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 charlie / i wanna be a star

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MessageSujet: charlie / i wanna be a star   Dim 2 Juil - 20:24

Les vacances, le soleil sans les palmiers, et coincé.e à Lakeview. Je n’avais aucun plan ce jour-là, j’errais comme une âme en peine en ville, cherchant sans trouver un peu d’inspiration devant les vitrines des magasins, sans jamais trouver de vêtements qui me plaisaient. Si même le shopping n’apaisait pas ma peine, c’était la véritable déprime. En plus j’avais chaud, j’étais en lolita, avec mon jupon, mes froufrous, mes chaussettes hautes, mon voile sur la tête, et ma robe avait des manches longues, si ce n’était pas le pompon. Au moins, j’étais bien habillé.e, mon seul réconfort. Et je n’avais pas mal aux pieds à cause de mes talons, donc c’était supportable, mais sans mon ombrelle, j'aurais abandonné cette journée. J’hésitais tout de même à rentrer chez moi, mais j’étais un.e étudiant.e désespéré.e en manque de contacts humains, alors peut-être pourrais-je faire des rencontres ?

Tinder en main, je swapais comme d’habitude le plus souvent à gauche, mais j’avais reçu une réponse favorable, et quelques snaps plus tard, nous avions convenu de nous voir au Red Door vers quinze heures, parce que ce n’était pas très loin de la demeure de mon futur coup de… l’après-midi. Il était à peine quatorze heures, et j’étais déjà en face du bar peu rempli, elle me reconnaitrait vite, au moins. Je commandais une pinte de blanche, avec le sourire après avoir trouvé une place assise, pas trop difficile pour une fois. J’aimais bien leur gamme de prix, surtout, il fallait l’avouer. Même si l’argent n’était pas vraiment le souci de mon existence, vu ce que j’avais pu dépenser pendant le premier jour des soldes avec Alma. Rien que penser à elle me donnait le sourire. Je sirotais ma pinte, tranquillement, avant de me rendre compte que le serveur me disait vaguement quelque chose…

Certes, ce n’était peut-être pas correct de le regarder avec autant d’insistance, mais j’étais persuadé.e de l’avoir aperçu quelque part. C’était impossible que je me souvienne de lui s’il venait de Tinder. Attrapant mon portable, je cherchais parmi mes amis sur Facebook, sans le trouver. J’avais bien peu envie de chercher parmi toutes les personnes que je suivais sur insta, alors je me lançais sur youtube, et bingo. Il faisait des reprises, plusieurs mois plus tôt, mais ça faisait longtemps qu’il n’avait pas posté de nouveau contenu. Je vérifiais du coup son insta que j’avais retrouvé par la même occasion, et c’était pareil, déserté. J’avais appris qu’il vivait à Lakeview et j’avais toujours eu envie de le rencontrer pour pouvoir lui proposer de jouer ensemble, moi à la harpe, lui et sa voix, ç’aurait pu être beau. Malheureusement, constatant son manque flagrant d’activité, je m’étais mal vu essayer de lui parler. Mais j’avais gardé pendant quelques semaines l’espoir de le croiser, qui aurait cru qu’il travaillait dans ce bar où j’allais si souvent. Alcoolisé.e, je n’avais jamais compris que je le connaissais. Surtout que je venais très rarement seul.e pour boire, donc je n’y avais jamais fait attention.

Mais il fallait saisir toutes les occasions pour rencontrer de nouvelles personnes, n’est-ce pas ? Alors je me levai, abandonnant ma pinte encore à moitié pleine pour espérer lui taper la discute. « Salut, tu ne me connais pas encore, mais je te connais ! Tu as une chaine youtube, n’est-ce pas ? Ca me fait trop plaisir de te rencontrer, j’aime ce que tu fais ! » Je lui adressai un sourire sincère avant de continuer sur ma lancée. « Je m’appelle Georah Peters, et je voulais depuis un moment te proposer quelque chose : en fait je suis harpiste, j’en fais à l’université, tout ça, et je me suis toujours demandé si tu serais intéressé par… une collaboration ? Moi à la harpe, toi à la guitare, ta voix, je suis sûr.e que ce serait tellement bien, en plus, la harpe et la guitare ça peut paraitre un peu exotique, ce serait peu classique, et ce qui n’est pas classique est intéressant, n’est-ce pas ? » J’étais déjà tout.e excité.e à l’idée de faire ça. Je nous imaginais déjà récolter des dizaines de milliers de vues, devenir connu.e.s, passer en concert. C’était génial, c’était parfait. Il faudrait juste dépoussiérer sa chaine, proposer quelque chose de nouveau, et j’étais persuadé.e que ses fans seraient ravis. Je le serais, donc ce ne serait pas si compliqué !
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MessageSujet: Re: charlie / i wanna be a star   Lun 3 Juil - 14:31

