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 {hot} [Pando] Everybody gotta man up sometime right?

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MessageSujet: Re: {hot} [Pando] Everybody gotta man up sometime right?   Ven 30 Juin - 2:46

Pandora & Elias
“ Everybody gotta man up sometime right? ”


A cet instant précis, celui où elle lie à nouveau ses lèvres aux siennes, comme on porterait un coup fatal, il y a cette étrange sensation que tout est à sa place, pris dans l’étau d’une logique imparable, qui s’empare de lui. Le goût de ses lèvres qu’il découvre pour la première fois et qu’il a, paradoxalement, le sentiment d’avoir toujours connu; délicieux mélange de tendresse, de sucrerie et d’extase. Un cocktail qui lui bouscule les neurones, lui réveille une migraine, d’un nouveau genre qui, plutôt que de le clouer dans un état de tétanie extrême, lui offre la possibilité de voir le monde comme s’il était, soudainement, d’une réalité flagrante, frappante, douloureuse et merveilleuse. Il y a aussi la chaleur de son corps, qu’il apprend et son effet sur le sien, son épiderme qui réveille chaque micro-particules de son être tout entier, le rendant plus sensible mais aussi, dans une étrange antithèse, plus fort. Capable de relever les défis qui, aujourd’hui, le laisse pantois, dans un état de stress intense. Elle lui donne la sensation, incroyable, d’avoir une voix, enfin, d’avoir des choix et, surtout, d’avoir une légitimité qu’il s’est toujours ignoré, volontairement. Gamin fébrile qui se mue en héros d’acier.
La Terre pourrait se fendre en deux, dès demain, qu’Elias a la certitude presque contagieuse qu’il le supporterait, qu’il n’aurait pas peur. Encore moins d’affronter les regards des autres, de ses frères, d’Angel principalement. La délicatesse de ses lèvres sur les siennes sont, finalement, aussi énergisante que des stéroïdes et il se laisse à rêver, un instant qui dure encore, qu’il est l’homme qu’il faut. Qu’il lui faut. Que c’est lui qu’elle attend, lui dont elle a toujours eu besoin et que les autres, parce qu’ils ont certainement été plus nombreux qu’il ne veut le croire, n’ont été que des erreurs, des essais avant d’aboutir à ce croquis parfait. Le dessin de ses bras qui épouse, parfaitement, la courbe de ses hanches et le schéma de ses doigts qui se ventouse à son dos, contre cette chair gardée par un tissu possessif, gardien d’un corps fantasmé, adoré. Qu’il aimerait qu’elle lui dévoile. L’idée l’aurait fais rougir, dans une autre situation, mais à cet instant précis, il s’octroie le droit à ce caprice et, avec une impulsion loin de l’image du jeune homme réservé, chaste, ses doigts se crispent un peu sur ses hanches, pour rapprocher leurs corps.. Dans l’idéal Elias aimerait se fondre en elle, avant de prendre pleinement conscience de la métaphore qu’il envisage au sens littéral.

Et la peur l’étreint, le temps d’une réflexion, que ses lèvres expriment dans une question hasardeuse, une hésitation enfantine. L’ingénu qui tente de terrassé l’affirmé et Elias, comprimé dans un état double, qui se laisse malmener par les pulsions de Pandora, déclenchée en partie par la fougue dont il a fait preuve. Il voudrait regretter son geste, sincèrement, ne serait-ce que pour la suite qui se dessine et qui le pétrifie, mais il n’y parvient toujours pas. Parce que s’il y a bien une personne avec qui il s’imagine passer ce cap, cette étape que tous les adolescents attendent avec impatience, mais que tous les adultes regrettent en y songeant, c’est elle. Il voudrait pourtant croire qu’il n’est pas aussi naïf, pour penser qu’il attendait la bonne personne, mais c’est comme si, à son insu, tout ce que sa mère a pu lui expliquer sur le sujet, avec son romantisme maladif, avait fini par laisser une trace. Souvenir qui n’a pas sa place, qui s’invite sans qu’il ne le veuille vraiment et le renvoie à une adolescence reléguée au rang de vague souvenir; les conseils qu’on lui a distribué, comme des cachets, pour le préparer à ce moment qui est supposé marquer le tournant d’une vie. Passage de l’enfance à l’âge adulte. C’est ridicule, Elias n’a pas attendu de coucher avec une fille pour devenir un homme, il l’est devenu par bien d’autres manières, en privilégiant profession au détriment du privé. Pourtant à cet instant, il se sent épris d’une naïveté qui pousse son étreinte à se relâcher un peu.

