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 [Jed] Lay My Body Down

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MessageSujet: [Jed] Lay My Body Down   Mer 24 Mai - 1:09

1er Mai 2017






Lay My Body Down
Jedia
Allonger sur le lit d’Angel, mes mains reposaient sur mon ventre tandis que je fixais le plafond. La pièce était silencieuse. La maison ne l’était jamais autant pour être franche. Deux mois que mes cartons envahissais l’espace de vie du grand blond qui m’avait accueillis à bras ouvert lorsque je m’étais retrouvé à la rue un peu du jour au lendemain. J’aurais pu retrouver un appartement bien plus tôt. Bien que je ne l’avais pas encore trouvé pour être franche. Je ne savais pas vraiment ce que j’attendais pour le faire. Peut-être le fait que je n’avais jamais vécue seule. J’avais quitté le cocoon familial pour vivre avec Nolan. Après avoir quitté Nolan j’avais emménage dans la maison face à celle-ci et lorsque j’avais à nouveau fait mes cartons, ça n’avait été que pour traverser la rue et venir vivre quelques jours par mois dans une maison pleine de gens. Surement que j’avais peur de cette solitude qui m’attendais en prenant un appartement. Surtout que mise à part le souci d’encombrer Angel même si je n’avais pas vraiment beaucoup d’affaires, je passais plus de temps en Arizona ces derniers temps. Mais le problème de mes cartons pouvait être réglé en mettant mes cartons dans un garde meuble en attendant. C’était indéniable, le temps passé loin de cette ville me faisait un bien fou. Plus encore les jours ou Jed venait me voir à Tucson. Je soupirais en pensant à lui, me retournant pour me retrouver sur le ventre, remontant un peu par la même occasion pour agripper l’un des oreillers que je coinçais entre mes bras tout en le serrant. J’enfouissais mon visage complètement dans le molleton, fermant les yeux. Ayant quelques scènes des moments passer avec Jed qui défilait sous mes yeux. Un constat plus que flagrant qui s’imposait à moi depuis qu’il était entré dans ma vie. Même si ça avait été d’une façon bien étrange. Si l’on m’avait dit il y a cinq mois que je tomberais amoureuse de cet homme qui m’avait balancé du popcorn alors que je ne connaissais encore rien de lui, je ne l’aurais tout simplement pas cru. Même si dès ce premier jour, il avait bouleversé tout mon être. Bien plus que je n’avais voulus l’admettre.

Un autre constat que je pouvais faire. C’est que depuis que je connaissais Jed, j’avais moi-même changé. Il m’aidait à être celle que j’aurais dû être depuis un moment. J’avais compris qu’il avait su voir ce que d’autre n’avais jamais vu, pas même moi ! Le chemin était loin d’être fini. Il restait encore beaucoup de montagne entre moi et la ligne d’arrivée. Mais la vie quant à elle, m’avait enseignée la patience. Peut-être aussi que rien n’arrivais par hasard. Je me retournais une nouvelle fois, me retrouvant avec des mèches rousses sur le visage qui je tentais d’abords de chasser en soufflant dessus. Mais il arrivait un moment ou mon souffle n’avait plus aucun effet sur elles, je levais alors la main pour dégager mon visage. Je tournais légèrement les yeux pour voir l’heure qu’il était. Dix-sept heures trente. Les Black allaient commencer à rentrer un a un, ou peut-être pas en fait… Je me levais du lit portant aussitôt mes mains jusqu’à mes cheveux, venant les nouer dans une queue de cheval grossière à l’aide de l’élastique que j’avais gardé à mon poignet. Je regardais à travers la vitre la maison d’en face. Vide, inanimée. Maxym avait disparue de la circulation, Jane plus ou moins aussi. Un pincement au cœur venait réveiller ce sentiment que j’arrivais à éloigner chaque jour un peu plus. Les pleures avaient fini par laisser place à un sentiment de résignations. J’avais eu l’espoir qu’elle revienne… au début ! Trois mois que j’étais sans nouvelles d’elle et dans le fond, une petite voix dans le fond de mon cœur avait finir par naitre pour me dire que c’était surement mieux ainsi. Il fallait croire que toute chose avait une fin un jour. Je tournais mes yeux sur la maison d’à côté. La sienne. Même si j’avais mis du temps avant de savoir qu’il était juste-là sous mon nez. Un mouvement dans le salon avait attiré mon attention. J’avais fixé l’endroit sans ciller, n’étant pas sûr que ce ne soit pas le chat de la maison qui avait bougé de place. Je baissais un peu le regard pour poser mes yeux sur la nouvelle voiture du blond, me signifiant clairement sa présence. Un sourire venait alors étirer la commissure de mes lèvres alors que je me détournais de la fenêtre pour aller fouiller dans l’un de mes cartons, trouvant un jean et un débardeur à enfiler pour délaisser mon pyjama. Car oui, depuis que je venais dormir chez Angel, je m’étais sentie obligée d’acquérir des pyjamas pour ne pas me balader en petite tenue dans la maison.

Il ne m’avait pas fallu longtemps pour enfiler une paire de chaussure et traverser la rue pour me retrouver à présent devant sa porte d’entrée. Je grimaçais à présent, sortant mon téléphone de la poche arrière de mon jean, me demandant soudain si je n’aurais pas dû lui envoyer un message avant de débarquer comme ça devant sa porte. Je me tordais un peu la bouche, le temps de quelques secondes, pour finalement lever la main jusqu’à la sonnette. Bien que je me demandais si je ne devais pas lui envoyer un sms malgré tout, juste au cas où. Finalement je haussais les épaules replaçant mon téléphone dans la poche arrière de mon jean, attendant qu’il se bouge le cul pour m’ouvrir. Au pire s’il ne le faisait pas, j’avais toujours l’option de la porte de derrière.


 

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MessageSujet: Re: [Jed] Lay My Body Down   Mer 24 Mai - 18:09

Lay My Body Down
Olivia & Jed

Jed a horreur des rendez-vous inutiles et celui dont il sort en ce début d’après-midi en est clairement un. Il comprend bien l’utilité de le tenir informé de l’avancée de l’enquête, de son statut et surtout de sa suspension - provisoire et qui, pourtant, à l’air de devenir permanente -, mais si c’est pour lui dire qu’y a rien de nouveau, à quoi bon ? Ça a le don de le foutre en rogne, pourtant il est pas aussi énervé qu’il le voudrait quand il regagne sa caisse et pas seulement parce qu’il y a encore l’odeur du cuir neuf qui traine dans l’habitacle. Néanmoins, faut pas lui demander pourquoi il est pas au bord du suicide ou du meurtre, parce que lui même en sait foutrement rien, mais Jed essaie de positiver. On va quand même pas se mentir; ne plus avoir son insigne autour du cou, ou son arme à la ceinture, c’est plus qu’un coup dans son ego, c’est une entaille à sa confiance en soi. Ça l’empêche pas de trouver le moyen de foutre son nez dans les affaires du poste, de filer un coup de main à Paddy quand ce-dernier l’appel tard, en sortant du boulot, pour une information. Ou même de travailler à côté. Ça laisse néanmoins un vide, parce qu’il a encore le réflexe de chercher autour de son cou, la chaine significative à laquelle pend son badge de la police, sauf qu’à chaque fois ses doigts se referment sur du vide.
De retour à sa bagnole, il attend quelques instants jusqu’à ce que Paddy déboule, un dossier entre les mains qu’il lui remet, non sans le mettre en garde des répercutions sur eux deux. Y en a qu’un qui risque vraiment gros, pour Jed il a déjà sa part d’emmerdes sur le dos, alors un truc de plus ou de moins, ça changera pas grand chose à son cas. C’est ce qu’il lui manque à son dernier cas, même si ça fait déjà bien plusieurs semaines qu’il sait vraiment tout ce qu’il a à savoir, sans oublier les preuves. L’ennui c’est qu’il sait pas tellement quoi en faire et c’est ce qui aurait tendance à troubler sa paix intérieure factice; d’ordinaire, quand il résout une enquête, il lui suffit de faire remonter et de laisser le dossier se boucler tout seul. Mais là, il peut pas vraiment se planter devant son chef, comme une fleur et lui faire comprendre qu’il a rouvert une vieille enquête, par sa propre volonté et sans demander l’avis de personne.

La porte d’entrée claque dans son dos, son regard qui se pose sur le chat qui l’attendait visiblement dans le hall; pire qu’un clébard celui-là, surtout depuis qu’Ellie n’est plus là. Il ose pas vraiment l’admettre, mais ça fait vide. Jed a beau avoir râlé un nombre incalculable de fois contre elle, ses crises et ses bavardages inutiles donnaient plus ou moins vie à cette baraque. Certes la décoration est toujours la même mais ça reste quelques murs et des meubles, quelques poils de chat, une veste sur le dossier d’une chaise et des documents sur la table basse. Pour l’étincelle, pour la vie, autant se rendre à un enterrement, c’est clairement plus festif que de trainer chez Jed. Sans vraiment prendre le temps de réaliser la chose, il attrape la télécommande de la télé, pour palier au silence par les moyens du bord, l’écran qui s’allume sur une chaine au hasard, sans qu’il y prête attention plus que ça, son regard qui détaille chaque ligne du papier qu’il tient, le courrier du jour qui finit sur la table du salon.

