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 [Naina] #117 Mear en tu cactus

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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Mer 31 Mai - 18:57


 
 
Mear en tu cactus

Naina & Emilio

Je devais avouer que je ne m’attendais pas à ce que Naina –après avoir trouvé ce chien moche- prenne ce chiot dans ses bras pour aller lui donner un bain. L’initiative m’étonnait un peu venant d’elle, mais dans le fond, je n’avais rien contre, bien au contraire. Si ça lui permettait de rester à l’intérieure plutôt que dehors. Je rigolais dans ma moustache alors que Naina articulait que j’étais nul. Le rire faisant sursauter mes épaules. Je la suivais dans l’escalier alors que je voyais l’épaule de l’indienne remuer m’indiquant qu’elle était en train de caresser l’animal.

Une fois dans la salle de bain, ce n’était pas difficile de trouver quoi faire puisque la jeune femme avait visiblement décidé de me prendre pour son larbin. Elle pensait réellement qu’elle allait s’approprier mon chien ? Même si techniquement, il n’était même pas mon chien. Enfin… pas encore ! L’indienne me demandait un shampoing pour les poux, seulement elle pouvait bien penser ce qu’elle voulait, je n’avais pas ce genre de choses. J’étais du genre à prendre soin de moi malgré les apparences ! Encore que, il me semblait que je présentais plutôt bien pour un quadragénaire. Je cherchais plutôt quelque chose pouvant rendre le poil doux à l’animal tendant la bouteille à Naina tout touchant l’une des mèches de ses cheveux, pas vraiment convaincu par l’efficacité du produit. Elle essayait alors de me frapper, je reculais avec agilité suffisamment loin pour qu’elle ne puisse pas m’atteindre mais manquait, de tomber ayant tout juste le temps de se rattraper au bord de la baignoire alors que la scène passait pourtant sous mes yeux. Je rigolais déjà intérieurement à la chute, seulement je ne voyais jamais la finalité puisque son reflex l’avais fait rester sur ses pieds plutôt que ses fesses. Je rigolais tout de même alors que la jeune femme parlait au chiot en lui avouant que j’étais bête. « Rassure toi elle est pas meilleure que moi ! » Lançais-je au chien en me dressant par-dessus l’épaule de l’indienne pour pouvoir voir le chien, mais aussi pour qu’il puisse me voir tout cours.

Je m’accroupissais à mon tour près de la baignoire, mettant du shampoing dans le creux de ma main alors que ma colocataire était en train de mouiller le poil du chiot pour nous faciliter la tâche. Après il était poil court, cela irait surement facilement. Je commençais à frotter le dos de l’animal en faisant mousser le truc surement bien plus que nécessaire. Mais fallait avouer que j’étais comme un gosse, j’adorais la mousse ! L’indienne me poussait alors, pestant que j’étais trop gros et que je prenais toute la place. « C’est toi qui prends le plus de place ! Si tu bouffais pas toutes tes saloperies là, t’aurais peut-être pas un cul aussi gros… » Je rigolais en levant l’épaule pour esquiver un nouveau coup de la part de la jeune femme.

Le calme rêvait, mais dans cette maison, c’était chose impossible ou plutôt éphémère ! C’était bien trop sage d’un seul coup et surtout, toujours poussé par ce besoin de constamment la faire chier, je me mets à lui balancer de l’eau en plein visage. Je savais à peu près à quoi m’attendre, bien que je ne m’attendais pas à ce qu’elle reprenne le pommeau de douche et allume l’eau directement sur moi et en plus glacée ! La garce… « Saloperie ! » Je n’avais pas vraiment crié, pas besoin dans le fond, elle était juste à côté de moi, mais le son de ma voix laissait clairement paraitre l’amusement dont je faisais preuve. Mais si elle pensait qu’un pommeau de douche aller être une barrière contre ma riposte… C’était mal me connaitre. De toute façon maintenant que moi et la moitié de la salle de bain était trempée, je n’avais plus vraiment rien à craindre mise à part le fait que c’était un nouveau t-shirt de gâcher… Après m'être protéger par réflexe de mes bras, geste tout bonnement stupide puisque c’était de l’eau et non une balle ! Je me redressais, ne craignant soudain plus l’eau, par contre elle, n’étais pas trempée, pas encore … Un sourire joueur venait naitre sous ma moustache alors que je m’approchais de l’indienne, bougeant de telle sorte qu’elle ne puisse jamais s’enfuir. Une fois près d’elle je l’attrapais par la taille, la retenant à l’aide d’un seul bras, choppant le pommeau de douche encore ouvert de l’eau et je la maintenais contre moi tout en laissant couler l’eau sur elle du haut de son crâne. Elle se débattait la carne ! Dans l’agitation et à la vue de la piscine qu’était devenue cette salle de bain, nous en venions à glisser sur le carrelage. J’entraînais l’indienne dans ma chute, rire franc qui traversait ma gorge alors que je faisais tout de même attention dans la descente à ce qu’elle ne se fasse pas mal et qu’elle ne tombe sous moi.
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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Dim 4 Juin - 2:25