Au coeur intrépide se fait sentir un souffle saccadé, rythmé par l’angoisse et le désir dans un mélange qui n’a rien d’homogène. Il voudrait lui dire, exprimer sa crainte soudaine, mais le baiser qu’elle lui offre est si savoureux qu’il n’a pas le courage de l’interrompre. Et il n’en a pas vraiment le temps, alors qu’il amorce un geste, vague et avorté, pour la repousser un peu, elle le force à se rasseoir, sans avoir vraiment à le faire et il frissonne. Chair de poule. Muscles bandés, jusqu’à la courbature. Nez en l’air, Elias la regarde se rapprocher et s’installer sur lui, comme si ce geste était le plus naturel du monde, ce qui lui plaît, ce qui l’inquiète, ce qu’il savoure. Son regard suit chacun de ses mouvements, comme subjugué par la grâce de sa hâte, de sa fièvre, avant de croiser le sien. Et la peur s’enfuit, terrassée par ce qu’il découvre là, au coin de ce regard sombre, profond. Il est à sa place et, surtout, avec la bonne personne. Il n’a pas rien à craindre et, quelques secondes, Elias regrette même d’avoir osé prendre peur. « Pandora… Le souffle a l’intonation de l’aveu, de la confession et, comme pour rappeler qu’il est toujours un peu le même malgré leur situation, ses joues rougissent, légèrement. Sans qu’il soit certain que ce ne soit que l’effet de la gène. J’ai.. jamais.. » Les mots n’arrivent pas vraiment à franchir ses lèvres, parce qu’il se trouve ridicule, parce qu’il craint que le dire à voix haute ne vienne entacher l’instant. Ne brise l’intimité. Ne rompt sa chance, leur chance, de concrétiser ce qu’ils s’avouent en silence, dans la chaleur d’un baiser qu’il vient relancer, ses mains qu’il trouve soudainement trop grande, maladroite, alors qu’il les glisse sur ses cuisses, rapprochant son bassin du sien pour signifier que malgré son retard, malgré son ignorance, il est prêt.. Prêt à ce qu’elle lui enseigne ce que les autres savent déjà. A ce qu’elle lui apprenne comment l’aimer elle, et ce de toutes les manières qui soient.
Et comme pour souligner ce qu’il ne dit pas vraiment, sur l’état dans lequel il est, ses mains finissent par s’emparer d’un pan de son haut, qu’il lui retire, lentement, le bout de ses doigts qui caressent sa peau en le remontant. Frisson qu’il a bien du mal à contenir alors qu’il laisse tomber le tissu au sol, vue brouillée par ce qu’il aperçoit pour la première fois. Perfection qu’il effleure du bout des doigts, sculpteur délicat. Chaleur qui forme une boule au creux de son bas-ventre, sensation qu’il découvre et qui, étrangement, le laisse impatient de la suite.. Parce qu'il n'y a pas plus intense et rationnel que de partager ce moment avec elle.


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MessageSujet: Re: {hot} [Pando] Everybody gotta man up sometime right?   Ven 30 Juin - 4:23


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MessageSujet: Re: {hot} [Pando] Everybody gotta man up sometime right?   Sam 1 Juil - 22:17

Pandora & Elias
“ Everybody gotta man up sometime right? ”


A cet instant, tension à son paroxysme, Elias voudrait avoir la faiblesse de rougir tandis qu’elle soutient son regard, profond, mais il n’en fait rien. C’est même avec une certaine assurance, qu’il ne se reconnait d’ailleurs pas, qu’il plonge le bleu de ses yeux dans le néant hypnotique des siens. Son aveu innocent, terrifiant mais aussi libérateur, flotte dans l’air sans réellement obscurcir le ciel qui les surplombe, comme s’il ne s’agissait que d’une brindille sur le chemin qui les attend, qu’ils s’apprêtent à emprunter ensemble, main dans la main. Dans l’assurance fébrile d’un avenir prometteur, du moins pour Elias qui ose croire, à ce moment précis où son coeur s’arrache un sursaut exalté, que Pandora lui ouvre les portes d’un monde qui lui est, jusqu’ici, inconnu… Dans lequel elle fait le serment de le perdre, corps et âme, sans qu’il ne rechigne, sans qu’il n’oppose aucune résistance; parce que c’est sa volonté, souveraine, impulsive, implacable qui l’a conduit à cette osmose presque parfaite. Comme cette cohésion des souffles, unis par ces baisers qu’ils échangent, le coeur à la dérive, haletants, à craindre - inconsciemment surement - que ce ne soit la première et dernière fois qu’une telle proximité se produise. Et c’est pourtant si naturel, si normal, parce qu’il y a dans ce désir d’union de leur corps, une certaine rédemption, un antidote à tous les maux qu’ils portent, comme un remède qu’ils auraient enfin trouvé après avoir chercher, des années en souffrant dans le plus intime des silences. Et c’est tout ce dont il a besoin, quelque part, pour se convaincre que c’est exactement ça, à cet instant précis, qu’il désire plus que tout; Pandora, rien d’autre. De l’effet qu’elle a sur son humeur à celle qu’elle déclenche, visiblement, sur l’ensemble même de son corps. Sa chair frissonne au frottement de son bassin, qui racle le tissu qui comprime, lentement, son bas-ventre, alors qu’il se mord la lèvre inférieure pour essayer de se contenir, un minimum, avant qu’un baiser sucrée de l’indienne ne vienne, encore un peu, titiller la fougue qui éveille sa fièvre. C’est la réponse qu’il attendait, sans vraiment le faire, qu’elle l’accepte peu importe ce qu’il prétend, peu importe ce qu’il ne sait pas, ce qu’il apprend. Elle le guidera, il le sait, il lui fait confiance et c’est dans cet aveu d’abandon total, qu’Elias réalise la perfection de leur union à venir.

