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 alma / i need a little fabulous, is that so wrong?

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MessageSujet: alma / i need a little fabulous, is that so wrong?   Sam 1 Juil - 5:44

Le début des soldes, et je ne pouvais pas m’armer de mieux qu’une coéquipière dans ces temps de crise. Oh, Alma, sauveuse de tous les temps, j’avais besoin de toi, autant que les feuilles de thé ont besoin d’eau pour s’épanouir et nous embaumer de leur parfum, et nous allions nous déployer dans le centre commercial, comme deux prédateur.rice.s à la recherche du beau, du mieux. Et je savais que mon compte en banque me supplierait d’arrêter, mais le shopping serait trop puissant pour moi. Ennemi ou ami ? Je ne le savais toujours pas, mais il était toujours là – surtout quand je n’en avais pas besoin. Et si ma garde-robe était déjà pleine à craquer, même si j’avais déjà acheté une seconde armoire, même si mes chaussures ne rentraient plus dans mes meubles de rangement, je savais que j’allais rentrer les bras plein d’achats, et j’avais déjà hâte.

Paré d’une combi-short et d’une paire de baskets assorties, les cheveux en queue de cheval pour l’occasion, j’étais totalement prêt.e à affronter la masse de monde qui serait présente en ce premier jour de réductions. Je n’allais abandonner mes articles préférés à absolument personne. J’avais demandé à Alma de venir au moins une demi-heure avant l’ouverture des magasins, pour faire du repérage. Je savais déjà où mes pas allaient me mener : Forever 21, ma boutique physique de prêt-à-porter préférée et incontestée. J’y avais vu tant de choses loliable, et tant de choses roses, les roses comme je les aimais. Il y avait aussi pas mal de vêtements qui ressemblaient à ceux vendus par ma boutique préférée en dehors du lolita : Dolls Kill. Beaucoup de choses qu’il fallait oser porter, bref, les seuls vêtements que j’aimais. J’allais craquer sur les matières holographiques, les robes transparentes, les chaussures transparentes. Qu’est-ce que j’avais hâte.

Le point de rendez-vous était le Starbucks du centre, et dès que j’y aperçus Alma, je me ruais sur elle pour lui dire bonjour. « Ca va bien ? Je viens de faire le tour, c’est blindé de monde, mais tu verras. Ah, qu’est-ce que j’ai hâte ! J’ai trop peur de vider mon compte, mais l’argent c’est fait pour être dépensé ! Tu penses aller dans quelles boutiques ? On peut aller chez Forever 21 ? Pitié, pitié, pitié ! » Un peu hyperactif.ve en ces beaux jours, et à l’idée de faire chauffer ma carte bleue, mais ça faisait du bien de la voir. « T’as des idées, déjà ? T’es excitée ? Je le suis, je crois que ça se voit ! » J’avais presque envie de hurler au bonheur. « Ma résurrection biannuelle ! »

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MessageSujet: Re: alma / i need a little fabulous, is that so wrong?   Sam 1 Juil - 23:50


