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 Long time no see {ft Adalyn.

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MessageSujet: Long time no see {ft Adalyn.   Dim 28 Mai - 1:54

Long time no see.
Ada&Mike.


Tic Tac, Tic Tac, Tic Tac. L’aiguille de l’horloge murale continuait gentiment sa course, se rapprochant de plus en plus de sa destination. 18h30. D’ordinaire aucunement regardant sur mes heures de travai et du temps passé en ces lieux, aujourd’hui était différent. J’avais rendez-vous aux alentours de 20h chez une ancienne amie de l’époque de l’Université, et après plusieurs reports dû à nos métiers respectifs – avocats tous les deux – nous avions finalement trouvé un créneau disponible. Ce soir. J’avais donc pris la décision de partir plus tôt, le temps de passer encore chez moi pour me rafraîchir, voire me changer, et aller acheter un petit quelque chose, histoire de ne pas arriver les mains vides. C’était sans compter le téléphone. « Monsieur Nott ? », je grinçais des dents, grimaçant. Ce n’était pourtant pas compliquer de retenir le titre Maître, non ?, tout en gardant les yeux rivés sur la montre, faisant tourner mon stylo – d’énervement – dans les mains. Au moins, point positif, cette voix ne ressemblait à rien à celle de ma femme, qui m’appelait au moins trois fois par jour pour savoir à quelle heure je serais à la maison. « Je m’excuse de vous déranger, quoique, après tout, c’est votre métier … Je suis actuellement au commissariat, et n’ayant le droit qu’à un seul appel … J’ai pensé à vous ». Je soupirais. Il ne manquait plus que ça, et l’heure continuait à avancer. Dans la vie, le bouton pause n’existait pas.

Un quart d’heure plus tard – je n’allais tout de même pas me presser pour ce minus – je débarquais au commissariat, demandant de suite à voir l’inspecteur ou l’agent en charge du gosse. « Maître Nott. Avocat du jeune Saunders » après un serrage de mains, il m’indiqua une chaise, que je refusais poliment, préférant rester debout, en écoutant ses explications, avant d’aller voir mon client, et de connaître sa version des faits. « Ha, c’est vous ! » J’ai de suite su, grâce à son intonation de voix et toute la méprise qu’il avait dans son regard quand il posa les yeux sur moi, que ce cher monsieur ne me portait guère dans mon cœur. J’en fis abstraction, c’était le cadet de mes soucis. « Pour faire court, le jeune Saunders a été arrêté en fin de journée, à 17h15 pour être plus précis, en plein délit de vol à Crimson Alley. Les propriétaires du chalet sont rentrés plus tôt que prévus de leur ballade forestière, et l’ont surpris la main dans le sac. Nous sommes arrivés peu après pour l’embarquer. » A vrai dire, j’écoutais sans vraiment l’écouter. Je connaissais ce cas, étant donné que ce n’était pas la première fois que le jeune adolescent se faisait appréhendé pour ces mêmes motifs. Je pris congé de l’agent en me dirigeant vers une salle d’interrogatoire, tout en demandant au passage de désactiver caméras et micro. La discussion était privée. Juste avant de pénétrer dans la pièce, je rédigeais un rapide message à l’adresse de mon amie. Petit imprévu de dernière minute. J’essaie d’être à l’heure mais je ne garantis rien, avant d'aller à la rencontre de mon fidèle client.

Une heure après mon présumé départ de mon bureau, je sortis finalement du commissariat de police, mon client libre. Du moins, jusqu’au rendez-vous avec le juge la semaine suivante, qui fixera sa peine pour la violation d’une propriété privée et d’une tentative de cambriolage. J’avais beau réussi à le faire sortir – contre une caution avancée par le cabinet qui sera à rembourser par le jeune homme – mais pas l’inculpation en elle-même. Ce qui m’était égal aussi. Il ne me restait plus qu’une demi-heure pour retourner chez moi, me doucher, me changer au passage et filer chez Adalyn. Logistiquement impossible.