Il voudrait dire qu’il n’a jamais idéalisé cette étape de sa vie, mais ça serait mentir et il lui est souvent arrivé d’observer les changements d’une vie sexuelle épanouie chez ses frères, sans comprendre réellement ce que cela leur apportait de plus. Sans attendre la bonne personne, persuadé trop vite qu’elle n’existe pas de toute manière, Elias a longtemps visualisé ce passage à l’acte de multiples manières, moins romancées qu’on voudrait lui prêter .. Pourtant, bien que les lieux ne soient pas aussi confortables qu’il l’aurait souhaité, il arrive à faire abstraction de la douleur dans sa colonne vertébrale alors qu’il se tend sur son siège, la chaleur de Pandora qui électrise tout son corps. Et ces courbes. Et la douceur de cette peau. Son coeur rate un battement. Sans qu’il ne sache plus vraiment si c’est l’émotion de la voir ainsi s’offrir à lui, à ses mains si maladroites, ou s’il s’agit du fait qu’elle tienne son t-shirt entre ses doigts et tente de le lui retirer. Alors il lutte, quelques secondes, par peur avant de céder. Levant les bras, il laisse le tissu quitter sa peau, l’égratigner, l’érafler et son regard hésite quelques secondes à croiser le sien, devinant les cicatrices qui jonchent sa peau; vestige de l’accident qui lui a coûté sa petite mort. Bien qu’à cet instant, il se sente plus vivant qu’il ne l’a jamais été ces dernières années.

Elle est la première à briser l’hésitation qui traine, la découverte des formes, de la chair de l’autre. Ses lèvres sur sa clavicule, dents qui viennent titiller sa résistance, Elias ne peut retenir un souffle rauque, hasardeux, alors que sa respiration s’accélère et qu’il se laisse porter par la tension qui fait trembler son ventre. Se redressant, suivant chaque mouvement de Pandora, comme son ombre, ses doigts accrochent la lanière de son short, qu’il fait glisser juste avant qu’elle ne s’assied sur le bord de la table, faisant glisser le tissu le long de ses jambes galbées, jusqu’à ses chevilles, avant qu’il ne rejoigne le sol. Il ignore ce qui les entoure, du vrombissements des appareils de la cuisine, aux crissements des pneus d’une voiture dans la rue. Il n’y a que le battement, à tout rompre, de son palpitant malade et la respiration de Pandora, qui trouve écho dans son crâne; un son ravissant qu’il n’est pas sûr de réussir un jour à oublier. Curieuses, ses mains visites la colline de ses seins, jusqu’à la chute vertigineuse de ses reins, avant de rejoindre les mains de l’indienne pour l’aider à défaire sa ceinture et le débarrasser du tissu qu’il lui reste. Il y a une gêne, un court instant, à se retrouver nu ainsi, qu’il oublie assez vite quand son corps réussi à s’unir au sien. Frisson qui lui raidit légèrement la nuque, ses mains qui appuient sur les omoplates de Pandora, paupières closes à savourer l’effet particulier que lui provoque la rencontre de leur deux corps. C’est à la fois nouveau et ordinaire. Naturel. S’il n’est pas tout à fait certain de faire ce qu’il faut, ses gestes encore hésitants, fébriles, ses mains s’accrochent à la naissance de ses cuisses pour que la proximité des bassins reste, souffle haletant à chaque rencontre dans un rythme incohérent. Et malgré sa crainte, Elias oublie sa timidité naturelle, leur deux êtres qui ne sont plus qu’un, alors qu’il se fond en elle, s’abandonne, modelant ses courbes d’une délicatesse attachante. Tendresse infinie. Amour sincère.


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MessageSujet: Re: {hot} [Pando] Everybody gotta man up sometime right?   Dim 2 Juil - 4:26


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