I wanna be a star

― Georah & Charlie ―

Longue journée qui s’annonçait. Mais une journée un peu joyeuse, parce que tu as passé un peu de temps en compagnie de Sasha hier. Vous avez été boire un café ensemble alors qu’il t’apportait son livre. Celui qu’il t’avait conseillé. Tu ne l’avais pas encore ouvert, trop impatient de connaitre ce petit bout de lui mais aussi incrédule du fait qu’il veuille encore s’approcher de toi. Et parfois tes vieux démons restent, à vouloir le faire fuir. Maiiiiis tu faisais quelques progrès là-dessus aussi, bien qu’encore faible.
C’est donc dans tes pensées que tu es, à servir les clients alors qu’une nana s’approche du comptoir et tu allais laisser Winnie s’en charger mais elle vient t’adresser la parole. Et le timbre de voix te perturbe un peu, il n’est pas tellement féminin mais pas trop masculin non plus.
Tu grimaces en l’écoutant parler. Tu avais complètement oublié cette foutue chaîne youtube que tu avais créé sous l’insistance de ton ex qui te trouvait talentueux. Mais l’accident était venu mettre son grain de sel et tu avais juré de reprendre la musique quand tu saurais à nouveau parler et chanter. Ce qui n’était pas le cas. Et les semaines faisant, tu avais totalement oublié out cela. De toute façon, cela allait bientôt faire un an…

Alors tu feignais l’ignorance devant cette fille, ou garçon. Au vu de son physique, tu ne sais pas vraiment. Tu secoues la tête quand elle continue de te parler de musique et de vidéo. Hors de question.
Tu sors ton téléphone de la poche et commences à taper quelques rapides mots dessus avant de lui tendre tout naturellement tout en restant concentré sur ton travail. Une habitude que tu as du attraper, de savoir communiquer avec tes doigts tout en ayant une charge dans l’autre main pour ne pas perdre du temps, pour ne pas être trop déconcentré. « Excusez-moi mais vous devez vous tromper de personne. » Bien que quelque chose en toi te dit qu’elle ne se trompe pas, qu’elle voulait bien te parler à toi, Charlie, serveur du Red Door, aphasique depuis bientôt un an, handicapé et malade.
Tu jongles naturellement avec ton téléphone pour lui répondre et lui montrer l’écran sans trop te soucier de son possible étonnement. Tu n’es plus à une personne près. « Je ne fais pas de musique et je chante encore moins. » Bien que ce soit faux. Ta guitare est simplement en train de prendre la poussière dans le salon. Le piano a été vendu par ton ex pour pouvoir te payer des outils informatiques plus performant sans avoir besoin de recourir à l’aide de ta famille. Ce que tu aurais refusé d’ailleurs. Et ta voix… ta voix est quelque part dans les oubliettes.
Tu offres un pauvre sourire à cette fille qui semble pourtant obstinée d’avoir trouvée la personne qu’elle voulait. En soit elle avait juste, tu avais bien eu une chaîne de musique, tu as bien fait d vidéos mais ce n’est plus vrai aujourd’hui. « Désolé mais vous devez certainement confondre. » Ce n’est pas toi. Ce n’est plus toi, et ce depuis des mois. Tu ne comptes pas toucher une seule guitare pour le reste des mois que tu vas encore vivre. Ou années. Enfin, bref, pour le reste de ta vie, plus de musique et plus de chant pour toi. Et ne promesse intérieur de faire disparaître tout cela du net. Tu as assez souffert pas besoin qu’on vienne te le rappeler sans cesse.

