premier amour ? Mais n'a vie n’est pas encore fini. Alors à quoi bon s’arrêté de vivre ? Ce n’est pas ce qu’elle aurait voulu de toute façon. Elle aurait même surement voulut que je rendre une autre femme aussi heureuse qu’elle. Et c’est bien sûr cet unique point qu’il n’y avait pas eu d’évolution, pas d’avancé. Même si avec le temps l’idée c’était faite dans ma tête, seulement, je n’étais pas dans cet état d’esprit. Je ne l’avais jamais été d’ailleurs. Je n’étais pas celui qui avait fait le premier pas. Un léger sourire venait pointer sur le bord de ma lèvre au souvenir de la première rencontre d’avec ma femme dans les toilettes de ce bar à Chicago.

Je quitte la table où j’étais installé pour aller nettoyer la vaisselle dans l’évier et ainsi pouvoir enchainer sur la préparation de deux assiettes. N’ayant pas mangé, pourquoi ne pas partager un moment agréable, peut-être même échanger d’agréables souvenirs de notre unique rencontre. Je n’irais pas jusqu’à échanger sur nos vies respectives, mais qui sais ? Peut-être que ! Je n’étais pas sauvage, elle par contre, elle ressemblait plus à un félin qui se tapissait pour juger le terrain avant de sortir des buissons. Mais puisqu’elle ne voulait pas que je l’invite, je lui proposais au moins un coup à boire. Mon sourire s’agrandit un peu lorsqu’elle l’acceptait. Bien que je n’insistais pas vraiment. Mais le résultat était là. C’était le plus important dans cette histoire. « Et bien, tout dépend ce que tu veux boire ! Avec ou sans alcool ? » Je n’eux pas le temps d’avoir sa réponse que la petite boule de poil que j’avais sortie d’une poubelle quelques jours plus tôt venait de se réveiller et de faire pipi en plein milieu du restaurant. Je jure à haute voix, bien que ce soit plus contre moi, que contre l’animal. Je venais poser l’une de mes mains sur l’arrière de mon crâne, la retirant pourtant aussitôt en jurant de nouveau alors que je venais de me mettre de la mousse dans les cheveux. Je suivais l’animal du regard alors que le chiot marchait vers la jeune femme qui s’était accroupi devant elle tout en tendant le bras pour que l’animal vienne vers elle. La vision à cet instant me faisait tilt et je fronçais légèrement les sourcils, venant poser mes mains sur mes hanches, juste au-dessus de la ceinture de mon jean.

« J’lai récupérer y a deux jours dans une poubelle, la pauvre bête pleurer. » Je regardais toujours la jeune femme alors que l’animal venait de s’asseoir devant elle et se laissait sagement caresser à présent. « J’l’ai emmené chez un véto, ils m’ont dit que j’devais poster une annonce pour chien perdu. Bien qu’très franchement, vu où j’lai trouver, j’doute que quelqu’un vienne la réclamer. » Après tout, si elle avait été mise dans une poubelle, c’est qu’on voulait s’en débarrasser. Mais ce que je ne comprenais pas c’était pourquoi une poubelle ? Pourquoi pas un vétérinaire ou un refuge ? Mon regard capte le sien lorsqu’elle m’avoue être surprenant. Et il y a comme un espèce de flottement. Ce n’est pas le genre de truc gênant et désagréable. « Bon, faut que j’nettoie ça, j’te laisse surveiller le fauve, j’arrive. » Je ne lui laisse pas vraiment le choix que je m’éclipse déjà par la porte arrière pour aller chercher un sceau et une serpillère. Une fois revenue avec tout le matériel est un sceau d’eau savonneuse propre je m’accroupis pour nettoyer le plus gros, puis rincer la serpillère dans le sceau, serrant le tissu entre mes mains pour en retirer l’excédent d’eau. « Je réfléchis déjà à un nom. » Je lève les yeux quelques secondes sur la jeune femme. « Ouais j’compte la garder, même si j’doute que ça plaise vraiment à ma coloc… » Un éclat de rire traverse déjà ma gorge à l’idée de la réaction de Naina à cette annonce.
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MessageSujet: Re: [Théoda] Quieres mis fajitas ?    Sam 3 Juin - 22:09