Pour Naina, Emilio qui lui envoyait de l’eau au visage alors qu’elle essayait d’être sérieuse pour une fois, était une réelle déclaration de guerre. Mais ça visiblement il n’en avait aucune idée. Vive d’esprit – oui, lorsqu’il s’agissait de ce genre de bêtise elle n’avait pas vraiment besoin de moment de réflexion – après s’être remis de son traumatisme de l’eau reçu en plein visage, l’Indienne riposta avec le pommeau de douche. Si elle était fière d’elle ? Non, elle était plus que fière. Tellement, qu’on devrait inventer un nouveau mot dans la langue anglaise pour décrire ce sentiment de supériorité soudain. Il avait attaqué, elle n’avait fait que répondre et sans vouloir se jeter des fleurs, elle trouvait qu’elle avait répondu de la façon la plus intelligente possible. La preuve en était qu’elle avait le dessus dans cette manche et espérait bien le rester un moment. L’expression sur le visage de son colocataire ne fit qu’agrandit le sourire de Naina qui prenait déjà beaucoup de place sur son visage. Il l’insultait et pour toute réponse, elle était partie d’un rire diabolique comme elle s’était entraînée à le faire seule devant son miroir pour le jour où elle devrait s’en servir. Malheureusement, elle n’avait pas pensé que ce jour arriverait aussi vite, du coup elle faisait de son mieux avec son rire au risque de mourir par sa propre salive qu’elle avalait de travers parce qu’elle voulait trop bien faire. C’était ça de se montrer passionnée dans tout ce qu’on faisait, on finissait par en mourir et quoi qu’on puisse en penser, Naina n’était pas prête pour mourir pour son art. Du moins, pas celui-là.

Elle se mise à tousser comme si elle allait recracher un poumon, sentant des larmes monter obstruant sa vie par la même occasion. Elle tourna la tête en arrosant Emilio du mieux qu’elle pouvait, mais trop occupée à essayer de ne pas mourir, elle tentait d’esquiver son abruti de colocataire qui s’approchait dangereusement d’elle. Dans sa tête, elle devait agir vite et le seul moyen de s’en sortir était d’atteindre le robinet pour changer la température de l’eau et avec peu de chance, brûler cet enfant du diable. « Pause ! » Avait-elle essayé de hurler pendant qu’elle toussait pour essayer de gagner du temps, mais avant même qu’elle ait pu finir de tousser tranquillement, elle se retrouva plaquée contre Emilio qui tenait à présent le pommeau de douche au-dessus de sa tête à elle. Coup de chance ou complot de l’univers, l’heure n’était pas à se poser la question.  Elle gesticulait dans tous les sens et pour se libérer, elle essayait de donner des coups de pieds et des coups de tête mais tout ce qu’elle frappait c’était l’air et manquait de tomber à plusieurs reprises. Parce que oui, bien sur, le sol était glissant et comme deux crétins ils n’arrêtaient pas de bouger comme des enfants intenables. Et ce qui devait arriver, arriva. Emilio tomba et comme un boulet il entraîna Naina dans sa chute alors qu’elle n’avait de base, rien demandé. Entre le moment où le corps de la Patel bascula en arrière et le moment où il toucha le sol, elle vit sa vie défiler devant ses yeux et très clairement, ce n’était pas glorieux. Surtout que si jamais elle mourrait, ce serait trempée sur le sol de la salle de bain avec un moche à côté d’elle et franchement, elle méritait mieux comme fin. Dans ses rêves les plus fous, elle mourrait au sommet de sa gloire et surtout, comme elle aurait vécu : bruyamment et en attirant l’attention de tout le monde sur elle malgré sa tentative de discrétion.