Les soldes. A l’époque où Alma vivait à Washington - comme il semblait que cela remontait à des années, alors que ça ne devait faire que quelques mois, à peine, qu’elle avait quitté sa ville -, c’était tout une préparation que de se rendre dans les boutiques les jours de prix cassés. En général, elle montait une petite équipe de cinq ou six, pour se disperser plus facilement dans les rayons mais, aussi, se regrouper tout aussi rapidement afin de bloquer, à la vue des hérétiques se hasardant dans les boutiques, les articles potentiellement intéressants. Une véritable escouade, dont le chef n’était autre que la jolie brune s’activant devant le miroir de la salle de bain, afin de terminer un maquillage un peu plus poussé que ceux qu’elle offrait, dernièrement, aux yeux des ignorants de Lakeview. Elle ignore encore pourquoi elle cherche autant à faire des efforts, puisque la plupart des femmes du coin ont l’air de privilégier le confort à l’allure un peu chic qui les rend plus féminines, peut être plus attirantes. Ville de vieux. Ville d’ignares. Ville de.. Son regard, un peu furieux, dans le miroir glisse lentement sur le portable au bord du lavabo, couvert de noir et de rose pâle, pour observer le rappel qui s’affiche. Et c’est comme si sa frustration s’évaporait, alors que le lieu de rendez-vous réveille ses souvenirs et Alma accélère un peu plus son geste pour terminer de colorer son visage, alors que la maison s’éveille doucement. La porte de Mara s’ouvre, ce qu’elle aperçoit dans le reflet du miroir et sa soeur et elle croisent leur regard, le temps d’une seconde et ce qu’Alma y lit lui fait hausser les épaules. Elle n’a pas tort; si l’idée de les faire vivre chez leur grand-mère aurait été de pousser au rapprochement des jumelles, c’est plutôt le contraire qui semble s’imposer. Sans que ça n’ait l’air de vraiment déranger Alma qui laisse, généreusement - ou presque -, sa grand-mère tisser des liens avec Mara pendant qu’elle vit sa vie. Autonome. Indépendante. Abandonnée, surtout. Saveur du drame sur le bout de la langue, Alma récupère son sac, y glisse sa trousse à maquillage, son portefeuille, enfile ses baskets pailletées, attrape une légère veste assortie à son short et claque la porte sans se retourner, empruntant la voiture à la vieille Perez, moteur qui crache, tousse et irrite un peu la mexicaine qui s’empresse de rejoindre le centre ville.

Ce n’est qu’en quittant le véhicule que la stupeur déforme ses traits; Alma n’a pas souvenir d’avoir trouvé cette partie du coin aussi occupé depuis son arrivée. Les soldes, sans doute. Et alors que sous son nez passe un quatuor d’adolescentes, la mexicaine grimace, réalité du présent et mélancolie du passé qui s’entremêlent. Secouant la tête, elle récupère son sac et s’empresse de rejoindre le point de rendez-vous, coeur en liesse à l’idée de passer la journée avec Georah, sans interférence. Ce n’est pas forcément quelque chose de rare, mais il faut bien admettre qu’elle l’apprécie toujours autant quand ça se produit et en attendant, elle s’autorise un regard intéressé sur la devanture du starbuck. Vérifiant son portefeuille, que sa carte se trouve bien à sa place, Alma s’amuse un peu en observant les gens jusqu’à le.a voir.

Sourire aux lèvres, Alma s’avance d’un pas pressé pour réduire la distance, alors que Georah s’élance dans sa direction, aérien.ne. « Darling ! et elle ne peut en placer plus l’effervescence de son ami.e l’empêchant de pouvoir vraiment aligner deux mots sans être coupée. Aussi, elle prend son mal en patience, chose peu difficile avec Georah. Il paraîtrait que l’argent, on l’emporte pas au paradis. Bitch, the hell no. Si elle peut crever en planquant son oseille quelque part, ça l’arrangerait, des fois qu’elle puisse le retrouver à sa réincarnation. Forever 21 ce sera ! » Son bras s’enroule autour de celui de Georah, alors qu’elle rit, un peu. Son excitation a un effet bénéfique sur Alma qui, progressivement, commence à en ressentir les effets comme si elle était sienne. « Prendre tout ce qui attirera mon regard, voilà mon idée ! On fera pleurer nos banquiers, peut être qu’on devrait leur acheter un petit quelque chose, dans l’éventualité d’une crise.. » Moquerie. Toujours. « Je suis absolument fan de ce que tu portes ! » Elle s’écarte un peu d’i.el, tenant toujours son bras, pour l’observer avant de sautiller un peu en regardant les boutiques devant elle. Ce n’est pas Washington, mais ça pourrait être mieux, surtout parce qu’elle est en bonne compagnie, il faut le dire.

