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 [107] Un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres.

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MessageSujet: [107] Un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres.    Ven 23 Juin - 16:46

19 juin 2017, Lakeview





Un petit chez soi vaut mieux
qu’un grand chez les autres.
Si cette journée n’avait pas débutée sous le coup de mes nausées, j’avais aujourd’hui le droit à un énorme coup de fatigue. Mes seins me faisaient un mal de chien et j’étais d’une humeur massacrante ! Une chance pour Angel qu’il travaillait aujourd’hui et que je n’avais pas croisé grand monde dans la maison des Black, parce que j’aurais renvoyée une bien piètre image de l’invité que j’étais … C’était une raison de plus au fait qu’il fallait absolument que je me trouve un appartement. Cette situation ne pouvait plus durer et si j’avais eu l’espoir de soulager un peu les Black de ma présence lorsque Jed m’avait à demi-mot invité chez lui. C’était aujourd’hui de l’histoire ancienne. Expérience ou plutôt idée qui m’avait poussé à me bouger un peu plus le cul dans mes démarches auprès de l’agence que j’avais contactée un mois plus tôt. Seulement avec mon emploi du temps et mes allers et retours pour Tucson, plus récemment la Norvège. Il fallait bien admettre que je laissais peu de place pour cette tâche tout de même importante. Seulement aujourd’hui j’étais là, à Lakeview, je ne repartais pas avant mercredi, je n’avais aucune excuses, ma grossesse n’en étant pas une non plus. C’était même plutôt le contraire, elle était un argument. Pour que je laisse cette famille en paix, alors qu’ils n’avaient pas besoin d’une femme enceinte qui vomissait quasiment tous les matins depuis un mois… C’était sans parler de ce foutu jean que j’arrivais encore a fermé, mais le fermé était une chose. Le fait que je me retrouvais serrée dedans avec le bouton qui le rentrer dans le ventre, c’était désagréable au possible ! Non, aujourd’hui je n’étais pas d’humeur à supporter le bouton d’un jean qui était en train de devenir trop petit au fur et à mesure que les jours passaient et que Jelly Bean prenait de l’ampleur. Et s’il n’était pas encore visible pour la plupart des gens puisque mon ventre resté normal sous mes vêtements, sans et dedans, c’était une autre histoire. Je pouvais même affirmer que mon ventre qui avait toujours été plat, avait à présent une légère bosse au niveau du bas ventre. C’était donc décidé, cette journée ce passerais vêtue d’une robe !

L’agent immobilier que j’avais déjà rencontré et qui m’avait fait visiter quelques appartements avant même que je n’apprenne que j’étais enceinte, m’avait donné une adresse à laquelle je devais la retrouver pour une nouvelle visite. Un appartement tout juste rénové, pas encore sur le marché apparemment et qui correspondait parfaitement à mes nouveaux critères de recherche. Etant arrivée la première visiblement, j’avais tout le loisir de regarder cette petite résidence cachée derrière de grands arbres dans le fond d’une rue qui a l’air tout ce qu’il y a de plus paisible. Bon, ça reste Myrtle Creek, je connais le coin pour y avoir vécu plusieurs mois, mais ce n’est pas du tout le même côté ici, c’est plutôt le milieu voir même la fin de Magnolia Lane ici, tandis que les maisons de Maxym, Angel et Jed étaient clairement au début. Je m’avance dans l’allée qui mène jusqu’au petit bâtiment dans le fond niché au centre d’un terrain composé uniquement de pelouse, d’arbres, arbustes et de fleurs. Bon au moins je sais d’avance qu’il y aura des frais d’espaces frais dans les charges, mais le lieux est absolument magnifique et une fois que l’on à passer les premiers arbres, on a l’impression d’être dans un autre lieux, comme si c’était une bulle à l’intérieur de la ville, à l’intérieur de la rue elle-même ! Je n’avais pas encore vu l’intérieur. Que l’extérieur me charmait déjà et que je me voyais parfaitement ici, au milieu de cette verdure. Assise dans l’herbe avec un enfant qui jouait autour de moi. « Mademoiselle Sinclair. » Je me retournais sur l’agent immobilier un sourire étirant mes lèvres tandis que je venais saisir la main qu’elle me tendait pour me saluer. « Excusez mon retard ! Vous avez eu le loisir d’admirer ce magnifique extérieur en tout cas et vu votre sourire ça semble vous plaire. » Elle me regarde les yeux pleins d’optimisme et je lui confirme d’un mouvement de tête tout en reposant mes yeux sur les lieux. « Je n’aurais jamais cru qu’une chose pareil existait dans ce quartier… » Elle rigole et d’un mouvement de la main m’invite à la suivre alors que nous remontons l’allée pour venir jusqu’à 2 portes d’entrées. Toutes deux avec une magnifique terrasse donnant sur l’intérieur des appartements. Je la regarde sortir les clés de son sac, cherchant la bonne quelques secondes. « Le bien que je vous présente a était rénové totalement, les travaux ne sont pas encore tout à fait terminé, mais au moins il sera disponible très prochainement. C’est un ami à moi qui ai acheté l’ensemble et à tout refait à neuf, il me le laisse donc en exclusivité et quand je l’ai vu, j’ai toute de suite pensée à vous. » J’écarquille un peu les yeux, étonnée de l’entendre dire cela. Elle ouvre la porte et tend le bras pour que j’y entre la première. Mes yeux parcours alors la grande pièce très lumineuse et qui, comme vu de l’extérieur, donne sur la terrasse en lames de bois et clôturée. Mon sourire étire un peu plus la commissure de mes lèvres lorsque je ferme les yeux et respire cette odeur de neuf qui me procure un plaisir tout particulier. Mes yeux s’arrêtent sur le poêle a bois dans l’un des coins de la pièce, je le pointe alors du doigt en regardant l’agent, agréablement surprise. « Oui, c’est un poêle à bois, c’est les avantages d’une cheminée, quelques inconvénient en moins je dirais. » Elle s’avance vers moi après avoir refermée la porte d’entrée derrière elle. Le bruit résonne dans le logement totalement vide, mais bizarrement, je mis sent bien, très bien même ! Je me sens comme apaisée dès les premiers instants passé ici. « En le voyant je vous ai imaginé au coin du feu avec votre bébé. » Je la regarde, puis regarde à nouveau le poêle à bois, imaginant alors un canapé juste devant. L’image était très nette dans ma tête, je m’y voyais aussi, là, avec mon enfant à le veiller au coin du feu. Mon cœur était soudain gonflé d’amour, tellement d’amour que ma mauvaise humeur du début de journée semblait comme envolée.

« Ici nous avons la cuisine qui sera totalement équipée. Quand je vous parlais de travaux à faire encore, c’est l’installation de la cuisine. » Je me pince les lèvres en regardant l’espace vide aujourd’hui, essayant d’imaginer une cuisine dans ce petit carré. Elle n’allait pas être bien grande, mais pour deux, ce serait surement suffisant. Je hoche la tête. En tous les cas, j’aime l’ambiance et la sérénité que dégage cette pièce. « On continue ? » Je hoche la tête encore une fois. « Oui. » Sourire qui vient de nouveau naitre sur mes lèvres alors qu’elle ouvre la première porte à gauche. « Voici la première chambre, la plus grande des deux, bien que de peu elles font 10 et 12m². » Je hoche la tête encore une fois tout en m’avançant dans la pièce, observant les murs nus. Nous passons à la seconde chambre qui est effectivement un peu plus petite. Je crois que le fait que tout soit neuf et refait, me charme complètement. « On peut repeindre ? Non parce que je vais surement faire une chambre d’enfant et peut-être personnalisé un peu les murs, enfin c’est comme ça que j’imagine les choses. » C’est à son tour de hocher la tête. « Ah oui oui, vous pouvez même percer les murs, du moment que le jour où vous partez ce n’est pas un gruyère ! » Elle m’entraine dans la dernière pièce de l’appartement qui se trouve être la salle de bain. Totalement carrelée et disposant d’une baignoire et d’une douche. Chose qui était évidemment parfait pour l’arrivé d’un nourrisson. « Ici vous avez les branchements pour une machine, une grande douche, enfin tout y est ! » Je m’avance et viens poser les doigts sur la porcelaine de la vasque près de la baignoire. J’ai se sentiment depuis le début, que cet appartement est le bon et tout au long de la visite, ce sentiment c’est confirmé. Je croise les bras et viens m’appuyer contre le meuble du lavabo tout en la regardant. « Et pour mon atelier ? » Car oui, même si ce n’était pas obligatoire, c’était un nouveau critère qui semblait presque devenue important pour moi. « Suivez-moi. » Me dit-elle un sourire amusé sur le bout des lèvres. Nous sortons de l’appartement pour venir entrer dans celui juste à côté. « Un studio de 30m² comme l’autre, refait à neuf et j’ai vu avec le propriétaire il serait d’accords pour louer les deux ensembles. J’ai même réussit à négocier le loyer pour que les deux rentres dans votre budget. » Je me mets alors à rire, tournant un peu sur moi-même en regardant l’intérieur de cet appartement. Je mis sentait aussi bien que dans l’autre. « Et il est d’accords pour que j’y exerce mon activité professionnelle ? » Elle me fait un oui de la tête, un sourire plus que satisfait sur le visage. « Il avait l’intention d’installé une cuisine dans celui-ci aussi, mais si vous le prenez il le laissera comme ça pour que vous puissiez y aménager votre atelier. » La chance me souriait-elle enfin ? J’en avais bien l’impression. Tout comme je n’arrivais pas à me défaire de cette satisfaction au fond de moi et de déjà me sentir chez moi entre ces murs.