Emilio avait amorti sa chute – heureusement pour lui – et même si ce n’était pas très confortable, elle décida de rester étendue sur lui pour faire le point sur sa vie et sur le pourquoi ils en étaient arrivés là. Pardon ? Si c’était le bon moment ? Pour lui, sûrement que non. Pour elle, oui parce que c’était dans les pires moments comme ceux-là qu’elle essayait d’en tirer le meilleur. « J’ai vu la mort. Elle avait la gueule de Jed et le corps de Godzilla. » Avait-elle dit à voix haute avant de froncer les sourcils. Elle se releva finalement parce qu’elle entendait l’Espagnol pester, et s’assit devant lui en croisant les bras sur le sol trempé. Elle le gifla pour voir s’il n’était pas un fantôme parce qu’on ne savait jamais, peut-être qu’elle était morte sans le savoir. « Ah bah ça traverse pas. Hum… » Les sourcils toujours froncés, elle glissa sur le sol sur ses fesses – pour ne pas avoir à se relever et risquer de glisser – et se saisit de la brosse dont elle se servait pour nettoyer les toilettes et la lança sur Emilio. « Nop, ça traverse toujours pas. Ca veut dire que je suis pas morte et toi non plus. » Dommage, ça voulait dire qu’elle allait devoir nettoyer tout ce bordel, avait-elle pensé.   

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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Mer 7 Juin - 16:26


 
 
Mear en tu cactus

Naina & Emilio

Décidément quand cette femme se débattait, elle ressemblait à un véritable asticot le côté gluant en moins ! Encore que … Je retenais Naina contre moi tentant de ne pas tomber avec elle à la vue de ses gesticulations pour que je la lâche. Elle avait bien essayé de me stopper avant cela, mais après tout nous avions atteint le point de non-retour dès l’instant où elle avait pris ce pommeau de douche et qu’elle l’avait allumé dans ma direction, peut importer que l’eau soit glacée ou brulante. Mise à part me faire tomber malade, ça n’allait pas vraiment m’arrêter, peut-être me bruler aussi… mais j’avais la peau dure. Et à force de gesticulation additionné à un sol à présent ressemblant plus à une piscine qu’autre chose ce qui devait arriver, arriva ! Nous venions de basculer et en bon prince et surtout pour ne pas qu’elle se fasse mal, je nous avais tourné de sorte que la jeune femme ne se fasse pas mal.

L’impact avec le sol, le poids de la jeune femme en plus, avait été douloureux, surtout pour son dos qui avait touché le carrelage en premier, puis l’arrière de son crâne qui avait fait un rebond contre le sol. Et visiblement une fois qu’ils avaient tous deux atterris à bon port, l’une clairement en meilleur état que l’autre. L’indienne avait décidé de rester sur lui, son dos toujours collé contre son buste et sa tête reposant sur la sienne. D’une main je venais décaler la sienne histoire d’au moins pouvoir respiration, bien que la montée de mes poumons était devenue difficile avec le poids de la jeune femme sur moi. Je ferme les yeux ayant mal à l’arrière de crâne, ma main venant se placer derrière ma tête comme si ce seul geste pouvait atténuer la douleur et le mal de crâne qui pointait déjà. J’éclate de rire lorsque j’entends la jeune femme dire qu’elle avait vu la mort et qu’elle avait la gueule de Jed et le corps de Godzilla et faut bien le reconnaitre que l’image qui se dessine dans ma tête me fait poiler de rire. Faudrait que je la lui raconte celle-là, je suis sûr qu’il va apprécier ! « Aller pousse toi t’es pas un poids plume non plus ! » Soufflais-je pour qu’elle ne me prenne pas pour une bouée non plus… Elle se relevait enfin, me laissant le loisir d’enfin pouvoir prendre une vraie et grande inspiration. C’est là qu’était venue la gifle. Ne l’ayant pas venu venir trop heureux de ne supporter que l’unique poids de mon corps, je n’avais pu stopper la main de la jeune femme et je fronçais les sourcils aussitôt en me redressant. « Ça va pas la tête ! T’es folle ma pauvre fille… » Mon ton était clairement agacé ! Fallait avouer que se faire giflé, mise à part pour les jeux SM –jeux dont je n’étais pas adepte soyons clair !– c’était loin d’être agréable ! Je la regardais ce trainait jusqu’à la brosse des toilettes les sourcils fronçant, ceux-ci se redressant aussitôt lorsque j’avais compris son idée. « T’as pas intérêt à … » Trop tard. Elle l’avait fait. Je m’étais tourné de moitié pour ne pas la prendre en pleine gueule et elle avait ricoché contre mon épaule.