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MessageSujet: Re: alma / i need a little fabulous, is that so wrong?   Dim 2 Juil - 2:19

Elle était toujours aussi classe que d’habitude, jamais je ne me lassais du style d’Alma, elle détonnait avec moi dans cette ville de ploucs. D’accord, Emma n’était pas mal habillée non plus, mais Alma avait plus de courage ? J’aimais ceux qui osaient sans compter, et ce maquillage ? Toujours on point. Il fallait absolument faire les soldes dans un Sephora, il me fallait absolument un nouvel eyeliner pailleté de chez Urban Decay. Je les avais déjà tous, mais je n’avais presque plus de celui aux reflets de toutes les couleurs. Si nous passions dans un Nyx, je me rachèterais bien de l’highlighter par la même occasion. J’étais surexcité.e à l’idée de courir à la caisse, un camion d’articles derrière moi. Il fallait que je me calme, pour ne pas faire un malaise avant même de commencer. En entendant le plan d’Alma, je ne pus que dire « OUI ! », dépenser sans compter faisait partie de mes objectifs. J’avais peur que mes bras ne soient pas assez longs pour mes achats, mais peu importait. C’était les soldes, la première démarque, certes, mais les soldes quand même. « Ecoute, je veux bien acheter un petit short à mon banquier, je suis sûr.e que ça lui moulerait bien le boule. » Je me laissais être relativement cru.e avec Alma. Et je la pris dans mes bras en entendant son compliment. « Merci beaucoup, ça vient de ma boutique préférée, Dolls Kill, il faut absolument que tu voies ce qu’ils ont, c’est gé-nial. Mon sac vient de là-bas aussi… j’ai essayé d’être dans des vêtements confortables pour ne pas pleurer si je transpire dedans. Ton maquillage, Alma, j’ai envie d’embrasser chaque centimètre carré de ton visage. Tu me fais vibrer ! » Je vérifiais juste que mon portefeuille était bien dans mon sac, comme pour être sûr.e d’être à cent pour cent prêt.e à me jeter corps et âme dans la foule.

Et quelle foule. Comme si toute la ville s’était rendue au centre commercial en même temps que nous. Je n’avais jamais fait le premier jour des soldes en-dehors de Lakeview, et je me doutais bien que je ne savais rien de la queue qu’il pouvait y avoir face aux vitrines des grandes villes. « Au moins, à Lakeview, il y a moins de monde qu’à Washington, n’est-ce pas ? » Même si moins de monde signifiait quand même une quantité astronomique de personnes rassemblées, pour moi. « J’aimerais tellement faire du shopping le premier jour des soldes avec toi, dans une grande ville, je me sens comme un.e paysan.ne à côté ! » Je me mis à rire, en trépignant sur place. Forever 21 n’était pas l’enseigne la plus convoitée, mais à vue de nez, je savais qu’il serait tout de même dur de naviguer entre tant de monde. Et quand les portes s’ouvrirent, je passais en mode ninja pour pouvoir attraper tout ce que je voulais. Je saisis directement deux grands sacs pour en donner un à Alma, et je me laissai porter par l’appel des habits.

Un body en résille, une veste en simili cuir bleu ciel, une autre veste lavande transparente, une casquette rose, une robe transparente vert sapin aux reflets fuchsia métalliques, une paire de bottines transparentes, c’était le bonheur. Dès que je croisais une nuance de rose qui me plaisait, je la rangeais au chaud dans le sac. Mes yeux lisaient plus vite les étiquettes que tous les autres clients, j’étais parti.e comme une machine de guerre. Je craquais évidemment sur un pyjama en satin, un imperméable long et rose, des pantalons pastel, un sac holographique, un short holographique, un haut holographique, tant d’holographique, je me sentais défaillir. Crop tops, petite robe fleurie d’été, chokers, je prenais tout ce qui me plaisait.

Je me mis alors à gesticuler pour attirer vers la lingerie, pour lui montrer un ensemble rose. « Regarde, mon dieu, il irait parfaitement à Emma, c’est fou. Ce rose pâle lui va tellement bien en plus. En fait tout lui va, donc c’est facile… je suis sûr.e qu’en plus ça ferait bien plaisir à un très cher B-R-E-N-T. » J’étais encore plus heureux.se malgré la climatisation qui ne pouvait rivaliser avec le monde présent dans la boutique. La queue pour les caisses s’allongeait, comme celle des cabines d’essayage, et je me remis à gesticuler en attrapant une paire de talons roses, la dernière paire à ma taille. Je n’en pouvais plus de cette boutique, elle allait me ruiner. « Je suis tellement désolé.e, Alma, j’ai tellement peur qu’il ne reste plus ce que j’aime que je cours dans tous les sens ! Regarde cette jupe en satin, REGARDE CETTE ROBE J’avais couru pour l’attraper. Cette dentelle me retournait les entrailles. Mais malheur à moi, je jetai un coup d’œil aux claquettes à fourrure, et je mimais à Alma que j'étais sur le point de vomir.
« Il faut appeler la police de la mode, là, j'accepte pas du tout ça, Forever 21 ! »
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MessageSujet: Re: alma / i need a little fabulous, is that so wrong?   Mar 4 Juil - 22:48