Tu continuais de vider le plateau derrière le bar alors que ta collègue te regardait faire en fronçant les sourcils. Tu fais un geste de la main à Winnie pour ne pas qu’elle s’en occupe que ce n’était rien et tu recharges le plateau avant de filer à nouveau entre les tables pour servir les clients.
Du coin de l’œil tu pouvais la voir qui t’attendait toujours au comptoir. Tu te demandes comment ça a été pour elle. Parce que même si ce sont des vêtements de fille, tu restes bloqué sur le fait que son physique soit très androgyne. Un peu comme toi en fait. Toi qu’on disait être le garçon-fille. Toi dont on se moquait ouvertement à cause de ton physique. Trop maigre pour être un mec, trop fin pour être totalement homme bien que tu sois musclé, cheveux trop long et trop bien entretenu pour être ceux d’un garçon.
Alors oui, tu te demandes comment ça se passe pour elle, elle qui a tout de même une apparence masculine que tu devines facilement. Parce que tu sens qu’elle a aussi un quelque chose de différent.

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MessageSujet: Re: charlie / i wanna be a star   Dim 9 Juil - 15:48

Je ne m’attendais pas à ce qu’il sorte son portable, encore moins à ce qu’il me réponde en tapant dessus. Je haussai un sourcil surpris, faisant rapidement des allers-retours du regard entre son visage, et les mots, comme pour tenter de déchiffrer un mensonge dans ses propos. Je venais de voir ses vidéos, je savais qu’il habitait Lakeview, et je pouvais affirmer sans problème qu’il n’avait pas de sosie dans la ville. Car ce n’était pas possible qu’un hasard aussi flagrant existe. Je n’affichai pas de déception particulière, n’empêche. Je savais que c’était lui, et personne ne me ferait changer d’avis, même s’il le niait. Peut-être avais-je été trop brusque ? « D’accord… » Il devait bien remarquer je ne le croyais pas, mais j’allai me rasseoir, continuer à boire ma pinte, en cherchant de quelle manière je pouvais arriver à mes fins.

Je faisais des plans dans ma tête, cherchant quelle méthode fonctionnerait avec lui, ayant l’espoir que ça puisse nous amener à faire quelque chose de sympathique ensemble ? Ca ne valait pas la peine de se détester parce qu’il m’avait menti, n’est-ce pas ? Il avait sûrement ses raisons de le faire. Peut-être des fans hardcore ou des haters hardcore qui l’étouffaient ? Peut-être s’était-il fait harceler par certains habitants à cause de ça ? Je n’avais pas envie de le mettre mal à l’aise non plus, parce que je ne voulais pas qu’ils se méprennent sur mes intentions. J’avais au moins envie de connaitre le pourquoi derrière ce mensonge. Car je n’étais pas aveugle, je n’étais pas fou.olle. Et surtout j’étais buté.e.

Je pris le temps de prévenir mon futur rencard que ça n’allait malheureusement pas pouvoir se faire, avec un soupir exaspéré. J’étais seul.e. Et je n’allais pas abandonner. Alors je m’approchai de lui, mon verre vide à la main. « Est-ce que je peux toujours commander ? » Je pris le temps de le détailler. Plutôt fluet – ce n’était pas une critique, je l’étais aussi – les cheveux un peu longs. Il me rappelait les rumeurs du lycée. On m’avait comparé.e à un garçon, pas assez masculin, du moins les plus vieux. Il avait dû avoir son lot de malchance, auparavant aussi. « Je suis désolé.e de m’être enflammé.e plus tôt. Je ne voulais pas… causer des problèmes ou… » Je cherchais mes mots, hésitant.e. « Mais même si c’est par le hasard d’une vidéo qu’on se croise, même si tu n’es pas la personne que je cherchais, ça n’empêche pas que cette part de hasard a mené à une rencontre, et peut-être que ce n’est pas plus mal ? » Mon grand sourire habituel vint reprendre sa place habituelle sur mon visage, avant que je me dise que ç’avait peut-être l’air d’une tentative de drague, et il ne fallait pas qu’il le prenne de cette façon-là. « Non, je n’essaie pas de t’accoster ou quoi, hein. »