« Non mais t’es sérieuse là ? » Avais-je dit. Mon ton ayant dépassé celui de l’agacement mais n’ayant pourtant pas crié. J’étais en colère, ouais elle venait de dépasser une borne… Je boulais de l’intérieur pour ne pas lui en coller une à mon tour et aussi parce que c’était elle. Car oui ce point était important dans l’équation ! « J’ai parlé et tu m’as collé ta main en pleine gueule, c’était largement suffisante Naina ! » Je m’étais alors lever en me hissant sur mes mains, regardant l’indienne d’un regard dur. « T’as juste de la chance que j’te la fais pas bouffer ! » Avais-je craché en shootant du pied dans la brosse des toilettes pour la renvoyer sur elle. Je me penchant alors par-dessus la baignoire pour venir prendre le chiot dans mes bras, de toute façon j’étais déjà totalement trempé alors bon… Je tourne alors le dos à la jeune femme, la regardant en me tournant légèrement. « J’te laisse nettoyer ton merdier. »  Et sur ces mots j’avais quitté la salle de bain pour retourner sur la terrasse terminé de rincer se pauvre chiot qui n’y comprenait rien. Nous n’étions pas vraiment tendre dans nos façons de nous emmerder l’un et l’autre. Mais le coup de la brosse à chiotte, c’était le coup de trop ! Une preuve flagrante d’irrespect que je ne pouvais accepter, surtout pas de la part d’une amie. Ouais clairement, mon égo de mâle venait d’en prendre un coup et je lui en voulais !
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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Mer 14 Juin - 23:17


Donc pour résumer la situation, elle lui était tombée dessus, l’avait giflé et envoyé une brosse à toilettes pour s’assurer qu’il était bien vivant. Bien tout ça. Naina pouvait parfaitement comprendre la réaction d’Emilio face à la brosse à chiottes, mais lui devait également comprendre qu’elle voulait s’assurer de quelque chose. Un accident est tellement vite arrivée, et elle le savait parce que lorsqu’elle n’avait rien à faire elle lisait les pages wikipédia des morts les plus bêtes et tant mieux si c’était le cas de son colocataire, mais elle ne tenait pas à figurer sur une liste où un gars est mort en mangeant un melon. Même si à bien y penser, ça pourrait être un honneur et sûrement son meilleur accomplissement dans la vie étant donné qu’elle ne faisait de toute façon pas grand-chose de sa vie. Elle aller devoir se pencher sur la mort glamour qu’elle voulait avoir, et même sur son enterrement. Mais ça c’était un tout autre débat et ce n’était ni le lieu, ni le moment. « Je voulais vérifier un truc, et tu peux pas m’en vouloir de ça ! »  Le doigt levé qu’elle pointait dans la direction d’Emilio, elle le mettait presque au défi de contredire ce qu’elle venait de dire. Et de toute façon l’opération a été un franc succès étant donné que ni lui, ni elle n’étaient morts sur le sol de la salle de bain.

