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 [Marcus] Back to the past

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MessageSujet: [Marcus] Back to the past   Ven 7 Juil - 23:15

sauvez

20 Novembre 2017, Lakeview




Back to the past
Marcus & Olivia
A l’aide du chiffon en papier que l’homme venait de me donner, je débarrassais mon énorme ventre du gel qui s’était étaler sur ma peau pour qu’il puisse admirer et juger de la bonne santé de ma fille. Je me redresse difficilement, posant un coude sur la table d’osculation pour pouvoir maintenir la position. Même si cela tire énormément sur mon dos et me fait mal.  Je bouge difficilement le bas de mon corps surtout dans cette position pourtant j’arrive à me redresser avec l’aide de l’obstétricien.  « Vous avez bien fait toutes les démarches auprès de la maternité que vous avez choisie pour le mois de Janvier ? C’est encore un peu tôt, mais il vaut mieux trop tôt, que trop tard. » Il cesse d’écrire pour me regarder et faire un sourire. « Oui je vais le faire dans les semaines à venir. » Je hoche la tête tout en récupérant les papiers qu’il me tend à savoir que c’est ma dernière échographie. Les dernières images de mon bébé avant que je ne puisse vraiment la voir, qu’elle ne se trouve dans mes bras. Il me tarde de faire sa connaissance. Même si étrangement j’ai cette sensation dans le fond de mes entrailles que je la connais déjà. C’est un sentiment bien étrange que celui d’être une future mère dans l’attente de découvrir son enfant. Cette sensation de se dire que nous allons rencontrer une nouvelle personne pour la toute première fois alors que nous la connaissons depuis plusieurs mois déjà. Que nous avons même pu inter-réagir avec elle. Parce que oui, j’ai déjà pu la câliner, la caresser et lui parler, un nombre incalculable de fois ! « Vous avez trouvé quelqu’un pour rester près de vous pour le dernier mois ? » Il a déjà abordé le sujet la dernière fois que je l’ai vu. Il sait que je vis seule et il ne veut pas que je me retrouve à perdre les eaux seule chez moi. Il n’a surement pas tort et pourtant… Je n’ai envie de personne d’autre. Même si j’ai des amis présents pour moi qui feront le déplacement, je n’ai nul doute là-dessus. Mais la seule chose dont j’ai envie depuis le début de ce septième mois. C’est d’être seule, avec elle. Pour me retrouver, profiter de nos derniers instants d’aussi grande intimité. Mais peut-être est-ce aussi parce qu’il me manque terriblement… Six mois que je n’ai pas vu Jed. La moitié d’une année. Le même temps que je l’avais connu finalement. Six mois qu’il avait disparu de ma vie, laisser un trou béent et surtout impossible a comblé dans mon être. Cette sensation d’être incomplète qui m’avait envie depuis. Et qui refaisait surface dès l’instant où il avait fait plus ou moins allusion au fait que le père de cet enfant n’était pas là, comme dans la plupart des couples, pour me conduire à la maternité le jour ou le moment serait venu. « J’ai des amis qui seront contents de m’aider le moment venu et dans le pire des cas, je prendrais un taxi. » Je rigolais tentant une petite note d’humour.