Un mouvement un peu gêné, mais ce n’était pas mon genre d’arrêter de parler, jamais, et il n’y avait presque personne, il ne pouvait pas prétexter qu’on avait forcément besoin de lui, n’est-ce pas ? Bon, je n’allais pas le forcer à rester avec moi, mais ce serait agréable de pouvoir échanger quelques mots avec lui. Je ne savais pas si je croyais au destin, je ne pensais pas que les rencontres en étaient le fruit, mais je me disais que c’était tout de même une bonne excuse pour ne pas s’arrêter.
« Je m’appelle Georah Peters, et toi ? » Si j’étais normalement tactile, je ne voulais pas non plus imposer mes manières à quelqu’un qui avait l’air plus réservé. « Ca fait longtemps que tu travailles ici ? Je t’avoue que je passe souvent, mais j’oublie beaucoup, donc voilà l’occasion de me racheter, enfin, je ne sais pas si c’est possible de me racheter en te parlant, mais ça doit être ennuyeux, parfois, de rester sans rien faire pendant les heures creuses, enfin, peut-être qu’il y a à faire quand même, je t’avoue que je n’ai jamais travaillé dans un bar… » Je me mis à réfléchir à ce que ça donnerait, je me demandais si j’avais assez de force dans les bras pour porter un plateau plein. Et lui le faisait avec une main et pouvait utiliser son téléphone avec l’autre. « J’avoue avoir du mal à ne taper sur mon portable avec un seul pouce, mais j’imagine que ça s’apprend. L’humain s’adapte vite. C’est une certaine agilité des mains, quand même. Je trouve ça impressionnant. » Je me demandai dans un coin de ma tête si j’avais fait le bon choix entre mon date et ce garçon, mais les amis étaient plus utiles que des coups… d’un après-midi ? Et si ça se passait mal, au moins je pourrais le laisser tranquille pour de bon.
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MessageSujet: Re: charlie / i wanna be a star   Sam 15 Juil - 20:45

I wanna be a star

― Georah & Charlie ―

Tu regardes la fille qui retourne s'asseoir, un peu perturbé par le timbre de sa voix qui est quand même un peu masculine. Tu retournes servir les quelques autres clients avant de prendre place derrière le comptoir, jetant des coups d’œils de temps en temps dans sa direction. Elle n'a rien dit de plus à ton quasi monologue et une pointe te compresse la poitrine, mais tu n'as pas vraiment le choix.
Tu es entrain de ranger les derniers verres alors qu'elle revient vers toi pour apparemment commander un autre verre. Tu prends sa pinte vide en faisant attention de ne pas la toucher et tu es à nouveau surpris par le timbre de sa voix. Tu hoches la tête pour lui indiquer que tu prenais sa commande. « Je vous apporte ça à votre table. » Tu la laisses repartir pour prendre place alors que tu prépares sa nouvelle boisson. Elle, ou peut-être il finalement ? Tu ne sais pas trop et tu ne comptes pas demander. Déjà parce que cela ne se fait pas, mais en plus tu n'as pas envie de te lancer sur une pente dangereuse. On ne sait jamais.

Tu prends son verre d'une main et une tasse de café de l'autre pour le rejoindre. Posant les deux consommations sur la table, tu t'assieds en face d'elle. Normalement, tu ne le ferais pas. Mais tu vois bien qu'il a encore des trucs à dire et puis... Tu sais que tu as réagis vivement plus tôt au vu de comment elle a vite abandonner sur le moment. « Ce n'est rien. Je n'aurais pas du réagir aussi excessivement également. » Tu ignores volontairement son dernier commentaire. Comme si elle pouvait espérer avoir la moindre chance avec toi. u es gay et elle n'a pas les attributs qu'il faut en bas bien qu'elle soit très plate de poitrine. Quoique... C’était peut-être un homme au vu de sa voix et de son physique entre les deux. Dans ce cas cela changerait tout mais tu n'es pas du genre à les aimé transsexuel ou transgenre, tu les préférais totalement homme en général. Enfin... Les deux seul que tu as eut tu les as aimé entièrement homme. Pas comme si tu as eut beaucoup d'hommes dans ta vie.
Un prénom androgyne également, faisant toujours planer le doute. Une connotation que tu ne connais pas. Te faisant te rappeler que tu as toi-même des petites origines. Des petites origines que tu n'as pas encore pu déterminé puisque tu fuis ta mère, cette traitresse et que tu n'as jamais retrouvé l'homme en question. « Charlie Evans. » Que tu écris avec un petit sourire, un petit sourire discret comparé au sien qui te déstabilise un peu par moment.
« Quelques mois seulement. » Parce qu'avant, tu étais au Chloe's, avant qu'il ne brûle ne février. Ne trouvant alors que cette place de disponible à ce moment là. Une place que tu ne regrettes pas, tu arrives à apprécier de travailler au Red Doors.

