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 [Naina] #117 Mear en tu cactus

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MessageSujet: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Lun 24 Avr - 19:08


 
 
Mear en tu cactus

Naina & Emilio

La chance que j’avais dans cette histoire d’être revenu à Lakeview et d’avoir ouvert ce truc de fajitas, c’est que là où Naina créchait, c’était à seulement quelques minutes à pied. Cigarette coincé entre l’index et le majeur, j’avançais dans la rue tout en laissant glisser le poison dans mes poumons, le recrachant dans une fumée blanche qui s’échappée de mes narines. Ma main libre traînait dans la poche de mon jean, gardant inconsciemment mon briquet entre mes doigts. Je me stoppais net dans mon avancé lorsque j’entendais un pleure à peine audible. Je regardais autour de moi, chercher l’auteur et le lieu d’émission. Au bout de quelques secondes sans rien entendre de nouveau, je reprends le pas. Mais au bout de trois pas, un nouveau pleure reprend. Je fronce les sourcils et tourne les talons pour revenir sur mes pas et là, je pose mes yeux sur le container en le voyant bouger un peu. Je regarde autour de moi, avant de m’avancer d’un pas, ma main tenant ma clope soulève alors le couvercle et mes yeux se pose sur un chiot niché là, entre les sacs d’ordures. Mes yeux s’écarquillent de surprise alors que mon intérieur se révolte déjà de voir une chose pareille. « Qui a bien pu te foutre là toi ? » Je coince ma clope entre mes lèvres tout en retenant le couvercle ouvert de mon coude et je plonge les bras dans la poubelle pour venir prendre le chiot sous les épaules et venir le serrer contre mon torse. « Je te jure que si je tombe sur celui ou celle qui t’as mis là, j’lui éclate la face. » Je gratouille doucement le cou de l’animal alors qu’il tremble contre moi. Je transfère le poids du chien sur un seul de mes bras alors que je lève le poignet pour regarder ma montre et voir si j’ai le temps de passer chez un vétérinaire avec la fermeture de ceux-ci. Seulement il est déjà tard, le temps de prendre la voiture et de m'y rendre, tout sera surement déjà fermé. « Bon et bien je crois que tu vas venir avec moi pour ce soir. » Je baisse le menton pour regarder l’animal qui semble s’apaiser contre moi vu qu’il tremble déjà beaucoup moins. Une fois ma cigarette terminée, j’écrase le mégot sous ma chaussure avant de reprendre le trajet jusqu’à la maison.

Lorsque je pousse la porte d’entrée, il y a de la musique indienne à fond dans toute la maison. Un sourire vient alors étirer mes moustaches. Naina doit être en train de faire le ménage et a profité de mon absence pour mettre de la musique et je l’imagine déjà en train de danser un bollywood dans sa chambre alors qu’elle devrait plutôt faire la poussière. Je vais directement jusqu’au jardin à l’arrière de la maison pour y déposer la chienne. Je ne sais pas depuis combien de temps elle était dans cette poubelle, mais elle est loin de sentir la rose… « Bouge pas d’ici, je reviens, j’vais te trouver un truc à manger et à boire. » Le chiot s’assoit en me regardant et tournant légèrement la tête de côté. Et là je bloque, en la regardant, trouvant cette petite chose mignonne. Je fronce un peu les sourcils, fermant la porte derrière moi pour ne pas qu’il entre dans la maison et qu’il y mette son odeur partout.  Je prépare un bol d’eau fraiche et je regarde dans le frigo s’il n’y a pas un reste de pâtes, ou d’un truc non épicé à lui donner. Je grimace ne trouvant rien qui me semble bon. Je referme le frigo, vais déposer le bol d’eau au chiot, prenant soin de le laisser dehors alors que mes pieds me dirigent déjà vers la chambre de ma colocataire d’où le son sort de plus en plus fort, au fur et à mesure que je m’en approche. Je me stoppe devant la porte grande ouverte et souris très franchement à la scène qui s’y déroule. L’indienne de dos et bel et bien en train de faire un bollywood son plumeau à poussière à la main. Je m’appuie l’épaule contre le chambranle de la porte tout en admirant la scène attendant qu’elle se rende enfin compte qu’elle n’est pas seule.

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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Mar 25 Avr - 1:03


Naina avait profité du fait d’être seule pour se mettre au ménage. Enfin, elle n’avait pas vraiment le choix. La brunette ne vivait pas dans une porcherie mais aujourd’hui encore elle avait dû se débarrasser de ses cactus parce que son crétin de colocataire s’était soulagé dessus. Pire qu’un chien qui avait du mal à contrôler sa vessie. Pour ne pas attraper ses microbes elle avait dû improviser une combinaison à base de sac poubelle et très franchement, ce n’était pas si mal. Elle s’était fait une robe avec un sac poubelle où elle avait un trou pour la tête et deux pour les bras, et avec un morceau de corde à linge qu’elle avait récupéré dans la buanderie, elle se fit une ceinture rapide en l’attachant à sa taille. Pour le pantalon elle avait dû prendre des sacs poubelles qu’elle scotcha autour du jean qu’elle portait déjà. Pour ses pieds qu’elle voulait aussi protéger, elle ne s’était pas foulée et avait enfilé les chaussures d’Emilio et à bien y penser, elle aurait dû simplement voler ses vêtements au lieu de se démener comme elle l’avait fait. Après un rapide coup d’œil dans le miroir, elle avait la confirmation qu’elle ne ressemblait à rien à part à un sac poubelle avec des bras, des jambes et une tête. Cela dit, la petite touche de couleur était apportée par les gants de cuisine qu’elle enfila – safety first – et ça suffisait pour la mettre en joie. Munie de son amie la poubelle, elle donna un grand coup dans les pots de cactus de façon à ce qu’ils atterrissent dans la poubelle mais comme elle n’avait pas anticipé des éclaboussures, l’opération échoua. Elle se retrouva au milieu de la salle de bain en train de hurler à la mort avec les larmes aux yeux, certaine d’avoir été touchée par de la pisse. Elle se sentait dissoudre et salle, paniquée, elle lâcha la poubelle à côté de la cuvette des toilettes et fonça dans la baignoire pour se cacher. C’était bête et stupide mais elle s’y sentait beaucoup plus en sécurité. Maintenant il fallait qu’elle trouve une alternative pour nettoyer tout ça et surtout en sortir indemne. Au final elle avait fini par se servir d’une espèce de cuillère slash pince dont elle se servait pour cuisiner des pâtes. Pas la peine de préciser qu’elle s’en était débarrassée de cette espèce de cuillère, et qu’elle avait maudit Emilio par la même occasion parce que décidément elle n’avait pas le droit d’avoir des belles choses lorsqu’il était dans les parages. Elle se vengerait, elle ne savait pas encore comment mais elle se vengerait tôt ou tard.