 

L'appartement:
 

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MessageSujet: Re: [107] Un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres.    Sam 24 Juin - 1:53

15 juillet 2017





Un petit chez soi vaut mieux
qu’un grand chez les autres.
C’était le grand jour.  Il s’était passé à peu près un mois entre le jour où j’avais visité l’appartement et le jour où j’avais signé le bail des deux appartements. Car ou, ce n’était pas seulement mon déménagement à moi, c’était aussi celui de mon atelier et il y avait bien plus de choses à déplacer là-bas que pour moi. C’était preuve que j’avais énormément de bien personnel … Je n’avais pas encore commencé à faire les cartons à l’atelier, il fallait avouer que j’étais revenue de Tucson la veille au soir. J’avais laissé les clés à Angel pour qu’il ramène mes quelques cartons ici. En prévision de ce jour. J’avais fait livrer quelques meubles également, en ouvrant la porte je les avais trouvés en plein milieu du salon dans leurs cartons d’emballage. Ma voiture était également chargée de pas mal de choses. Il fallait avouer que je partais de zéro dans cet emménagement. Jusqu’ici j’avais toujours été chez les autres, ma mère, Nolan, Maxym… Je n’avais jamais vraiment eu d’intérêt à m’acheter du mobilier jusqu’à maintenant.

Avant de faire quoi que ce soit, je refaisais le tour de l’appartement, sourire indélébile sur les lèvres alors que je m’étais sentie chez moi ici dès les premiers instant et les quelques minutes écoulées ne faisant que confirmer mon ressentis. Ça allait être une grande première pour moi, de vivre seule pour la première fois. Baissant les yeux sur mon ventre qui pas bien gros, commençait à pousser, donnant plus l’impression que j’avais trop mangé que laissant clairement comprendre ce qu’il se passait là-dessous. Je venais toucher de la paume de ma main cette petite bosse qui était quelque chose de tout nouveau pour moi, ayant toujours eu un ventre plat naturellement. Mais c’était l’assurance que je n’allais pas rester seule très longtemps entre ses murs. Je retournais à ma voiture, prenant pas mal de chose que j’allais entasser dans l’un des coins du salon vide et surtout pour ne pas gêner le passage. Le programme du jour allait être de monter mes nouveaux meubles, de les placer et de ranger tout dedans et à leur place. Je m’installais au centre de la pièce, les fesses par terre en tailleur sur le parquet tout en tournant l’un des cartons vers moi et à l’aide de la pointe d’un des tournevis que m’avait prêté Angel, je coupais le scotch entourant le tout. J’ouvrais le tout, laissant apparaitre les planches de bois clair de l’un de mes buffets que j’allais mettre dans le fond de la pièce.  Je gardais le tournevis dans les mains, restant là quelque instant à regarder la planche du dessus. Soudain songeuse. Je repensais à ma visite pour mon échographie. Celle qui aurait dû être la première et qui s’avérait être la seconde. J’avais alors pu voir l’évolution de mon enfant. J’avais encore du mal à croire que mon Jelly Bean avait à présent, presque tout d’un mini humain, d’un mini moi, d’un mini lui… Je baissais les yeux, le posant sur l’une des lames du parquet. Hier. Cela faisait un mois hier que j’avais quitté la Norvège sans lui et qu’il était sorti de ma vie. Un mois que je n’avais pas vu son visage. Sentis son odeur. Touché sa peau. Et c’était douloureux ! Bien plus qu’avant, avant qu’il ne change les choses entre nous. Avant que nous ne soyons un couple. Je ne pouvais m’empêche de me demande comment lui était en train de le vivre. Le dernier signe de vie que j’avais eu de lui avec était ce sms. Un simple merci après lui avoir envoyé ma première échographie. Est-ce que je devais lui envoyer celle-ci aussi ? S’il ne m’avait pas répondu, la réponse aurait été toute simple. Seulement il m’avait répondu, même si ce n’était pas grand-chose. Il avait répondu…

Machinalement je sortais mon téléphone portable resté dans la poche arrière de mon jean. Ce n’était pas trop confortable, ce jean ne l’était plus vraiment non plus d’ailleurs, mais je pouvais encore le fermer, même si la tâche s’avérait plus compliqué, c’était encore le cas alors mes vêtements tiendraient temps que cela serait encore possible. Et puis avec l’arrivée des beaux jours j’allais pouvoir mettre des robes, mais pour aujourd’hui il était évidemment plus pratique que je reste en pantalon. Je regardais l’écran de mon téléphone portable, fixant l’historique de mes échanges de sms avec Jed. Je levais les yeux à la recherche de mon sac à main, décidée à lui envoyer cette seconde échographie. Mais je l’avais visiblement laissé dans la voiture. Je me levais et retournais jusqu’à ma voiture, me penchant dans celle-ci pour attraper mon sac, chercher mon échographie dedans et la prenant aussitôt en photo, je glissais rapidement l’image dans un message. Mon cœur battait la chamade comme jamais, pas d’excitation, mais de stresse. Je me demandais s’il allait aussi répondre cette fois. Je l’espérais, mais rien n’était sûr. Rien ne l’était jamais avec Jebediah Fensworth. J’hésitais pourtant à appuyer sur ce bouton « envoyer ». La peur au ventre qu’il ne réponde pas. Je ne sais pas ce qui allait me faire le plus mal, qu’il le fasse, ou ne le fasse pas… Prenant une grande inspiration, j’appuyais finalement sur l’envoie, de toute façon encore une fois, je n’avais plus rien à perdre.

J’expirais un grand coup tout en fermant les yeux une fois que le message était partie, je n’avais plus qu’à attendre. De toute façon, soit il répondait rapidement, soit il ne répondait pas du tout, c’était aussi simple que cela. Et s’il ne le faisait pas, je savais qu’il ne servirait à rien que je lui envoie les autres. Pourtant, j’avais ce besoin, là dans le fond de mes entrailles, de le faire participer à ma grossesse, mais si c’était une façon aussi minime que ça. Ça me donnait le sentiment qu’il y avait un peu de lui auprès de moi, même si dans le fond, ce n’était que du vent… J’ouvrais les yeux, profitant pour prendre de nouvelles choses dans ma voiture et ne pas avoir fait un aller-retour totalement pour rien alors que j’entendais une voix que je connaissais très bien de l’autre côté de la résidence. Je sortais le haut de mon corps de la voiture pour la regarder alors qu’un sourire venait naitre sur mes lèvres. Mon téléphone qui vibrait dans la poche arrière de mon jean, mais mon attention sur la brunette qui me semblait bien plus important que le reste. « Tu as trouvé facilement ? » Demandais-je à la jeune femme alors qu’elle s’approchait de moi pour venir me prendre dans ses bras. Je regardais alors ses mains vident. « T’as oublié le p’cul ? »Je la regarde droit dans les yeux déjà en panique a l’idée de passer une journée entière dans l’appartement, avec mes envies d’aller faire pipi toutes les secondes depuis que le bébé a commencé à grossir alors qu’il n’a pas encore commencé à remontant, appuyant ainsi en permanence sur ma vessie. « J’espère que moins que tu as une réserve de mouchoir du coup … »


 

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MessageSujet: Re: [107] Un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres.    Dim 25 Juin - 17:38


Avec le retour de l’été, l’envie de sortir de Mia se faisait encore moins présente. Déjà que de la voir dehors était rare – les gens ne réalisaient pas que s’ils arrivaient à la croiser dans la rue au moins une fois par ans, ça relevait du miracle – mais avec la chaleur pesante qu’il faisait, elle avait encore moins envie de sortir. Elle ne comprendrait jamais les gens qui disent que leur saison préféré c’est l’été… En quoi est-ce que transpirer toute la journée était attractif ? Et si encore il n’y avait que la chaleur comme problème, il fallait rajouter à ça le fait que presque tout le monde se transformait en chasseur de moustiques au point de devenir couillon et de se donner des claques en pensant pouvoir tuer le moustique qui s’est sournoisement posé sur notre visage. Résultat des comptes, le moustique est vivant et nous, pauvre âme en peine, nous nous retrouvons avec la joue endolorie et chaude. Tout ça pour dire que la jeune brune n’aimait pas l’été et qu’elle avait hâte que les gens arrêtent de sortir leurs jambes blanches dehors à la moindre présence d’un petit rayon de soleil. Le seul bon côté qu’elle voyait à cette saison c’était qu’au moins, l’inefficacité des déodorants aura enfin été prouvé par les transports en communs. Qui ça intéressait ? Personne, elle encore moins mais chaque petite victoire on les prenait.

