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 [Emilio] I was fluent in 'puta madre' Spanish in no time.

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● Crédits : ©moony
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MessageSujet: [Emilio] I was fluent in 'puta madre' Spanish in no time.   Jeu 29 Juin - 14:41


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I was fluent in 'puta madre' Spanish in no time.
I immediately became a regular.

Pantoufle en fausse fourrure, même si elle persiste à clamer que c’est du vison ou le poil soyeux d’un animal dont le nom fait chic, Alma secoue un peu sa chevelure avant d’ouvrir la porte pour rejoindre la boîte aux lettres; le tout avec un peignoir rose entrouvert sur sa chemise de nuit. Un truc piqué dans l’armoire de sa mère et qu’elle a raccourci, pour le plaisir de s’approprier ce qui n’est pas à elle. Quelques factures au nom de sa grand-mère, une lettre de l’entreprise dans laquelle Mara a trouvé un stage et deux courrier de l’université de Lakeview, pour elle. Mais ce qui attire réellement son attention, c’est la couverture un peu immonde d’un magazine ringard du coin, que les gens ont l’air de craindre comme d’adorer. Ça lui fera de l’occupation, plus que de regarder sa soeur mâcher ses céréales bio en lisant ses textos. Un soupir. Un frisson, alors que le vent se lève un peu et Alma repose le courrier qui ne l’intéresse pas dans la boite, retournant à l’intérieur avec sa nouvelle passion; le Veritas. « T’étais dehors ? » Mara relève le nez de son téléphone, juste à temps pour voir sa soeur lui faire une grimace; la réponse est tellement évidente qu’elle n’a pas envie de faire l’effort de poser des mots dessus. Bouteille de lait en main, compote sur la table et biscotte en miettes, dont elle saupoudre la purée de pommes, Alma fait racler les pieds de la chaise avant de s’asseoir dessus. « Y a du courrier. » Et d’une main elle montre la porte, signifiant que les enveloppes sont encore dans la boite aux lettres et qu’elle ne fera pas l’effort de le rentrer; elle a autre chose à faire.

L’article sur un incendie dans le coin et sur un camping ouvrant bientôt ne la fascinent pas plus, ses doigts qui tournent les pages sans vraiment lire les titres, s’intéressant plutôt aux photos. Et hello boy ! Son regard s’agrandit un peu, alors qu’elle s’arrête de picorer son petit-déjeuner, pour observer l’image qui se dessine d’un homme charmant. Du moins, qui l’était jusqu’a ce qu’elle s’intéresse à la raison de son interview dans le magazine; garde-forestier. C’est une blague ? Il aurait au moins pu avoir découvert un truc intéressant, elle qui croyait qu’il s’agissait d’une célébrité locale. L’arnaque. Garde-forestier ? Sérieusement ? C’est un peu l’équivalent d’éboueur, à la différence qu’au lieu de ramasser les déchets du voisinage, il récolte les merdes des rongeurs qui trainent dans le coin. Enfin, pour ce qu’elle sait des obligations d’un type qui préfère chatouiller un écureuil que parler avec un autre être humain. Weirdo en puissance. Sans parler du mec d’après et de ses tatouages. Le regard d’Alma s’arrête immédiatement sur le terme « infections » et elle grimace, avant de changer de page, outrée.

Sans finir son petit-déjeune, ni ranger ses affaires, Alma continue sa lecture en montant à l’étage, pour trouver la douche prise par Mara. De quoi lui faire enfin quitter son observation des articles incongrues dont regorge le torchon et, surtout, la mettre en rogne. « T’es là depuis des plombes, sors. » Incorrect. Mara doit y être depuis à peine quelques minutes, voire secondes, mais la propension d’Alma d’exagérer les choses l’oblige à sortir son naturel pour le drame, s’approchant du lavabo pour ouvrir le robinet et bouffer toute l’eau froide. Le cri de sa soeur lui signifie clairement que son plan à fonctionner, surtout quand elle la voit s’extirper de la douche, de la mousse encore sur les racines, le regard orageux. Pile ce qu’il lui faut pour sauter, à son tour, dans la cabine et jeter son pyjama et sa culotte par-dessus la porte vitrée, collant son majeur tout contre pour être sûre que Mara le voit.