Quoi qu’il en soit, Naina était tellement bien lancée qu’elle continua son ménage en se débarrassant cependant de sa combinaison d’astronautes. Sauf des chaussures d’Emilio parce que ne sait-on jamais, peut-être qu’elle pourrait s’en servir pour se venger. Mais la première étape était de mettre de la musique qui la motiverait pour se bouger les fesses et rien d’autre que le Bollywood pour lui rappeler le pays. Elle chantait et dansait plus qu’elle ne faisait le ménage mais le plumeau qui lui servait de micro lui donnait l’impression qu’elle était productive alors que non, pas du tout. La poussière était toujours en place et la seule chose qui avait vraiment progressé dans ce ménage c’était qu’elle avait envoyé l’une des chaussures de son colocataire à l’autre bout de la pièce, se retrouvant avec seulement un côté. Mais est-ce que ça l’empêchait de continuer de faire son show ? Pas vraiment, non. Et elle était tellement à fond dans son concert qu’elle n’avait même pas remarqué la présence de quelqu’un qui l’observait. Au bout d’un énième tour sur elle-même alors qu’elle effectuait un pas de danse, elle finit  par ouvrir les yeux et de s’apercevoir le vendeur de fajitas  était bien là. S’arrêtant de danser, elle le fixa un moment ne sachant pas bien quoi faire et coupa la musique d’un simple geste sur son téléphone et s’assit sur le bord du lit en gardant son plumeau dans les mains. « T’es rentré depuis combien de temps ? » S’enquit-elle soudainement en gardant un air sérieux comme si rien ne s’était passé. « Je faisais du… tu sais, la poussière tout ça… Ca va ? Je peux t’aider avec quelque chose ? »

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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Mer 26 Avr - 0:12


 
 
Mear en tu cactus

Naina & Emilio

Je n’avais pas vraiment prévu de revenir avec un chiot aujourd’hui, ni même un autre jour pour tout dire. Seulement de trouver cette boule de poil dans une poubelle… J’étais loin d’être le genre de mec à défendre la cause animal ou même à avoir un animal. Mais cette boule de poil avait un je ne sais quoi dans le regard, qui avait fait que j’avais eu envie de la sortir de là. Bien que je n’avais pas encore décidé grand-chose à son sujet mise à part de l’emmener à la première heure chez un vétérinaire le lendemain matin. En ouvrant la porte d’entrée, la musique indienne emplissait la maison d’une façon bien familière. Ce n’est pas parce que je gueulais souvent ou que je me moquais souvent de ma colocataire lorsqu’elle dansait un bollywood que dans le fond je n’aimais pas ça. Disons plutôt que, comme elle aimait a le dire, je ne savais pas apprécier la chose à sa juste valeur. Je ne le dirais surement jamais à voix haute, mais elle n’avait peut-être pas tort sur ce coup-là ! Mais fallait l’avouer, elle me faisait marrer à danser comme ça. La voir s’amuser, être pleine de vie, sa répartie, c’était autant de choses parfois agaçantes, mais qui avait créé l’amitié et l’amour que j’avais pour elle. Ce n’était pas un amour littéral, plutôt une profonde amitié pour elle. Quelque chose qui au court des années avaient transformé une inconnue en quelqu’un d’indispensable. Meilleure amie. Petite sœur. Emmerdeuse favorite. C’était autant de qualificatif que je pouvais employer pour la designer, bien que je ne le faisais jamais à voix haute non plus. Pas que j’avais honte, je n’étais pas ce genre de gars. Mais c’était plutôt étrange dans le fond, surtout que je ne savais pas vraiment comment nous pouvions qualifier cette relation ! La seule chose qui était sûr,e c’est que ce n’était pas de l’amour dans le sens où j’étais amoureux d’elle et à vouloir faire ma vie avec elle, avoir des enfants… Non ! C’était fraternel, protecteur, familier. Et dans le fond, je n’avais pas besoin de qualifier quoi que ce soit, c’était comme ça, cela semblait nous convenir à tous les deux, alors pourquoi compliquer les choses à vouloir donner un nom juste pour expliquer quelque chose que les gens ne peuvent pas forcement comprendre.