En réalité, toute cette réflexion découlait du fait qu’elle avait dû sortir de chez elle pour aller rejoindre Olivia. Et même si en général elle était enchantée à l’idée d’aller la voir, aujourd’hui c’était plus qu’un petit moment entre meilleures amies. Non non, aujourd’hui elle allait aider sa meilleure amie à s’installer dans son nouveau chez elle. Elle n’avait pas caché sa joie en apprenant que la rouquine avait enfin son appartement et s’était même proposé à l’aider à s’installer. Et même si intérieurement elle espérait que son amie décline poliment son offre, elle était contente de s’investir dans la vie de cette dernière et de son ou sa filleul.e. Et pour ceux qui se poseraient la question, non elle n’était pas encore officiellement marraine, elle ne savait pas non plus si la jeune femme allait donner le titre de marraine à qui que ce soit ou si elle était pressentie. Mais ça ne saurait tarder le moment où Mia informerait à la future maman son projet d’être la marraine de cet enfant.

Munie de son plus beau sourire et de sa boisson fraiche qu’elle s’était acheté en chemin, elle sortit de sa voiture avec ses lunettes solaires sur les yeux tandis qu’elle se dirigeait vers la tête rousse qu’elle apercevait au loin.  « EH LA ROUSSE ! » Hurla-t-elle en pleine rue en levant un bras pour faire un grand signe, au moins comme ça elle ne pourrait pas la rater. Sa paille dans sa bouche alors qu’elle aspirait sa boisson, s’arrêta pour tendre à présent les deux bras en accélérant le pas. Une fois arrivée à hauteur de son amie et surtout, comme à chaque fois qu’elles se voyaient, Mia la prit dans ses bras pour la saluer et la serra contre elle. Le contact dura moins longtemps que d’habitude parce qu’il faisait beaucoup trop chaud pour qu’elles effectuent leur câlin habituel et aussi parce qu’elle ne voulait pas étouffer l’enfant. Ouais, elle pensait que serrer Olivia trop fort contre elle pouvait être un risque pour l’enfant et même si elle n’était pas sûre que ce soit possible vu le peu de force qu’elle avait, mais elle ne voulait pas prendre de risque et se rendre compte qu’elle pouvait être une Lennie Small.  « Ca va, j’ai surtout vu ta tête de loin. A ce moment-là j’ai su que je ne m’étais pas perdue. » Elle prit une nouvelle gorgée de sa boisson tout en fronçant les sourcils en voyant l’expression qu’affichait à présent le visage de son amie. Oui, elle savait qu’elle devait sûrement avoir une sale tête à cause de la chaleur mais ce n’était pas une raison pour la regarder de la sorte. Elle s’apprêtait à faire une remarque lorsque son amie lui posa la fameuse question. Celle du papier toilette qu’elle était supposée amener. Elle leva les yeux au ciel en poussant un soupir, avant d’ouvrir son sac qui était étrangement bombé pour sortir un rouleau de papier toilette. « Avec les compliments de ma mère. Elle le sait pas mais je l’ai volé en sortant de chez elle, considère ça comme un cadeau de crémaillère de sa part. » Et si besoin elle avait aussi volé des serviettes en papier mais ça, elle laisserait à Olivia la surprise de le découvrir lorsqu’elle aurait usé tout le papier toilette. Une amitié pleine de surprise, voilà ce qu’être amie avec Mia signifiait. « Angel est déjà arrivé ou j’ai l’honneur et le privilège d’être la première ? » S’enquit la jeune femme.

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Scared of lonely
I'm in this fight, and I'm swinging and my arms are getting tired. I'm trying to beat this emptiness but I'm running out of time. I'm sinking in the sand, and I can barely stand. I'm lost in this dream and I need you to hold me. I'm scare of lonely and I'm scared of being the only shadow I see on the wall. And I'm scared the only heartbeart I hear is my own, and I'm scared of being alone. ~ byendlesslove.

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MessageSujet: Re: [107] Un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres.    Mar 4 Juil - 14:16




Un petit chez soi vaut mieux
qu’un grand chez les autres.
En réalité je n’avais pas imaginé cette journée autrement qu’avec Mia et Angel. Enfin… si ! Mais ce n’était visiblement qu’un rêve pour l’autre option. Comme si Jed allait revenir comme une fleur dans l’unique but de m’aider à emménager chez moi. Même si le personnage était plutôt imprévisible. Il y avait des limites à son impulsivité. Je soupirais fortement et bruyamment après avoir envoyé l’image au blond, mon téléphone à présent ranger dans la poche arrière de mon jean. Bien calé alors que mon jean était déjà beaucoup plus serrer qu’il y a à peine un mois. Pour des gens qui ne le savaient pas, il était encore impossible de voir que j’étais enceinte. Pour des gens comme mes meilleurs amis, cela commençait à se voir. Bien que lorsque je regardais mon ventre, j’avais surtout l’impression d’avoir le ventre de quelqu’un qui avait trop mangé… Cette bosse ronde qui commencé doucement à tirer sur le tissu de mes jeans et de mes robes. Rendant les premiers trop serrés à mon gout. Était-ce pourtant mal de vouloir retarder l’échéance ? De ce jour où j’allais devoir entrer dans les boutiques de maternité pour me trouver des vêtements plus adapté. Est-ce mal de ma part de ne pas encore avoir envie de quitter mes vêtements dit normaux ? Bien que cela n’avait rien à voir avec la peur de grossir. Après tout je portais la vie, n’était-il pas normal que mon corps change en fonction de cela ? Bizarrement, pour moi qui était une femme aussi in-sécurisé et pleine de doute. Je me sentais déjà prête pour ce changement. Je ne le redoutais pas et j’avais même hâte de l’accueillir à bras ouvert. Car cela voulait aussi dire qu’il allait me rapprocher du jour où mon enfant viendrait au monde. Je relevais le nez soudain manquant de me cocher dans le plafond de la voiture lorsque j’entendais la voix de la jeune femme. J’étais sortie de la voiture reposant sur le siège tout ce que j’avais déjà accumulé pour aller tendre mes bras ouverts à mon amie qui en faisait de même, venant m’étreindre rapidement. Chaleur oblige, le câlin était de courte durée et je ne lui en voulais pas le moins du monde.

« Ma tête de loin ? J’dois le prendre comment ? J’ai une tête si horrible que cela ? » Demandais-je en grimaçant un peu. Fallait avouer qu’avec mon début de grossesse j’étais fatiguée plus la récente chaleur, cela n’aidait pas à dormir. Mais le passage au troisième mois avait tout de même été plutôt libérateur. Réduisant considérablement mes nausées, mais pas la fatigue malheureusement. La gynécologue m’avait dit que pour mon quatrième mois ce serait de l’histoire ancienne jusqu’à son retour pour ma fin de grossesse au moment où le bébé prendrait plus de place et pèserait nettement plus lourd, me rendant les nuits de nouveaux difficiles. L’idée me faisait déjà grimacer alors que je n’y étais pas encore ! Je demandais à Mia si elle avait  oublié le papier toilette, ne voyant rien dans ses mains. Elle me montrait alors un rouleau dans son sac a main. « Gentil de sa part, par contre t’as pas dit à ta mère que j’allais aux toilettes toutes les secondes ou presque ? J’fais quoi avec ça, j’prends une seule feuille à chaque fois en priant pour ne pas m’en mettre sur les doigts ? » Je plisse un peu le nez en imaginant le truc plutôt creepy… « Tu as l’honneur d’être la première ! Pour une fois. » Je me pince un peu les lèvres tout en détournant les yeux de la jeune femme. « Faudra lui dire de pas aller faire la grosse commission sinon on est dans la m… » Nouveau plissement de nez. « Ce sera le cas de le dire… » Je me racle la gorge en chassant l’idée de ma tête. « Bon aller au boulot, faut que je vide ma voiture, on a des meuble a monté et mon canapé sera livré dans la journée. J’espère que ce sera au moment où Angel sera arrivé, j’me vois mal porté un canapé… » J’avais voulu ajouter avec toi, mais avec ou sans Mia ? Je ne me voyais de toute façon pas porter un canapé, le médecin m’avait dit pas de charge lourde pour le moment, avant que tout risque de fausses couches soit totalement écarté.

