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 Pastry And Love Are Identical ♥ FEAT. Madim

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MessageSujet: Pastry And Love Are Identical ♥ FEAT. Madim   Mer 24 Mai - 20:19

ft.
Kimberley Martin
«Pastry and love are identical.»
Madim & Julia
C’est avec un mal terrible de ventre que je quittai le travail, ce matin, je n’avais pas eu le temps de me faire un petit-déjeuner décent et ce midi j’étais trop absorbée par mon boulot que je n’avais pas vu que l’heure (et ma pause-déjeuner) fusait. Je marchai donc dans les rues de Lakeview et je constatai qu’il y avait une boulangerie qui avait l’air de proposer toutes sortes de mets délicieux.
 
J’avais très faim, je décidai donc d’entrer dans le petit bâtiment, lorsque je poussai la porte, un vent de bonnes odeurs me submergea et me mit de plus en plus en appétit. Je regardai un instant ce que l’enseigne proposait et j’étais très tenté par une tartelette à la fraise.
 
«Bonjour ! Je vais vous prendre deux tartelettes aux fraises s’il vous plaît » dis-je en souriant, j’en prenais deux par mesure de précaution, on ne sait jamais si je saute encore le repas du soir…
 
Alors que j’attrapai mon porte-monnaie dans mon sac, je fis malheureusement tombé mon poudrier qui se brisa sur le sol.
 
« Mer….credi ! Je suis affreusement désolée ! » m’excusai-je. Je posai mon sac sur le comptoir pour chercher un paquet de mouchoir, mais ne le trouvant pas je m’étalai quelque peu sur la console. « Excusez-moi, je vais nettoyer ça tout de suite ! Vous n’auriez pas un peu d’eau, s’il vous plait ? »
 
Je cherchai toujours mon porte-monnaie et quand je me rendis compte qu’il n’était pas dans mon sac et que donc je n’avais pas de quoi régler, je réfléchis le plus rapidement possible. Je n’aimais pas ne pas payer mais c’était pour la bonne cause, j’allai le séduire et utiliser mon charme naturel dans l’espoir qu’il me laisse partir sans payer, si ça marche dans les films, pourquoi pas dans la vraie vie ?
 
« Oh d’ailleurs je viens de remarquer que vos yeux ont une couleur cacao absolument divine ! C’est à si méprendre avec celle du glaçage miroir de vos éclairs au chocolat ! » lui susurrai-je avec une voix qui se voulait sûre d’elle et séductrice.
 
J’espérai qu’il rentrerai dans mon jeu sinon j’étais comme qui dirait dans une situation délicate…

   
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MessageSujet: Re: Pastry And Love Are Identical ♥ FEAT. Madim   Jeu 25 Mai - 3:28

Le réveil a sonné tôt, comme tous les matins. Il était quatre heures du matin quand mes pas me guidèrent vers la salle de bain, et la chaleur de l’eau, la douceur du savon – antibactérien. Un repas rapide, un café, les dents brossées, j’étais parti travailler, rien qu’en descendant d’un étage. Propre comme un sou neuf, l’état dans lequel j’avais laissé la boulangerie la dernière fois que je l’avais vue. Je partis pétrir la pâte, préparer les pâtisseries, le pain frais, les viennoiseries et autres délices. Quand tout fut en train de dorer au four, je me mis à passer l’aspirateur et astiquer les vitrines de la boutique. On n’était jamais trop sûr. Je me lavais régulièrement les mains, pour être sûr que tout soit au point, et finalement je soulevai le rideau de la porte et des fenêtres en appuyant sur un bouton de la cuisine. Il était sept heures, tout était en place. Tout était parfait.
Les clients se succédaient, ma poubelle à gants était presque à moitié pleine. Bonne journée de travail. Dès que je le pouvais, je nettoyai les miettes derrière la vitrine. Ca faisait du bien, que tout soit parfaitement présenté. Et ça me donnait l’illusion que rien n’était sale.

J’étais parti prendre mon déjeuner à midi, pour revenir une demi-heure plus tard, ma petite pause pour moi, courte mais indispensable. Peu de clients venaient l’après-midi, donc pourquoi ne pas… nettoyer à nouveau ? Ca semblait être une bonne idée. C’était toujours une bonne idée. Finies, les traces de pas, les miettes de pains échappées des baguettes, les miettes des croissants et pains au chocolat. Tout disparaissait à la poubelle, et tout était en ordre, propre. J’avais même nettoyé les poignées de portes.

Ce qui est triste, quand on a l’habitude de faire le ménage, c’est que l’on devient tant efficace qu’il ne dure même plus.