Je la regardais, épaule en appuie contre le bois de la porte alors qu’elle ne m’avait pas encore vu. Mes lèvres qui étiraient ma moustache dans un sourire sans pour autant découvrir mes dents. Bras croisés sur la poitrine. Elle semblait enfin prendre conscience qu’elle n’était plus seule au bout du énième tour sur elle-même. Elle se stoppait dans sa chorégraphie improvisée et me fixait comme si j’étais un inconnu ou un fantôme. Elle coupait la musique avant de s’asseoir sur le bord de son lit, plumeau toujours dans les mains. Sa question me fait rire aussitôt et je bouge un peu, décollant mon épaule de la chambranle pour venir placer le creux de mes omoplates à la place, histoire de rester face à la jeune indienne. « Suffisamment pour voir que ce plumeau n’a pas servis pour la poussière et aussi que ce sont mes chaussures que tu portes aux pieds. Enfin… Je fronce un peu les sourcils, sourire qui se perd quelques secondes alors que mon regard va se poser sur la chaussure qu’elle a lancé à travers la pièce quelques minutes plus tôt. Portais… t’en a perdu une par là-bas. » Je pointe le coin de la pièce à l’aide de mon index tendu vers la zone ou a atterrit ma chaussure. Je me racle la gorge en me redressant, une odeur bizarre qui chatouille mes narines et me force à renifler un peu comme un chien à la recherche de la source de cette odeur et mon nez qui finit par me souffler l’idée que c’est peut-être ma chemise qui a dû prendre l’odeur de la poubelle dans laquelle était resté ce chiot. « En fait j’suis pas rentré seul ce soir, va falloir qu’on fasse la bouffe et de préférence, quelque chose de pas épicé… » Avouais-je alors que je baissais le menton pour regarder les boutons de ma chemise que j’étais déjà en train de déboutonner pour la changer.
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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Jeu 27 Avr - 17:49


Elle n’était pas réellement gênée qu’Emilio ait pu la voir danser, depuis des années qu’ils vivaient ensemble il avait tellement assisté à pire venant de la jeune Indienne. Entre autre quand elle commençait à faire des karaokés pour passer le temps, parce qu’au moins l’avantage qu’il y avait quand elle se mettait à danser c’était qu’elle la fermait. Elle essayait de ne pas perdre son souffle et surtout le rythme de la musique donc par définition, elle n’avait pas le temps de chanter et de s’épuiser encore plus. Bien sûr il arrivait qu’elle fasse les deux en même temps, mais ça s’arrêtait au bout d’une chanson après que son corps lui rappelle qu’elle commençait à se faire vieille et qu’elle avait snobé son amie le sport pendant beaucoup trop longtemps pour se lancer dans un défi si ambitieux. Naina grimaça légèrement lorsqu’il insinua que le plumeau n’avait pas servit à nettoyer. La jeune femme avait bien envie de le contredire et de lui prouver par a + b qu’elle n’avait pas perdu du temps dans son ménage mais elle n’était pas en position de force ici et perdit encore plus de point lorsqu’il remarqua la chaussure qu’elle avait balancée à l’autre bout de la pièce. Elle se leva pour vérifier par elle-même si la chaussure était vraiment là et en effet, elle l’était. Elle se tourna en direction de son colocataire et sans détourner les yeux de lui, lança la chaussure qu’elle avait au pied à l’autre bout de la pièce.  « Maintenant y a la paire. » Un sourire étira ses lèvres, sûrement fière de ce qu’elle venait de sortir, sachant très bien que ce sentiment ne durerait pas parce que tôt ou tard elle allait devoir bouger ses fesses pour récupérer les chaussures.  Rien qu’à cette pensée, elle avait tourné la tête en direction des chaussures et anticipait déjà sa flemme. Avec un peu de chance elle arriverait à convaincre Emilio d’aller les chercher lui-même, même si elle savait que c’était mal parti.

Son attention se reporta aussitôt sur le vendeur de fajitas lorsqu’il parla de faire de bouffe non épicé. Ses sourcils se froncèrent instantanément, très peu convaincue parce qu’il lui demandait. Elle posa le bout du plumeau qu’elle n’avait toujours pas lâché sur la poitrine d’Emilio, avant de le remonter rapidement – et oui, avec violence – sous son menton pour soutenir son regard. « On a déjà eut cette discussion il me semble, c’est la première règle de cette maison : pas de nourriture non assaisonnée, on laisse ça aux caucasiens. » Elle se doutait bien que la requête ne venait pas de lui, depuis qu’ils vivaient ensemble elle avait bien comprit qu’il avait lui aussi besoin de sa dose d’épice. Donc ou bien il avait changé entre temps, ce que Naina n’appréciait pas vraiment, ou bien il avait invité quelqu’un à dîner, ce que la jeune femme appréciait encore moins. Elle dégagea le plumeau qu’elle avait entre les mains en l’envoyant à l’autre bout de la pièce – oui comme les chaussures – et fouilla dans son placard avant d’en sortir des supports en carton avec des choses marqués dessus. Elle les posa ensuite sur une espèce de chevalet qu’elle avait dans sa chambre et qui avait servit par le passé, et une fois le tout mis en place, donna un grand coup sur le premier carton. « Les épices, la vie ! » Dit-elle à voix haute alors qu’elle ne faisait que lire ce qui était écrit. « On l’a déjà fait par le passé mais visiblement t’as oublié alors on va recommencer. Mets-toi à l’aise ça va prendre un moment. On commence par la sauce piquante ! » Elle prit la petite bouteille qu’elle gardait sur sa table de chevet et comme une présentatrice télé, le brandit pour qu’il puisse bien le voir. Elle avait gardé ces pancartes de l’époque où ils vivaient ensemble et où elle avait dû expliquer aux autres crétins avec qui ils vivaient qu’ils ne pouvaient pas se permettre de ne pas se manger épicé. Ca avait marché et à cette époque, Emilio l’avait encouragé à le faire – après s’être moqué d’elle pendant deux jours complets en la voyant se concentrer sur la présentation qu’elle allait faire s’entend – mais il semblerait qu’il soit passé chez l’ennemie, alors elle n’hésiterait pas à réutiliser les même méthodes.  