Avec une vingtaine de minutes de retard, tout frais, tout propre, je sonnais chez mon amie, une bouteille de vin, un très bon cru, à la main, que j’étais parti piocher dans ma cave personnelle. Elle ouvrit au même moment ou je me passais une main dans les cheveux. Depuis son arrivée à Lakeview, je l’avais croisée à de nombreuses reprises, mais sans avoir la possibilité de passer du temps avec elle, et je ne sus donc pas vraiment commente me comporter, sachant que la dernière fois ou nous étions tous les deux ensembles, tranquillement, datait du temps de l’Université ou nous étions encore que de jeunes adultes ne connaissant rien au monde. Toutefois, politesse oblige et éducation reçue, je me penchais vers elle, lui faisant la bise. « Encore désolé pour le retard. On avait besoin de moi et je n’ai pas pu me libérer plus rapidement » J’étais sûr qu’elle comprendrait, étant elle-même avocat, même si nous n’étions pas dans le même domaine, et après tout, je n’avais pas eu besoin d’annuler la soirée. « Tiens », dis-je, tout en lui tendant la bouteille. « Petit cadeau pour l’hôte de la soirée ». Après les salutations usuelles, elle se plaça de sorte que je puisse pénétrer dans sa maison. Je m’arrêtais dans l’entrée, attendant une quelconque invitation, n’étant pas chez moi. Je n’étais pas du genre à faire une visite guidée en solo, et à m’aventurer sans aucune raison dans toutes les pièces sans en être invité. Mes yeux firent le tour de ce qui m’entourait. « C’est joli chez toi », poursuivis-je, en souriant, tout en posant mon regard sur elle. « Et ça fait plaisir d’enfin réussir à te revoir, depuis le temps »

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MessageSujet: Re: Long time no see {ft Adalyn.   Ven 2 Juin - 3:38

Michael & Adalyn
“ Long time no see. ”


Ça faisait quoi, environ une décennie qu’elle n’avait pas vu Michael? C’est dingue comme le temps passe à une vitesse folle. Pourtant, ils avaient été très proches pendant leurs études, se rencontrant durant la première année d’étude de Mike, alors qu’Adalyn était déjà en deuxième année. À l’époque, elle faisait toujours la fête, très populaire auprès de ses collègues académiques. C’était avant, bien avant qu’elle change drastiquement. Ils avaient passé de nombreuses soirées ensemble à faire la fête, à flirter, et ils avaient même sauté le pas à quelques reprises, sans que ce soit sérieux entre eux. Mais leur amitié ne s’arrêtait pas là, ils avaient rapidement compris qu’ils avaient pas mal de trucs en commun et qu’ils s’entendaient à merveille, et Adalyn s’était peu à peu attachée à lui jusqu’à le considérer comme un excellent ami. Puis du jour au lendemain, tout avait changé. Elle s’était mise à refuser toute les invitations, à passer tous ses temps libres dans sa chambre à broyer du noir, victime de crises d’anxiété à tendance dépressive. Elle avait même failli abandonner ses études, jusqu’à ce que Michael apparaisse sur le pas de sa porte, pour l’engueuler. Elle qui était si fragile à l’époque l’avait écouté sans broncher, sans avoir la force de l’envoyer au diable ou même de pleurer. Elle restait juste là, comme une morte vivante, à le fixer de son regard sombre, jusqu’à ce qu’il quitte sa chambre après avoir déversé son flot de colère. Mais ça avait eu l’effet escompté, Adalyn s’était relevé les manches et avait fini ses études avec brio, et à bien y penser elle n’avait jamais pris le temps de le remercier pour ce coup de pied au derrière bien efficace.

Puis la vie avait suivi son cours et ils s’étaient plus ou moins perdus de vue, n’échangeant que quelques mots de temps en temps. Elle avait donc été pas mal surprise en le croisant à Lakeview pour la première fois. Ils avaient bien échangé quelques mots, mais tous les deux pressés dans leurs emplois du temps respectifs, ils avaient échangé leurs numéros de téléphone en promettant de se voir dans les jours à venir. Mais chaque fois qu’ils planifiaient de se voir, l’un des deux se voyait forcé d’annuler à cause du boulot ou d’un conflit personnel. Ça en était presque devenu une blague entre eux, depuis le temps. D’ailleurs, en voyant son sms qui la prévient de son possible retard, Adalyn se retient d’éclater de rire, certaine qu’il va lui réécrire quelques heures plus tard pour annuler. Elle ne lui en tient pas rigueur, au contraire – ça l’amuse plus qu’autre chose.