Le téléphone posé sur la table, tu le fais aisément pivoter dans sa direction à chaque fois que tu veux dire quelque chose. Ne te formalisant pas du regard des autres. Tu commençais à être habitué, et ce n'était pas maintenant que tu allais le prendre en compte. Mais plus tard, lorsque tu serais seul. A nouveau. Pour corriger tes défauts et tes erreurs trop nombreuses. Correction plutôt.... Particulière. Mais pour le moment tu te concentre sur Georah et ce qu'il dit. « Tout est une question de pratique et d'habitude. Et pour certain, ce n'est pas un choix. » Toi en l’occurrence. Tu n'as pas choisit de devoir utiliser ton téléphone pour t'exprimer. Tu n'as pas choisit de ne plus avoir ta voix. Tu n'as absolument rien choisit.
Tu as simplement appris à vivre avec tout cela. Tu as appris à te débrouiller, à devoir faire preuve d'ingéniosité les mois et les semaines passant car tu étais seul et que soit tu le faisais seul, soit tu sombrais. Et encore, on pouvait dire que tu avais déjà sombré...

Tu bois quelques gorgées de ton café avant de poser la tasse sur la table et de croiser les mains sans regarder Georah. Tu étais un peu gêné face à lui. Un peu gêné de devoir mentir ainsi, de devoir faire comme si tu ne savais pas de quoi elle avait parlée plus tôt. « Je suis désolé de ne pas être celui que tu cherches. » Bien que techniquement tu le sois. Mais elle, ou il, n'avait pas besoin de le savoir. Parce que de toute façon, cette partie de toi n'existait plus. Et ne reviendrait pas. Jamais.
« Je pense que tu devrais arrêter de chercher cette personne, tu ne le trouveras jamais. » Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu dis ça mais tu te rends compte trop tard. Tu te rends compte que tu viens presque d'avouer ce que tu veux cacher et oublier.
C'est rare que tu fasses des aveux de la sorte. Et cela, tu le devais à Sasha et à son influence sur toi. Il avait un effet très positif sur toi, tu n'étais pas habitué parce que tu devenais plus sociable, tu te renfermais beaucoup moins et tu laissais les autres s'approcher de toi. Ou alors, tu avais l'air moins distant et moins renfermé car les gens venaient un peu plus vers toi, ce qui dans un sens était nouveau. Car même lorsque tu allais bien, avant ton accident, les gens ne t'approchaient pas tellement, ou alors très peu et dans tout les cas, tu avais une faible vie sociale. Le contraire de ce qu'il était entrain de se passer actuellement.

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MessageSujet: Re: charlie / i wanna be a star   Lun 17 Juil - 21:26


La sonnette de la porte sonne. J’hésite un instant, ne sachant qui pourrait bien venir aujourd’hui, puis me décide à aller ouvrir. L’enveloppe est là, sur le paillasson, et je m’en empare après avoir furtivement vérifié que personne ne traînait dans le coin. Je rentre, referme la porte et finit par ouvrir mon présent, tout en ayant deviné de quoi il s’agit.
Le téléphone jetable qu’on m’a fournit est accompagné d’instructions, et je m’empresse d’envoyer un SMS, comme demandé, au seul numéro disponible, celui de @Georah E. Peters. Une fois l’opération achevée, je déchire les preuves papiers et les brûle. Le téléphone finit brisé sous ma chaussure, et je m’empresse de jeter les morceaux dans le sac poubelle déjà entamé. Il finira à la benne municipale dans la demi-heure, histoire qu'on ne s'en serve pas pour remonter jusqu'à moi...
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MessageSujet: Re: charlie / i wanna be a star   Ven 8 Sep - 1:17