L’enthousiasme de Georah, l’excitation qui peint toujours ses traits quand on s’apprête à faire quelque chose qu’iel adore, a quelque chose de communicatif qui empêche, assez facilement, Alma de songer à autre chose. C’est un drôle de phénomène qu’elle a rencontré, bien que la mexicaine n’a pas l’air de réellement regretter une seule seconde de son temps passé avec. La seule chose qui aurait tendance à l’ennuyer, c’est qu’il y a toujours un avant et un après Georah; l’anticipation des retrouvailles, qui lui fait idéaliser la chose, aurait plutôt tendance, même, à la rendre mélancolique, à se souvenir de tout ce qu’elle a laissé à Washington.. Et puis l’après, qui l’abandonne toujours dans un état d’euphorie d’une violence telle, qu’Alma a parfois du mal à gérer son excitation d’après-coup; une chose dont Mara pourrait se plaindre, puisque c’est toujours dans ces moments que sa soeur est la plus odieuse avec elle. Rien n’est vraiment logique dans tous ces ressentis, mais il y a bien longtemps que la mexicaine ne se pose plus vraiment de questions sur ce qui lui gonfle le coeur, quand il décide de fonctionner - parce qu’elle en a un, oui -. Elle prend comme ça vient, quand ça lui vient. Dans sa pureté la plus intense, que ça fasse mal ou non. Et à cet instant précis, quand les bras de Georah l’étreignent, c’est douloureux tant c’est agréable d’avoir quelqu’un d’aussi incroyable dans sa vie. « Je crois que le mien est trop vieux pour un short, je le vivrais mal de voir ses guiboles poilues.. » Pour ça, faudrait déjà qu’elle ait eu un contact avec lui, autre que par téléphone. Mais l’image qu’elle a de lui la conforte, un peu. « Je crois, de toute façon, que peu importe ce que tu portes, tu le fais bien ! C’en est presque rageant ! Elle est moqueuse, quoiqu’avec Alma ce n’est jamais vraiment certain. Je t’en prie ! » Riant aux éclats, elle tend la joue vers Georah, avant de lui prendre le bras pour l’entrainer vers les portes, bien que la situation s’inverse assez vite et que son ami.e se retrouve être le chef de bande. Enfin, de leur duo.

Un pincement à la poitrine, vite oublié, que la réflexion de Georah a doucement éveillé. Alma hausse les épaules, en secouant la tête pour redresser le menton. « C’est peut être plus agréable. J’en sortais surement avec moins de bleus ! » Un rire, presque forcé, s’échappe de ses lèvres, parce qu’elle voudrait bien dire qu’elle exagère mais ça serait mentir. Parce que si elle est une bonne menteuse, il y a des sujets sur lesquels on n’a pas le droit de tricher; le shopping et le risque physique de cette activité en font parti. S’arrêtant, Alma fixe Georah d’un air presque outré. « Crois bien que si les paysan.nes pouvaient te ressembler, iels auraient bien de la chance ! Je te trouve tout à fais charmant.e pour un.e paysan.ne. » Son coeur s’affole un peu et elle sautille légèrement sur place, une idée qui doit germer sous sa caboche. « C’est décidé. Un week-end, je vous embarque toi et Emma, direction Portland ! » C’est plus près, d’un point de vue pratique et ça lui évite d’avoir à foutre les pieds à Washington. Gagnant-gagnant.