Elle poussa un petit cri d’effroi en esquivant de justesse la brosse qu’il la renvoyait, avant de se tourner vers lui un air choqué sur le visage. Ce que Naina oubliait souvent c’était que ce n’était pas parce qu’Emilio avait l’habitude de sa bêtise qu’il n’avait pas un degré de patience à ne pas franchir. Et visiblement, la brosse pour les toilettes faisait partie de ce degré de patience à ne pas dépasser. Une petite moue sur le visage, l’Indienne le regarda lui tourner le dos avec le chien dans les bras pour prendre la direction de la sortie en lui laissant le soin de nettoyer le bordel qu’ils avaient foutu. Lorsqu’elle fut seule, elle poussa un soupir pour constater qu’effectivement, ils avaient foutu une vraie pagaille, regrettant presque d’être encore vivante. Parce que ce à quoi n’avait pas pensé la Patel c’était qu’elle allait devoir prendre la serpillière pour éviter de risquer la crise cardiaque en glissant sur le sol trempé. « Bon… » Elle se leva difficilement de par terre et prit appuie sur le rebord de la baignoire en manquant par la même occasion de faire un grand écart. Pas aujourd’hui Satan, pas aujourd’hui. La jeune femme dû se rendre à l’évidence qu’elle était à présent seule pour s’occuper de la salle de bain et sans plus attendre avec toute la mauvaise foi du monde, elle se mit au boulot en épongeant le sol pour éviter une autre catastrophe. Elle rinça même la baignoire pour qu’il n’y ait plus aucune trace du passage du chien. Ca lui avait prit bien une quinzaine de minutes – parce qu’on ne va pas se mentir, elle avait surtout fait le minimum syndical pour dire qu’elle l’avait fait, autrement il y avait d’autres recoins de la pièce qui méritait son attention – et alla ensuite changer de vêtements pour en revêtir des secs.

L’Indienne descendit ensuite rejoindre Emilio qu’elle aperçu sur la terrasse avec le chien. Elle s’arrêta un instant à mi-chemin, se demandant si elle faisait bien d’aller dans cette direction ou si elle devait faire demi-tour. Est-ce qu’elle allait s’excuser de sa brosse à chiottes ? Non. Est-ce qu’elle allait se présenter devant lui comme si de rien n’était ? Il y avait de fortes chances pour que oui. De toute façon, il n’allait pas pouvoir faire la gueule bien longtemps, au fond (mais vraiment, vraiment, vraiment) au fond, elle savait qu’Emilio l’aimait trop pour la bouder. Sa serait ennuyante sans elle dedans et ce n’était pas lui qui allait dire le contraire. La jeune femme haussa les épaules en sortant de ses pensées et se dirigea en direction de l’Espagnol et une fois arrivée à sa hauteur, elle se posta derrière lui avant de lui tapoter l’épaule avec le bout de son doigt.  « Emilio ?  Emilio ?  Emilio… » Disait-elle en même temps que son doigt touchait son épaule. « Tu boudes ? Emilio ? Emilio ? Emilio ?... » Chiante ? Oui, surtout qu’elle était infatigable et que ça pouvait durer très longtemps, mais ça son colocataire le savait qu’elle était seulement une grande gamine.  

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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Lun 10 Juil - 20:38


 
 
Mear en tu cactus

Naina & Emilio

L’animal dans mes bras je descendais rapidement les escaliers pour aller me mettre sur la terrasse. Cherchant dans les poches de mon jean après avoir posé l’animal je lâchais un juron parce que je n’avais pas mes cigarettes sur moi. Je cherchais rapidement dans l’entrée puis la cuisine en quête d’un paquet et de mon briquet avant de finalement retourner dehors et m’asseoir de façon nonchalante sur l’un des sièges autour de la petite table présente. Nous mangions rarement ici, il fallait dire que le temps à Lakeview ne permettait que rarement des repas à la chaleur du soleil et en plein air. Mais là, c’était ce dont j’avais besoin après que l’indienne est finie de m’énervé en dépassant largement les bornes ! M’envoyer une brosse à chiotte en pleine gueule… Et puis quoi encore ? Elle me prenait pour son larbin ? Pour une merde ? C’était en tout cas l’effet que cela m’avais fait. Un électrochoc tout sauf agréable. Je collais nerveusement le filtre de ma cigarette entre mes lèvres penchant un peu la tête et couvrant la flamme du briquet avec ma main. Plus par réflexe qu’à cause du vent réellement. J’inspirais profondément en me détendant un peu plus sur mon siège, laissant glisser mes fesses sur l’assise et mon dos sur le dossier. Mes yeux que j’avais fermés quelques secondes s’ouvraient sur l’animal qui était en train de sautiller joyeusement autour de la table et de ma chaise. Je le suivais ainsi tout en tirant sur le filtre, avalant nerveusement la fumée blanche, la recrachant quelques secondes après en l’orientant vers le ciel, comme si même de ma hauteur le chiot pouvait la sentir et ainsi lui être nocif. Je laissais pendre ma main libre dans le vide, tirant sur l’autre chaise avec mon pied pour la rapprocher et ainsi croiser les jambes et y laisser déposer mes pieds.