Charlie révélait un petit côté social, ce qui me faisait plaisir. Bien sûr, je me doutais bien que le moulin à parole que j’étais prenait beaucoup de place dans la conversation, en même temps, j’étais lae seul.e à être entendu.e. Je sentais quelques regards se poser sur nous alors que je continuais à parler, à réagir, sans recevoir de réponse orale. Certains pouvaient être mal à l’aise, mais je devais avouer que j’adorais me faire regarder. Le maquillage, les vêtements exubérants, mon sourire, je l’offrais aux yeux du monde, et j’espérais ces œillades, plus ou moins gentilles, plus ou moins agréables. Je me demandais si c’était une question de manque d’affection, mon côte narcissique, ou juste parce que j’aimais l’attention, être sous les projecteurs, être numéro un, et rien d’autre. Je me mordis l’intérieur de la joue, rien qu’en imaginant cette raison. Il ne fallait pas, et pourtant mon ambition me disait d’arrêter de penser à la modestie.

Je m’appuyais nonchalamment la joue contre mon poing, le coude sur la table, laissant mes paupières s’abaisser avec mes pupilles, quand mes yeux se posaient sur les mots qu’il écrivait, habilement. A chaque fois qu’il tendait son téléphone, je m’avançais un peu pour mieux lire. J’avais été maladroit.e en le complimentant sur ses facultés, peut-être, car cette dernière phrase semblait un peu amère. Pas un choix, n’est-ce pas. Ca me faisait penser à tellement de chose par rapport à moi. On s’adapte, si on n’a pas le choix. Les moqueries, les brimades, les mains qui s’emmêlent dans les cheveux pour les tirer, les doigts qui se pointent vers moi, à cause d’une jupe. Les insultes scandées, les sourires goguenards. Ca me faisait presque sourire, en y repensant. Après ça, rien ne pouvait m’atteindre, n’est-ce pas ? « Tu as raison, beaucoup de choses font que nous soyons poussés dans une direction plutôt qu’une autre, mais si parfois on nous barre quelques routes, il y aura toujours d’autres carrefours, n’est-ce pas ? » Je ne savais pas si c’était obscur ou non… « Enfin… pardon », je m’étais mis à rire, un peu embarrassé.e. C’était ce genre de choses, que je n’aimais pas dire, quitter ma bonhommie une seconde, et laisser apercevoir quelque chose de moins lisse, moins tête en l’air, moins insouciant. « Je dis des choses bizarres parfois, désolé.e ! »

Je n’aimais pas cette pente glissante, je n’aimais pas penser au passé, je n’aimais pas les gens qui avaient l’air d’avoir vécu trop de drames, car les miens se reflétaient toujours dans leurs yeux. J’avais l’impression qu’il y avait quelque chose qui faisait que tout ce que je dirais, ferais, semblerait sensiblement moins naturel qu’aux autres, comme s’ils pouvaient déceler cette demi-seconde, ce basculement, le va-et-vient entre les idées noires et mon sourire. Je n’étais pas hypocrite, ni faux.sse, j’essayais de me motiver en premier à être positif.ve, parce que la vie était trop courte pour être triste. La vie est trop courte pour être triste.

Alors qu’il me parlait à nouveau de cette soi-disant autre personne – non, je ne pouvais accepter ce mensonge, vraiment, je n’avais pas besoin de lunettes – je surpris quelque chose, comme un petit mouvement de recul. Mais je ne voulais pas qu’il se renferme juste parce que je m’accrochais à son passé, qu’il semblait vouloir enterrer, le plus loin possible de lui. « C’est pas vraiment grave, si je ne le trouve pas », avais-je fini par dire. « Après tout, je voulais surtout le rencontrer parce que j’aimais son travail, et que ça m’avait donné envie de… » Mon téléphone vibra. Mon regard se riva vers lui, remarqua que c’était un numéro qui ne faisait pas partie de mes contacts, l’un de mes sourcils se souleva imperceptiblement, mais je repris ce que je voulais dire, comme si rien ne s’était passé. « De créer quelque chose ! Mais si je ne le trouve pas, j’imagine que c’est tant pis, il a manqué l’occasion de travailler avec moi, c’est lui qui devrait être triste en vrai. » Je lui adressai un clin d’œil.