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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Jeu 4 Mai - 1:20



Mear en tu cactus
Naina & Emilio

Mon regard la suis alors qu’elle se lève est va en direction de ma chaussure qu’elle a lancé quelques secondes plus tôt. Elle penche un peu la tête pour regarder. Je reste l’épaule en appuie contre le chambranle de porte alors qu’elle se tourne vers moi et me lance la seconde chaussure. Pet de cerveau, gros blanc, appelez ça comme vous voulez, mais je reste là à la regarde, bras croisé. Alors que la chaussure est passée dans l’espacement à côté de moi pour se retrouver dans le couloir. Je me tourne légèrement pour voir ma chaussure talon reposant sur le mur, pointe sur le sol. Numéro d’acrobatie qu’elle a été forcée d’exercer à cause de la jeune indienne. Mon visage revient lentement vers la jeune femme alors qu’elle me sourit, pleine d’assurance. Fidèle à elle-même. « T’es consciente que tu vas devoir les réunir ces deux pauvres chéries qui se sentent abandonnée par ton unique faute et qu’en plus de cela, tu vas devoir les remettre là où tu les as trouvés ? » La phrase avait été dite avec un calme olympien, surement une légère résonance d’humour dans le font de ma voix, bien que rien n’était discutable dans ce que je venais de dire.

Me rendant soudain compte de l’odeur que pouvait avoir ma chemise d’avoir ramené ce chiot en le portant dans mes bras, j’étais en train de la déboutonner alors que j’étais en train de dire à Naina qu’il fallait que nous fassions un truc pas épicé ce soir. Bien, que je m’attendais à sa réaction. Prévisible, mais je l’aimais comme ça. Cœur sur toi Naina ! J’ai envie de lui répondre, seulement elle a l’air tellement bien partie, que j’ai envie de voir la suite et surtout jusqu’où elle ira. Je termine de déboutonner ma chemise que je fais passer le long de mes bras avant de la rouler en boule, me penchant en arrière dans le couloir pour la lancer jusqu’à la porte de la laverie. J’irais la foutre à l’intérieur juste après l’exposé de l’indienne. Je croisais de nouveau les bras sur ma poitrine, la regardant installer son chevalet et son truc cartonné que je ne connaissais que trop bien. Un sourire étire doucement les coins de ma moustache lorsqu’elle évoque le gros titre sur le haut du carton. Lorsqu’elle m’invite à me mettre à l’aise, je ne bronche pas et je vais m’affaler sur son lit, de tout mon long. Pas le moins du monde gêné par le fait que je suis torse nu devant elle, après tout, elle a déjà vu pire… la colocation réserve parfois quelques surprises ! Surtout pour quelqu’un qui n’a pas une once de pudeur comme moi. Je me redressais pour attraper l’un de ses oreillers, histoire de le caler dans mon dos pour que je suis plus à l’aise, coude enfoncé dans le matelas, tête reposant dans ma main et regard qui la fixe. J’avais l’impression d’être dans mon canapé prêt à regarder un bon film. Je lève alors ma main libre pour lui faire signe de commencer. « Va y je t’écoute, je suis tout ouïe. » Est-ce que je devais lui dire que je n’avais pas abandonné les épices ? Surement oui. Est-ce que j’allais vraiment le faire ? Surement pas…

Elle commençait alors son petit discours sur les épices, sa bouteille de sauce piquante dans la main. Je fronçais parfois les sourcils. Parfois je hochais la tête. Signe que j’écoutais. Bien qu’à un moment j’avais quand même baillé. Puis il m’était revenu en tête que le chiot était tout seul dehors… « Bon, c’pas que ton petit exposé est pas passionnant hein, mais on a vraiment un invité alors pas d’épice ce soir avant que ce ne soit dans ton assiette. » Je me redressais, m’étirant après cette position allongée plutôt confortable je dois le reconnaitre, mais j’laisse tout en plan, sans remettre l’oreiller à sa place au moment où je quitte la pièce. Je passe devant la porte de la laverie et ramasse ma chemise pour la mettre dans l’un des paniers à linge pour ensuite aller jusqu’à ma chambre pour prendre un t-shirt propre que j’enfile tout en retrouvant l’indienne dans le couloir. « Reste pas là tu vas prendre racine… » Dis-je en la contournant alors que j’avance vers la porte fenêtre pour aller voir le chiot.
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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Jeu 4 Mai - 3:35


Emilio était en train de perdre la tête et il était du devoir de Naina de le remettre dans le droit chemin. Elle l’avait déjà fait une fois avec des crétins, elle pouvait bien essayer d’accomplir un nouveau miracle ici. Elle restait confiante et voir le bon côté des choses : il devait seulement avoir une piqûre de rappel. Mais le problème était qu’il prenait de l’âge et qu’il était sûrement beaucoup plus difficile à convaincre aujourd’hui. Mais tant mieux, c’était un nouveau challenge que l’Indienne acceptait de relever. Elle lui pria de se mettre à l’aise tandis qu’elle installait son matériel pour son exposé, mais ce qu’elle ne comprenait pas c’était pourquoi est-ce qu’il enlevait sa chemise ? Elle n’allait pas non plus lui faire manger de la nourriture à base d’épice pour qu’il comprenne enfin à quel point les épices dans la vie c’est très important. Ca c’était la prochaine étape si son exposé ne suffisait pas à le convaincre : organiser un repas dont son pauvre estomac se souviendra jusqu’à la fin de ses jours. Mais l’heure n’était ni à penser au repas, ni même à poser des questions. Elle avait une mission à accomplir et refusait de laisser tomber. Elle le vit s’installer sur son lit comme s’il était dans sa chambre et poussa un soupir en levant les yeux au ciel. Non, ça ne l’étonnait pas de le voir étalé là à moitié nue sur son lit, mais elle espérait juste qu’il ne contamine pas ses draps avec sa stupidité et sa nouvelle tendance pour la nourriture non épicé.