« Tiens aide moi. » Dis-je en faisant un signe de la main pour que Mia approche alors que je me penchais de nouveau dans la voiture, lui tendant tout ce que j’avais dans les bras avant qu’elle n’arrive. Prenant le reste et vidant ainsi totalement la voiture. Mia me suivait jusqu’à l’intérieur de l’appartement. « Viens je te fais visiter. » J’attrapais le bras de la brune une fois que nous avions posé tout ce que nous avions dans nos bras et je la traînais dans les pièces de l’appartement, lui montrant la cuisine au moment de passer devant, la salle de bain, ma chambre et terminant par celle du bébé. Nous y entrons et je viens me poser le dos contre l’un des murs encore blancs. « Et voilà sa chambre. » Dis-je en souriant à Mia, les bras croisés sous ma poitrine, position qui faisait clairement ressortir mon ventre naissance. « D’ailleurs, j’ai quelque chose à te montrer ! » Je me redressais un peu, venant cherche quelque chose dans la poche arrière de mon jean, lui tendant une feuille pliée en deux. Lorsqu’elle l’avait saisi, je m’étais remise dans la même position que précédemment. Large sourire sur les lèvres. « Va y regarde ! » J’accompagnais les mots d’un signe de tête.


 

Le papier:
 

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MessageSujet: Re: [107] Un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres.    Dim 9 Juil - 0:34


Mia les yeux au ciel face au commentaire de son amie. Non, quoi qu’elle puisse penser, elle n’avait pas une sale tête ou alors elle ne l’avait pas remarqué. A vrai dire, de ce que Mia pouvait voir elle avait même le teint plus luisant et beau que d’habitude – pas que son teint soit moche en temps normal, mais là il avait juste quelque chose en plus – c’était dont ça le fameux « pregnancy glow ». Ca ou alors c’était juste de la transpiration à cause de la chaleur et la brunette voulait juste se montrer gentille avec son amie. Ca se tenait comme explication. « T’es très belle. » Elle passa une main toute douce sur la joue d’Olivia pour ponctuer sa phrase, avant de partir d’un petit rire.

Pour bien commencer ce déménagement, la brunette sortit de son sac le fameux papier toilettes qu’elle avait prit le soin de voler en sortant de chez sa mère, pour l’offrir à la rouquine. Elle était fière d’elle et ne se le cachait même pas, parce qu’en plus de ne pas avoir oublié la seule chose que son amie lui avait demandé, elle avait en plus apporté un cadeau de la part de maman Hopper sans même qu’elle ne soit au courant. Décidément, Mia était l’amie et la fille parfaite, n’en déplaise. Mais bien sûr, son moment de fierté retomba aussitôt quand la future maman lui fit remarquer qu’elle n’allait sûrement pas tenir la journée avec ce seul rouleau. Qu’elle serre les jambes ? Qu’elle utilise une bouteille ? Qu’elle creuse un trou comme le faisait probablement ses ancêtres ? Des solutions, la jeune femme pouvait lui en trouver mais elle préférait se taire pace qu’elle était à peu près sûre qu’elle lui trouverait des problèmes ou des inconvénients à chaque chose qu’elle proposerait. « J’irai chercher du papier toilette entre temps. » Se contenta de répondre Mia dans un soupir. Ce qu’elle ne ferait pas pour Olivia quand même, en plus de braver la chaleur, le soleil et la transpiration qui allait venir avec l’effort physique qu’elles s’apprêtaient à faire, elle était également prête à aller affronter la foule, les gens et le contact humain pour lui chercher son papier toilette. Si après ça elle n’était pas la marraine de cet enfant, elle demanderait remboursement pour arnaque et abus de confiance. « Alors déjà, je ne suis jamais en retard ce sont les gens qui sont en avance. Une princesse n’est jamais en retard ! » Elle lança un regard sérieux à Olivia avant de donner un coup de main dans ses cheveux pour les renvoyer en arrière. « Et si jamais je le suis c’est juste que de base j’ai pas envie de venir. » Haussement d’épaules désinvolte. « T’inquiète on collera un papier sur la porte des toilettes pour que tout le monde se souvienne de la précarité dans laquelle on est avec le papier. » Mais ce que les autres ignoraient c’était les serviettes en papier dans le sac de la jeune femme, mais comme dit, elle ne dirait rien. Ce serait son plan B si jamais ils se retrouvent à court de papier.

Elle descendit le fond de sa boisson d’un trait en faisant du bruit avec sa paille qui aspirait le vide, le regard concentré sur son amie, et jeta ensuite le verre dans une des poubelles les plus proches. De ce qu’elle avait comprit, elle n’était pas là pour se tourner les pouces et la journée s’annonçait déjà longue et difficile. Comme pour se donner du courage, elle s’attacha les cheveux avec l’élastique qu’elle avait au poignet et fit une queue de cheval désordonné, comme ça au moins elle n’aurait pas de cheveux devant les yeux. Sans dire un mot – ce qui relevait du miracle – la jeune femme aida son amie à vider la voiture en prenant soin de porter les choses les plus lourdes pour qu’Olivia n’ait pas à le faire. Très vite elles arrivèrent à l’appartement où elle posa les affaires à même le sol avant de s’étirer comme si elle venait de faire un effort surhumain. Elle n’eut même pas le temps de vraiment souffler qu’elle fut embarquée dans une visite guidée de la maison qu’elle découvrait pour la première fois. Un sourire aux lèvres, elle laissait son amie la guider à travers les pièces, attendant patiemment qu’elle lui montre la pièce qui l’intéressait le plus : la chambre de l’enfant. Elle poussa un petit soupir d’appréhension en atteignant la dernière pièce de l’appartement, ses yeux ne quittant pas le visage de son amie comme si elle voulait attendre un peu avant de découvrir la chambre. Un petit sourire étira les lèvres lorsqu’elle tourna la tête. « Elle est… » Les mots lui manquaient. Certes la pièce était encore vide, mais elle ne doutait pas que la rouquine avait déjà des plans pour la décoration et il lui tardait de découvrir la version finale de la chambre de son ou sa filleule. Ouais elle lâche rien, qu’on le veuille ou pas elle sera marraine et voilà.

Mia s’avança de quelques pas pour s’imprégner pleinement de la chambre en essayant de visualiser Olivia avec son enfant dans cette même chambre. Rien que cette image emplissait son cœur de joie, de savoir son amie heureuse la rendait heureuse elle aussi. « Hum ? » Attirée par la voix de la rouquine, elle tourna la tête dans sa direction alors qu’elle lui tendait un morceau de papier plié en deux. Elle n’eut même pas besoin de l’ouvrir pour se douter de ce que contenait le morceau de papier, étirant encore un peu plus son sourire. « La crevette a bien grandit. » De son pouce, elle caressa doucement l’échographie en en décollant pas des yeux, se souvenant de la toute première échographie qu’elle avait vue de cet enfant. « Cet enfant ne réalise pas encore la chance qu’il a d’avoir une mère comme toi. » Dit-elle en tendant le bras pour lui rendre le papier, lui offrant un sourire par la même occasion. « Alors, on commence par quoi ? » S’enquit-elle de nouveau en sautant presque sur place, sa motivation de retour. Comme quoi il aura juste fallut qu’elle voit l’échographie pour se souvenir de pourquoi elle était là ; pour son amie et pour le petit bout qu’elle portait.  