Finalement je saisis mon téléphone après m’être excusé d’aller voir un message en pleine conversation avec lui, avant de devenir livide. En reposant mon appareil, je pris la peine d’expirer, aussi. J’avais relu le message trois fois de suite, pour être sûr de bien comprendre ce qui se produisait. Les corbeaux s’en prenaient à moi ? D’accord, les chemins barrés, tout ça, mais j’aimais vraiment bien les carrefours, donc si nous pouvions éviter. Je savais que c’était trop tard pour avoir l’air impassible. Malgré moi, il avait pu voir la surprise, la colère, puis tout simplement la peur, basique, faire trembler mes lèvres. J’essayais de trouver quoi que ce soit à dire, mais pour une fois, je n’avais pas de mots à offrir. J’allais finir dans le Veritas. J’en étais persuadé.e. Impossible qu’ils ne mettent pas leurs mains fouineuses dans cette affaire. Je me raclai la gorge. « Pardon d’avoir pris autant de temps… avec ça… » J’essayai un sourire, trop crispé. Mes muscles se détendirent, se déshabillant de toute émotion, sauf peut-être une froideur résignée.

« Je peux te poser des questions bêtes, Charlie ? Enfin, bêtes… » Je faillis passer ma main sur mon visage, las.se, avant de me rappeler que mon maquillage n’était pas magique. « Si par exemple, tu faisais une assez grosse bêtise, risquant peu pour toi, mais beaucoup pour quelqu’un d’autre… » Je marquais une pause, le temps de choisir les mots justes. Il n’était pas barman, donc il ne devait pas avoir souvent droit aux clients à problèmes qui ont besoin d’une oreille. « Est-ce que tu prendrais le risque de dire que c’est plus de ta faute pour minimiser l’erreur de l’autre ? » Je regardais mes ongles limés, parés de rose. Le même vernis que ce soir-là. « Est-ce que tu penses que c’est la faute de l’autre d’avoir accepté, tout en sachant que ça t’aurait blessé qu’il te le refuse ? » OK, j’en laissais trop entendre. « Enfin, juste parce que tu apprécies la personne, il faudrait agir pour ne pas trop détruire sa vie… mais ça implique un sacrifice : votre relation, à moins que… » Ah, je ne pus réprimer ce soupir plus longtemps. C’était tellement compliqué. « Au moins c’était bien, mais si j’avais su. » J’en levais les yeux au ciel, mortifié.e.
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MessageSujet: Re: charlie / i wanna be a star   Mer 13 Sep - 20:41

I wanna be a star

― Georah & Charlie ―

Tu tournes la cuillère dans ta tasse avec un sourire sur les lèvres. Cette fille était vraiment d'agréable compagnie. Bien que ces questions sur ton passé te dérangeaient un peu et que ton alarme intérieure, un immense beffroi en étain, te disait avancer sur des pentes glissantes. Tu arrivais à esquiver au maximum. « Non, ça va. Je ne trouve pas cela bizarre, juste terrible vrai. » Tu aurais bien ajouté qu'être bizarre n'est pas une tare au contraire mais tu ne le dis pas. Tu n'as pas besoin de le dire. Vous êtes tout les deux hors de la normes pour le comprendre seul. Des petites pétales rouges sur une fleur blanche.
« He bien, c'est une chose qu'on ne saura jamais. » Tu conclues ainsi la discussion sur toi et sur ce que tu étais avant, la personne que tu n'es plus et qui a laissé une vague empreinte de ce qu'elle a été avant ton accident.

Tu le regardes lire ses messages. Et au vu des différentes expressions sur son visage, il doit s'agir de quelque chose d'assez grave. Mais tu attends silencieusement, essuyant une goutte de café qui coulait sur le bord de ta tasse, petite molécule liquide qui essayait de fuir son destin de finir dans ton estomac.
Tu suçote ton doigt en regardant Georah qui s'adressait de nouveau à toi. « Pas de soucis, vraiment. Y a parfois des urgences ou des problèmes. On peut apprendre n'importe quoi à n'importe qu'elle heure de la journée. » Un sourire sur les lèvres alors que soudainement Georah te parle de ce qui semble la tracasser. Et pour une fois, tu ne te sens pas mal à l'aise que l'on veuille autant parler avec toi, partager des choses aussi. Cela a du être depuis ce shoot avec la belle Eileen qui arrive à te faire doucement prendre conscience de comment tu es réellement et de comment certaines personnes te voient vraiment. Ou alors la rencontre avec Sasha et son objectif de tout faire pour entrer dans ta vie. Ou un mélange des deux. En tout cas, cela te fais tu bien et tu sens ton petit cœur gelé se réchauffer doucement. « Je t'écoute et j'essayerai d'y répondre. » Ce qui n'est pas sûr mais tu vas tout de même faire le geste de répondre. Après tout, tu te sens bien à discuter avec Georah. Tu ne t'es pas sentit comme ça depuis un moment, à parler autant.