Et ça n’est que le début de la journée, un cérémonial que la grand-mère a déjà l’air d’avoir intégré dans son rituel matinal à elle, ignorant volontairement les cris qui s’échappent de la salle de bain, alors que les jumelles s’engueulent déjà. Certains craindraient surement que cela la pousse à les renvoyer chez elles, d’un coup de pied au cul; mais depuis son veuvage, elle n’a surement pas eu d’animation pareille sous son toit et Alma sait pertinemment que ça la divertit, même si elle ne dit rien. A part pour les pousser à sortir, avant de devoir en prendre une pour taper sur l’autre et ce avant le déjeuner.

« On a qu’à.. » « Je t’arrête de suite. Y a pas de ‘on’. Je vais par-là et toi tu vas à l’opposé. On se retrouver ce midi.. Dans une heure quoi. Bye. » Sac à main sur l’épaule, ses doigts glissent dans ses cheveux alors qu’elle colle un baiser fantôme sur les lèvres de sa soeur, dans le vide et s’éloigne, direction le centre-ville, le chauffeur du taxi qu’elle prend qui râle parce que c’est au moins la troisième fois qu’il tombe sur elle, comme cliente. « Stop! Je descends là. A plus. » Pas de remerciements, rien. La portière qui claque, ses talons aussi sur le bitume et la porte qui claque dans son dos. Y a pas encore grand monde, deux ou trois touristes qu’elle toise parce qu’ils parlent une langue qu’elle comprend pas et que ça l’agace. « La moustache, ça fait très Derrick. » Elle s’invite dans le coin du chef pour venir lui coller un baiser sur l’épaule, parce que l’enfoiré est grand et que se mettre sur la pointe des pieds pourraient abimer ses chaussures. Elle ne s’embarrasse pas des hésitations du lancement d’une conversation gênante, de salutations inutiles. Quand on est de sa famille, Alma ne s’emmerde pas avec les conventions. Enfin, jamais, de toute façon. « Comment se passe la retraite ? » Et dans sa bouche, c’est clairement une façon détournée de le traiter de vieux débris; même si elle reste persuadée que même avec de l’âge, Emilio saura rester séduisant. Et c’est bien ce qui l’emmerde.

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I’m a princess cut from marble, smoother than a storm And the scars that mark my body, they’re silver and gold My blood is a flood of rubies, precious stones It keeps my veins hot, the fires find a home in me I move through town, I’m quiet like a fire And my necklace is of rope, I tie it and untie it ▬ And our people talk to me, but nothing ever hits

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MessageSujet: Re: [Emilio] I was fluent in 'puta madre' Spanish in no time.   Lun 10 Juil - 22:44



I was fluent in 'puta madre' Spanish in no time.

Alma & Emilio
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Clope au bec, mon regard suit la chienne qui fait sa ronde dans la cours arrière du restaurant. Hindi, voilà trois mois que l'animal était entré dans ma vie, pour finalement ne pas en ressortir puisque je l'avais adopté et qu'il partageait mon quotidien et celui de Naina par la force des choses. Bien que d'un certain point de vue, elle aussi était entrée dans ma vie pour ne jamais en ressortir. Je laissais le poison blanc s'infiltrer dans mes poumons, recrachant la fumée en l'air alors que je tapais avec l'ongle de mon pouce pour en faire tomber la cendre. Lorsque j'entends la clochette de la porte d'entrée je tourne un peu la tête, la chienne qui lève la tête d'un même mouvement que moi. Je porte ma cigarette une dernière fois à mes lèvres tout en me redressant, tirant sur le reste de la cigarette avant d'abattre ma main pour venir l'écraser dans le cendrier. Claquement de langue sur mon palet pour attirer l'attention de l'animal. « Hindi, viens ma fille. » La chienne lève la truffe vers moi alors que j’accompagne ma voix d’un signe de tête. Elle m'emboîte le pas aussitôt, restant sur mes talons. Le restaurant n’est pas bien grand et il me faut peut de temps pour arriver devant mes clients. Soupire de lassitude qui perce ma gorge. Je me demande bien qu’est-ce que je me fais chier à faire ça… J’aurais surement dû choisir autre chose. Qu’est-ce qui m’est passé par la tête ce jour-là… Rien sans doute, pour changer !