Merde, ça le fait chier. Sérieusement. Cette hésitation latente, chez lui, c’est pas habituel, surtout que ça le pousse presque à sauter de joie quand il entend frapper à la porte. Sa main sur la poignée du frigo, alors qu’il s’apprête à récupérer un truc à boire, il détourne son attention pour rejoindre l’entrée et ouvrir. « Olivia ? » Pour le coup c’est réussi; elle est parvenue à le surprendre, parce que c’est clairement la dernière personne qu’il s’attendrait à trouver là, debout sur son paillasson. Il a pas le temps d’en placer une que le chat lui passe entre les jambes pour venir frotter ses moustaches contre les chevilles de la jeune femme; y en a au moins un qui a l’air de se montrer un peu plus enjoué par cette irruption que l’autre. Sans bouger, bloquant l’accès à la maison, Jed tourne légèrement la tête pour observer les papier qui s’amoncellent sur la table basse, visiblement dérangé. « Attends. » Et non, vous rêvez pas; il lui ferme la porte au nez pour retourner dans la pièce principale, réorganiser rapidement le bordel qu’il glisse dans un dossier pour poser le tout sur la table de la cuisine, oubliant un papier qui s’est glissé sous le canapé. Un regard sur la pièce, il cherche le chat deux secondes avant de comprendre que ce crétin a du rester dehors avec l’invité surprise. Rouvrant la porte, il retrouve effectivement le moustachu collé à la jolie rousse. « Tu veux boire un truc ? » Et sans lui proposer quoique ce soit, il lui indique la cuisine d’un mouvement de tête; la galanterie ne l’étouffe toujours pas, même si y a un léger progrès. Et il se plante là, devant elle, une main sur sa nuque, comme pour attendre les raisons qui l’ont poussé à venir ici, chez lui. Une première, faut le souligner. Jed reçoit rarement des gens, pour ne pas dire jamais, aussi on peut pas dire qu’il sache vraiment comment se comporter.. Même si le fait que ce soit Olivia rende la chose plus.. agréable.

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“The reason it hurts so much to separate is because our souls are connected. Maybe they always have been and will be. Maybe we've lived a thousand lives before this one and in each of them we've found each other. And maybe each time, we've been forced apart for the same reasons. That means that this goodbye is both a goodbye for the past ten thousand years and a prelude to what will come..”
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MessageSujet: Re: [Jed] Lay My Body Down   Mer 24 Mai - 21:41




Lay My Body Down
Jedia
Il faut bien le reconnaitre, au moment où je pose les yeux sur sa maison et que je décide de traverser la rue sans le prévenir avant, je ne réfléchis pas vraiment. Mon corps surtout poussé par mon cœur qui au finale à juste envie de le voir. Ce n’était pas comme si c’était lui-même qui m’avais petit à petit poussé a écouter cette fameuse voix là dans le fond et à faire ce don j’avais envie, plutôt que ce que l’on attendait vraiment de moi. Parce que je doute clairement qu’il s’attendait à ce que je débarque devant sa porte de cette façon. Bien que dans le fond, j’aie toujours l’impression de le connaitre bien moins que lui ne me connaissait. C’était quelque peu frustrant, mais dans un sens, j’arrivais à l’accepter. Ayant compris depuis un moment qu’il ne fallait pas que les devants soient pris par moi, mais bien par lui. S’il faisait le pas, il semblait bien moins effrayé que si cela venait de moi. Autant le laisser aller à son rythme, maintenant qu’il avait laissé entendre que tout n’étais pas impossible, qu’il pouvait y avoir l’espoir d’une suite. Bien qu’il faut quand même l’avouer ! Il y a encore un mois ou deux, je n’aurais pas débarqué de cette façon chez lui. C’était même la première fois. Mais dans le fond, il n’était pas le seul à pouvoir faire des petites surprises !  

Le doute revenait pourtant une fois devant sa porte et je me demandais si je n’avais pas fait une connerie en me pointant sans l’avertir avant. Je sortais le téléphone de la poche arrière de mon jean déverrouillant l’écran dans l’attention de lui envoyer un sms, pourtant plus je regardais ce téléphone et plus j’avais envie de garder mon action aussi spontané, ne pas gâcher mon initiative à coup de sms juste pour rassurer cette petite voix qui me crie de ne pas faire ça juste par sécurité. Je replace mon téléphone à sa place, attendant sagement que la porte s’ouvre devant moi, pensant déjà à l’utilisation de la porte arrière s’il n’ouvre pas celle-ci.

Je lève les yeux sur le blond au moment où il m’ouvre, surpris de me voir et son chat qui lui glisse déjà entre les jambes pour venir frotter ses flans contre mes chevilles. Mon regard qui a jusque-là suivis le mouvement rapide du chat pour venir me souhaiter la bienvenue, remonte sur le visage de Jed et le moins que l’on puisse dire, c’est que sa réaction n’est pas du tout celle à laquelle je m’attendais. Il referme la porte aussitôt sur moi, me laissant sur le palier avec le chat. J’entrouvre la bouche comme pour dire quelque chose, surprise. Puis, je la referme avant de baisser le regard sur le chat qui s’acharne sur mes chevilles pour que je porte enfin mon attention sur lui. « Oh moins toi t’as l’air plus heureux de me voir que ton maitre. » Je me penche en avant pour venir placer mes mains derrières les épaules de l’animal, le soulevant dans les airs pour venir le câliner dans mes bras. D’une main je viens grattouiller l’une de ses oreilles alors qu’il se met à ronronner contre ma poitrine tout en fermant les yeux. « Beh alors p’tit père, t’es en manque d’affection ? » Je rigole alors qu’il ouvre les yeux pour me regarder, les refermant presque aussitôt, alors que l’on peut clairement sentir le bien-être que je lui donne en le caressant. « J’te rassure moi aussi. C’pour ça que j’suis là. » Dis-je à l’animal en chuchotant, comme s’il n’y avait pas lui et moi.  Je tendais un peu le cou pour venir déposer un bisou sur le sommet du crâne du chat qui frottait d’un coup sa tête contre mon menton.

La porte s’ouvre de nouveau devant moi, laissant place au visage du blond qui ne m’invite pas vraiment à entrer, mais me demande au moins si je veux boire quelque chose en me laissant entrer. « Proposé si gentiment. » Je lui souris avant me pencher vers le sol pour relâcher l’animal dans la maison et lorsque je marche enfin pour entrer, il m’emboîte le pas, restant près de mes pieds. Je me dirige vers la cuisine tirant l’un des tabourets pour mis asseoir aussitôt, parfaitement à l’aise. On pourrait croire que j’ai l’habitude de venir ici. Dans le fond, ces derniers temps j’ai passé autant de temps ici que chez Angel c’est vrai, mais disons que le fais que ce soit chez lui, m’a surement mise à l’aise très vite. Même si clairement la déco laisse à désirer, mais je ne peux pas vraiment lui en vouloir. Après tout la chambre d’Angel n’est pas mieux décoré… Je le regarde aller jusqu’au frigo, glissant mon coude sur l’ilot centrale et venant poser ma tempe contre la paume de ma main, sourire qui n’a pas quitté mes lèvres. « Un sex and the beach s’il te plait ! » Je me redresse d’un coup comme si j’avais quelque chose d’important à lui dire et que je venais seulement de m’en souvenir. « N’oublie pas la rondelle d’orange. » Je me mords la lèvre inférieure en le regardant, surtout pour ne pas rire face au regard qu’il me lance, la porte du frigo toujours ouverte et sa main qui n’a pas lâchée la poignée. Quoi il n’y avait pas que lui qui pouvait être un petit rigolo … « C’que tu veux… » Je soupirais finalement en levant les yeux au ciel tout en me tournant pour me mettre correctement sur mon tabouret, le chat profitant de mon mouvement pour sauter sur mes genoux, manquant presque de se rater ! J’avais juste eu le temps de porter ma main sous ses fesses pour l’aider avant qu’il ne m’arrache la moitié de la cuisse avec ses griffes pour se retenir de tomber. Et je parlais de vécu … L’animal venait ronronner alors que je baissais mon visage vers lui mon nez touchant presque sa truffe, prenant sa tête entre mes deux mains et grattant sa gorge de mes ongles. « En voilà au moins un qui a l’air content de me voir ! Hein mon beau. » La phrase était bien évidemment dite à haute voix, plus pour le chat que pour le blond.