Mais n’ayant pas de nouvelles de sa part, elle avait décidé de faire comme s’il allait vraiment se pointer chez elle, et s’était occupée à faire réchauffer les plats qu’elle avait commandés chez un traiteur et à dresser la table. L’odeur des plats italiens commence d’ailleurs à se faire sentir dans la maison, lui ouvrant l’appétit, alors qu’elle se regarde dans le miroir pour remettre un peu d’ordre dans sa chevelure. La sonnerie de l’entrée la fait légèrement sursauter, et elle se rend rapidement à la porte pour lui ouvrir, lui adressant un large sourire. Elle lui fait la bise et le serre doucement dans ses bras, avant de reculer d’un pas, secouant la tête lorsqu’il lui présente ses excuses pour son retard. « Depuis tout ce temps qu’on essaie de se voir, tu n’as pas à t’excuser! Je suis juste heureuse que tu sois là! » Elle sourit en prenant la bouteille de vin qu’il lui tend, haussant les sourcils de surprise en lisant l’étiquette. Au fil du temps, Adalyn s’est habituée à la qualité, et elle sait que cette bouteille est un grand cru. « Merci, c’est gentil. J’ai déjà ouvert une bouteille, mais on pourra sans doute y goûter après. » Enfin, tout dépendant comment la soirée se déroule. Après tout le temps qui s’est passé depuis l’université, ils sont pratiquement devenus des inconnus l’un pour l’autre, malgré le lien qui les a uni à l’époque. Elle espère juste qu’il n’y aura pas de malaise entre eux pendant la soirée. Elle l’invite donc à entrer dans la maison et lui fait faire quelques pas, pour lui montrer le living room et la cuisine, lui souriant lorsqu’il complimente la maison. « Moi aussi je suis heureuse de te revoir! Ça fait décidément trop longtemps. » Un petit sourire éclaire son visage, puis elle marche vers la cuisine en lui faisant signe de la suivre, et elle prend la carafe à vin pour en verser deux coupes, lui en tendant une avant de faire tinter leurs verres et d’en prendre une petite gorgée. « Alors! Tu deviens quoi, depuis tout ce temps? » Ça peut semble une question banale, mais Adalyn est réellement intéressée à apprendre comment se sont déroulées les dix dernières années de la vie de son ami. Grace aux réseaux sociaux, elle a évidemment été au courant des grandes lignes, mais sans plus. Et de toute façon, elle préfère largement entendre sa propre version des faits plutôt que se fier à ce qu’elle croit déjà savoir.




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MessageSujet: Re: Long time no see {ft Adalyn.   Sam 3 Juin - 2:15

Long time no see.
Ada&Mike.


« J’ai reçu une bonne éducation », dis-je, haussant les épaules, « Tu me coonnais ». Certes, elle avait en partie raison, mais ce n’était pas une excuse pour ne pas le faire. Je lui souris simplement, tandis qu’elle prenait la bouteille que je lui tendais, ne répondant rien d’autre qu’un simple « Hum ». Tout dépendait surtout de la tournure que prendrait la soirée. Je n’étais jamais contre un verre de plus, mais là, avec une personne de sexe opposée, et vu notre passé commun, je n’étais pas sûr que ce soit vraiment une très bonne idée. Surtout si tout refaisait surface. De toute façon, on ne pouvait jamais rien prédire à l’avance. A voir en temps voulu. Je la suivis ensuite dans le couloir, rejoignant finalement le living room. Je regardais autour de moi, ébahi. Je n’y connaissais rien en décoration intérieure, mais je savais reconnaître les belles choses. « C’est vraiment joli chez toi. Tu t’es vraiment créé un cocon à ton image ». Pour ma part, j’avais juste choisi la maison. Le reste, et surtout la décoration, c’était ma femme qui l’avait choisie. Elle avait eu toute la liberté sur ce sujet. Elle avait été plus qu’heureuse de le faire, ce qui faisait qu’elle était encore plus attachée à la maison. Surtout maintenant. Elle s’y cramponnait comme une sangsue. Je n’étais pas sorti de l’auberge moi. Me passant rapidement une main dans les cheveux, je chassais les pensées qui submergeaient mon cerveau, avant de reporter toute mon attention sur mon ancienne amie. « Ça, tu peux le dire. On essaie depuis quand ? Bien six mois ? », répondis-je, avant de rajouter, « Pas toujours simple al vie d’avocat », dis-je, en rigolant, et tout en la suivant dans la cuisine, humant au passage les effluves qui s’échappaient de ladite pièce. L’eau à la bouche. Je me rendis soudainement compte que je n’avais rien mangé depuis ce midi. Et encore, j’avais juste eu le temps d’ingurgiter un simple sandwich, des plus dégueulasses. Je la remerciais d’un signe de tête pour le verre de vin qu’elle me tendait, avant de trinquer à sa santé et de le porter à mes lèvres, savourant le breuvage au passage. J’avais appris à le déguster, et non le boire à la va-vite comme le 90% des gens. J’étais devenu un connaisseur depuis le temps, c’est pour cela que je ne jurais plus que pour des grands crus et non de la piquette de supermarché. Tout était plus simple quand on avait les moyens. Mes yeux se posèrent un court instant sur la cuisinière, ou les plats étaient en train de mijoter. Ou de réchauffer, c’est selon. « Je ne te connaissais pas des talents de cuisinière, à moins que … », je ne terminais pas ma phrase, avant de sourire malicieusement. Après tout, à l’époque, elle ne l’était pas, mais depuis, au moins une quinzaine d’années si pas plus avaient passé et je ne pouvais pas vraiment dire que je la connaissais encore. Tout était possible.