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MessageSujet: Re: [107] Un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres.    Jeu 20 Juil - 23:42




Un petit chez soi vaut mieux
qu’un grand chez les autres.
Je regarde mon amie qui vient caresser ma joue de sa main alors qu’elle m’assure que je suis très belle. Je lui souris bien que son rire juste après me redonne l’air sérieuse. « Tu te fous de moi, arrête où j’dis à Angel que t’es méchante avec moi ! » Je la regarde, rigolant à mon tour tout en lui tirant un peu la langue. La bonne humeur étant clairement de mise aujourd’hui. J’aimais ces moments passés. Ils m’empêchaient de trop penser. De m’enfermer dans des idées noires et surtout sur moi-même. Je sentais mon cœur plus léger, malgré la souffrance. Je sentais le doute et l’incertitude s’éloigner le temps d’être avec mes amis. C’était une bulle, un retardement, jusqu’à ce qu’ils partent. Tout revenait puisque ce n’était qu’une parenthèse. Mais c’était une incise que j’accueillais les bras ouverts. La question du papier toilette venait rapidement sur le tapis avec ma petite vessie de femme enceinte… Il suffisait qu’Angel s’ajoute à l’histoire -oui n’oublions pas qu’il était un homme…- et l’affaire ou plutôt le rouleau ! Eh bien, nous allions bientôt pouvoir lui dire RIP en paix … J’éclate de rire en écoutant mon amie sortir ses habituelles conneries. Mia une princesse ! Croyez-moi après avoir passé une soirée avec elle alors qu’elle était bourrée, vous ne voyez plus Mia comme une princesse. Mais ce n’est pas pour autant, que je ne l’aime pas. Bien au contraire je l’aime avec tout ce qui la caractérise. Ses qualités, comme ses défauts et même avec sa connerie débordante ! « T’as du papier et un stylo pour ça ? Ah est du scotch aussi ! Car moi pas… » Je plisse un peu le front tout en réfléchissant, à la rigueur j’ai peut-être un stylo, mais c’est tout…

Lorsque nous avons enfin les bras chargés de ce qui se trouve dans ma voiture nous revenons dans mon appartement. Nous posions le tout au centre du salon vide. Enfin non, il avait les cartons des meubles que nous devions monter aujourd’hui. Mais avant d’aller plus loin dans les tâches de cette journée je tirais mon amie par la main pour lui faire visiter mon appartement, lui montrant toutes les pièces. Et même si j’étais plutôt fière de ma chambre avec cet énorme dressing. La pièce la plus importante à mes yeux, c’était celle-ci. La dernière pièce de l’appartement. Celle pour quoi j’avais cherché un appartement de façon plus intensive. Même si j’aimais les autres pièces. Celle-ci avait déjà une toute autre signification pour moi avant même d’être commencé à être mise en peinture, d’être décorée, d’être habité… « Parfaite ! » Avais-je simplement soufflé pour terminer la phrase de la brunette tout en regardant encore la pièce avant de finalement regarder Mia. « Là il y aura son lit. » Je me tourne en montrant l’emplacement du doigt. « Là je vais mettre un fauteuil à bascule, pour endormir le jelly bean en le berçant ou pour les moments d’allaitement ou simplement de câlin. » Je me tournais un peu pour lui montrer l’autre coin de la pièce. « Là la table à langer et ici une commode pour ses affaires. Je vois des couleurs très nature comme du lin, chanvre, taupe. Tu vois ? » Je me tournais vers mon amie, toute excitée de déjà lui dévoiler mes plans pour cette chambre « Et puis comme je ne veux pas faire une chambre en fonction du sexe, c’est parfait, ça convient autant à un garçon, qu’à une fille. » Car oui. Je connaissais déjà le sexe de mon enfant, j’en étais sûre a 80% mais seule ma prochaine échographie allait pouvoir me confirmer ce premier diagnostic. Dans tous les cas, je voulais être seule à garder le secret. Je ne voulais pas le dire à mes amis. Et pour le coup, c’était égoïste de ma part, mais n’y avais-je pas un peu le droit après tout ? De mon point de vue, si, j’avais le droit de garder rien que pour moi, le sexe de mon enfant.

C’était le moment idéal pour montrer le jelly bean à mon ami. Son évolution, de voir comment il avait grandi. Qu’il ressemblait de plus en plus à un petit humain puisqu’à un haricot. Ou une crevette comme il plaisait à Mia et Alexis de l’appeler. Ce petit être avant déjà plusieurs surnoms, c’était marrant dans le fond. Il était déjà entouré d’amour et de savoir cela, me gonfler le cœur. Me rassurait sur le fait que je n’allais pas être totalement seule dans cette aventure comme je l’avais imaginé dès l’instant où j’avais su. Même si, il était évident que j’aurais préféré partagé tout cela et imaginer tout cela avec son père. Avec le recul, je comprenais un peu plus ma mère. D’avoir continué à m’élever seule. De m’avoir mentis, même si j’aurais préféré savoir avant et de sa bouche plutôt que de celle de Jed. Mais je comprenais le courage dont elle avait fait preuve. Et j’aimais à croire, que c’était une chose qu’elle m’avait dans un sens transmit. Tout en espérant que je le transmettrais à mon tour à cet enfant ! Je souris attendris par Mia qui caresse l’image. Et les mots de Mia me touchent instantanément… A un point où je sens les larmes monter jusqu’à mes yeux et pourtant je fais mon possible pour les retenir. Parce que ce n’est clairement pas de la tristesse. C’est de l’émotion à l’état pur. C’est l’idée que la vie à placer cette femme sur ma route au moment où je ne m’y étais pas attendu. Tout comme Angel, tout comme Jed… finalement ! Et pourtant, sans vouloir renier mon passé, c’était pourtant bien les plus belles rencontres de ma vie ! Il y en avait d’autre évidemment. Mais rien d’aussi fort que c’est trois êtres. Je m’avançais vers elle pour la prendre dans mes bras, tout en lui articulant un merci sur les lèvres le temps qu’elle fixait encore mes lèvres. Je me reculais de mon amie alors qu’elle demandait par quoi nous allions commencer aujourd’hui. « Et bien j’ai les livreurs qui doivent amener le canapé dans la matinée. J’espère qu’Angel sera arrivé à ce moment-là, histoire que ce ne soit pas à nous de les aider… Vu que je n’ai pas le droit de porter de charges trop lourdes tant que mon troisième mois n’est pas terminé. » Je changeais alors de pièce pour retourner dans le salon, la brune sur les talons. « Sinon en attendant on a ces deux meubles à monter. » Je montrais les deux cartons au centre de la pièce le premier que j’avais commença à ouvrir avant que Mia arrive. « Il y a mon lit aussi à monter et tout le reste à ranger un peu partout genre les couverts, les casseroles, la télé arrivera que dans quelques semaines. » Je soupire en tournant le visage vers mon amie. « Enfin la journée va être longue quoi. » Ajoutais-je pour conclure le programme.


 

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MessageSujet: Re: [107] Un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres.    Lun 31 Juil - 0:38


Comme  un regain d’énergie, un nouveau souffle, le fait d’avoir vu l’échographie de la crevette avait redonné une certaine motivation à Mia. Pas qu’elle était démotivée, mais flemmarde qu’elle pouvait être parfois, elle était partie sur l’idée d’en faire le moins possible aujourd’hui et de laisser le plaisir à Angel de la débarrasser des tâches ingrates comme déplacer un meuble, le monter ou même de passer le balais. Pour ceux qui l’ignorent, la jeune femme arrivait parfaitement à faire croire qu’elle était prise d’une crise d’éternuement à cause de la poussière. Elle avait souvent fait semblant avec sa mère lorsque cette dernière lui demandait de faire la poussière. Mais ici c’était différent. Elle était là pour aider sa meilleure amie à bâtir ce foyer dans lequel elle allait élever son enfant, et dans lequel l’amour allait en déborder rien que de la jeune maman. Elle pensait ce qu’elle venait de dire, cet enfant ne réalisait même pas la chance qu’il avait d’avoir une mère comme Olivia vu tout l’amour qu’elle éprouvait pour lui avant même qu’il ne soit là. C’était sûrement pour la brunette, l’un des sentiments le plus beau qu’une femme pouvait ressentir : un amour inconditionnel pour l’enfant qu’on portait. Elle, elle n’avait pas eut la chance de ressentir cet amour l’envahir ou même de sentir le bébé tout court pour pouvoir idéaliser et se projeter dans un futur avec lui, mais elle était sincèrement heureuse de voir son amie vivre ça. Elle dégageait tellement d’amour et une certaine énergie positive malgré toutes les difficultés qui se hissait devant elle, qu’on ne pouvait qu’être d’accord sur le fait que la maternité lui allait bien.  