L’animal se stoppait de jouer seule ou de courir après un insecte imaginaire pour venir lécher mes doigts, jouant un peu de ses doigts de lait sur la chair de mes mains. D’un geste j’essayais d’attraper la gueule de l’animal, mais plus rapide que moi -bien que c’était surtout que je le laisser gagner- il arrivait toujours à reculer et à esquiver mes actions. Le chiot se mettait alors à aboyer doucement après ma main alors que je la laissais inactive. Lui voulant encore jouer. Et soudain je l’agitais à nouveau. L’animal sautillait autour de moi jouant avec ma main, l’insouciance de la jeunesse qui me faisait sourire. Pourtant mon sourire ce perdait aussitôt que l’Indienne était apparue dans mon champ de vision, faisant remonté ce pourquoi je l’avais fait disparaitre de ma vue. Je m’occupais à tirer sur le filtre de ma cigarette, regardant l’animal plutôt que la jeune femme, même si je lui avais jeté un rapide coup d’œil lorsqu’elle s’était approchée. Ce n’est pas parce que je ne la regardais pas que je ne prêtais pas attention à elle, surtout lorsqu’elle s’était retrouvé dans mon dos et que je sentais son doigt venir titiller mon épaule en temps régulier alors qu’elle ouvrait enfin la bouche. Je levais les yeux au ciel tout en soupirant, récupérant ma cigarette entre mon index et mon majeur. D’un geste rapide j’attrapais fermement son poignet pour qu’elle stoppe, levant un peu la tête pour la regarder du coin de l’œil. « Arrête ça Naina. » Le ton de ma voix était calme, mais ferme. Forçant sur son poignet je la forçais à faire le tour et à venir s’asseoir sur mes genoux, pour pouvoir poser mes yeux sur son visage sans avoir à me tordre le cou.

Je gardais pourtant son poignet dans ma main, relâchant légèrement la pression et reculant un peu la tête pour tirer à nouveau sur ma cigarette. Fumée blanche qui s’échappait de mes narine et de ma bouche alors que je soufflais le tout, toujours dans le sens inverse d’elle par respect. « T’as dépassé ma limite Naina. » Je la regarde droit dans les yeux et lorsqu’elle ouvre la bouche pour répondre je grossis les yeux et lui fait un non de la tête pour qu’elle se la ferme. Même si mon ton est calme, il semble que ma colère soit suffisamment visible pour qu’elle n’ajoute rien. « La baffe, même si mon ego de mâle Espagnole ne prend un sacré coup, passe encore. Mais la suite n’était clairement pas nécessaire. Alors écoute bien, parce que je ne le répéterais pas une seconde fois. » J’avais l’impression d’engueuler mon gosse alors que je n’étais même pas père… « Ne recommence jamais ! Compris ? » Je la fixais attendant cette fois sa réponse.
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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Jeu 13 Juil - 4:26


Déterminée à ce qu’il réagisse, même si l’Indienne allait devoir passer toute la nuit à enfoncer son doigt dans son épaule, elle le ferait. De l’énergie elle n’en manquait pas et même si d’un point de vue extérieur elle trouvait ça déjà chiant de le faire, elle était sûre qu’elle trouverait la motivation nécessaire de continuer de poker Emilio du bout du doigt. Il ne réagissait pas mais sans même voir l’expression qu’affichait son visage, Naina savait qu’il était agacé. Cela faisait déjà des années qu’ils vivaient tous les deux et ils n’avaient pas besoin d’utiliser de mots pour se comprendre. Ici en l’occurrence, elle savait qu’il était agacé et peut-être même fâché, mais à quel point, ça elle l’ignorait. L’agacement de l’Espagnol se confirma lorsqu’il agrippa le poignet de la jeune femme pour qu’elle arrête de se servir de son doigt fin comme d’une pique qu’on plantait dans un morceau de viande. Malgré le ton de la voix d’Emilio, elle avait essayé de se libérer de son emprise en se tordant légèrement le poignet pour qu’il la lâche, mais comprit que ça ne servait à rien lorsqu’il serra un peu plus sa main. Il ne lui faisait pas mal – elle savait de toute façon que s’il y avait bien une personne qui ne lui ferait jamais de mal, c’était bien ce dernier – mais la sensation de quelque chose qui vous emprisonne le poignet en ne vous laissant que très peu de mouvement, n’était pas très agréable. Un soupir traversa ses lèvres tandis qu’elle faisait le tour de la chaise sur laquelle était assise Emilio (plus parce qu’elle était forcée de le faire que par volonté) avant de s’installer sur ses genoux.