« Merci. » dit-elle une fois qu’elle capta toute son attention. Elle se racla la gorge et commença par la base, une bouteille de sauce piquante qui symbolisait le modernisme et à quel point ils avaient avancés pour pouvoir mettre des épices en bouteille et les commercialiser. Pour aller plus loin dans son exposé, elle n’avait pas hésité à introduire dans ses pancartes un peu d’histoire et comment les européens n’ont pas arrêté de priser l’Asie pour leurs épices et à quel point il serait honteux non seulement de ne pas les utiliser, mais surtout de les utiliser mal. La dernière pancarte qu’elle montra à Emilio fut une pancarte très moche d’elle et de son colocataire qui tenait une banderole « team épicés ». Bien sûr, elle grossièrement photoshopé le tout. A savoir que ses talents en photoshop s’arrêtaient surtout à découper des têtes pour les remplacer sur des corps au hasard sans même prendre la peine de voir si ça allait bien ensemble ou pas. La représentation d’Emilio c’était sa tête sur le corps d’Idris Elba. Et elle savait ce que diraient les gens qui verraient ça un jour : problème de contraste, y a quelque part où ça peut coincer. Mais elle s’en fichait, elle aimait bien. Pour sa représentation à elle : Gandhi. Oui, elle restait très Indienne. Pretends to be shocked. « Dommage qu’on ne puisse plus utiliser ça vu que tu as viré du mauvais côté. » Dit-elle en poussant un soupir en voyant l’espagnol bailler devant sa pancarte. Il pensait que c’était un jeu ? « J’espère qu’un pigeon te chieras dessus, gringos mal assaisonné. » Dit-elle entre ses dents en hindi en regardant Emilio, un sourire forcé sur les lèvres.

Elle poussa un grognement lorsqu’il lui fit comprendre que son exposé ne changerait rien à ce qu’il avait dit sur sa nourriture non épicée pour la soirée. « Mais… » Avait-elle commencé à dire en le voyant se lever, se fichant bien de ce qu’elle pouvait dire, faire ou penser. En le voyant quitter la pièce, elle prit l’oreiller qu’il avait dérangé et le lança dans sa direction avant de le rater de près, la forçant à sortir de sa chambre pour le récupérer. La mine boudeuse, elle lança un regard noir à son colocataire qui continuait de faire sa vie malgré ses plaintes. « Mes racines auront sûrement plus de gouts que ta nourriture non épicée. » Lança-t-elle alors qu’il ne devait même pas l’écouter, trop occupé à la contrarier. Curieuse, elle lui emboîta le pas en trainant des pieds et en faisant le plus de bruit possible. Sans poser de questions elle le suivit jusque la porte fenêtre qui menait à l’arrière cour et s’arrêta lorsqu’elle vit ce… cette chose. « Attends ! » Naina agrippa le bras d’Emilio pour l’empêcher d’aller plus loin, lui confiant son oreiller qu’elle n’avait toujours pas lâché, comme s’il allait servir de bouclier. « On est infesté de taupes, ou de mutants. Tu crois qu’ils font des expériences dans cette ville ? Ca expliquerait pourquoi les oiseaux me font la guerre, ils sont élevés pour être racistes. Hum… Je vais chercher la pelle et toi t’essaies de le retenir, ok ? » Avait chuchoté la Patel pour ne pas faire peur à l’animal.  

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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Jeu 11 Mai - 0:04


 
 
Mear en tu cactus

Naina & Emilio

J’écoute l’exposé de la jeune indienne. Rigolant même parfois de ce que je pouvais lire sur ses pancartes qu’elle faisait défiler au fur et à mesure de son avancé. Sa narration qu’elle n’avait pas perdue même si aujourd’hui elle ne pouvait plus pratiquer son petit discours autant qu’avant, puisque nous ne vivions plus que tous les deux et que le travail n’est plus à faire avec moi. Bien que moi je le sais ! Mais elle a de nouveau le doute et rien que cette idée me fait jubiler. Et c’est pour cette unique raison, mais indéniablement importante, que je m’installe sur son lit, prenant mes aises comme si c’était ma propre chambre. Après tout, après oui année de colocation, ce n’est pas comme si je connaissais toutes les petites habitudes et autres manies de Naina. Et la réciproque était surement vraie aussi d’ailleurs ! C’était surement l’un des points qui faisaient que cela fonctionnait sans dispute à longueur de journée, sans drama queen et autre truc emmerdant de ce genre. Ça et les épices ! C’était une règle simple et basique lorsque l’on franchisait la porte de notre logement, peu importe où il se trouvait d’ailleurs. Que ce soit Chicago, Portland, l’Est ou l’Ouest des Etats-Unis. C’était une règle simple. Preuve en étant la boucle était bouclée.