« Asseyons-nous plutôt », dis-je, tout en désignant ses propres chaises et y prendre place. « A moins que tu préfères t’installer au salon ». Je réfléchis un court instant, faisant tourner le verre dans ma main. « J’ai l’impression de me retrouver à nouveau en première année d’études, ou tu dois, à chaque début de cours, te présenter. Parler de ton parcours personnel à des illustres inconnus. Qu’est-ce que c’était barbant ». Surtout à devoir répéter sans cesse la même chose, écouter les mêmes histoires, juste pour que les profs en sachent plus sur leurs élèves. Pour qu’ils oublient une fois nos diplômes en poche. « Comme tu le sais déjà, je suis avocat », sourire en coin, « Je ne sais pas si tu te souviens, mais durant ma deuxième année, je ne savais pas trop vers ou m’orienter, et pour finir, j’ai choisi le domaine pénal. Et pour changer la donne, je fais partie de cette branche d’avocat détestée de tous. Ceux de la défense. Et oui, je suis du côté des crapules, même si, j’avoue, et tu le gardes pour toi, s’il-te-plaît, certains je leur éclaterais bien la tête contre un mur » Rire. « Je suis venu m’installer ici dès l’obtention de mon précieux diplôme, mais je ne pourrais même pas vraiment te dire pourquoi. J’exerce dans un cabinet en ville, à quelques kilomètres d’ici, et depuis tout récemment, je me suis associé avec un autre ici-même, à Lakeview. » Haussement d’épaules, et j’en profitais pour reprendre ma respiration et de tremper mes lèvres dans le verre de vin, tout en regardant Adalyn attentivement. « Sinon, niveau personnel, peu après notre … enfin, que je te remonte les bretelles, j’ai rencontré une jeune fille, Barbara – je ne sais pas si tu te souviens d’elle. Elle était aussi à Columbia, mais dans un autre cursus – et nous nous sommes mariés deux ans plus tard » Je déglutis. Et comme un mariage sur d’eau, il se finissait en eau de boudin. Autant ne jamais se passer la corde au cou. Surtout avec ce genre de fille. Qui s’attache, qui s’accroche de toutes ses forces, et qui n’accepte même pas de quitter le domicile conjugal. Je n’osais même pas imaginer pour réussir à la faire signer les papiers. Rien que le fait d’y penser, cela me fatiguait. « Actuellement, je suis séparé … ». Je m’arrêtais là, ne sachant pas trop quoi dire. J’avais relaté mon métier, et une partie de ma vie privée, racontant seulement ce qui était important. « C’est ce que tu voulais savoir ? Et là, tu me dis que je suis complètement à côté de la plaque », poursuivis-je, toujours en rigolant à moitié. C’était comme ça avec elle, et je me rendis compte que cela faisait longtemps que je ne m’étais pas senti aussi bien. En dehors de toute tension. De toute surveillance. « A ton tour. Tu ne peux pas y échapper », je vidais mon verre, ne la lâchant pas du regard. « Bon, il faut que je te dise, pour ne pas passer pour l’inculte de service et d’être un peu au courant, j’ai fait quelques recherche sur toi. Alors, comme ça, tu es fiancée ? Félicitations. », continuais-je, me resservant à boire. Ce n’était pas un deuxième verre qui allait me tuer, et, surtout, voiture ou pas, j’habitais dans le même quartier après tout. Une petite promenade de retour ne me ferait pas de mal non plus. Je posais ma main sur le menton, comme un quelconque philosophe se questionnant sur l’existence. « Avec Elijah Hopkins en plus. Pourtant, il ne me semblait pas qu’à l’époque nous avions les mêmes goûts. Après tout, les gens changent, alors pourquoi pas lui ? » Je souris, pour la énième fois, depuis longtemps.