 

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MessageSujet: Re: [Jed] Lay My Body Down   Lun 29 Mai - 11:27

Lay My Body Down
Olivia & Jed

La surprise de trouver Olivia devant sa porte le laisse, quelques secondes, pantois alors qu’il referme sur elle sans la laisser entrer, un regard étrange sur la pièce principale sans comprendre ce besoin soudain, impérieux, de lui cacher des choses. Jed aimerait dire que c’est simplement parce qu’il tient à son intimité, à son jardin secret, que bien que les choses, entre eux, aient pris une tournure à laquelle lui-même ne s’attendait pas vraiment, il n’est pas encore totalement prêt à la laisser faire son nid dans la mélasse qu’est sa vie.. Mais c’est plus compliqué que ça, c’est plus égoïste. Un mélange particulier d’instinct de survie, de besoin de sur-protection à son attention, mais aussi de crainte. Ça l’étonne même de ressentir cette dose brûlante de panique, ou de stress, qui vient chauffer son sang, à la limite de l’ébullition, tandis qu’il jette un regard rapide sur le bordel ambiant si on peut appeler quelques papiers sur une table un « bordel ». Lui qui était persuadé que son besoin pathologique d’organisation venait simplement du fait qu’Ellie appréciait de vivre dans le chaos, ses fringues qu’il visualise encore parfaitement en train de traîner partout, mais même pas. Dans sa solitude extrême, depuis qu’il hante la baraque de sa seule carcasse, Jed est incapable de laisser le foutoir dans une pièce plus de deux jours, voire parfois plus d’une heure. A l’image de son bureau au poste qui est ordonné de manière bien spécifique, au point qu’on lui colle l’étiquette du type atteint de TOCs, la maison est étrangement bien rangé; ça la rend presque impersonnelle. A croire que personne ne vit vraiment ici et c’est peut être vrai. Depuis sa mise-à-pieds, Jed a passé plus de temps sur la route, à faire des aller-retour entre les Ètats, parfois dans l’unique but de rendre visite à Olivia pendant un déplacement. Et même quand il est ici, il ne donne pas vraiment l’impression d’y être. Sentiment renforcé par le fait qu’il ait été rétrogradé en attendant le verdict, ce que lui rappelle méchamment l’uniforme de police qui est posé dans l’entrée, sur le meuble, à côté de ses clefs et de quelques enveloppes qu’il n’a pas encore trouvé le courage d’ouvrir. Des factures pour la plupart, des résultats d’analyse ou encore une lettre d’Ellie qui doit, encore, le supplier de revenir la chercher. Ça tourne en boucle dans son crâne, pourtant la seule chose qu’il retient pour l’instant, c’est qu’Olivia est là, devant sa porte, avec Le Chat - de son prénom, parce que malheureusement Jed a suffisamment déteint sur Ellie pour qu’elle ait le même talent foireux de trouver des noms de merde aux animaux -, et qu’il a le sentiment presque viscéral de devoir lui cacher quelque chose. Alors il s’empresse de ranger, maladroitement, sans vraiment faire attention à ce qu’il fait, uniquement pour débarrasser le plus gros et revenir à la porte avec son air détaché presque pathologique.

S’appuyant contre le mur, pour laisser Olivia passer avec le gros chat, parce qu’il faut être sincère, depuis qu’ils sont seuls tous les deux, Jed a tendance à trop le nourrir cet animal. Il ne l’admettra surement pas de vive voix, par fierté, mais e grand blond s’est fortement attaché à cette bête, même s’il reste surement l’animal le plus con de la planète; si bien que des fois il en vient à se demander si c’est vraiment un chat, étant donné que ses réactions et son comportement portent régulièrement à confusion. Peut être que la connerie maladive du maître déteint sur le comportement naturel de l’animal, allez savoir. D’un signe de main, il fait signe à la jolie rousse d’entrer, farfouillant le meuble d’entrée pour dénicher une cigarette, rouvrant la fenêtre du salon en passant devant. D’ordinaire, c’est là que Chat vient se lover, surtout quand le soleil a bien chauffer la pierre et que l’ombre lui permet d’avoir la température idéale pour somnoler; excepté qu’il semble avoir trouver plus confortable en la personne d’Olivia. « Prends pas trop tes aises. » Qu’il siffle entre ses dents, la clope coincée entre ses lèvres, en regardant le moustachu qui relève le nez vers lui, ayant visiblement compris que son maître l’interpellait.

Secouant la tête, Jed fouille un tiroir de la cuisine pour trouver une boite d’allumettes et en craquer une, pour fumer sa première clope de la journée; comme quoi y a des efforts de faits, même sur sa propre santé. Quoiqu’on ne dira pas qu’en réalité c’est simplement qu’il n’a pas encore eu le temps de s’en griller une. Ça l’occupe le temps qu’elle s’installe, sans qu’il n’ait vraiment besoin de lui présenter les lieux, c’est pas comme si elle ne les connaissait pas. La seule différence, c’est qu’en général, c’est Jed qui lui dit quand elle peut venir.. Alors le fait qu’elle soit là de son propre chef, ça lui donne une sensation étrange qu’il ne sait pas tellement dans quelle case placer. S’appuyant contre le meuble de la cuisine, Jed la regarde un moment, en souriant à moitié à sa réflexion. « Ça risque d’être difficile à trouver, la plage, mais ça peut s’arranger. » On passera sur le fait que le sable, dans le caleçon c’est loin d’être agréable, mais si y a que ça, il est prêt à faire un effort.

Haussant les épaules, même si la blague le fait visiblement sourire, il se penche un peu pour une vue d’ensemble sur l’intérieur du frigo, appuyant le bras sur la porte et relevant la tête pour la dévisager en soupirant. « Je vois que t’es en forme. » Moqueur, il finit par sortir les diverses boissons qui s’entreposent dans son frigo. De l’eau, plate et gazeuse, un fond de jus d’orange, un fond de limonade et une bière, en récupérant une seconde qu’il garde pour lui, cherchant un décapsuleur sur le plan de travail. Son regard retombe sur le chat, visiblement bien décidé à l’emmerder en collant Olivia. Soupirant, il hausse les épaules. « C’est un mâle, il est en manque de gonzesses dans le coin.. Méfies toi. » Ce qui réveille une question existentielle; est-ce qu’il l’a fais castrer quand Ellie l’a adopté.. Pas sûr, faudrait qu’il retrouve les papiers. Néanmoins en contournant l’ilot central, pour aller chercher un cendrier sur la table basse, Jed passe près d’Olivia pour lui relever le menton et déposer un baiser léger sur ses lèvres, mélange désagréable de bière et de tabac. « Désolé si je remue pas la queue ou que je frotte pas mes poils contre toi. » Ça le fait sourire alors qu’il revient dans la cuisine, appuyant ses avant-bras sur le meuble, observant le duo que forme Olivia et le Chat. Pendant quelques secondes, Jed se demande même si le matou essaie pas de le rendre jaloux en frottant sa gueule contre la poitrine de sa copine. « Tu veux manger ici ? » Ce soir ? Rester dormir aussi ? Il a comme le sentiment qu’il devrait lui demander, voire même l’interroger sur sa journée, comme n’importe quel type engagé dans une relation, mais Jed en est encore à prendre ses marques. Baby steps. Son regard reste bloqué sur elle alors qu’il avale une gorgée, la clope qu’il secoue légèrement au-dessus du cendrier, en attendant.

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MessageSujet: Re: [Jed] Lay My Body Down   Mar 30 Mai - 0:37




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La scène semble si familière. Pourtant, elle est récente. Moi entrant chez Jed alors qu’il me fait la place en se collant contre le mur avant de finalement chercher dans le meuble je ne sais quoi, mais il fait suffisamment de bruit pour que je me retourne sur lui histoire de voir ce qu’il fait. Mes pas me mènent jusqu’à la cuisine qu’il m’a indiqué. Je m’installe sagement sur l’un des tabourets alors qu’il remue chez lui. C’est quelque chose d’encore troublant pour moi, de faire partie de sa vie comme ça, par fragment. Ce n’est pas quelque chose qui me déplait, il faut bien le reconnaitre. Mais c’est ce sentiment de ne toujours rien vraiment connaitre de lui. Me donnant l’impression de partager à présent la vie d’un pseudo inconnu. Même si dans le fond c’était stupide, puisque je savais que je n’avais pas besoin des brides de son passé pour l’aimer. La mise en garde du blond envers son chat me fait rire il faut bien le reconnaitre. Je ne sais pas vraiment comment l’animal se comporte avec son maitre lorsque je ne suis pas là, puisque dès l’instant où je fais irruption dans la maison, ce chat semble s’évertuer à me suivre partout où je vais et surtout à vouloir que je le caresse en devant parfois lourd. Mais forcé de constater que dans le fond, je l’aimais bien son chat !