J’écarquillais les yeux en voyant la dernière pancarte. Un truc absolument immonde de la jeune femme et moi-même tenant une banderole avec un #teamhotsauce. C’est vrai que c’était notre hashtag. Mais ce qui me faisait rire, c’était surtout le photo montage absolument dégueulasse. « Heureusement que tu travailles pas pour une société de design ou un truc dans le genre, j’suis pas sûr que tu ramènerais beaucoup d’client ! » Je joue de mes dents sur ma lèvre inférieure, gratte le dos de mes dents contre ma barbe naissance à cet endroit. Je me mettais finalement à bailler, lasse de ce petit exposé qui ne me servait franchement à rien et je pensais même qu’elle l’aurait vu bien avant la fin, mais elle arrivait encore à m’étonner sur ses compétences et sa logique… Elle parlait alors en hendi et je perdais mon sourire en la regardant soudain très sérieusement. Le sourire sur ses lèvres était tout sauf naturel, je plissais un peu les yeux en me redressant pour la pointer du doigt. « Fait gaffe à c’que tu dis, il pourrait t’arriver des bricole. » Bien évidemment je n’avais pas compris le moindre mot de ce qu’elle avait dit, mais tout dans son attitude et la connaissance du comportement de l’indienne m’indiquait qu’elle ne m’avait pas couvert d’éloge en me suppliant tel un dieu.

Je me levais de son lit, laissant tout en plan et tranchant sur le verdict de ce soir. Elle n’allait pas mourir parce que pour un soir, elle allait devoir mettre les épices dans son assiette plutôt que directement dans le plat. Encore que, on allait surement pouvoir trouver une solution ! Mais je ne l’avais pas encore en tête, mais elle existait, c’était indéniable. Faisant mon petit ménage jusqu’à la laverie, je retournais dans ma chambre pour m’habiller bien que resté torse nu n’était pas pour me déranger, mais disons que j’avais pitié pour l’indienne… et oui ! C’était ça l’amitié, respecté l’autre. Et si j’aimais la provoquer volontairement, ce n’était pas tout le temps non plus. Bien que souvent… certes ! Je ne répondais même pas à sa réplique, me contentant de rire et de me dire qu’elle devait s’imaginer je ne sais quoi dans sa petite caboche. Des scénarios tous aussi faux les uns que les autres. Je me stoppais devant la porte fenêtre d’où nous pouvions voir le chiot assise à regarder à l’intérieur. En nous voyant il avait remué la queue et était venue coller sa truffe humide contre le carreau pour qu’on lui ouvre. La jeune femme agrippait soudain mon bras, me faisant subitement détourner le visage sur elle alors qu’elle me laissant son oreiller entre les mains. Et faut dire ce qu’il en est, lorsque je l’entendais parler des expériences que pouvait mener la ville et des pigeons qui lui faisaient la guerre j’eu ce qu’on appelle un pet de cerveau… Cet instant court où la seul chose qui résonne dans votre tête c’est un gros WHAT ? avec un regard digne d’une apparition de petit homme vert sous vos yeux.  « Ne me dit pas que tu es sans cœur au point de vouloir faire du mal à un bébé chien ? » La jeune femme lève son regard sur moi toujours planqué derrière moi, courageuse, mais pas téméraire ! Mais elle n’avait pas l’air de percuter une seule seconde que l’animal était là grâce à moi. « Comment tu peux aimer des cactus plus que ça sérieux ? » Dis-je en désignant le chiot d’un geste de la main, mais fallait l’avouer, il était bien plus mignon que le plus beau de sa collection de cactus et au moins un animal ca donnait de l’amour, de l’affection… « C’est notre invité d’ce soir, j’l'ai trouvé dans une poubelle et j’irais voir un véto demain. » Dis-je en haussant les épaules alors que j’envoyais l’oreille en pleine face à Naina alors qu’elle regardait le chiot.
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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Lun 15 Mai - 2:45


La seule chose que récoltait Naina de cet exposé était un manque de respect à peine voilé. Elle avait l’habitude de toute façon avec Emilio, depuis qu’ils vivaient ensemble il passait son temps à l’embêter, à ne pas l’écouter quand elle parlait. Même s’il fallait avouer qu’elle le lui rendait bien niveau manque de respect.

Sans plus se faire désirer, la brunette emboita les pas de son colocataire pour se rendre au rez-de-chaussée et découvrir ce qu’il manigançait. A son avis, rien de bon, mais elle lui laissa tout de même le bénéfice du doute en allant voir par elle-même. Arrivée à la porte, elle ne savait pas vraiment ce qu’elle était en train de regarder, mais de loin c’était moche et elle n’avait qu’une seule envie : assommer cette chose avant qu’elle ne se mette à les poursuivre. Elle n’était pas très sportive – oui, difficile à croire quand on voyait son corps de rêve et surtout quand on la voyait essoufflé après avoir marché à peine 500 mètres – et elle refusait de faire du sport pour cette chose, juste parce qu’elle n’aurait pas anticipé la course poursuite. De plus, elle ne voyait même pas le rapport entre cette chose et la cuisine non épicée. Elle n’allait tout de même pas devoir cuisiner pour cette bête, si ? Elle lança un regard suspect à Emilio avant de lui exposer sa théorie sur les oiseaux de cette ville. Il l’avait vu la regarder comme une demeurée. Mais lui qui n’avait pas plus l’air occidental qu’elle, rigolerait moins quand une horde de pigeon se mettre à ses trousses parce qu’ils n’aimaient pas sa tête. Enfin bon, sur ce point là elle ne pouvait pas en vouloir aux oiseaux, ce serait sûrement une affaire de goût et non pas de race.