Une nouvelle cliente, des tartelettes aux fraises, et j’enfile des gants jetables pour mettre les gâteaux dans une petite boîte que je pose à côté de la caisse. Je lui annonce simplement le prix avec un sourire poli quand le drame se produit : son poudrier rencontra le sol, et la chute le fit s’éparpiller au sol. J’essayais de rester calme, mais je ne pus réprimer un frisson en voyant le résultat au sol. Je ne saisis pas d’eau, mais plutôt mon mini-aspirateur, particulièrement efficace dans ce genre de cas.

« Je pense que l’eau étendrait plus encore les dégâts tant qu’on ne retire pas la poudre… je suis vraiment navré que votre maquillage se soit brisé au sol, j’ai entendu dire que les cosmétiques étaient plutôt coûteux. »

Je m’étais déplacé à ses côtés pour pouvoir retirer le carnage du sol. J’essayais de rester composé, même si mes mains tremblaient. Je venais à peine de nettoyer… je me demandais sérieusement si l’univers avait quelque chose contre la propreté. Mais alors qu’elle cherchait encore dans son sac pour payer ses gâteaux, elle me fit une remarque qui me fit franchement hausser les sourcils. Je ne savais pas pourquoi cette jeune femme comparait mes yeux à du glaçage, mais ça me paraissait étrange de sortir ce genre de phrases à ce moment-là… surtout avec ce ton. Si je répondais poliment peut-être comprendrait-elle que je n’étais pas intéressé ?

« C’est très gentil de votre part, même s’ils sont juste… marrons. »

C’était pitoyable, mais comprendrait-elle sûrement que je n’avais pas envie d’être séduit, ou même de mettre un pied dans un jeu de séduction. Je tentais un sourire gêné, sans trop d’enthousiasme. Et puis j’avais entendu de meilleures phrases d’accroche. Je rangeai l’aspirateur avec mes produits de nettoyage, et je revins aux côtés de la jeune femme pour nettoyer à l’éponge les petites traces qui étaient restées au sol. J’allai jeter les gants que je n’avais pas retirés et l’éponge, pour me laver les mains, même si elles n’avaient techniquement rien touché, et je repartis derrière le comptoir, de nouveaux gants enfilés pour encaisser son paiement.
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MessageSujet: Re: Pastry And Love Are Identical ♥ FEAT. Madim   Jeu 25 Mai - 10:58

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Kimberley Martin
«Pastry and love are identical.»
Madim & Julia
Je restai estomaquée, il alla chercher un aspirateur avec tellement de vitesse et de grace qu'on aurait dit qu'il répétait cette chorégraphie pour le moins très étrange toute la journée.

"Non ça n'est pas très grave pour mon poudrier, il commençait à être périmé de toute façon, mais quoiqu'il en soit je m'excuse à nouveau pour ce désastre.."

Si le coup de l'aspirateur m'avait choquée, le coup de "je refuse qu'on me drague" m'avait carrément achevée, je ne me pensai pas être la fille la plus jolie au monde mais on me dit de temps en temps que j'ai un beau physique et du charme, et sa réponse blessait mon égo. Si le séduire n'était que purement commercial pour échapper à la honte de lui dire que je n'ai pas d'argent sur moi, à partir de ce moment là, cette affaire était devenue personnelle. Personne ne refusait rien à Julia Reynolds! Je vais élever mon niveau, son commentaire me disait qu'il était quelque peu difficile.. Peut être parce qu'on le drague souvent?

Je commençai à le regarder comme pour l'analyser, mais assez discrètement pour qu'il ne s'aperçoive de rien. Il était plutôt grand, entre un mètre quatre-vingt-cinq et un mètre quatre-vingt-dix tout au plus, mais je devais lui arriver au niveau du nez avec mes talons hauts. Tandis que je l'observai toujours de manière furtive, je le vis recommencer un autre étrange manège de va-et-viens. Mais cette fois-ci pour changer de gant en plastique, se laver les mains et autres mouvement bizarres. 

Je regardai ses mains, elles avaient l'air quelque peu endommagées, on aurait pu croire qu'il s'agissait de l'action d'être en contact avec des ingrédients quelconques qui aurait provoqué cela, mais il portait des gants et je vis qu'il disposait de flacons antibactériens. Je n'y pouvais rien c'était la médecin légiste en moi qui parlait: tout analyser, et faire des hypothèses. Restait plus qu'à valider cette hypothèse!

"Pardonnez-moi cette impolitesse, mais saviez-vous que si vos mains sont trop abîmées par le savon et le gel antibactérien, elles sont plus vulnérables à l'apparition des micro-organismes?", dis-je simplement en le regardant dans les yeux. "Il faut seulement en mettre de temps en temps."