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MessageSujet: Re: Long time no see {ft Adalyn.   Lun 12 Juin - 3:39

Michael & Adalyn
“ Long time no see. ”


Adalyn le remercie d’un sourire lorsqu’il lui répète que c’est joli chez elle. Lorsqu’elle était emménagée ici, plusieurs mois plus tôt, la maison n’avait l’air de rien. Elijah s’était contenté d’acheter quelques meubles, les seuls réellement nécessaires – une table et des chaises pour la cuisine, un fauteuil, une télé. Et un grand lit pour sa chambre. En voyant cette grande maison vide, Adalyn avait pouffé de rire et utilisé sa carte de crédit pour acheter des meubles en grande quantité, et s’était amusée à décorer elle-même les pièces dans un style moderne, mais qui restait quand même accueillant et chaleureux. Un inconnu qui verrait Adalyn s’attendrait sans doute à ce que sa maison soit à son image – quelque chose de froid, de chic. Il faut croire qu’avoir grandi avec des parents coincés à jamais dans les années soixante-dix lui a donné un goût prononcé pour les couleurs chaudes et les décors légèrement disparates. Dans l’ensemble, tout s’accorde bien, et Michael a bien raison, la maison est vraiment à son image. « Au moins six mois, oui. », dit-elle en riant et en secouant la tête. Ils ont tous les deux des horaires intenses au travail, mais ça en devenait presque ridicule. Elle attrape une cuillère en bois et remue un peu l’un des plats qui mijote, avant de regarder Michael en haussant un sourcil lorsqu’il parle de ses talents de cuisinière. « J’ai failli faire exploser un micro-onde à Columbia. Je ne me suis pas tellement améliorée depuis… » Un sourire amusé apparaît sur ses lèvres. « Non, c’est faux. Je suis bien plus douée pour réchauffer les plats, maintenant. » Elle fait un petit signe de la tête vers la nourriture qui dégage une odeur absolument délicieuse. « Ça vient d’un petit traiteur près d’ici, ça devrait être bon. »