Quieres mis fajitas ?
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Emilio
&
Théoda
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Cette étrange rencontre, ces retrouvailles incongrues, semblent les perturber tous les deux. Chacun se regarde et peut apercevoir dans les yeux de l’autre que la vie ne leur a pas forcément fait que des cadeaux. Théoda sent une vague – que dire un tsunami – de souvenirs de cette période lointaine déferler dans sa tête et, en regardant Emilio dans les yeux, elle sait qu’elle n’est pas la seule. Elle sait aussi que ce n’est pas que leur première rencontre, brève mais intense, qui renait dans leurs mémoires respectives, mais plutôt tout ce qui était leurs vies à l’époque. Il s’affaire à faire la vaisselle alors qu’elle est assise. Elle observe le lieu, silencieuse. Elle s’étonne elle-même d’avoir accepté cette « invitation », d’être restée. Que ce soit avec des personnes de son passé ou de nouvelles rencontres, elle n’aime habituellement pas la compagnie et n’hésite pas à se montrer telle qu’elle est aujourd’hui. Pourtant, Emilio semble faire ressortir l’ancienne Théo. La jeune femme vivante et reconnaissante. Celle qui aimait rire, chanter et danser sous la pluie. Cette femme qu’elle ne s’autorise plus à être. Dans son for intérieur, elle sait que Vlad n’aurait jamais voulu qu’elle devienne ainsi. Si … éteinte. Mais elle ne sait pas. Elle ne sait plus faire autrement. La vie lui a joué des sales tours – comme à tous, elle le sait – qui l’ont abimée en dedans. Et au lieu de tirer de nouvelles forces de ces mésaventures, sa flamme s’est atténuée doucement. Seules des braises restent, désormais. Et quand bien même elle le voudrait – chose dont elle n’est vraiment pas certaine – elle ne saurait pas comment déclencher LA petite étincelle qui referait prendre le feu de sa vie. Elle n’a de toute façon jamais su faire du feu. Métaphoriquement parlant ou pas…

Le sujet des boissons arrive et rappelle la jeune femme à la réalité. Elle retourne son visage de poupée de porcelaine vers Emilio, un sourire au coin des lèvres. « Il est un peu tôt mais… » Évidemment, elle a envie d’alcool. Et naturellement, elle ne veut pas trahir son addiction pour ce poison malsain.. Mais leurs retrouvailles semblent soudainement être un prétexte valable – et réellement sincère – de trinquer. Son sourire s’élargit. « Je crois qu’on devrait tout de même trinquer à ce drôle de hasard ! Tu ne crois pas ? » Chassez le naturel, et il revient au galop, n’est-ce pas ? À peine la proposition lâchée, Emilio jure et, sous le regard encore interloqué de la jeune femme, il passe sa main dans ses cheveux foncés, laissant une trainée de mousse blanche au passage. La vision de cet homme en apparence calme et posé s’énerver soudainement tirerait bien un fou rire à la jeune femme. D’autant plus lorsque la cause de la douce colère d’Emilio sort de derrière le bar et se dévoile : une adorable petite boule de poil – que dis-je, une PELUCHE – pas plus haute que trois pommes, qui avance penaude et encore endormie.

Alors qu’elle s’accroupit pour attirer cet adorable bébé chien, elle sent le regard d’Emilio se poser sur elle. Ses pupilles se relèvent sur lui alors que le petit animal colle sa truffe humide contre sa main. Leur échange silencieux dure une fraction de seconde, mais Théoda sent son cœur faire un contre-temps. Le monde a arrêté de tourner une demi-seconde. Alors que le regard ambré du moustachu reste rivé sur elle, elle baisse la tête pour caresser le chiot qui s’est désormais assis naturellement et qui se laisse faire avec plaisir. S’il y a bien une chose qui attendrit encore littéralement la jeune femme – limite à la transformer en guimauve sur le champ – c’est bien les animaux. Tout particulièrement les chiens. Encore plus spécialement lorsqu’ils sont encore chiot. Alors qu’elle passe sa main sur le petit corps frêle de l’animal, elle écoute Emilio lui expliquer comment il l’a trouvé. Son sourire – qui s’était dessiné spontanément lors de l’apparition du chiot – se dissipe à mesure qu’il narre sa découverte. Lorsqu’il marque une pause, elle secoue la tête négativement et lâche : «  Les gens sont ignobles… » le ton de sa voix prouve qu’elle le pense. Elle relève à nouveau son regard vers Emilio qui disparait dans l’arrière-boutique et revient, quelques instants plus tard, avec un sceau et une serpillère. Le chiot, apparemment amoureux de câlin, se laisse aller sur le dos et se tortille sous les grattouilles de la jeune femme. Son ancien « mentor », ou du moins modèle, lui avoue alors qu’il souhaite le garder. Un nouveau sourire se dessine sur le visage de la demoiselle. «  Et à quel nom as-tu pensé ? » Il évoque ensuite une colocataire visiblement réticente aux animaux domestiques. Elle fait une petite moue rieuse et, dans son for intérieur, elle réalise qu’elle l’imaginait plutôt marié et avec deux enfants illégitimes, plutôt qu’en colocation. Décidément… Homme surprenant. Revenons-en au chiot… « Elle ne peut pas ne pas craquer devant une telle boule d’amour ! » lâche-t-elle en se repenchant vers l’animal qui remue la queue de plaisir.  

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MessageSujet: Re: [Théoda] Quieres mis fajitas ?    Mer 7 Juin - 15:34


 
 
Quieres mis fajitas ?