Prête à aller récupérer la pelle, elle plaça tout de même son colocataire devant elle pour qu’il serve de bouclier, passant une tête tout de même pour voir si la bête bougeait. Elle fronça légèrement les sourcils en l’entendant parler d’un chien. Un chien ? Ca ? Elle s’écarta d’Emilio, toujours les sourcils froncés et fit un pas vers la chose qui était un chien selon lui. L’Indienne ne répondit pas tout de suite, essayant de trouver quelque chose à dire qui lui ferait paraître moins bête après son histoire d’oiseaux, mais elle fut personnellement attaquée de la part du vendeur de fajitas. Il avait parlé de ses cactus et ça, elle n’appréciait pas. « J’aime les belles choses. Ton chien est moche, on dirait qu’il sort de Tchernobyl. » Elle s’était retournée dans sa direction avec les poings sur les hanches, le regard sérieux. Naina se retourna une nouvelle fois pour le regarder, essayant de distinguer le chien qu’il voyait et en effet, en penchant la tête elle pouvait l’apercevoir. Toujours aussi moche.  Elle eut un pincement au cœur lorsqu’il lui dit qu’il l’avait trouvé dans une poubelle. Décidément, les gens étaient de plus en plus crétins à faire ce genre de chose. Elle se reçut un oreiller en pleine tête, la faisant sortir de ses pensées. Un autre soupire traversa ses lèvres alors qu’elle récupéra l’oreiller qu’elle venait de recevoir, pour le renvoyer à l’envoyeur. Elle se dirigea ensuite vers le chien et s’accroupit avant de se mettre à le caresser. Il était moche mais au moins ne semblait pas agressif. Sentant le regard d’Emilio sur elle, elle se redressa et prit le chien dans ses bras avant de passer devant lui, sans même lui adresser le regard. « Tu l’as trouvé dans la poubelle. Déjà qu’il est moche, si en plus il pue, il va se sentir complexé. Je vais le laver parce que toi t’es nul. » En accentuant bien sur le dernier mot, elle lui lança un regard mauvais avant de retourner la tête pour rentrer à l’intérieur. « Ca n’enlève rien au fait que je l’aime pas ton chien parce qu’il est moche ! » Avait-elle hurlé à l’autre bout de la pièce. « T’es pas moche, c’est lui le moche d’abord. » Avait-elle chuchoté à l’attention du chien qu’elle serrait dans ses bras en prenant la direction sa salle de bain. La mission de ce soir : laver un chien dans sa baignoire en essayant de salir le moins possible. Pour ce faire, elle décida de faire couler un bain au chien. Oui mesdames et messieurs, elle ne voulait pas faire dans la dentelle. Même si très franchement, elle ne savait pas si ça allait réussir mais elle avait un chien pour expérimenter ça maintenant. « Je suis sûre que t’as du shampoing contre les poux, ça doit être aussi efficace contre les puces, je vais t’en prendre. » Dit-elle à l’attention d’Emilio qui était montée la rejoindre.  

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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Jeu 18 Mai - 18:21


 
 
Mear en tu cactus

Naina & Emilio

Je regardais Naina presque outré de voir ce qu’elle voulait faire de cette pauvre bête. Un coup de pelle, non mais sérieusement ? Et son histoire de pigeons qui n’aimait pas les étrangers… Je levais les yeux au ciel en y repensant tellement c’était stupide, c’est juste que ces foutus pigeons adoraient lui chier dessus. Peut-être que pour des pigeons elle ressemblait à des chiottes pour oiseaux ? Qui pouvait savoir ce qu’il se passait dans la tête des oiseaux… Et pour peu qu’ils s’étaient passé le mot ! En attendant la jeune femme c’était cacher derrière moi, pensant surement qu’étant un ancien flic, je serais surement un meilleur bouclier face au danger. Elle n’aurait pas totalement tort, mais face à un chiot inoffensif… c’était un peu exagéré ! Elle s’écartait de moi, fronçant les sourcils comme si cela pouvait l’aider à mieux voir l’animal. Elle s’en approchait même, d’un pas. Je croise les bras lorsqu’elle dit aimer les belles choses, mais que mon chien est moche. Je lève un sourcil face à la référence pour l’aspect de ce chien. « Et tes cactus on en parle ? » Je me racle la gorge tout en visualisant les cactus dans la salle de bain. « On dirais une erreur de création ! Un test de pénis à l’envers et végétal avec un système de sécurité… » Je me frotte doucement le menton, mes doigts frottant contre la barbe de mon menton.

Alors qu’elle me faisait jusque-là face, elle se tournait vers la porte fenêtre s’approchant de l’animal et lui ouvrant. Je la regardais se mettre à hauteur de l’animal pour finalement le caresser. L’animal s’était mis sur ses quatre pattes et son arrière train se remuait au rythme de ses coups de queue face à la joie qu’il éprouvait d’avoir de l’attention. Elle prenait finalement l’animal dans ses bras. L’un de mes sourcils se lève sous l’interrogation de ce qu’elle va faire avec cet animal et je la regarde passer devant moi alors qu’elle m’explique que si je l’ai trouvé dans une poubelle il doit sentir mauvais. Tout juste, je n’ai pas changé de chemise pour le plaisir en fait… « Alors de 1. Tu crois que j’ai changé de chemise juste pour te montrer mon corps parfait ? De 2. C’est un chien, ça peut pas être complexé, vexé à la limite… Et de 3. J’allais le laver dehors, mais puisque tu veux le faire toi-même. » Je lève les mains en l’air d’un air de dire que ça m’arrange laissant ainsi tombé l’oreiller par terre. Je la regarde passer devant moi, alors qu’un éclat de rire traverse ma gorge alors que je l’entends parler au chien, même si elle lui murmure. « J’ai entendu et je retiens ! » Je ramassais l’oreiller de Naina, le balançant dans le canapé avant de monter les marches quatre à quatre pour rejoindre l’indienne dans la salle de bain.