Je regarde le blond sortir une boite d’allumette de l’un de ses tiroirs, en grattant une pour venir allumer sa cigarette. L’odeur du tabac qui s’allume se diffusant dans la pièce, parvenant jusqu’à mes narines que je plisse un peu l’espace d’un instant. Je n’ai jamais aimé l’odeur du tabac et de la cigarette. Mais bizarrement, venant de lui c’est devenu un peu plus tolérable pour moi. Même si clairement après avoir tenté d’essayer de fumer, en présence du blond qui plus est, ce n’était clairement pas pour moi ! Puisqu’il m’avait proposé quelque chose à boire, je le regardais, sourire pendu aux lèvres alors que je lui demandais un cocktail. Cocktail qui n’avait d’intéressant que le nom au passage. C’était bien quelque chose que je ne buvais jamais, mais le nom n’était pourtant pas choisi au hasard.  Mon sourire le lui prouvant, surtout que je savais parfaitement qu’il ne se donnerait pas autant de mal pour me servir un cocktail. Mes yeux descendaient quelques secondes sur le demi-sourire qu’il affichait tout en me répondant. « La plage c’est qu’un détail, le plus important c’est le reste ! » Ce petit jeu qui m’amusait depuis que nous étions devenus un couple. Ça n’avais pourtant été que des mots et pourtant l’effet sur moi avait été notable, rendant mon besoin de lui encore plus profond. Décuplant également mon appétit de lui. Parfois mes hormones m’exaspérait tellement… j’avais l’impression d’être redevenue une adolescente que ses hormones travaillaient chaque fois qu’elle voyait le garçon qui lui plaisait. Sauf que là c’était pire, parce que je pouvais l’avoir et que son appétit à lui semblait sans limite non plus. « Et puis le sable ça gratte et ça a tendance à ce foutre là où on en a pas besoin… » Dans le fond, c’était par le sexe que ça avait commencé et c’était surement la seule chose qui ne donnait pas l’impression d’avoir changé. Bien qu’encore une fois, c’était une réflexion stupide, puisque concrètement, mise à par nous voir encore plus qu’avant et le fait de ne pas trop savoir l’un et l’autre ou cela va nous mener, rien n’a réellement changé.  Il faut bien le reconnaitre, notre naturel a plutôt tendance à rester à sa place.

Lorsqu’il se penche dans son frigo je me place correctement sur mon siège, le chat profitant de l’occasion pour venir se percher sur mes genoux. La surprise du blond de me voir devant sa porte et surtout le fait qu’il l’ai refermé au nez ne m’ayant pas échappé, bien qu’une autre que moi l’aurait surement pris bien plus mal que moi, je me contentais de le faire remarquer à son chat qui ronronnait contre ma poitrine en ci frottant. Manquant plusieurs fois de tomber de mes genoux, son gabarit ne lui permettant pas de tourner sur moi à l’infini. Je tournais les yeux vers Jed, un sourire sur les lèvres lorsqu’il répondait que j’étais en forme. J’avais plutôt tendance à dire que c’était une bonne humeur devenue presque naturel depuis quelques semaines. « Inscrits le sur adopte une chatte ça le calmera ! » Je hausse les épaules mes yeux passant du chat à Jed, le plus sérieusement du monde. Je ne savais pas si ce site existait, mais vu les conneries qu’il était possible de trouver sur le net, je n’aurais pas parié sur le fait que c’était une chose introuvable. « Ou alors il est simplement en manque de câlin ce petit chat. » Je me redressais stoppant mes caresses sur l’animal qui s’acharnait à présent sur ma main pour que je reprenne mes caresses sur lui. Mon regard sui le blond qui passe près de moi relevant mon menton dans sa direction pour venir poser un baiser sur mes lèvres. L’odeur de sa cigarette mélangé à sa bière qui me laisse un gout dégueulasse dans la bouche, même si c’est bref et même si c’est plus psychologique qu’autre chose. Je rigole à ses mots, continuant de le regarder alors qu’il quitte la cuisine, pour revenir aussitôt. « Pour les poils c’est pas grave, mais ça m’dérange pas que tu remues de la queue contre moi. » Je plante un air faussement innocent sur mon visage, retenant un sourire en me mordant la pulpe de ma lèvre inférieure. Dans un soupire d’aise, j’étire doucement mes bras au-dessus de ma tête tout en regardant Jed qui est venu s’appuyer sur le meuble. Question qui me fait sourire doucement alors que je termine de m’étirer, reposant mes sur mes genoux et le chat qui se remet à tourner comme un dingue sur moi pour que je le gratte. Son comportement qui me fait penser à une véritable pute qui cherche un client, seulement je suis déjà lasse de lui. Faut quand même pas se tromper sur ce que je suis venue faire ici, le roux n’étant clairement pas la raison de ma présence ici.

« Si j’te dérange pas, pourquoi pas oui ! » Après tout, je ne veux pas non plus lui forcer la main, déjà qu’il n’a pas vraiment eu de peine à cacher sa joie en me voyant devant sa porte. Je ne voudrais surtout pas foutre son programme en l’air pour le reste de la journée. D’une poussée sur les fesses du chat, je lui faisais clairement comprendre que je voulais qu’il descende de mes genoux. Je me levais pour me saisir de la bouteille d’eau plate, le secouant un peu en le regardant. « Verres ? » Demandais-je simplement, alors que je lui tournais le dos lorsqu’il m’avait indiqué le bon placard en me le pointant du doigt. Je prenais un verre revenant prêt de l’ilot central aussitôt me servant déjà un verre d’eau que je prenais dans la main tout en contournant pour venir rejoindre Jed qui s’était redressé à mon approche. Je posais mon verre près de sa bière venant glisser mes mains à présent libre sur ses bras tout en collant mon bassin contre lui. Rapprochement que je m’autorisais depuis que nous étions ensemble. Répondant à ce besoin maladif de toujours être près de lui et de pouvoir le toucher. « Je repars demain. » Je n’avais pas besoin d’en dire plus pour qu’il comprenne. Pas comme si cela faisait des mois que je vivais entre Lakeview et Tucson. Passant même le plus clair de mon temps en Arizona qu’en Oregon, ce besoin d’être loin de cette ville ne m’ayant pas encore quitté, surtout lorsque j’étais dans ce quartier même si la maison voisine était à présent, totalement vide. Lorsque je lui dis cela, je n’attends pas quelque chose de lui. Enfin… dans le fond peut-être que si ! Ce n’est peut-être pas pour rien non plus que j’ai débarqué ici, comme ça. Le besoin au fond de moi de passer cette dernière soirée avec lui plutôt qu’Angel ou seule.


 

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MessageSujet: Re: [Jed] Lay My Body Down   Mer 31 Mai - 11:02

Lay My Body Down
Olivia & Jed

Un regard vers la pièce centrale lui laisse flotter l’idée, quelques instants, qu’il devrait peut être réellement laisser des trucs traîner; pas pour générer volontairement un bordel ambiant courant, mais simplement des photos ou un quelque chose à quoi se raccrocher qui pourrait, certainement, permettre à Olivia de mieux le connaître, sans avoir à passer par des conversations inutiles et ennuyeuses.. Ni de poser des questions auxquelles, de toute manière, Jed ne répondra pas forcément. C’est ce que font, généralement, les gens normaux quand ils emménagent quelque part, ils rendent un lieu vide et froid plus tiède et accueillant, y greffe des souvenirs d’une enfance joyeuse sur les murs du salon. L’ennui, c’est que même si Jed a jeté un oeil, récemment, dans un carton contenant ses affaires de petit garçon, il n’a rien trouvé de vraiment heureux auquel se raccrocher. C’est devenu terrible, sa mémoire, parce que plus il avance dans l’âge, plus Jed réalise, douloureusement et ce même s’il refuse de le montrer, que ses souvenirs d’enfance son irrémédiablement rattacher à cette image pénible de sa mère dans la baignoire. Cette femme n’a pas seulement pris sa vie, elle lui a aussi retiré le droit de se souvenir sans faiblir. L’idée continue, malgré tout, de germer et son regard s’accroche aux cils d’Olivia, en se disant que, bizarrement, ça le dérangerait pas d’avoir un quelque chose qui lui rappelle sa jolie rousse. C’est idiot et étrangement dérangeant, autant que ça le réconforte en un sens, mais il ne s’attarde pas plus là-dessus, haussant les sourcils en l’entendant parler de la plage comme si elle était, soudainement, devenue experte.