Théoda & Emilio
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Je lève machinalement mon poignet pour regarder ma montre lorsqu’elle dit qu’il est un peu tôt pour un verre. Deux heures et demie, si c’est tôt ça … j’ai plutôt tendance à dire que c’est tard sauf si on se base de l’heure de l’apéro du soir effectivement… Encore qu’il doit bien être l’heure de prendre l’apéro quelque part dans le monde en ce moment même … Donc en fait, il est pile poil l’heure de boire un verre ! Je n’ai pas le temps de répondre quoi que ce soit que la boule de poil qui me sert d’animal de compagnie à temps partiel temps que le délai légal d’une semaine n’est pas passé. Car oui, après y avoir réfléchi, j’ai bien envie de le garder cet animal. Il va juste falloir avoir un peu de patience le temps qu’elle devienne propre mais bon, cela fait bien huit ans que je vis avec Naina qui elle ne l’est toujours pas puisqu’elle préfère chanter avec son plumeau plutôt que de faire les poussières … Et je vous épargne les détails sur ses tampons et autres trucs de fille qui traine régulièrement ici et là… eurk … vision d’horreur et frisson dans le dos ! Bien meilleur d’un film d’horreur on ne pourra pas lui reprocher cela.

Je suis là a observé la scène, de cette rencontre entre une pauvre bête apeuré et un chiot. Car je ne ferais pas un bon flic si je n’arrivais pas à voir plus loin que le bout de ma moustache ! Il y a quelque chose de changer en cette femme. Quelque chose qui rend son regard plus sauvage, plus agressif aussi, surement. Quelque chose dont je ne connais pas l’origine et que je ne veux pas forcément savoir, après tout c’est sa vie pas la mienne. C’est pourtant bien dommage de voir une femme pareille avec cet éclat. Mais la vie n’épargne personne… La vie est une pute et c’est à nous de payer ou de lui balancer un majeur en lui chiant à la gueule ! C’est d’ailleurs pour cette raison que dans un sens, j’ai décidé de garder cet animal. Lui faire un gros fuck alors qu’un connard a voulu abandonner ce chiot à son sort. C’est à n’en pas douter qu’il sera bien mieux au sein de mon foyer que du sien… Je la regarde toujours elle plutôt que le chien lorsqu’elle sort que les gens sont ignobles. Un rire vient alors secouer mes épaules. « Ne mets pas tout le monde dans le même panier, certains on bon cœur. » Je ne faisais pas forcément allusion à moi, il y avait surement des gens plus gentils que moi, qui faisait beaucoup plus attention a de petites choses insignifiante que moi. Il y avait toujours mieux de toute façon, mais oui c’était aussi cela que la vie m’avait appris en quarante ans : il y avait des gens qui parfois sortaient du lot. Et ce n’était pas leur rendre justice que de les mettre au même niveau que les ordures qui pouvaient vivre tranquillement avec l’idée qu’ils ont mis un chiot dans une poubelle… Je m’éclipsais quelques secondes le temps d’aller dans la pièce arrière pour récupérer un seau d’eau propre et de quoi nettoyer le sol. Je m’active les mains dans mon seau avec ma serpillère tout en m’accroupissant près de la tâche que la chienne à faite. Relevant le nez sur Théoda lorsqu’elle me demande  le nom auquel j’ai déjà pensé. « Je sais pas trop en fait, quelque chose de court et féminin… » Je hausse les épaules baissant le regard sur l’action de mes mains qui vont du sol au seau en rythme. « Quelque chose comme Aby, Tess, Aya, Lili, Théa… »

Je stoppe mon énoncer des noms qui me trottent par la tête en même temps que j’ai terminé d’essuyer cette flaque. Je rigole de bon cœur lorsqu’elle dit que Naina ne peut pas, ne pas tomber amoureuse de cette chienne. « On voit que tu connais pas Naina ! » Oui on peut dire que l’indienne est la personne la plus atypique qu’il m’est été donné de rencontrer et s’il vous arrive de vouloir la mettre au défi de ne pas pouvoir faire une chose, soyez sûr qu’elle le fera ! « Elle a cru que c’était un truc mutant envoyé par la ville pour exterminé les étrangers dans cette ville… » Je secoue un peu la tête en disant cela tout en écartant les mains pour lui faire comprendre que oui, c’est bien vrai ! C’est Naina… Mais en même temps, me vie serait clairement plus terne sans elle. Je dois bien reconnaitre qu’elle m’a beaucoup apporté et que même si j’aime énormément la faire chier et la descendre –chose qu’elle rend au centuple croyez-le !– Il est hors de question de l’abandonner un jour ou que quelqu’un s’en prenne à elle ! Il passerait un sale quart d’heure. Car oui, j’y tien à cette petite indienne. « Elle s’y habituera, pis j’lui promettrais de plus toucher à ses cactus à ça, elle y résistera pas pour sûr ! » Un rire traverse à nouveau mes lèvres alors que je m’imagine déjà continuer à pisser dans ses plantes pour qu’elle en ai un peu moins quand même !
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