Silencieuse, elle avait baissé la tête pour regarder la main que son colocataire avait autour de son poignet, attendant qu’il prenne la parole. Lorsqu’il reprit sa main, la première chose que fit l’Indienne fut de ramener son bras contre sa poitrine pour le masser légèrement, la tête toujours baissée. La voix d’Emilio se fait retentir, l’obligeant à lever la tête pour le regarder, et plongea son regard dans le sien. Les sourcils légèrement froncés, elle ouvrit la bouche pour essayer de se défendre, mais les gros yeux de l’Espagnol lui déconseillèrent de le faire alors qu’un autre soupire sortit de ses lèvres. Son ton était calme mais ferme et étrangement, ça ne plaisait pas à Naina qui aurait préféré qu’il hurle ou s’énerve contre elle, qu’il lui en colle une même, au pire. Parce que c’était en général de cette façon que les gens réagissaient lorsqu’elle laissait exprimer sa bêtise, ils s’emportaient contre. Mais avec Emilio c’était différent et il fallait croire que des années de vie commune ne lui avait pas encore suffit pour qu’elle le comprendre. Pour Naina, il était loin d’être un simple ami avec qui elle vivait, il était sûrement la personne la plus importante de sa vie et celle qui elle a le plus confiance. Il a été celui qui a tendu la main lorsque tout le monde lui avait tourné le dos, et en quelques sortes, celui qui l’a aidé à se reconstruire après qu’elle ait dû prendre son autonomie de façon précipitée. A ses côtés, l’Indienne avait grandit et ça, même si on pouvait émettre un doute sur son âge mental lorsqu’on la voyait agir parfois, et pourtant… Elle avait changé depuis qu’elle l’avait rencontré – en bien, elle l’espérait – et continuait encore de grandir à son âge, parce que visiblement, elle en avait encore besoin. Lorsqu’ils étaient dans la salle de bain, à aucun moment elle n’avait pensé que son geste prendrait de telles proportions. Sûrement parce qu’elle avait l’habitude stupide d’agir et de réfléchir ensuite. C’était exactement ce qu’elle venait de faire, elle avait agit et en voyant les conséquences, s’était mise à réfléchir à ce qu’elle avait fait. «  Hum. » Fit-elle, ne sachant pas si elle avait le droit de parler ou pas encore, et pour ne prendre aucun risque, elle sortit ce simple son.

Elle arrêta de masser son poignet et en guise de réponse, elle se contenta de passer un bras autour des épaules d’Emilio avant de blottir sa tête contre sa poitrine, tandis que sa main obligeait le bras de l’Espagnol à le passer autour d’elle. « Mais tu m’aimes toujours, pas vrai ? »  S’enquit l’Indienne sans lever la tête pour autant, parce que de savoir s’il l’aimait toujours était la seule chose qui l’importait réellement. Elle sursauta légèrement contre Emilio en sentant quelque chose lui toucher la jambe, se rappelant de l’existence du chien. « Faut trouver un nom à cette chose aussi. » Dit-elle sans changer de position.

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MessageSujet: Re: [Naina] #117 Mear en tu cactus   Jeu 20 Juil - 23:35


 
 
Mear en tu cactus

Naina & Emilio

J'avais compris il y a bien longtemps que de lever la voix sur la jeune femme n'était d'aucun effet. J'en venais même parfois à me demander ce qui pouvait bien lui en faire d'ailleurs. J'avais la sensation désagréable que les choses glissaient sur elle sans jamais la percuté réellement. Pourtant le temps forçait a constaté que cela avait quand même dû lui faire quelque chose, puisqu'elle avait grandi. De mon point de vue elle avait grandi en tout cas. Elle n'était plus cette jeune femme apeurée et sans aucun repaire. Elle avait réussi à se poser, évoluer. Prendre confiance. Peut-être trop même... sûrement ! Pourtant, dans des instants comme celui-ci, j'avais l'impression de faire face à une enfant. Mais c'était ce qu'elle était. Une femme enfant. Encore que, je n'étais pas mieux. J'étais moi-même un éternel gamin, ma femme ayant réussi à me donner un semblant d'autorité, mais cela avait disparu avec elle... Après avoir saisi son poignet je la forçais à venir s'asseoir sur mes genoux. Telle une aiguille elle avait bien tenté de m'échapper, mais j'avais resserré ma prise.