« Un souvenir que vous aimeriez partager, peut être ? » Clairement moqueur, la conversation réussi à lui arracher un sourire amusé, amuseur aussi, alors qu’il baisse un peu les yeux vers la capsule de sa bière dont il joue, quelques secondes. Y a pas de tabou entre eux, y en a déjà très rarement avec Jed de manière générale, alors ça le dérange pas plus que ça si elle se met à lui parler de ses expériences passées. La jalousie n’est pas réellement ce qui le caractérise le plus, ce même si le grand blond n’est pas non plus immunisé parce que même s’il ne connait pas, avec une certitude précise, ce que ce sentiment est supposé provoquer à l’intérieur, en regardant Olivia il est persuadé de l’avoir peut être déjà ressenti. Ne serait-ce qu’à cette soirée de Poker. Lui reste sur ses positions, se répétant que ce n’était que de la colère pour l’honneur de celle qui, désormais, a une place privilégiée dans sa vie, mais si on place la loupe de l’honnêteté sur ça .. C’était clairement de la jalousie pure; l’idée qu’un autre homme puisse regarder Olivia avec désir, quand il voudrait être le seul. Et malgré tout, l’idée qu’elle ait pu être aimé, physiquement ou plus, par un autre n’est pas vraiment ce qui l’ennuie le plus. Peut être parce que c’est passé et que Jed fait parti de ces gens qui se considèrent illégitime de ressentir une émotion néfaste pour quelque chose s’étant produit avant qu’il intervienne dans la vie de l’autre. Olivia a un passif, lui aussi d’ailleurs, mais ce qui importe vraiment, qui devrait importer, c’est ce qu’il se passe maintenant, non ? A cet instant précis. Et aujourd’hui, c’est eu deux, ce « nous » qu’il a repoussé jusqu’à se faire à l’évidence. Elle. C’est évident, depuis le départ en plus, mais il aura su se cacher les yeux. « Etrangement, la plage, c’pas un truc qui m’attire plus que ça.. » Confession amusante, parce que sur ces quelques mots, Jed affiche une moue étrange; surement qu’il est en train de s’imaginer la sensation du sable entre les fesses après avoir fais son affaire. Encore un peu et ça pourrait presque le faire marrer.
D’ailleurs, il remue légèrement derrière l’îlot, tirant légèrement sur sa poche arrière, simplement pour dégager la sensation imaginaire de la scène.

La bonne humeur d’Olivia aurait tendance à avoir un effet bénéfique sur lui, ça serait idiot de prétexter le contraire. La voir enjouée et débordante d’énergie, ça lui donne l’envie, jusque dans le creux des tripes, de sourire, même s’il essaie de réfréner ce réflexe, simplement parce qu’il s’aime pas tellement quand il sourit comme un abruti sans raison. « Pourquoi j’ai l’impression que tu sous-entends que j’m’occupe pas des masses de lui ? Haussement d’un sourcil. Le bleu de ses yeux vient croiser le regard étincelant de malice de l’animal; cette boule de poil c’est Judas, le traître. Non parce que de base, c’pas le mien, j’aurais pu le foutre à la porte. Il a déjà du bol que j’accepte la colocation. » En plus il l’apprécie cet abruti de matou, dont il caresse distraitement le dessus du crâne en revenant. Son regard passe sur les deux fenêtres ouvertes, pour aérer la pièce et éviter de la transformer en aquarium; il a tellement plus l’habitude de fumer chez lui, que l’odeur qui finit par imbiber les tissus aurait presque tendance à le rendre malade.

Sans répondre à la réflexion faussement innocente, Jed observe son ingénue - qui n’en aurait que l’allure, soyons honnête - s’approcher de lui et abandonner le chat.. Qui a l’air de faire la gueule en s’éloignant pour retrouver sa place, confortable, sur le rebord de la fenêtre du salon. Appuyant une main contre le meuble, il se tourne pour lui faire face alors qu’elle s’approche pour attraper un verre, la cendre qu’il laisse mourir dans le petit pot près de lui. « Pourquoi tu me dérangerais. » Question rhétorique. Après tout, c’est lui qui a pris la décision de changer la donne, non ? Ça serait hypocrite de sa part de disposer d’elle seulement quand il a envie, ou plutôt besoin. Cette idée absurde selon laquelle ils ne sont que des passe-temps est désormais révolue et même si Jed a encore du mal avec le concept de couple, c’est ce qu’ils sont maintenant. Sa bière qu’il repose sur le meuble, il n’entend même pas vraiment le tintement du verre qui s’y dépose un peu près, ses yeux qui suivent, machinalement, la caresse de ses mains sur ses bras. Son bassin qu’elle appuie contre le sien. Il le dira pas vraiment, mais à cet instant précis, ça l’emmerde fortement qu’elle ait à repartir, pourtant il sourit, un peu en biais, mais il sourit. Machinalement, Jed écrase sa cigarette dans le cendrier, qu’il reprendre plus tard pour la finir, afin de déposer ses mains sur ses hanches et la rapprocher de lui, si c’est encore possible; c’en est presque s’ils ne se fondent pas l’un dans l’autre. « Hmm.. » Baissant le menton, ses lèvres caressent légèrement la peau, douce, derrière son oreille, à la base de ses cheveux, parce que même si c’est pas le but recherché de sa réflexion, Jed peut pas réfréner le désir que ces simples rapprochements provoquent en lui. Après tout ça a été dis; il pourra surement jamais se lasser de son corps, ses formes comme ce qu’elle dégage.



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MessageSujet: Re: [Jed] Lay My Body Down   Jeu 1 Juin - 1:21




Lay My Body Down
Jedia
Mes yeux se plongeaient dans les siens. Un sourire flottant sur mes lèvres alors que je repensais à ces vacances aux Maldives avec Nolan. Avec le recul, c’était surement ce voyage qui avait marqué la fin de notre histoire. Comme si avoir été loin du quotidien avec lui, m’avais en quelque sorte ouvert les yeux, ou plutôt fait sortir la tête du trou tel l’autruche qui pense que rien ne peut l’atteindre de cette façon. Car oui, d’un séjour surprise qui avait eu pour but de nous rapprocher, c’est tout l’inverse qu’il s’était produit. « Les Maldives, septembre 2016. » Moins d’un an ! Pas encore… Tout me semblait si loin depuis que le blond était entré dans ma vie. Me faisant presque oublier tout ce qui avait pu se passer avant. Cette nouvelle étape entre lui et moi me laissant clairement comprendre que mes sentiments pour Nolan n’avaient pas été ce que j’avais cru qu’ils étaient… Ce que j’avais pu vivre durant neuf années aux côtés de Nolan, n’étant rien comparé de ce que j’étais en train de vivre depuis quelques mois. Une chose était sûre, c’est que cela n’avait plus d’importance. C’était surement pour cette raison que j’en parler si facilement. « Nolan avait loué une suite suspendue au-dessus de l’eau. Disons que le lieu et l’intimité se prêtait pour un bain de minuit qui a terminé sur la plage. » Le souvenir du sable grattant la moindre parcelle de peau venait me faire grimacer en plissant le nez. Un rire venant la chasser presque aussitôt. « Le souvenir ne vaut pas vraiment le détour pour être franche ! » Je réfléchissais et en y repensant encore une fois le regard vide quelques secondes avant de revenir sur lui. « Sauf si on attache de l’importance à de beaux paysages. » Bien que les paysages n’avaient pas empêché l’inévitable. Deux mois plus tard je l’avais quitté alors qu’il avait reporté notre mariage pour un voyage d’affaire. Je ne l’avais jamais revu depuis. Je croise les bras sous ma poitrine, penchant un peu la tête sur le côté alors qu’un sourire reste planté sur mes lèvres tandis qu’il avoue ne pas être attiré par les plages. Je détails les traits de son visage alors qu’il affiche une moue particulière. Je ne peux m’empêcher de le trouver beau. Et je ne peux m’empêcher d’avoir le cœur gonflé, de cet amour que je lui porte. Je ne peux m’empêcher de me sentir heureuse, enfin… osant même penser que le destin avait peut-être enfin décidé de stopper son acharnement sur moi.

C’est sans oublier que je l’ai bien remarqué se sourire qu’il affiche chaque fois que je suis près de lui. J’aime à croire que cette nouvelle mimique sur son visage ne soit due qu’à moi, pour moi ! Est-ce qu’il a conscience au moins, qu’il est tellement plus beau lorsqu’il sourit ? Lorsque son visage reflète, comme là, des sentiments de bien-être. Plutôt que de faire la gueule tout le temps. J’irais même jusqu’à dire qu’il parait plus jeune. Pas que je le trouve vieux, mais oui, ça lui va tellement mieux. Tellement que je suis perpétuellement en train de refréner mes pulsions pour ne pas le dévorer tout cru chaque fois qu’il est présent. Si je m’écoutais, je passerais mes journées dans le creux de ses bras. Je le laisserais se perdre chaque seconde, chaque minute de chaque heure au creux de mes reins… jusqu’à l’épuisement, jusqu’à la fois d’après ! Je lève les mains en signe d’innocence, mes pupilles de jade qui passe du matou jusqu’à lui. « Je sous-entends rien, je constate seulement que ce chat ne me lâche pas d’une semelle chaque fois que je viens chez toi. » Un léger rire traverse mes lèvres lorsqu’il parle de sa colocation avec ce chat. « Le jour où tu ne l’accepte plus, pense à moi, j’l’aime plutôt bien ce chat. »