Elle hoche la tête lorsque Michael propose de s’assoir, et tire une chaise pour y prendre place. Elle hume l’odeur dégagée par son verre avant de le faire légèrement tourner pour aérer le vin, puis prend une petite gorgée, appréciant les saveurs. Puis Michael se lance dans le récit de sa vie, relatant tous les événements importants qu’elle a manqué pendant ces longues années où leur amitié se résumait à se souhaiter un joyeux anniversaire sur les réseaux sociaux. Elle hausse les sourcils lorsqu’il lui avoue être séparé, glissant son regard vers sa main pour voir s’il a une bague. Et elle sourit lorsqu’il lui renvoie la question, avant de rire lorsqu’il avoue avoir fait quelques recherches. Elle hoche la tête en souriant lorsqu’il remarque qu’elle est fiancée, et jette un petit coup d’œil à la bague qu’elle porte à l’annulaire. Simple et discrète, en argent, avec un unique diamant au centre. « C’est vrai, tu connais Elijah… » Elle écarquille le regard et s’étrangle avec sa gorgée de vin alors qu’il sous-entend qu’Elijah est homosexuel, et prend le temps de bien avaler sa gorgée avant de passer ses mains sur sa robe pour la lisser. Avec la réaction qu’elle vient d’avoir, inutile de chercher à mentir – et de toute façon, Michael connaît déjà la vérité. « Commençons par le début… J’ai gradué de Columbia, un peu grâce à toi je dois l’avouer… » Elle lui lance un regard entendu, sachant qu’il comprendra ce à quoi elle fait référence. « Au fait, je ne t’ai jamais vraiment remercié de m’avoir empêchée de gâcher mon avenir. Alors… merci. Bref, après cette époque, je suis restée à New-York un long moment, je travaillais pour un cabinet réputé. C’était bien, j’aurais pu y rester longtemps… Mais Elijah s’était trouvé un poste ici, et il me manquait. On a toujours eu cette connexion forte, comme des âmes sœurs… Mais sans l’essentiel. » Un petit sourire en coin, elle observe Michael, pour s’assurer qu’il comprend ce qu’elle veut dire par là. Si Elijah avait été hétérosexuel, ils seraient sans doute mariés depuis longtemps, et leur couple serait on ne peut plus solide. Ils sont réellement des âmes sœurs, parfaitement complémentaires, tout en ne pouvant pas être un réel couple. « Et tu sais, les histoires de couple ou de couchette, ça ne m’intéresse pas… Ça ne m’intéresse plus depuis longtemps. Ça aussi, tu le sais. » Michael et elle avaient eu une petite aventure sans attaches, mais lorsqu’elle avait eu sa phase dépressive, elle avait mis fin à cette histoire. Il n’en avait plus jamais été question par la suite, et Adalyn n’avait plus jamais été surprise en train de flirter avec d’autres garçons. « Je venais le visiter souvent, puis à un moment j’ai juste décidé d’emménager ici. J’aime la ville, et j’ai réussi à me trouver un emploi dans un bon cabinet, avec des gros clients. Ce n’est pas New-York, c’est certain… mais ça me fait du bien d’être à l’extérieur de la grande ville, de ne plus avoir à subir ce stress supplémentaire. Et le fait qu’on soit moins nombreux ici enlève pas mal de compétition, c’est bien. » Elle vide son verre et remplit la coupe de Michael et la sienne de nouveau. « Et oui, Elijah… Tu le sais, il aime les hommes. Mais il ne l’assume pas, pas aux yeux extérieurs du moins. Et moi, ça ne m’intéresse pas, ces histoires de cœur. On va se marier, pour que ses parents lui fichent la paix. Ils sont très croyants, un peu chiants il faut l’avouer… Tout le monde sera content comme ça. » Elle prononce ces derniers mots sur un ton peu convaincu, avant de grimacer un sourire triste. Quelques mois plus tôt, elle aurait affirmé le même discours en étant parfaitement certaine de ce qu’elle avançait. Jusqu’à ce qu’un homme entre dans sa vie pour chambouler toutes ses croyances et ses aspirations. Mais ça, elle n’est pas nécessairement prête à en parler tout de suite.




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MessageSujet: Re: Long time no see {ft Adalyn.   Jeu 29 Juin - 2:47

Long time no see.
Ada&Mike.


Tranquillement assis à la table de la cuisine, le verre de main dans la main, que je faisais doucement tourner, je me passais rapidement la langue sur les lèvres, pour les humidifier. J’avais l’habitude de devoir parler pendant des langues minutes, surtout au tribunal durant les plaidoiries, mais je n’aimais pas parler spécialement de moi. Toutefois, avec elle, c’était différent. Je la connaissais depuis trop longtemps pour laisser des aspects de ma vie de côté, quoique, je n’avais pas vraiment tout dit, passant sous silence l’hébergement prolongé de ma sœur.  Ce n’était pas facile tous les jours, loin de là. Soupirant, je chassais mes idées d’un revers de la main et je trempais à nouveau mes lèvres dans le verre, savourant le goût du vin. Qui était un très bon choix d’ailleurs. Je l’écoutais donc parler, comme elle l’avait fait pour moi. Ce qui était, en soi, logique. Effectivement, je connaissais Elijah, du moins de vue. Nous ne faisions pas vraiment partie du même groupe d’amis. La seule personne que nous avions en commun était justement Adalyn. Et ça s’arrêtait là. Et tout le monde était au courant qu’il avait plus tendance à s’intéresser aux garçons qu’aux filles. Mais comme je l’avais insinué un peu plus tôt, tout le monde peut changer. Ce ne serait pas le premier ni le dernier. Toutefois, j’appris rapidement que ce n’était pas le cas. Je portais mon verre à mes lèves, assimilant ce qu’elle venait de dire. Sans juger. Ce n’était pas mon genre. Même à l’époque, que tout s’était arrêté entre nous, je n’avais pas cherché à en savoir plus. Je n’allais pas le faire maintenant. Après tout, c’était sa vie. Et si je voulais être tout à fait honnête, je n’étais pas mieux loti avec ma situation. Malgré tout, je ne pus m’empêcher de me poser des questions, et d’être inquiet pour elle. Même si cela faisait plusieurs années que nous nous étions perdus de vue, Adalyn faisait toujours partie de mes amies les plus proches.