Elle vit les yeux de son amie s’embuer légèrement de larmes, et en partant d’un petit rire elle fit un pas dans sa direction pour réduire plus rapidement la distance entre elles, avant de la serrer contre elle. « Merci à toi de partager ça avec moi. » Répondit Mia alors qu’elle la gardait encore un peu contre elle, oubliant même totalement qu’elle ne devrait peut-être pas serrer aussi fort ou aussi longtemps. Mais quoi qu’il en soit, elle lui était reconnaissante d’accepter de partager sa grossesse avec la brunette, surtout vu comment elle pouvait être envahissante lorsqu’il s’agissait de ce genre de chose. Elle mit fin à leur étreinte en passant un revers de la main sur sa joue, s’apercevant seulement après que sous le coup de l’émotion, elle avait laissé une larme couler. De toute façon il n’y avait pas de temps pour se montrer trop émotif aujourd’hui, elles avaient beaucoup de boulot à faire.

Elles changèrent alors de pièce pour que la jeune femme puisse constater du travail qu’elles allaient devoir accomplir aujourd’hui.  D’un air pensif, la jeune femme écoutait Olivia énumérer les la to do list du jour, et elles avaient deux options : ou bien elles commençaient par le plus gros et montaient les meubles en premier lieu, puis elles se chargeraient du rangement ensuite, ou inversement. Les mains à présent sur les hanches, les sourcils froncés, elle réfléchissait à ce qui serait pour elles le plus efficaces. Elle avait bien envie de jouer ça à pile ou face, mais elle laissa tomber l’idée parce que, que ce soit pile ou face elles allaient devoir s’y mettre et tout faire. Et une fois de plus, elle ne devait pas oublier la raison pour laquelle elle était là. « On va commencer par monter les meubles, comme ça au moins je pourrais m’asseoir par terre en vissant des trucs. » D’un pas lent – parce que malgré la motivation, ça n’enlevait rien au fait qu’elle n’avait pas vraiment envie de fournir d’efforts physique – elle s’approcha de l’un des cartons qui avait l’air déjà entamé, et poussa un soupir, sentant déjà les ennuies arriver. «  Je sens que ça va être drôle. » Elle disait ça surtout pour elle plutôt que pour son amie, parce qu’elle ne se doutait pas que cette dernière était plus débrouillarde qu’elle. Mia n’était pas nulle non plus, elle savait faire des choses et l’un de ses nombreux talents c’était de ne rien faire ou alors de faire la morte pendant un moment quand les gens l’énervaient trop. Les gens, à comprendre sa mère. Mais monter des meubles ne faisaient pas du tout partie des talents de la jeune femme, elle arrivait déjà à peine à monter des jeux pour enfants parce qu’elle n’avait pas la patience nécessaire. A se demander si elle n’avait pas en fait la patience de monter le jouet, ou de l’enfant qui faisait des allers-retours sans cesse pour voir où elle en était. Fun fact : un de ses petits cousins s’en était déjà pris une de sa part pour cette même raison. « Question très importante : tu t’attends à ce que le meuble soit droit genre, droit ? Ou alors s’il penche un peu c’est pas trop grave parce que t’as des livres qui pourraient te servir pour caler le meuble ? Ca donnerait un côté rustique à l’appartement je pense. » Au moins elle avait sous-entendue qu’elle était nulle pour monter des meubles donc si jamais elle faisait un truc bancale, elle ne pourra pas la blâmer parce qu’elle a été prévenue. « Et avant que tu ne dises quoi que ce soit, y a pas marqué Bob le bricoleur sur mon front. » Elle pointa le doigt en direction de la rouquine, la coupant avant même qu’elle ne puisse sortir une remarque déplaisante au sujet de son incompétence.  

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MessageSujet: Re: [107] Un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres.    Dim 20 Aoû - 2:04




Un petit chez soi vaut mieux
qu’un grand chez les autres.
L’instant était important. A mes yeux, mais aussi aux siens. Partager cela avec Mia était libérateur pour moi. J’avais ce désir d’avoir des nouvelles de Jed, de le voir d’imaginer même ses réactions en découvrant les images sur mon échographie. Mais l’absence de réponse de la part du blond me laissait comprendre peu à peu que jamais je ne pourrais voir quoi que ce soit des réactions de la part du blond. J’avais pourtant cette image trottinant dans ma tête alors que je visualise parfaitement le couple que nous pourrions être, heureux de découvrir ensemble les images de notre progéniture. De voir la construction d’une toute nouvelle famille grandir jours après jours. Mois après mois… Mais pour moi tout n’étais qu’illusion. Un idéal qui n’existerait surement jamais. Pas que j’avais toujours rêvé d’une famille. C’était même tout le contraire. Je n’en avais jamais réellement voulu jusqu’au jour où j’avais compris qu’avec Nolan cela sera impossible. Que ça n’allais déjà pas avant alors pourquoi laisser un enfant naitre dans une telle conjoncture ? Etait-ce réellement différent aujourd’hui ? Allais-je donner plus de chance à cet enfant ? Je n’en savais rien. La seule chose que je pouvais espérer, c’est que cet enfant allait être entouré d’amour. Peut-être pas celui d’un père, mais il aurait Mia et Angel dans sa vie. Et rien que pour cela, il avait déjà énormément de chance avant même d’arriver dans ce monde. D’une certaine façon, j’étais un peu jalouse, car lui l’aurais dès le début alors que moi, tout commençait seulement. Cette nouvelle vie où je savais que je n’étais pas parfaite mais où, je l’espérais j’allais m’améliorer et surtout j’espérais enfin pouvoir faire la paix avec moi-même. Mais seulement l’avenir allait pouvoir me le prouver. Pour ce qui était du reste de cette journée, elle n’avait pas été totalement une partie de plaisir au vu de la quantité de meubles à monter, mais cela avait tout de même été une belle journée. Une journée de plus en compagnie de mes amis.

10 Septembre 2017, Lakeview

L’été était déjà fini… Il était passé si vite ! Beaucoup trop vite… Je n’avais pas eu le temps de le voir passer. Je n’avais même pas vraiment eu le temps d’habiter réellement chez moi puisque j’étais toujours entre mes allers et retour avec Tucson. Et je comptais bien les continuer tant que mon médecin ne m’interdirait pas l’avion. J’avais besoin de travailler. Doublement puisque j’avais toujours ces foutues dettes sur les dos. Bien qu’un inconnu avait comblé un bout de ce trou sans que je ne sache qui pouvait bien être suffisamment riche pour faire une chose pareille. J’avais bien pensé à Nolan, mais après enquête de la part de Winnifred, il s’était avéré que cela ne pouvait pas être lui. Angel travaillait déjà suffisamment dur pour nourrir sa famille pour être capable financièrement d’une chose pareille. Quant à Mia, elle restait une hypothèse plausible sur laquelle la jeune blonde travailler, mais j’espère que si la brune avait fait une telle chose. Elle me l’aurait dite ! Je préférais donc l’exclure de l’équation. Mais dans ce cas, cela laissait peu de monde, du moins même personne pour faire une chose pareille. De m’aider de cette façon. Le mystère restait donc entier. En arrivant dans Magnolia Lane mon regard s’était posé sur cette maison. Sa maison. J’avais ralentit l’allure, comme presque chaque fois que je passais devant, comme si cela allait pouvoir faire que je verrais un mouvement à travers les fenêtres. Et ce même si les rideaux sont tirés et que je n’y ai pas vu de lumière depuis des mois maintenant.

Je finis par dépasser la maison, mon regard qui retombe sur la route, droit devant moi alors que mon allure n’a pas accélérée et mon pouce tapote doucement sur le volant quand une scène de lui et moi défile sous mes yeux. Un détail, une information qu’il m’a laissé ce jour-là qui germe dans ma tête alors que je regarde dans mon rétroviseur intérieur la maison qui se trouve derrière moi à présent, mais aussi pour voir s’il y a du monde derrière moi. La voix est dégagée. Je pourrais facilement y retourner, mais est-ce raisonnable ? Et soudain, je braque le volant pour faire demi-tour. Mes pneus qui crissent un peu sur le bitume et en une fraction de seconde ma voiture est garée devant chez lui. Je reste là à regarder cette maison qui renferme les souvenirs de lui, de moi. De ce jour où nous avons conçu, sans le savoir à ce moment-là, cet enfant qui pousse sous ma peau. Le geste devenu rapidement machinale de poser ma main sur mon ventre rond pour le caresser doucement alors que ma fille dort encore. J’ouvre la portière et descend de voiture alors que je contourne la maison pour me retrouver devant la porte arrière donnant sur la cuisine. Je reste là devant cette porte le temps de fouiller dans ma mémoire à la recherche des mots exact qu’il a prononcé pour m’indiquer où il laissait la clé pour entrer. Je m’avance et tâtonne du bout des doigts, plusieurs secondes. Des secondes qui deviennent des minutes. Jusqu’à ce que je la trouve enfin. Je la coince entre mes doigts et la porte devant mes yeux. La faisant même tourner entre mes doigts, me demandant si c’était toujours une bonne idée.