Je vire le chat pour me lever et aller me servir quelque chose à boire, attrapant un verre dans l’un des placards puis me tourner vers le blond alors que je réponds à son invitation. « Hum, j’sais pas t’avais l’air occupé. » Je hausse les épaules fixant mon verre le temps de le remplir d’eau. « T’as peut-être du travail. » Et ce n’est pas moi qui allais aller contre ça ! Si j’avais galéré à arrondir les fins de mois il y a encore plusieurs mois c’était bien un passage terminé. Pas que je croulais sous les demandes, mais il fallait avouer qu’il m’était arrivé de refuser un ou deux chantiers urgent puisque celui de Tucson était loin d’être terminé. Même si très franchement je n’en profitais pas, tout ce qu’il m’était possible de mettre passant dans le trou de mes dettes. Je m’approche de lui posant mon verre pour avoir les mains libres. Laissant celles-ci venir caresser doucement tout en remontant le long de ses bras alors que je viens me coller doucement contre lui. Ce n’est pas vraiment pour faire passer la pilule de mon départ, parce qu’il est au courant. Il sait ce que je vais faire là-bas et donc que je dois repartir. Tout comme il sait que ma vie se passe en partie là-bas temps que je n’ai pas terminé mon chantier. Mais dans un sens, n’est-ce pas de cette façon que celui nous convient ? Même si je dois l’avouer, j’ai toujours un pincement au cœur à l’idée de ne pas forcement savoir quand est-ce que je vais le revoir. Mon regard suit le mouvement de sa main, alors qu’il va écraser sa cigarette dans le cendrier. Mains qui gagnent mes hanches lorsqu’elles sont libre et font pression pour me coller à lui, encore un peu plus. Le rapprochement me fait lever les bras jusqu’à venir les poser sur ses épaules, nouant mes mains l’une à l’autre derrière sa nuque. Instinctivement je ferme les yeux, penchant un peu la tête pour lui laisser libre accès à ma peau qu’il effleure de ses lèvres. Un frisson remonte le long de mon échine, preuve flagrante de l’effet qu’il me fait déjà, encore… toujours !



 

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MessageSujet: Re: [Jed] Lay My Body Down   Jeu 1 Juin - 18:48

Lay My Body Down
Olivia & Jed

C’est magnétique, un réflexe conditionné, une danse bien rythmé; dès qu’Olivia pose les yeux sur lui, Jed se sent obligé de faire pareil, comme si la lueur de ces deux émeraudes lui brûlaient l’épiderme, le forçant à en apaiser la marque incandescente du bleu océan de ses iris à lui. Et autant il prend plaisir, souvent trop, à croiser son regard, surtout quand elle s’imagine qu’il ne la voit pas, autant il est parfois mal à l’aise de ce qu’il découvre au fond de ses prunelles. Cette fois-ci, pourtant, y a rien qui vient le déranger, si ce n’est cette pointe qu’il semble identifier comme une légère mélancolie, alors qu’elle parle de Nolan. Il aimerait dire que ça le dérange pas plus que ça, mais il sait pas pourquoi, ça le tend un peu; sans doute parce que ce pauvre type n’aura jamais compris le fonctionnement d’Olivia et lui aura gâché un certains nombre d’années.. Quoique, dans le genre, Jed risque de ne pas être mieux que lui, mais ce n’est pas comme si elle ne le sait pas déjà, comme s’il ne l’avait pas déjà prévenu, à deux reprises si ce n’est plus. Néanmoins, y a quelque chose qui lui laisse entendre que c’est peut être plus du regret qu’autre chose, surtout dans le timbre de sa voix, bien qu’elle reste légère dans sa manière de lui raconter des souvenirs dans lesquels il n’a pas sa place, hormis celle de simple spectateur. Et, étonnamment, ça ne l’ennuie pas vraiment d’être derrière la vitre à regarder la bobine du film se dérouler, quand bien même il s’agit de scènes entre Olivia et un parfait inconnu, parce que c’est ce que Nolan restera sans doute toujours pour Jed. L’inconnu d’avant. Tant pis pour lui, après tout s’il a pas su saisir sa chance, du moins en profiter comme il faut, c’est son problème à lui, pas celui du blond. « Quel romantique. » Si, souvent, ce mot à quelque chose de positif, dans la bouche de Jed la connotation est évidemment péjorative. Il l’aurait traité de mièvre, que ça n’aurait pas été aussi cinglant qu’à cet instant, pourtant Jed ne se défait pas de son sourire léger, fin, qui vient étirer ses lèvres. « C’est le truc positif.. Puis toi qui aime l’art, le paysage a du te satisfaire.. » On passera sur le sous-entendu criant, dont il serait presque fier. De la manière dont elle en parle, de toute façon, Jed reste persuadé qu’un décor sauvage avec quelques collines verdoyantes lui auront fait bien plus d’effets que ses ébats avec Nolan. « Perso, j’l’ai jamais fais sur la plage.. Mais j’aime pas tellement ça. » Ce qui explique qu’il préfère cent fois passer ses étés dans son village perdu de Norvège que sur la côté des States à se faire cramer la pellicule par un soleil trop chaud, à se couvrir la peau d’un mélange dégueulasse de sable et sueur.

Quoiqu’entre ça et les poils de chats sur les fringues, Jed ignore ce qu’il préfère. Ça reviendrait à choisir entre la peste et le choléra cela dis, aucun des deux choix ne l’attire vraiment. Reposant sa bouteille sur le meuble, un peu brutalement - principalement parce qu’il observe le chat au lieu de regarder ce qu’il fait -, il finit par reporter son attention sur son pouce, une goutte de bière qui vient s’y perdre, qu’il porte à ses lèvres pour le suçoter avant de reposer ses mains sur le bois. « C’est parce que t’es une femme, j’te dis. D’une main il balaie l’air en la désignant, l’animal qui suit le mouvement de son maître d’un air soudainement fasciné avant de se lover de nouveau contre Olivia. C’est Judas cet animal, il me ferait passer pour un enfoiré.. » Sa voix baisse d’un décibel quand il prononce le dernier mot, pas certain qu’il ait vraiment besoin du chat pour passer pour tel. Ça l’avantage de le faire un peu marrer, de dire ça, aussi il hausse les épaules en secouant la tête. « J’ai déjà essayé de le refiler à la vielle en bas de la rue, elle s’en occupait bien mais cet abruti a décidé de revenir. » Comme quoi, même quand Jed essaie de se débarrasser des autres, ils reviennent dans sa vie sans lui demander vraiment la permission, en s’imposant. Une habitude que beaucoup ont l’air de prendre, même si ça le dérange pas vraiment au final.

« C’est pas comme si j’avais du temps à perdre, maintenant. » Haussement d’épaules. Même s’il semblait un peu mieux prendre sa mise-à-pieds, le fait qu’on l’ait rétrogradé en attendant de savoir quoi faire de lui aurait tendance à réveiller sa rancoeur. Sa rancune aussi. Un regard sur Olivia, près de lui et il se dit que c’est con.. Parce que si elle était pas là, Jed se serait probablement tiré à la seconde même où Reagan, avec les chefs, a décidé de sa punition. Est-ce qu’il devrait lui dire ? Non. Parce qu’elle l’a peut être déjà entendu, ce genre de confession à la con et que les répétitions, ça a tendance à rendre un aveu sincère moins honnête, moins tendre. Ça le fait sourire deux secondes, cette hésitation qu’il se connait pas, avant que son esprit ne soit plus concentré que sur le corps qui se love contre le sien, la pression de ses cuisses contre ses hanches quand il la rapproche de lui, une fois qu’il l’a déposé sur le meuble. Ça serait mentir de dire que Jed transpose pas la scène à un événement déjà passé, mais la chaleur du moment l’empêche de s’y intéresser plus longtemps, ses lèvres qui retrouvent le goût de sa peau, baisers ardents, presque maladifs. Chaque fois qu’ils se voient, ici ou à Tucson, qu’ils s’étreignent, ça lui laisse le sentiment particulier que c’est la dernière fois, avant la suivante et, quelque part, ça lui rend le toucher plus violent, la caresse plus sensible. Ça rend l’Ogre plus affamé encore, même si Jed doutait que ça soit possible. Il sait qu’il se lassera surement jamais, mais il ignorait pouvoir la désirer autant, avec plus d’ardeur chaque fois.

.

Saccades qui décélèrent, Jed reprend son souffle, ses baisers sur son cou qui remontent au point de jonction de sa mâchoire pour, finalement, mêler son souffle au sien de ses lèvres contre les siennes. Ses doigts desserrent doucement leur emprise sur ses cuisses, pour remonter à ses reins, se glisser dans son dos, joignant ses doigts pour la maintenir contre lui, embrassant délicatement le bout de son nez, en ayant l’air de réfléchir. « J’ai rien à grailler.. faudra commander un truc. » Ça vaut pas une sortie au restaurant, comme les couples plus ou moins normaux, quoiqu’aujourd’hui y a plus vraiment de normes, mais c’est déjà pas mal de sa part. Et sans la lâcher, il sourit un peu, son visage à quelques centimètres du sien, à la dévisager. Ça aussi il s’en lasse pas. C’est gênant, presque.