Tu fais une moue pensive, cherchant à tourner le problème dans ta tête comme s'il te concernait directement. Ce n'est pas évident mais tu arrives à remonter assez loin dans ton expérience pour trouver comment expliquer ta réflexion à son problème et essayer de lui apporter une maigre solution. Tu commences à taper ta réponse à sa question en fronçant un peu les sourcils. « C'est compliqué, tout dépend de la situation, si le bêtise est considérée comme grave selon la justice ou seulement les mœurs. Il faut voir les nuances. » Parce que ce qui peut être grave pour une personne ne l'est pas forcément pour l'autre. Il faut savoir mesurer ses mots et essayer de voir les choses le plus généralement possible et d'un point de vue extérieur. D'où le fait qu'elle te pose la question sûrement... « Ensuite, tout dépend de la responsabilité de chacun. Si l'autre personne a accepté, il doit être capable d'en subir les conséquences car cet autre savait dans quoi il allait et surtout connaissait les risques. Certes tu peux t'en vouloir, tu peux prendre sur toi mais il ne faut pas non plus que ce soit qui subisse toutes les conséquences. » Tu lui fais un petit sourire en triturant tes doigts à chaque fois que tu tapes un nouveau bout de texte sur ton téléphone avant de lui montrer. Tu essaies de ne pas faire de trop gros pavés comprenant que c'est plus compliqué à avaler à l'écrit que à l'oral.
« Après, ce n'est la faute de personne, ce qui est arrivé, est arrivé, surtout si toi comme lui ou elle ne l'avez pas prévu. En terme de relation c'est dur de juger mais je pense que ce qui te parais être grave ne l'est que par les mœurs de la société. » Tu essaies de t'adresser le plus sincèrement possible à ton vis-à-vis. Ce qui n'est pas évident sans vouloir dire de mauvaises choses ou de vexer. Tu n'es pas encore ultra douer pour les relations sociales et tu as peur de dire des conneries. Mais tu comprends bien que ce problème touche directement Georah et sa 'relation'.
« Mais la première chose que je te conseillerais de faire est de parler avec cette personne, d'aller le ou la voir et de lui dire ce qu'il se passe pour prendre une décision ensemble. Et trouver une solution commune pour vous en sortir sans soucis. Mais cela ne fonctionnera que si vous avez confiance l'un en l'autre. » Ton cœur à quelques ratés alors que tu retournes plusieurs mois en arrière, alors que tu voulais arrêter les cours de rééducations car tu n'en pouvais plus d'échouer à chaque fois. Tu te revois dans un autre appartement, celui de ta moitié.

Tu peux avoir confiance Charlie, je sais que tu vas y arriver. On va le faire, ensemble. Je sais que tu vas réussir, on va s'en sortir et tu sais qu'il y a toujours des solutions.

Tu sens une douleur dans ta poitrine que tu sers instinctivement. La confiance. Quelque chose que tu as toujours eut du mal à accorder au vu de comment les gens l'utilisait à mauvais escient. Sauf lui. Lui qui te faisait confiance, et à qui tu faisais confiance. Tu te rends comptes de tes mots pour Georah. Tu te rends compte que les mots que tu utilises sont tellement valable pour toi. Pour toi et quelqu'un d'autre qui essaies de faire partit de ta vie.
Tu essuies une larme qui coulait sur ta joue. « Désolé, mauvais souvenirs. » Tu offres un pauvre sourire avant de voir ta tasse vide. Plus de café. Ta pause devrait aussi être finie mais il n'y a quasiment personne et Nix te fait signe du bar que tu peux rester à discuter. Tu le remercies d'un sourire avant de regarder Georah à nouveau. « J'espère t'avoir apporter une aide à défaut d'une solution. Tu veux un autre verre ? » Tu commences à te lever pour aller remplir ta tasse, tu avais besoin de café, la nuit précédente avait été courte et cela commençais à se faire ressentir tout doucement.

― made by hope ―

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