Ses doigts agrippent le sac que lui tend son ami.e, s’empressant de se faufiler dans la masse de corps, pour s’approcher des vêtements qui, bien qu’elle les trouve absolument divins, vont beaucoup mieux à Georah qu’à elle. C’est un fait. Pourtant, Alma se laisse tenter par quelques tenues, en attrapant une au passage pour son ami.e qui s’égosille presque à chaque bout de tissu qui trouve grâce à ses yeux. Se rapprochant, la mexicaine hausse les sourcils en souriant. « J’aimerais en savoir plus sur ce Brent moi.. Qu’est-ce qu’on sait de lui, hein ? Il a un twitter ? Un insta ? S’il a pas au moins twitter, c’pas quelqu’un de bien! » Elle sort déjà son portable, en se disant que des types avec un prénom pareil, ça ne doit pas courir les rues, mais son regard est attiré par le peignoir transparent assorti à l’ensemble que Georah agite. « Avec ça, ça sera parfait ! Il est tant qu’elle se mette en valeur, jolie comme elle est ! » C’est un tel gâchis.

Sans lui laisser le temps de finir son inspection, Alma le.a suit des yeux avant d’éclater de rire. « Comme je te comprends, je couvre tes arrières, ne t’en fais pas pour moi. Si quelque chose m’attire, je saurais fendre la foule pour mon plaisir, mais j’apprécie ton engouement ! » Du moins jusqu’au drame. Ses yeux s’arrondissent et sans attendre, Alma attrape l’objet de leur cauchemar. « Excusez moi.. Pardon.. Oui vous là, vous travaillez ici ? Elle tend la pair de claquettes terriblement moches vers la pauvre vendeuse. Je crois qu’un client a oublié ça, en se rendant compte de sa faute de goût. Vous devriez les retirer, avant de perdre des gens aussi fidèles que mon ami.e. » Elle dépose la pair dans les mains de la jeune fille, en roulant des yeux avant de se tourner vers Georah en riant et pointant une robe du doigt. « Ça c’est trop mignon ! »

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MessageSujet: Re: alma / i need a little fabulous, is that so wrong?   Mar 11 Juil - 1:51

Je me mis à pouffer de rire en imaginant mon banquier en short. Il n’était pas si vieux que ça, même pas quarante ans, j’étais sûr.e que ça pourrait lui aller, en vérité. « Je t’avoue que ça ne me dérangerait pas de voir le mien dévoiler ses jambes. Je dois avoir un scanner pour déshabiller les gens par la pensée, en tous cas, je sais que ce serait pas une perte pour les yeux. » Je lui jetais un regard taquin, avant d’imaginer le sien, qui ne devait pas être aussi craquant. Mais je devais avouer que si mon banquier ne manquait pas de charme, c’était un vrai rapace, et son bureau était toujours gelé, car monsieur en costard cravate ne pouvait supporter une journée en été sans la clim’. Le pauvre, je le plaignais. Les shorts, les jupes et les robes composaient les deux-tiers de ma garde-robe. Sans compter les chaussures, bien évidemment. Au compliment je ne pus m’empêcher de la reprendre dans mes bras. « Chérie, je ne m’habille que pour me mettre en valeur… mais tu sais, tu as de la chance, ton visage et ton corps, ils sont si beaux. Et je ne peux pas me passer de toi, donc je pense que tu dois être parfaite pour moi. » Et comme on m’y invitait, j’embrassais sa joue du bout des lèvres pour ne pas abîmer l’œuvre d’art qu’elle avait créée.

J’avais ressenti la pointe d’amertume dans sa voix, quand j’évoquais les grandes villes. Tant mieux qu’elle n’en tint pas rigueur, et préféra en rire. « Les bleus, crois-moi, je les cause, je ne les ai pas ! Bon, d’accord, je te concède que parfois, des malheurs arrivent, mais les bleus, je les ai pour d’autres raisons en général. » Elle se douterait bien de quoi je parlais. Je ne cachais pas ma sexualité à mes ami.e.s, sans forcément leur donner de détails si on ne m’en demandait pas. Mais même ceux qui n’étaient pas proches de moi savaient que je n’avais que quatre grosses activités : la danse, la musique, le sexe et dépenser mon argent. Beaucoup de shopping, et beaucoup de soirées. Ceux qui essaieraient de me dire que je tentais de combler un manque pouvaient aller se faire foutre au passage. Moi-même, je n’étais pas vraiment contre l’idée. « Lae paysan.ne que je suis sera ravi.e d’aller à Portland avec ses deux meilleures amies. » J’en frétillais d’impatience. Je voulais absolument quitter Lakeview un moment, ne serait-ce que pour rencontrer de nouvelles personnes, car quoi qu’on dise, même si toute la ville n’était pas sur Tinder, j’en avais marre de croiser les mêmes têtes. Je me demandais s’il y avait une communauté lolita par là-bas.