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MessageSujet: Re: [Jed] Lay My Body Down   Jeu 1 Juin - 23:15




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Jedia
Je n’arrive pas à savoir c’est quoi, ce sentiment qui pointe lorsque je lui évoque des petites brides de ce séjour aux Maldives. Clairement, ce n’est pas de la tristesse à proprement parlé. Mais je n’ai pas identifié la chose avant pour la simple et bonne raison que je n’ai pas repensé à Nolan de cette façon depuis un moment. La dernière fois c’était même en présence du blond alors que nous étions dans mon atelier. Phénomène étrange qu’arrivait à produire le blond sur moi, me faisant presque oublier neuf ans de ma vie en à peine six mois. Pas encore une année, seulement la moitié et pourtant j’avais l’impression qu’une éternité me séparer de ce qui me semblait comme une vie passée, révolue… fantôme ! Il n’empêchait pas que je n’en oubliais pas mes racines, mon parcours et tout ce qui m’avait construit jusque-là. Ce dont il était question, c’était de mes sentiments pour Nolan, ce que j’avais pu ressentir, même au début de notre relation avant qu’elle ne devienne terne et à sens unique. Oui sans nuls doutes possibles, ce que j’avais ressenti n’était même pas l’ombre du sentiment qui faisait battre mon cœur lorsque j’étais près du blond. Je n’avais jamais eu autant de satisfaction à l’idée qu’un homme soit mon « petit-ami » bien que l’expression me donnait l’impression d’être de retour au collège du tout ou les gamins s’embrassent du bout des lèvres, osant à peine connaitre la consistance première de leur corps et de leurs âmes. Laissant ça au plus précoces d’entre eux. Ce qui n’était pas mon cas d’ailleurs. Jusqu’à encore récemment j’avais accumulé énormément de retard. Jusqu’à lui ! D’une vie qui m’avait semblé sur terne et sans couleurs, il en avait fait soudain un arc-en-ciel. Peut-être était-ce éphémère, de toute façon je savais que rien ne durer. Tout le monde finissait un jour ou l’autre par partir, que ce soit de leur plein grès ou de façon forcée. Mais ça durerait le temps que cela durerait. Et je comptais bien en profiter le plus possible. Lasse de cette vie décolorée, qui avait été la mienne.

Je penche un peu la tête en souriant lorsqu’il se moque ouvertement de mon ex. Je dois bien avouer qu’avec le recul, les choses qui m’avaient semblé si importante avant, ne l’étaient plus aujourd’hui ! Les voyages surprises dans des endroits paradisiaques, les diners aux chandelles, un bouquet de fleurs… Ce n’était pas ce genre de choses que j’attendais ! Je les avais eu ses choses. Toutes ! Mais ce que j’avais cruellement manqué c’était d’attention, de regards, de caresses… Du genre de choses qui semble bien plus importantes que des mots, lorsqu’on en a manqué. C’est bien pour cela que je souris, me moquant moi-même un peu, intérieurement de mon ex qui n’avait pas su voire et surtout comprendre ce que je lui avais demandé… Plus d’une fois je lui avais crié ma souffrance de l’ignorance qu’il m’avait portée. De la solitude qui avait été la mienne durant ces longues soirées à me demander ce que je pouvais bien foutre là… à me dire que j’étais plus un meuble qu’une personne. Un rire franc traverse ma gorge lorsqu’il sous entends ma satisfaction pour le paysage. Je ne lui en avais jamais parlé, mais cela ne devais pas être dur à deviner dans le fond, que non, avec Nolan je n’avais pas été satisfaite, peu important du point de vue que l’on se posait. « C’est sûr que la déco n’est pas aussi charmante ici… j’crois qu’il faut savoir choisir ses priorités ! » Air convaincu sur les traits je hochais un peu la tête pour l’approuver.  « Non toi t’es plutôt du genre lieux de travail, sources chaudes, voiture, cuisine… » Pas la peine dans énuméré d’autres, bien qu’il y en avait, mais c’était déjà suffisant. « Encore qu’on devrait peut-être retourner voir un film, j’ai pas vraiment eu le temps de gouter le pop-corn la dernière fois. » Ouais c’était ça aussi l’effet qu’il me faisait, l’envie d’aller plus loin, de me laisser porter par mes envies, mes désirs aussi. Laisser s’exprimer cet instinct naturel juste-là au fond de moi. Ce sentiment presque malsain, d’un désire impérieux d’aller repousser mes propres limites.

Mon regard descend une nouvelle fois sur le roux qui s’est installé confortablement sur mes genoux, bien qu’il soit sans cesse en train de bouger, se rythmant en fonction de mes mains qui le caressent puis s’arrêtent. Lorsque c’est le cas il vient les rechercher comme un camer vient chercher sa dose. Suppliant et tendant son cul comme une véritable pute. Mon regard se lève sur Jed au moment où il prononce le mot « enfoiré », sa voix prononçant le mot bien plus bas que le reste de sa phrase, comme si l’évidence venait de le percuter au moment de le dire. Je me pince les lèvres alors qu’un de mes sourcils se soulève. Je n’approuve pas, mais je ne nie pas non plus. Disons que je suis neutre dans cette histoire étant mal placées pour savoir comment il se comporte vraiment avec ce chat. « Si ça s’trouve il se dit aussi qu’il passe pour un enfoiré vu que j’passe plus de temps avec toi qu’avec lui chaque fois que je viens. C’est peut-être pour ça qu’il me saute dessus dès qu’il me voit. » Je hausse des épaules, après c’est qu’une supposition, va savoir ce qu’il se passe dans la tête d’un chat…

« Donc tu perds ton temps avec moi ? » Sourire qui pend toujours sur mes lèvres alors que je viens contre lui. Je sais bien que ce n’est pas ce qu’il a voulu dire, enfin… je l’espère tout du moins ! Ses mots sont surement mal choisis. Mais je ne peux pas dire que sa mise à pied m’attriste, enfin si un peu c’est le genre de choses loin d’être drôle ou que j’aimerais vivre. Mais c’est aussi grâce à cela qu’il peut venir me voir aussi souvent à Tucson. Alors l’un dans l’autre … Mais ce soir, c’est une note un peu différente, de savoir que je repars le lendemain me donne l’impression de partir pour une éternité. Durée indéterminée avant de savoir quand sera la prochaine fois où je pourrais le revoir. L’attente qui sera longue, même si la durée elle, sera peut-être courte. Réveillant mon impatience, de le retrouver encore et encore. Un besoin physique de munir à lui qui va au-delà de ça. Besoin qui a évolué en même temps que notre statut, que ce « nous ». Ce n’est plus qu’un besoin viscérale qu’il me fasse l’amour, c’est aussi un besoin d’être tout simplement avec lui.

Le cœur qui tambourine dans ma poitrine d’une nouvelle union des corps. Respiration saccadé qui s’unit en synchronisation à la sienne. La douceur de ses lèvres qui viennent doucement ramener mon corps à la réalité et si ses mains desserrent mes cuisses, mes doigts eux reste à leur place dans son dos. Se voulant beaucoup plus doux, douce caresse qui comme une prise de conscience cherche à apaiser sa peau meurtrie. Sorte de calme après la tempête alors que je ferme les yeux le temps qu’il dépose un baiser sur le bout de mon nez. Léger rire qui vient secouer mes épaules n’ayant pas pensé une seule seconde au fait de devoir faire à manger alors qu’il m’a proposé de rester dans ce but. « Vraiment rien de rien ? » Je le regarde un peu désespérée de voir le clicher basique du mec célibataire qui n’a rien dans son frigo a par de la bière ! Encore que si, il a aussi du jus de fruits, de l’eau pétillante et plate… Avec ça on ne mourra pas déshydraté. Soupire qui traverse mes lèvres alors que je lève les yeux au ciel. « Commande c’que tu veux alors. » J’ai bien envie d’ajouter un truc sans viande, mais loin de moi l’idée de faire la gonzesse chiante alors je n’ajoute pas. Après tout je ne lui impose pas à lui, alors s’il décide de commander un truc avec de la viande, je n’aurais qu’à trier. Dans le fond c’est plus lui compliquer la vie qu’autre chose, alors je préfère éviter. Lorsqu’il se décolle de moi, je descends du meuble de la cuisine, me penchant pour récupérer mon jean. Le gardant pourtant dans les mains pour le moment, juste le temps de me tourner pour attraper mon verre d’eau que je descends d’un trait tout en regardant le chat qui est déjà en train de trottiner jusqu’à mes pieds. Un rire venant éclater dans même gorge en même temps que j’avale mon eau lorsque je pose mes yeux sur mon petit ami qui l’a vu aussi. Ce chat aura sa peau… « Au fait ! » Je me penchais pour remettre mon, pantalon levant le nez sur lui juste le temps de deux secondes, regardant à nouveau le sol pour ne pas perdre l'équilibre le temps que mes deux pieds ne le touchaient pas totalement. « Tu as du nouveau pour moi ? Ou bien même ça t'as plus d'avancée ? » Des mois qu'il était sur l'affaire de mon père et toujours pas de réponse. Je commençais même à perdre espoir d'en avoir un jour pour être franche.