Le temps devient long derrière mon comptoir. Hindi dort à point fermé en boule sous l'évier, place qu'elle s'est attribuée peu de temps après que j'ai commencé à l'emmener ici chaque fois que je travaillais. Il y avait bien quelques clients en train de manger. Des touristes qui c'étaient sûrement planté de route pour atterrir ici. Ce n'était pas possible autrement... Franchement, qui viendrait passer ses vacances à Lakeview ? Putain de touristes… Franchement je regrettais parfois d’ouvrir lorsque je voyais ça. Il y avait tellement plus intéressant à voir que Lakeview et en plus je ne parlais même pas leur langue pour leur dire de se tirer en vitesse de cette ville ! Je m’endormais presque lorsque la clochette du magasin retentit dans la petite pièce, stoppant la conversation des deux personnes en train de manger leur plat tandis que je fais semblant de m’occuper derrière le comptoir juste dans l’idée de pas rester statique à fixer les gens. Je fixe la tête brune qui vient d’entrer dans le restaurant alors qu’elle fait le tour du comptoir pour venir près de moi et planter un baiser sur mon épaule. Sourcil qui en temps normal ou plutôt de quelqu’un d’autre se sera levé. Mais pas d’elle. Je la fixe hésitant deux secondes à lui rendre son bonjour alors qu’elle m’attaque directement sur ma moustache. La fierté des hommes de la famille … « Derrick ? Derrick… » Je plisse la bouche, qui a pour effet de faire remonter ma moustache dans un rictus. « Il a même pas de moustache… T’as pas de meilleure référence, Magnum par exemple ! C’est bien Magnum. » Je hausse les épaules. Après tout elle ne me surprend pas. C’est Alma… « En plus j’suis pas blond aux yeux bleu… » Je secoue la tête de gauche à droite en haussant les épaules. « Ces jeunes qui connaissaient pas leur classique, pauvre avenir que vous offrez à ce monde… »

Je me redresse et j’attrape un torchon que je balance sur mon épaule avant de croiser les bras sous ma poitrine tout en venant appuyer mes fesses contre le meuble de derrière, croisant les jambes par la même occasion. Je hausse les épaules une nouvelle fois lorsqu’elle parle de ma retraite. « Fait gaffe à s’que tu dis, c’pas parce que j’bosse plus au commissariat que j’ai plus de contact. Si tu continues j’te fais coffrer ! » J’ai l’air très sérieux juste le temps qu’elle se demande si je le suis vraiment ou non avant que ma moustache s’étire dans un sourire. J’attrape mon paquet de cigarette ne sortant une nouvelle, histoire de passer le temps. Je la glisse entre mes lèvres, me foutant parfaitement du regard que me lancent les clients. Je sors le briquet de ma poche et tente de l’allumer en laissant rouler la chair de mon pouce sur la roulette. Seulement après plusieurs tentatives, il ne daigne pas me sortir la moindre flamme. « Me cago en la ostia ! » Je balance l’insulte en même temps que le briquet qui va terminer sa course dans l’évier derrière ma cousine. Je vais pour fouiller dans l’un des tiroirs, sortant un autre briquet qui fonction cette fois. J’allume enfin ma cigarette tirant sur la première taffe tout en rangeant le briquet dans la poche de mon jean, recrachant la fumée vers le plafond. « Comment va la grand-mère ? » Demandais-je tout en jetant un regard sur les clients derrière elle alors qu’ils semblent mécontents de ma cigarette. C’est pas écris non-fumeur sur la porte, alors qu’ils ne fassent pas les choqué…
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