J'avais beau ne plus aller à l'université de médecine de Tucson, puisque maintenant j'habitais ici, je prenais tout le temps dont je disposai pour réviser et même prendre de l'avance par rapport à mes anciens camarades. Je voulais passer mon examen et obtenir coute que coute mon diplôme de médecine légale pour faire tout ce dont je voulais.


La psychologie me servirait énormément dans ce travail, contrairement à ce que pensait la plupart des gens qui prenaient les gens qui effectuaient cette profession pour des découpeurs de cadavres. 

"J'ai une question à vous poser, connaisseriez-vous un endroit où je puisse retirer de l'argent, j'ai complètement oublier mon porte-monnaie et je déteste payer par carte..." dis-je, jouant la carte de la sincérité, je ne le draguerai pas en faisant la fille superficielle, ça c'était sûr.

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MessageSujet: Re: Pastry And Love Are Identical ♥ FEAT. Madim   Dim 28 Mai - 21:56

Elle m’observe faire, je me demande ce qu’elle voit : un maniaque de la propreté, déjà ? Elle n’aurait pas tort, je désinfectais même les fruits frais sur les tartes et gâteaux. Bien sûr, je les laissais juste tremper un certain temps dans de l’eau avec de l’huile d’arbre à thé, un très bon antibactérien naturel, puis je les rinçais pour ne pas que les fruits en prennent le goût. J’avais juste besoin de me rassurer en me disant que tous mes produits étaient propres. Que j’avais fait de mon mieux pour que tout soit parfaitement en ordre, pour respecter le plus l’hygiène de mes clients en leur offrant de la qualité naturelle et presque dénuée de microbes (malheureusement, je ne pourrais jamais m’en débarrasser complètement, et j’en étais bien au courant).

Mais sa remarque, me fit me crisper. Je le savais très bien. Je le savais trop bien. Et c’était pour cela qu’à une époque, dès que je touchais une surface, je me lavais les mains à nouveau. Ma peau n’était pas seulement « un peu abimée », mais complètement en lambeau, trois ans plus tôt. Et si j’avais réussi à réfréner une bonne partie de mes pulsions, difficilement, je ne pouvais pas arrêter un beau jour de me laver les mains. Je me voyais mal expliquer à une parfaite inconnue ces années dans la complète paranoïa mysophobe que j’avais connues. Ca ne la regardait pas. Et ça ne l’intéresserait pas non plus, sûrement, ou du moins je ne pouvais pas me confier à elle, elle allait me prendre pour un maniaque, un fou furieux qui a déclaré la guerre aux microbes (vrai, mais je ne voulais pas qu’elle le sache, tout simplement).

« J’ai juste peur de contaminer mes produits de façon inutile. Je fais en sorte que tout soit d’une hygiène optimale pour offrir la meilleure qualité à mes clients. »

Un sourire poli, ça allait passer, même si j’omettais quasiment toutes les raisons qui me poussaient. J’étais mal à l’aise, j’avais envie de me laver les mains, longuement, profondément. Dix minutes… vingt… pourquoi ne pas prendre une douche, carrément ? Et faire le ménage… et désinfecter la machine à laver ? Il fallait que je me calme. Mes yeux se perdirent quelques secondes sur le mini-aspirateur, si pratique, comme s’il pouvait me faire m’échapper de cette situation. Malheureusement il restait interdit, immobile. Mes yeux se posèrent à nouveau sur la femme. Malaise. Une question, je repris contenance. Elle avait changé de sujet, merci.

« Alors, il y a un distributeur à cent mètres, je pense que c’est le plus proche. Il suffit de descendre la rue et prendre la première à gauche. Je vous attends ici, en tous cas. »

J’étais soulagé qu’elle s’en aille. Le lavabo m’appelait, me susurrait à l’oreille de venir à lui. Et je ne savais pas si j’allais pouvoir m’en empêcher.

Je n’avais pas pu. Dès qu’elle fut partie, je retirais mes gants pour plonger mes mains sous l’eau et les frictionner avec du savon, encore et encore, jusqu’à ce que je me sente mieux. Ca ne passait pas, il fallait encore nettoyer. Nettoyer plus. J’étais frustré, et plus j’étais frustré, plus j’avais envie de me nettoyer. Je tentais de respirer, tout en laissant mes mains sous l’eau, plus longtemps. Inspire, expire, rebelote jusqu’à ce que ça fonctionne. Sauf qu’évidemment, c’était pas si simple.
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