 

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On rencontre des milliers de gens et aucun ne nous touche, et tout à coup on rencontre une personne et notre vie est changée, pour toujours...

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MessageSujet: Re: [Jed] Lay My Body Down   Mar 6 Juin - 11:41

Lay My Body Down
Olivia & Jed

Les souvenirs qu’Olivia partagent, sur son histoire avec Nolan, arrivent, malgré tout, à faire un écho aux images du passé relationnel que Jed sent remonter, insidieusement, à sa mémoire. Il n’a jamais connu quelque chose de similaire, surement parce que lui n’a jamais ignoré ses compagnes, quand bien même il ne les a peut être jamais vraiment traité comme elles auraient du l’être.. Mais s’il doit différencier les scènes de vie commune d’Olivia et Nolan, aux siennes avec Erica, le film n’est pas très engageant, peut être même qu’il est moins amusant que ce que lui raconte la jolie rousse qui lui fait face. Ça doit venir du fait que de tout ce temps de relation avec sa belle-mère, Jed et elle n’ont jamais pu réellement se montrer au grand jour, se balader main dans la main sur le trottoir, se rendre au cinéma, partager un dessert qu’il n’aime pas au restaurant pour lui faire plaisir.. A bien y réfléchir, Jed n’a jamais eu de relation très saine avec aucune femme; du temps d’Erica, ils ne pouvaient pas s’officialiser à cause de son mariage avec Fensworth Senior. Avec sa collègue non plus, puisque les relations entre coéquipiers étaient interdites et si non, fortement déconseillées. Ça explique son manque cruel de normalité dans ses rapports aux autres, surtout avec Olivia qui, étrangement, est la première femme de sa vie avec qui il pourrait, s’il s’en donne vraiment la peine, vivre une histoire normale, saine, presque banale. Ce qui, pour lui, ne serait certainement pas du luxe. Y a, là, une possibilité de changer la donne, de tenter une expérience jusque-là jamais essayée, mais il ignore comment s’y prendre, réellement. Autant le dire, mais à ce stade-là, Olivia a surement plus de connaissances sur les règles de bases, enfin s’il en existe vraiment, pour une histoire de couple qui tient la route. Pourtant c’est pas ce qu’il cherche, c’est pas non plus ce dont ils semblent avoir besoin pour que leur relation ait ce piment qui les guide, jusqu’ici. Ressembler aux autres, faire comme le modèle préconçu le dicte, ne l’intéresse pas vraiment et il est presque sûr, à la manière dont Olivia parle de Nolan et le regarde lui, que ce n’est pas non plus ce qui l’attire dans cette connexion particulière qui les lie. Ils font tout en dépit du bon sens - et si seulement il savait à quel point - et c’est peut être ça qui, étrangement, les caractérise le mieux et fait de ce qu’ils sont, aujourd’hui, quelque chose de logique, de sensé. Ça lui suffit quelque part, à Jed, parce que depuis qu’il la connait, cette relation a au moins le bénéfice de la faire changer.. Ou, plutôt, de lui faire accepter qui elle est, quand on lui a fais porter un costume pendant des années. Et Jed ne peut qu’admirer la femme qui se dessine sous ses yeux scrutateur, admirateur.. Désireux.

« Et bien écoute, si tu as du temps à perdre, après ton chantier.. Je t’en prie, viens refaire la déco. » Bizarrement, cette suggestion arrive à lui coller un frisson qu’il réprime, de justesse, mais qui vient lui réchauffer les entrailles. Si le ton est moqueur, le fond reste une invitation quelque peu.. Etrange. Comme si sa décision de former un tout avec elle n’est pas suffisante, qu’il lui fait mettre sa patte ici, dans son cocon impersonnel, pour officialiser un peu plus leur couple, ce malgré leur prestation au Bal.. « Qu’est-ce que tu veux.. Désolé si ça ne vaut pas la plage.. » Et il lui envoie une légère pichenette sur le front, en tendant le bras, secouant la tête en soufflant. Une nouvelle gorgée de bière et un sourire, sincère encore, s’affiche sur ses lèvres en repensant à cette scène quelque peu enfantine. Honnêtement, Jed n’est pas certain d’avoir été de nouveau de cette humeur déconneuse depuis .. Un vrai gamin. « Et j’ai pas pu voir le film, moi. » Il persiste encore à considérer que le chaos de cette soirée est entièrement du méfait d’Olivia, incapable d’accepter sa part de responsabilités, plus pour s’amuser de sa réaction que parce qu’il croit vraiment en être la victime.

Même si en regardant le chat se comporter de manière aussi affectueuse avec Olivia lui laisse l’arrière-goût, amer, d’être torturé par son propre animal de compagnie. Déjà qu’il a souvent le sentiment d’être l’esclave dans cette baraque, quand il décide d’y passer plus d’une nuit, évidemment. « Il prend son pied, cet enfoiré. Tu rigoles. » Et il balance la capsule de sa bière sur le chat, alors qu’il se fait éjecter par Olivia, dandinant de son gros derrière jusqu’au rebord de la fenêtre, qu’il met plusieurs minutes à réussir à rejoindre. C’est là que Jed réalise qu’il le gâte peut être trop, ce qui peut trahir l’affection qu’il porte au félin.. A moins qu’il ne détourne l’attention sur son attendrissement en accusant le voisinage de le nourrir quand il a le dos tourné et que le Chat part en vadrouille. Bon argument, il le garde en tête, au cas ou, le regard qui passe sur la jolie rousse. « Je perds sans doute mon temps avec toi, mais j’dis pas que c’est déplaisant.. » Sourire qui perce, le bout de son nez contre son cou, ses lèvres qui embrasse sa peau, encore tiède, qu’il effleure en savourant le frisson qu’elle a réveillé et qu’il laisse, doucement, mourir ou s’apaiser, le temps de respirer.

A sa question, Jed souffle un coup en remontant son pantalon sur ses hanches, s’écartant d’elle pour se rapprocher du frigo, qu’il ouvre d’une main peu assurée. « Nope. Rien. » A part des restes, mais il a suffisamment de savoir-vivre pour ne pas lui proposer une part de pizza restante, ou un fond de spaghetti dont la sauce a tourné au vert et qu’il décide de jeter dans la poubelle, par la même occasion. C’est pas tant qu’il sache pas cuisinier, c’est seulement qu’avec ses derniers emmerdes, Jed n’a pas trouvé la foi de se nourrir aussi correctement que d’ordinaire. Et puis entre ça et ses aller-retour à Chicago ou même Tucson, il n’a pas eu l’occasion de prendre un vrai repas chez lui. « La bouffe épicée, t’aimes ça ? » Oui parce que c’est un peu idiot, mais Jed réalise que ça fais déjà une chose qu’il ignore sur elle; comme quoi, y a de l’espoir de couver le mystère l’entourant elle, encore un peu. Il sourit, bêtement pour être honnête, en la regardant, fermant le frigo alors qu’il se met à biper.

Et puis le coup de fouet, le réveil. Jed s’arrête deux secondes de respirer, le temps que son regard parcourt la pièce qu’il a nettoyé juste avant de la laisser entrer, se massant la nuque. « J’ai demandé l’avis d’un ancien collègue.. » Concrètement, ce n’est pas un mensonge, mais ce qu’il ne dit pas c’est que cet ami en question a trouvé ce qu’il manquait, à Jed, pour boucler le dossier. Et que ça fait même un moment qu’il l’a bouclé, mais comment lui dire que tout ce à quoi elle s’est raccrochée jusqu’ici, n’est qu’un mensonge qui cache une vérité qu’il pourrait juger d’horrible, s’il n’était pas accoutumé à ce genre de choses. Récemment, Jed a même ressenti une certaine compassion pour feu la mère d’Olivia, pour tout ce qu’elle a fais pour sa fille, tout ce qu’elle a caché pour élever sa fille dans une presque harmonie.. Et voilà qu’il irait bousiller ça d’un coup de pied. Il se sent dégueulasse. Mais il faut l’admettre; c’est plus ou moins égoïstement qu’il se retient de lui balancer la chose.. Parce que s’il le fait, qui lui dit qu’elle ne lui tournera pas le dos. « Après faut que je t’avoue qu’avec mes dernières emmerdes au commissariat, ça a été tendu de bosser dessus .. récemment. » Encore un demi-mensonge. Et pour s’échapper quelques instants de ce malaise ambiant, Jed s’aventure dans l’entrée, récupérant un menu dépliant près du téléphone, abandonnant Olivia dans la cuisine.

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“The reason it hurts so much to separate is because our souls are connected. Maybe they always have been and will be. Maybe we've lived a thousand lives before this one and in each of them we've found each other. And maybe each time, we've been forced apart for the same reasons. That means that this goodbye is both a goodbye for the past ten thousand years and a prelude to what will come..”
Personnage absent de Lakeview du 14 Juin 2017 au 24 Décembre 2017
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[Jed] Lay My Body Down
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