Mais voilà qu’on parlait d’un sujet plus périlleux, et déjà mon sourire prenait une teinte plus malicieuse. « Brent, c’est un garçon qu’Emma a rencontré il y a quelques temps… et quand on est allé au bal, il était là, ils se sont vus, ont dansé, c’était adorable… même si du coup elle m’a abandonné.e ? Mais ça va, j’étais avec Argan, il est charmant, lui aussi. C’est le meilleur ami d’Alexis. Du coup on a discuté, un peu dansé, un peu bu, c’était sympatoche. »  Ah, mais j’avais oublié de parler plus de Brent, et comme des photos valaient plus que les mots, je lui en montrai une de lui. « C’est lui, le fameux tatoué. Je peux te dire que l’approbation d’Alexis est franchement moyenne. Mais c’est la vie d’Emma et pas la sienne, donc je pense qu’il ne peut rien dire, au final, tant qu’elle ne fait pas de bêtise. » Sourire plein de sous-entendus. Mais elle devait bien savoir que je n’étais pas contre le début d’une vie sexuelle pour Emma, de mon côté. Et je comprenais aussi qu’elle ne veuille pas. C’était son corps, évidemment. Mais elle serait évidemment magnifique, dans cette tenue. « Ce serait bien qu’elle porte cet ensemble pour son cher Brent, n’empêche. Il ne va plus savoir où il en est, le pauvre… » Je tuerais pour assister à ça, mais je connaissais les limites de notre amitié, et je me doutais bien que la regarder s’offrir à son petit-ami serait hors du contrat de notre amitié. Tant pis !

Puis Alma commit l’acte le plus drôle de ma journée. Hélant une vendeuse, elle lui annonça que le magasin me perdrait sûrement s’ils continuaient à vendre ces atrocités. Réfrénant un fou rire, je continuais sur la lancée. « Comment faites-vous pour les voir toute la journée sans avoir envie de brûler le magasin ? Rien qu’en passant les yeux sur ces objets maléfiques et abjects, je me sens défaillir. J’ai presque envie de créer un procès à l’encontre de ces horreurs. » C’était évidemment trop dur de me retenir de rire, et au final je pouffais avec Alma, avant que mon attention soit attirée par la nouvelle trouvaille de mon amie, et comme une furie, alors qu’une autre allait attraper la robe à la taille de mon amie, je saisis le cintre, la victoire dans les yeux, avant de revenir vers la jolie mexicaine. « Je suis sûr.e qu’elle t’irait. Laisse le rose prendre le contrôle, chérie. Il gagne toujours, quand tu tombes dedans, je te le dis, je parle en connaissance de cause. » Elle savait bien que les deux tiers de ma garde-robe contenait du rose, toutes ses nuances, toutes ses formes. Ma couleur préférée, à tout jamais. « Mais j’aimerais bien tout essayer, moi… » Mais du coup, j’eus envie de trouver le rose parfait pour Alma. Car le rose allait à tout le monde, après tout.
Les yeux analysant le magasin, j’errais comme un animal sur ses gardes, prêt.e à sauter sur ma proie. Puis le flash de génie. J’aperçus ce haut, rose… et doré. Les reflets métalliques, légèrement transparent, il était parfait. J’étais Usain Bolt, et la ligne d’arrivée serait le vêtement dans mes mains. Je ne m’excusais même pas en bousculant une pauvre fille dans mon chemin. Le haut en main, je le rapportais à Alma, étincellant.e. « Je suis sûr.e et certain.e que ça va t’aller. Parfaitement… est-ce qu’on va aux cabines ? » Je savais que c’était une mauvaise idée, mais je ne pouvais m’en empêcher. Je devais les essayer. La queue si longue m’effarait.
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