La clé se glisse dans la serrure si facilement. J’ai même l’impression que lorsqu’elle grince elle me remercie de me servir un peu d’elle. Comme une plainte doucereuse. Je pénètre lentement dans la maison, comme si elle était habitée. Comme si j’entrais pas effraction et que j’étais sur le point de me faire chopper à tout moment. Mon regard s’attarde juste-là alors que je vois sa silhouette appuyée contre le plan de travail. Je vois la mienne assise sur ce tabouret de l’autre côté et nous discutons à propos de Monsieur le chat. Bien que pas seulement de cela. La scène défile sous mes yeux et je les ferme lorsque ma mémoire me rappelle cet instant charnel échangé juste-ici. Je m’applique à garder une respiration normale, pour ne pas pleurer, pour ne pas vaciller face à la soudaine détresse de mon corps, mais aussi de mon âme face au manque qui s’imprègne en moi, un peu plus chaque jour qui passe. Un frisson remonte le long de mon échine alors que j’ai soudain l’impression qu’il est derrière moi et que son souffle s’écrase contre ma nuque. Sensation qui vibre dans tout mon être alors que je me mords la lèvre inférieure pour tenter de garder un semblant de réalité. Je frictionne doucement mes bras à l’aide de mes mains tout en rouvrant les yeux. Je traverse la pièce pour passer dans le salon. Rien n’a bougé. En une fraction de seconde, j’en viens à me demander pourquoi je suis venue ici ! La douleur est telle que je prends conscience que je me fais du mal pour rien. Mais c’est établi. C’est réel ! Il me manque. C’est dans cette pièce que je lui ai dit pour la première, unique et surement dernière fois. Que je l’aimais. Je remonte une main sur mon bras, légèrement mal à l’aise avant de décider d’aller dans une autre pièce. La porte de sa chambre qui grince sur les gonds lorsqu’elle pivote. Les tiroirs sont ouverts et surtout… vide ! Tout ici laisse deviner l’empressement dont il a fait preuve pour partir. Quitter la ville le plus rapidement possible sans avoir à se retourner. Surement sans le vouloir aussi.

Je tire mon téléphone porte de la poche de ma veste alors que je vais m’asseoir sur le bord du lit. Mon doigt qui va à la recherche de ce numéro. Son simple merci que je relis. Que je connais par cœur à force de l’avoir lu et relu. Un simple mot qui ne veut finalement rien dire. Car venant de lui il pourrait dire tout un tas de choses ! Est-il au moins sincère ? J’en viens a en douter. Je m’allonge alors sur son lit, remontant jusqu’aux oreillers, y enfouissant mon visage dans l’espoir que son odeur s’y trouve encore. Dans l’espoir d’avoir l’impression qu’il est là. Qu’il ne m’a pas abandonné de cette façon. Qu’il n’est pas partie en me laissant seule, même si je ne le suis pas totalement. Même si sa fille grandit juste-là, sous mes mains qui touchent à nouveau ce ventre arrondis alors que j’en suis maintenant à mon cinquième mois de grossesse. Une fille. Voilà quelques mois que je le sais, mais ma dernière échographie me l’a enfin confirmé. Il s’agit bien d’une fille en parfaite santé. Je me tortille sur le lit pour sortir de mon autre poche l’échographie qui n’a que quelques jours. Je la pose sur l’oreiller et je l’observe. Mes doigts parcourant doucement les contours de l’enfant sur papier glacé. Mon autre main parcourant lentement mon ventre a la recherche de l’enfant que je sens bouger depuis quelques semaines et des sensations que j’éprouve chaque fois que c’est le cas. Comme une drogue qui me raccroche à cette vie. Qui me permet de ne pas sombrer dans la folie. De ne pas perdre pied. Me permettant de garder un semblant de vie face à cette folie qui s’empare de moi. J’enfonce mon visage dans l’un des oreillers alors que les larmes montent jusqu’à mes yeux et que ma gorge laisse échapper un gémissement de douleur. La douleur d’un amour perdu, celle d’être incomplète. La douleur d’avoir donné mon cœur a un homme qui l'a broyé en un milliard de morceaux.

15 Septembre 2017, Lakeview

Je cherchais partout à la recherche de mon échographie. J’avais retourné tout l’appartement mais impossible de remettre la main dessus. Pourtant, il allait bien falloir puisque Mia et Angel allaient arriver d’une minute à l’autre et ils savaient que j’avais passé mon échographie de second trimestre. C’est alors que le flash-back me percutait ! Je l’avais oublié sur le lit de Jed l’autre jour lorsque j’étais entrée chez lui par la porte arrière en voulant voir s’il avait laissé la clé là où me l’avait indiqué quand tout aller encore bien entre nous. Enfin encore bien… on ne pouvait pas dire que les choses allaient mal aujourd’hui, puisque je n’avais simplement plus aucunes nouvelles de lui. Je savais qu’Angel en avait. Qu’il était en contact avec lui. Et souvent, j’avais ce besoin irrésistible de lui demander des nouvelles, qu’il l’appel pour moi ou simplement d’aller fouiner dans son téléphone pour voir s’il n’avait pas changé de numéro dans l’unique but de disparaitre de ma vie. Mais toutes les options qui se dressaient face à moi avaient de don de me faire mal et j’avais peur que d’avoir la vérité soir pire encore. Et lorsque j’arrivais à cette conclusion, j’arrivais à me raisonner et à faire marche arrière dans l’unique but de me préserver, encore un peu…

Aujourd’hui est un jour spécial. Et c’est pour cette raison que je dois chasser toutes ses pensées négatives, ma tristesse et tout ce qui va avec. Aujourd’hui est le jour où ma petite puce va enfin prendre une place bien réelle dans cet appartement puisqu’avec mes deux meilleurs amis. Nous allons faire sa chambre. J’ai déjà tout, la peinture, les meubles, la décoration. Il ne manque plus qu’à tout faire, tout monter. Et j’espère sincèrement que cette nouvelle étape va m’aidait à m’éloigner un peu de cette souffrance qui me ronge. J’espère que la joie prendra enfin le pas sur la douleur.


 

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MessageSujet: Re: [107] Un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres.    Ven 15 Sep - 21:39


Maintenant que l’été été fini, il était compliqué pour Mia de se plaindre des gens. Enfin, elle pouvait toujours le faire, mais elle trouvait ça plus compliqué de trouver des choses à dire une fois que l’été touche à sa fin. Elle avait fait une brève analyse scientifique en se basant sur son opinion, et avait remarqué que les gens avaient tendance à être beaucoup plus cons en été que les autres saisons. Peut-être parce qu’ils avaient beaucoup trop de temps libre devant eux, du coup ils sentaient une certaine puissance qui se traduisait par la connerie. Peut-être parce qu’ils agissaient de façon stupide autour de la jeune femme parce qu’ils savaient qu’elle était dans les parages et voulaient absolument effacer toute foi qu’elle avait en l’humanité ? Sur ce point ils n’avaient pas à s’en faire, il ne lui en restait déjà plus beaucoup. Au prochain con qu’elle rencontrerait, elle aurait épuisée tout son stock pour cette année.  Pendant un moment, elle avait songé à se trouver une nouvelle passion dans la vie pour oublier les gens qui testaient sa patience au quotidien, et noyer sa peine par la même occasion, mais elle a vite laissée tomber en se rendant compte que ce n’était pas le cognac qu’elle avait piqué à sa mère qui allait l’aider à se sentir mieux. Au contraire, au bout de deux verres elle se trouvait déjà pathétique avec cette sale impression que sa solitude la pesait plus que d’habitude. Qu’à défaut de sa gorge, c’était son cœur qui se retrouvait en feu en plus de la douleur qui ne l’avait jamais quitté.