Avant de rentrer dans le vif du sujet, je décidais de la taquiner un peu, sur ce qu’elle avait dit. « Pas besoin de me remercier, c’était tout à fait normal. L’Amérique ne pouvait pas passer à côté d’une avocate aussi talentueuse que toi », commençais-je, en souriant. « Quoique, au fait non. A partir de maintenant faudra que tu me vénères jusqu’à ta mort, ou alors me construire une statue en or grandeur nature », dis-je, un sourire narquois au bout des lèvres. « Heureusement que tu n’es pas dans la même branche que moi, sinon j’aurais regretté de t’avoir aidé, à l’époque » poursuivis-je, le plus sérieusement du monde, avant qu’un rictus moqueur se dessine sur mon visage. Je n’étais pas sérieux pour un sou. Ni crédible. « Sérieusement, ça te plaît bien, ce que tu fais ? » Au même instant, mon téléphone vibra dans la poche. Soupirant, je le sortis, jetant un regard rapide. Barbara. Tu es ou ? Tu va bientôt rentrer ? Tu me manques. Levant les yeux au ciel, je le mis sous silencieux avant de le ranger dans ma poche. Je lui avais pourtant dit, tout du long de la journée, qu’il ne fallait pas m’attendre à la maison, et voilà qu’elle continuait à insister. Vivement qu’elle parte vivre ailleurs. Ce qui n’était pas gagné d’avance. Mon dieu, j’étais à deux doigts de commettre un meurtre moi-même si elle continuait à aller dans ce sens.  

Comme si rien n’était venu interrompre la conversation, je poursuivis sur LE sujet. « Je vois », dis-je, pour commencer, hochant la tête. « Je comprends mieux. Mais … » Je me grattais le menton, tout en la fixant toujours. « Ça ne te pèse pas comme situation ? Je veux dire, tu as été d’accord, mais, à la longue ? Et tu n’as pas peur que, finalement, tu découvres que tu ressentes quelque chose pour lui et qui ne sera jamais réciproque ? » Je ne voulais pas me mêler de sa vie, c’était juste quelques questions que je me posais. Tout simplement. « Si ce n’est pas trop indiscret. Et tu me connais, tu sais très bien que ce n’est pas moi qui va juger, ni le crier sur tous les toits ». Sur ce point, elle pouvait compter sur moi. Sans savoir pourquoi, mes pensées dérivèrent et je pensais rapidement à une personne, depuis lentement plus revues, et j’en eu un pincement au cœur. Je me passais une main dans les cheveux – habitude – avant de me lever, question de me dégourdir un peu les jambes, allant humer l’odeur qui sortait des casseroles. Toujours debout, je m’accoudais au comptoir, me tournant vers elle. « Bon. Qu’est-ce que le traiteur a préparé de bon ? Avant que j’oublie, chapeau à toi. Je suis loin d’être le meilleur cuisinier, mais au moins je n’ai jamais failli pour exploser un micro-ondes » Clap clap clap. Sourire moqueur. Taquin. Rapidement, je sortis mon paquet de cigarette de la poche. « Tu crois que j’ai le temps de m’en griller une ? Sinon j’attendrais sans soucis. Je ne suis pas à la seconde près », demandais-je, retournant chercher mon verre de vin et le vidant – pour la deuxième fois – d’un trait. C’était bien parti cette histoire, à finir saoul, si je continuais à boire de la sorte. Et de troisième remplissage.

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MessageSujet: Re: Long time no see {ft Adalyn.   Lun 3 Juil - 0:58

Michael & Adalyn
“ Long time no see. ”