Flirtant toujours avec la limite, pour ne pas la brutaliser. Pour ne pas lui faire mal. C'est pour cette raison que dès l'instant où elle était assise je l'avais lâché. La libérant de mon emprise. Elle aurait pu s'en aller, se lever, m'en vouloir. Je la regardais se frotter le poignet alors qu'elle avait la tête basse. Et c'est ce moment que j'avais choisi pour lui dire. Comment elle m'avait blessé. Pas physiquement, pas verbalement non plus. Mais elle avait touché mon égo. Elle m'avait fait me sentir comme une simple merde. Alors qu'il me semblait que pour elle j'étais plus qu'il simple étranger à qui on balance une connerie. Il me semblait même que j'étais plus qu'un simple ami ! En tout cas pour moi, elle était autre chose. Une chose qu'il était difficile de qualifier. Tellement que je me demandais même s'il existait un mot pour cela. Car pour moi elle était tellement des choses à la fois... elle faisait partie des femmes de ma vie. L'une des rares avec laquelle j'avais passé une bonne partie de ma vie. La première était ma mère, puis ma femme. Et elle était entrée dans ma vie peu après, pour ne jamais en ressortir. Et compte tenu de ce que je lui devais, la dette énorme qui pourtant n'était pas l'unique raison de ma présence. Mais c'est pour toutes ces choses, que j'avais décidé de l'aider. Une aide dont elle n'avait sûrement même pas conscience et pourtant...

J'étais surpris lorsqu'elle avait glissé son bras autour de mes épaules avant de venir contre moi. Ce n'était pas le genre de geste dans les habitudes de la jeune Indienne. Je ne disais pourtant rien, la laissant faire, mes bras toujours sur les accoudoirs, ma main gauche maintenant ce qu'il restait maintenant de ma cigarette qui avait fini de se consumer seule. Je baissais un peu le menton, venant poser le bas de mon visage dans les cheveux de la jeune femme alors que ma main libre venait compléter cette étreinte maladroite. Un léger éclat de rire venait traverser ma gorge a sa question. « Il faudrait être fou pour t'aimer. » Oui elle était parfois chiante, souvent même voir tout le temps. Mais aujourd'hui je ne voyais plus ma vie sans elle. Qui irais-je emmerder ? Dans les cactus de qui irais-je pisser ? C'était un fait, j'aimais cette femme avec toutes ses qualités, comme ses défauts. Je glissais mes doigts jusqu'à son menton que je venais doucement relever pour la regarder dans les yeux. Mes yeux scrutant son visage, alors que je la trouvais belle. Elle avait des défauts, mais celui-ci n'était pas le sien, car elle était une très belle femme. A mes yeux elle était même la plus belle Indienne de toutes celles que j'avais croisées jusqu'à maintenant. « Mais encore plus de ne pas le faire Naina. » Je déposais un baiser sur son front, me reculant pour la voir de nouveau alors que mon pouce venait doucement caresser sous son menton. Je la laissais revenir contre moi, caressant maintenant distraitement son dos de mes doigts, mon mégot écrasé en sécurité dans le creux de ma main. Je sentais le sursaut de la jeune femme contre moi, je baissais le regard pour voir le chien. Alors qu'elle évoquait soudain le désir de lui trouver un nom. Un sourire venant étirer mes moustaches. « On le garde alors ? » Demandais-je à Naina tout en me détendant sur ma chaise, mon dos glissant un peu sur le siège en même temps que mes fesses. La présence de la jeune femme sur mes genoux n’y posant aucun problème. « Et si quelqu’un vient le réclamer ? » Mes yeux visaient le sol pour tenter de voir l’animal qui semblait s’être allongé entre mes pieds et ceux de la jeune femme.
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[Naina] #117 Mear en tu cactus
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