Heureusement pour la jeune femme, aujourd’hui elle allait passer du temps avec l’une des rares personnes qui arrivait à lui redonner foi en l’humanité plutôt que l’inverse. Olivia. Des fois lorsqu’elle s’habillait, la jeune femme se surprenait à s’attarder sur le tatouage qu’elle s’était fait faire avec la rouquine. C’était bête, mais d’avoir sa peau marquée de ce dessin fait par une personne qu’elle aimait, l’aider à ne pas sombrer dans une profonde solitude qui la mènerait à la dépression. Mia savait que son cœur ne guérirait jamais entièrement de la perte d’Edward à cause de leur histoire qui, si on regardait bien, n’a jamais été faite pour durer. [NDLR : prenez pas Mia en pitié, cette histoire fucked up c’est le début de sa nouvelle vie de rich bitch. Enfin, une fois que Marcus aura fini de faire chier et lui aura donné la part qui lui revient. On lâche rien les bitchachos.] Mais  avec des personnes comme Olivia dans sa vie, elle s’accrochait à la sienne et se concentrait pour leur accorder tout son temps et son amour parce que elle au moins, elle le méritait. C’était le genre de chose que la jeune brune n’avouerait jamais à voix haute parce qu’elle savait que ça soulèverait beaucoup trop de questions, et comme à chaque fois, elle ne se sentait pas d’en parler. Les gens n’avaient pas besoin de savoir pourquoi est-ce qu’elle avait fait une croix définitive sur l’amour, ni pourquoi est-ce que parfois lorsqu’elle se perdait dans ses souvenirs elle avait le regard triste, ou même pourquoi est-ce qu’elle s’obstinait à dire que tout allait bien alors qu’on pouvait voir que non. Elle se forçait à aller bien et tant qu’elle continuait de vivre dans son déni et de se focaliser sur les gens qu’elle aimait, tout irait pour le mieux. Du moins, c’était de cette manière qu’elle essayait de se rassurer.

Avec la même bonne humeur qu’elle se forçait d’afficher – bien que là comme elle allait voir Olivia, elle n’avait pas vraiment à se forcer de quoi que ce soit – elle enfila ses chaussures, sa veste, son sac et prit la direction de chez la jeune femme. Le trajet avait l’air moins long que d’habitude, mais ça c’était sûrement parce qu’elle le connaissait par cœur maintenant, pour y avoir effectuée plusieurs allers-retours. La brunette trouva une place pour se garer assez facilement et s’empressa de franchir les quelques pas qui la séparait de chez la rouquine. Une fois arrivée devant la porte, elle leva le poing pour frapper, mais haussa les épaules d’un air désinvolte avant d’entrer directement comme si elle était chez elle. « OLIVIA C’EST MOI. » Hurla Mia quitte à provoquer une attaque chez sa meilleure amie. Au moins ça ferait une histoire à raconter. [NDLR : le premier qui ouvre sa grande bouche en disant que j’ai triché avec les dés et l’histoire de frapper à la porte ou pas, I’m suing.] Et si jamais elle se met à râler de cette entrée des plus fracassantes, Mia lui donnerait de la glace. Avec la bouche occupée elle ne risquait pas de l’emmerder bien longtemps. Comme une poule sur un mur qui picote du pain dur.   « REPONDS VITE QUE JE SACHE SI T'AS FAIT UNE ATTAQUE ET SI J'DOIS APPELER 911.  »  

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Scared of lonely
I'm in this fight, and I'm swinging and my arms are getting tired. I'm trying to beat this emptiness but I'm running out of time. I'm sinking in the sand, and I can barely stand. I'm lost in this dream and I need you to hold me. I'm scare of lonely and I'm scared of being the only shadow I see on the wall. And I'm scared the only heartbeart I hear is my own, and I'm scared of being alone. ~ byendlesslove.

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MessageSujet: Re: [107] Un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres.    Hier à 15:53




Un petit chez soi vaut mieux
qu’un grand chez les autres.
Dès que j’avais été installée dans cet appartement, j’avais cherché comment j’allais bien pouvoir décorer la chambre de mon enfant. Surtout que je n’avais pas voulus dévoiler le sexe du bébé, il me fallait donc une chambre dans les tons neutres. Surtout que je n’avais pas l’attention de déménager prochainement c’était donc aussi dans l’idée d’avoir une chambre qu’il me serait possible de garder longtemps même lorsque la petite allait grandir. De toute façon, les chambres personnalisés pour un sexe ce n’étais clairement pas mon truc. J’avais donc passé des heures durant les soirs à fouiller à droit et à gauche des idées, pour savoir ce que je voulais. Sur quoi m’arrêter et il me semblait que mes choix aujourd’hui, étaient les bons. Bien que certaines chambres d’enfants étaient tellement mignonnes, que j’aurais pu facilement me laisser tenter par quelque chose de nettement plus personnalisé. Mais non… J’avais fini par commander les meubles comprenant le berceau, la table a langer et la commode, dénicher le reste un peu partout. A la fois sur le net, mais aussi dans les magasins pour bébé ou pas du tout d’ailleurs. Mais j’avais à présent une image de ce que je voulais pour cette chambre et j’avais même passer plusieurs soirées à dessiner ce que je voulais pour montrer à mes amis le jour où ils viendraient m’aider pour tout peindre et monter. Je m’étais même lancer à apprendre la couture dans l’idée de faire un doudou moi-même, mais aussi dans l’origami pour réaliser le mobile qui allait se trouver au-dessus du berceau. J’étais assez fière du résultat, même si ce n’était pas parfait, j’y avais mis beaucoup de soin et d’attention. Mais elle en valait la peine.

Je n’avais pas fait attention à l’heure qu’il était. En cherchant partout, j’avais retourné quasiment tout mon appartement à la recherche de cette échographie. Avant de finalement percuter que je l’avais oublié. Je regardais l’heure qu’affichait mon four avant de lâcher un merde courant presque jusqu’à la salle de bain pour prendre ma douche et m’habiller. Lorsque j’en ressortais je voyageais dans l’appartement une serviette autour de la poitrine pour me rendre dans ma chambre en quête de quelque chose à me mettre. J’affilais mes sous-vêtements, puis un marcel blanc, plutôt large. Je levais la tête brusquement en entendant des coups contre ma porte puis la voix de Mia qui raisonnait dans l’entrée. J’étais grave à la bourre … « DANS MA CHAMBRE. » Avais-je alors crié à mon amie pour qu’elle me rejoigne, cherchant après ma salopette en jean pour finir de m’habiller. Seulement je n’avais pas encore mis la main dessus que la brune était déjà dans ma chambre. Je stoppais tout pour venir la prendre dans mes bras, évitant de sautiller comme nous le faisions avant tout de même.  « T’es là vachement tôt, ou c’est moi qui suis grave à la bourre ? » Non parce qu’il faut bien l’avouer. La brune a plutôt tendance à être ne retard qu’en avance. [NDLR : Bien que ce soit un détaille qu’elle se garde bien de garder pour ne pas énerver la brune …] Où alors nous étions toutes les deux sérieusement en retard… Bien qu’Angel n’était toujours pas là, c’est qu’on n’était pas trop mal. [NDLR : on relativise comme on peut hein … ]

« Je cherche ma salopette en jean, tu peux m’aider s’teu plait ? » Demandais-je à la brune alors que je fouillais dans mon dressing pas vraiment gênée d’être en culotte devant ma meilleure amie. Ce n’était pas comme si ça avait déjà était le cas le jour où nous nous étions faites tatouée. Je n’avais juste pas encore de ventre à ce moment-là. Puis soudain je me stoppais en posant la main sur mon ventre et en le regardant. « Il a bougé Mia ! » L’intonation de ma voix était clairement trop forte, mais j’attendais ce genre de moment avec impatience et en plus c’était en présence de la brune. « Viens vite !! » Lui soufflais-je alors que Mia accourait posant ses mains sur mon ventre. Elle cherchait où se trouvé les coups jusqu’à ce que je place sa main pile à l’endroit où cela tambourinait une nouvelle fois. Mia levait alors ses yeux émues dans ma direction alors que je sentais de nouveaux coups ce répercuter contre sa main. « C’est son pied. » Dis-je à la brunette, attrapant son autre main pour la placer à un autre endroit sur mon ventre. La zone était dure et ronde. « Et là c’est sa tête. » L’enfant était clairement agité aujourd’hui. « Je crois qu’elle doit savoir qu’on va faire sa chambre aujourd’hui. » Mon rire raisonne dans la chambre.  « Parle-lui. » Dis-je alors doucement, un sourire sur les lèvres.


 

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Car il y a des rencontres qui sauvent. Elles vous saisissent au corps, elles vous soulèvent du sol auquel vous êtes englué, elles vous font passer de la nuit à la lumière.

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[107] Un petit chez soi vaut mieux qu’un grand chez les autres.
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