Elle ricane lorsqu’il dit que l’Amérique ne saurait se passer d’une telle avocate, et tend son verre pour le faire tinter contre le sien avant d’en prendre une gorgée. Son hilarité devient plus franche alors qu’il se reprend en disant qu’elle devrait lui construire une statue, et elle pouffe de rire en rejetant la tête vers l’arrière. « Oh, je pensais te faire construire un temple, une statue ça coûtera moins cher. J’enverrai mes artisans prendre tes mesures. » Elle lui adresse un clin d’œil complice. Ça lui fait étrangement plaisir de constater que malgré toutes les années passées, sa complicité avec Michael semble intacte. L’amitié est une chose extrêmement précieuse à ses yeux, et elle prend mentalement note de ne pas laisser s’écouler une autre décennie avant ses prochaines retrouvailles avec son ami. « Honnêtement… non. », soupire-t-elle lorsqu’il lui demande si elle aime ce qu’elle fait. « Enfin, oui et non. Le droit des affaires c’est bien, les clients ne manquent jamais et puis bon, ça paie bien. Très bien. Mais ce n’est pas ce qui me passionne vraiment. » Des chiffres. Des contrats. De la paperasse à n’en plus terminer. Les journées passent vite, les clients affluent, et Adalyn ne déteste pas complètement. Mais ce n’est pas le genre de pratique qui la saisit directement aux tripes. « Je prends quelques clients en droit familial, de temps en temps. Souvent bénévolement, en fait. J’aimerais bien le faire à temps plein, mais il faut avouer que le salaire est beaucoup moins élevé… » Elle grimace un sourire d’excuse, mais elle sait que Michael comprendra sa réalité. On devient avocat par passion pour le métier, certes, mais également pour le statut que ce métier implique. Adalyn a pris goût à l’argent, et se verrait difficilement vivre autrement. « Toi, tu aimes? »

Ada ne peut s’empêcher de remarquer le texto qu’a reçu Michael, et bien qu’elle détourne rapidement le regard de son écran pour lui laisser un peu d’intimité, elle a le temps de lire le nom de l’expéditeur. Ça, avec la moue exaspérée que fait Michael, lui confirme que sa femme l’énerve. « Tu veux qu’on lui envoie une photo, histoire de l’emmerder un peu? » Elle ne sait pas trop ce qui lui prend de dire ça, elle ne connaît pratiquement pas Barbara, l’a seulement croisée à quelques reprises des années plus tôt. Et encore, c’était à cette époque où elle était complètement refermée sur elle-même, où elle ne cherchait pas à connecter avec les gens. A priori, elle n’a rien contre elle, mais si elle emmerde Michael, alors elle ne voit pas d’objection à l’emmerder à son tour.

Alors qu’ils parlent d’Elijah, Adalyn vide sa coupe de vin, et la remplit de nouveau. Elle fixe le liquide lorsque Michael lui demande si elle n’a pas peur d’éprouver des sentiments pour lui, et hésite un moment avant de hausser les épaules. « Nous avons une connexion vraiment unique… C’est sans doute la personne que j’aime le plus au monde, et je sais que c’est la même chose pour lui. Je sais que la situation étrange, mais vu les circonstances, je ne vois pas comment ça pourrait être différent. Il a besoin de moi, je ne peux pas faire autrement que d’accepter. » À ses yeux, c’est l’évidence même. Elle donnerait sa vie sans hésiter pour son meilleur ami. Michael change ensuite le sujet de conversation en parlant de cuisine, et Adalyn pouffe de rire face à l’allusion au micro-ondes. « Ça prend du talent pour faire ça! Je suis certaine que je suis encore une légende à Columbia. », dit-elle à la blague. « On mange italien, ce soir. J’espère que tu as faim. » Elle prend une gorgée et repose sa coupe sur la table, avant de se lever de sa chaise et de lisser sa robe avec ses mains. « En fait, je vais sortir avec toi. J’ai jamais réussi à me débarrasser de cette habitude. » Elle va quand même devant les fourneaux pour brasser un peu la sauce qui mijote, histoire que ça ne brûle pas, puis fait signe à Michael de la rejoindre alors qu’elle sort sur la terrasse arrière. La cour n’est pas très grande, mais joliment aménagée, un endroit où elle bien se réfugier pour lire ou pour paresser au soleil. Elle attrape une cigarette de son paquet et l’allume, avant de tendre son briquet à Michael. Elle prend une longue bouffée qu’elle laisse sortir dans un petit râle de plaisir, puis sourit à son ami. « Mais toi? Qu’est-ce qui a provoqué ta séparation? »




AVENGEDINCHAINS

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A look in somebody's eyes to light up the skies, to open the world and send it reeling. A voice that says, I'll be here and you'll be alright. I don't care if I know just where I will go 'cause all that I need is this crazy feeling, a rat-tat-tat on my heart... Think I want it to stay. City of stars.

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Long time no see {ft Adalyn.
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