J’étais à peine arrivé dans la salle de bain que ma colocataire était de nouveau en train de m’attaquer verbalement en supposant que j’avais forcement du shampooing anti-poux. Je remuais un peu ma moustache, plus par tic qu’autre chose. J’ouvre alors le placard qui renferme les produits type gel douche et autres, cherchant dans les affaires de Naina un truc intéressant et surtout qui ne doit pas sentir le bonbon, ou un quelconque parfum de synthèse ultra girly que les femmes adorent. « Tiens y a ça, c’pour rendre le poil soyeux apparemment ! » Je lui tends le flacon de shampoing qui ne peut être qu’à elle vu le packaging. Je me penche sur ses cheveux, les regardant d’un peu plus prêts, prenant même l’une de ses mèches de cheveux entre mes doigts. « Ouais bon ça a pas l’air hyper efficace, peut-être que sur lui ça marchera mieux ! » Je me penche par-dessus la baignoire juste à côté de la jeune femme commençant à mettre du shampoing dans le creux de ma main alors qu’elle s’est déjà chargée de le mouiller. Je posais alors ma main sur son dos, commençant à frotter alors que Naina tente de me pousser en pestant. Je lève une nouvelle fois les mains, lui laissant ainsi le chiant à frotter. Je me penche pour retirer le savon de mes mains dans l’eau du bain et avec un sourire taquin au coin de la moustache, j’envoie une giclée d’eau à Naina, visant en plein visage.
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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Lun 22 Mai - 6:19


Naina ne l’écoutait plus. De toute façon tout ce qu’il avait à dire c’était des bêtises, et depuis le temps l’Indienne avait apprit à faire une écoute sélective lorsqu’ils se parlaient. Lorsqu’il parlait d’elle, elle écoutait parce que sans mentir ou exagérer, elle aimait bien être le centre d’attention des gens. D’ailleurs, elle avait récemment découvert que le monde ne tournait pas autour d’elle, autant dire qu’elle était tellement choquée qu’elle est restée allongée sur le sol de sa chambre à fixer le plafond pendant une bonne heure. Si les gens ne parlaient pas d’elle, alors de quoi pouvaient-ils bien parler ? Elle avait cru bon d’aller demande à Emilio son avis, il a fait semblant de ne pas l’entendre et d’être occupé pour bien lui faire comprendre que comme tous les autres, elle n’était pas le centre de son monde. Blessée et meurtrie, le cœur couvert de cicatrices, elle repartit s’allonger sur le sol de sa chambre et avait entamé une grève de la faim. Elle prit fin 30 minutes après en sentant l’odeur de la nourriture qui provenait de la cuisine. Mais dans son cœur, elle était en grève ! Enfin bref, tout ça pour dire qu’elle n’appréciait pas que les gens avaient d’autres centre d’attention qu’elle dans leur vie. Les égoïstes.

Lorsque son colocataire termina de cracher son venin sur ses cactus – à défaut de pisser dessus – elle décida de prendre soin du chien. Mais même là il avait encore un commentaire à faire. Ne la fermait-il donc jamais ? « T’es nul j’ai dit ! » Avait-elle hurlé à nouveau pour répondre à ses trois points. Elle ne lui faisait pas confiance avec ce chien, il était déjà méchant avec elle alors elle n’imaginait même pas ce qu’il pouvait faire à cette créature sans défense. Elle monta les escaliers en tenant le chien dans ses bras, limite en le serrant pour qu’il arrête de trembler et le rassurer, et le mit dans la baignoire pour commencer à le laver. Pour tout de même faire participer Emilio au lavage de leur nouveau bébé, elle lui demanda du shampoing pour le chien. Elle était prête à mettre sa main au feu qu’il avait du shampoing contre les poux, à force de trainer partout on finissait forcément par choper des bestioles. Mais bête qu’il était, il ne pu s’empêcher d’embêter Naina en prenant un de ses produits à elle. Elle lui lança un regard de travers lorsqu’il commença à lui toucher les cheveux, et essaya de le frapper mais manqua de tomber et dû se tenir au rebord de la baignoire. Les yeux du chien s’étaient posés sur eux, et le caressa doucement pour qu’il ne fasse pas attention à l’autre clown. « C’est rien, il est bête. » Avait-elle dit doucement au chien alors qu’elle commençait à le mouiller pour pouvoir le shampouiner après. Elle voulait le faire, mais décidément demander une bouteille de shampoing à Emilio c’était l’inviter à laver le chien avec elle. Elle leva les yeux au ciel et commença à frotter elle aussi, n’hésitant pas à le pousser pour qu’il la laisse faire. « Tu prends toute la place, t’es gros ! » Pesta l’Indienne en le poussant une nouvelle fois. Il finit par la laisser faire – sage décision – et toute fière d’elle, elle commença à savonner le chien qui restait relativement calme.

Dans son monde, Naina s’occupait de ses affaires et surtout, elle ne faisait chier personne pour une fois. Mais c’était sans compter le crétin avec qui elle vivait qui avait fini par se venger pour le coup de du shampoing – et sûrement de toutes les insultes ou blagues nulles que la jeune femme avait pu lui faire depuis qu’ils se connaissent vu la vague qu’elle s’était reçue – et l’attaqua. Prise de court, elle cru qu’elle allait mourir noyée en n’étant même pas dans l’eau. Elle avait cessé toute activité, levant enfin le visage vers Emilio, une expression outrée sur le visage. Très vite, elle riposta en prenant le tuyau flexible de la douche et l’enclencha pour s’amuser à arroser son colocataire. Elle avait changé la température pour que de l’eau glacée en sorte et prenait un malin plaisir à le mouiller.« Fonds, enfant de Satan ! »  Cria-t-elle presque en se redressant.  

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