Ma main venait se poser tendrement sur mon ventre rond. Celui-ci même qui venait tendre mon pull. Habitude que j’avais prise avec les mois et l’apparition de mon ventre au fur et à mesure que ma petite puce venait grandir. Elle bougeait nettement moins qu’à une période, pour la bonne raison qu’elle avait de moins en moins de place là-dedans. Même si elle n’avait pas encore finie de grandir. J’en étais à la fin de mon septième mois de grossesse. Il lui restait encore du temps pour atteindre la taille et le poids qu’il lui fallait pour affronter ce monde. Mes doigts venaient doucement caresser le tissu de mon pull, la chaleur de ma paume traversant le vêtement pour venir se propager dans mon ventre alors que mes yeux regardaient distraitement la vitrine d’une boutique. L’hiver était bel et bien de retour sur la ville. Où bien était-ce moi qui avec ma grossesse avait plus froid qu’en temps normal ? Je ne savais pas trop, mais toujours est-il que je supportais facilement mon pull et ma veste. L’écharpe qui pendait à mon cou également avec que de ma main libre je venais lui faire faire un nouveau tour autour de ma gorge, tirant un peu sur le bord pour détendre un peu le tissu et surtout m’ôter cette sensation d’oppression. Je stoppais ma main sur le haut de moins ventre au moment où l’emplacement était devenu dur. Elle était juste-là, son pied contre ma main alors qu’elle avait la tête déjà en bas depuis quelques jours au moins. Sa tête contre mon périnée qui me l’avait indiqué bien avant que l’échographie ne vienne le confirmer aujourd’hui. Ce changement m’indiquant que la fin était bien plus proche à présent. Fin janvier elle devrait être avec moi ! Cette simple idée avait le don de chasser la nostalgie qui m’avait  envahie un peu plus tôt. Mes yeux accrochèrent sur une tête qui ne m’était pas inconnue et un sourire venait alors s’agrandir sur mon visage alors que je tapais sur le carreau de la vitrine pour attirer l’attention de cette personne qui ne m’avait pas vu. Pourquoi est-ce que je le faisais ? Je ne savais pas trop. Mais cette grossesse m’avait aussi aidé à grandir et a un tiré un trait sur le passé, me laissant aller de l’avant, accueillir l’avenir à bras ouverts. Même l’absence de Jed était moins pesante, pas qu’il ne me manquait pas, pas que je ne l’aimais plus non plus ! Mais disons que j’avais enfin réussi à faire la part des choses. A ne plus culpabiliser et être abattue par ce sentiment d’abandon qui m’avait pourtant suivis toute ma vie jusqu’à maintenant, jusqu’au aujourd’hui, jusqu’à cette grossesse. Lorsque Marcus tournait la tête vers moi je lui faisais alors un coucou de ma main libre, l’autre n’ayant pas bougé de mon ventre alors que je sentais toujours ma fille contre ma main.


 

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MessageSujet: Re: [Marcus] Back to the past   Lun 10 Juil - 22:25

Back to the past

― Olivia & Marcus ―

Thanksgiving était proche. Dans quelques jours à peine. Une fête que tu comptais préparer et passer en compagnie de ta petite-amie. Votre premier Thanksgiving ensemble. Vos premières fêtes en tant que couple. Couple unis et amoureux que vous étiez depuis quelques mois. Une femme pour qui tu offrirait le monde entier, l'univers même pour ses beaux yeux, son bonheur et son rire. C'est pourquoi, tu avais l'idée en tête de lui faire un magnifique cadeau. Un cadeau digne d'elle, digne de vous. Bien que d'un point de vue extérieur cela pouvait paraître comme extrêmement rapide, pour toi ce ne l'était pas. Ce ne l'était pas parce qu'elle était ton âme-sœur. Ta moitié. Ton tout.
Alors oui, tu voulais faire un cadeau spécial, passer une autre étape entre vous deux. Parce que plusieurs étapes avaient été passées, votre mise en couple officielle bien que toujours cachée, la clef de ton appartement pour qu'elle y vienne à sa guise et étant un peu comme son emménagement chez toi bien que pas total par le fait que personne ne savait pour vous. Ha et votre première fois aussi il y a de cela plusieurs mois. Le même jour où tu lui as offert la clef. Alors maintenant, te voilà devant nue nouvelle étape à franchir avec un cadeau significatif.

Tu étais maintenant dans une bijouterie afin de trouver le cadeau parfait pour ta chérie. Enfin, le cadeau tu l'avais. L'idée aussi. Il ne manquait plus que le bijoux qui pourrait l'accompagner. Tu entrais donc d'un pas décidé dans la boutique. « Bonjour, j'aimerais voir vos bagues de fiançailles s'il vous plait. » Tu ne passais pas par quatre chemin, n'essayant pas de cacher le fait que tu allais te fiancer et ignorant l'exclamation de surprise des personnes présentes qui t'avaient clairement reconnues. C'était ça être un Dixen... « Oh, Monsieur va faire sa demande. S'il vous plait. » Tu suis la vendeuse qui te mène jusqu'à une vitrine de bague qu'elle ouvre pour déposer devant tes yeux et te permettre de choisir.

Pendant que tu regardais les bagues, tu pouvais clairement voir la vendeuse te fixer avec nu grand sourire et un regard intéressé. Cela te faisais un frisson désagréable dans le dos alors qu'elle s'excuse pour te laisser un instant et aller commérer avec ses collègues un peu plus loin. Comme si elles se pensaient discrètes... Tu as l'impression d'être un morceau de viande pour elles. Heureusement que ce n'était en rien cela avec Kaci et que le fait d'être en couple ne laissait plus aucune chance à ces femmes. Bien que tu doutes que cela les arrêterait.
Tu reportes ton attention sur les bagues sélectionnant plusieurs modèles mais aucune ne te plaisant vraiment. Aucune ne semblait faite pour Kaci. Vraiment aucune. Soupirant, tu reposes plusieurs bagues avant de peser le pour et le contre qu'à ce moment même plusieurs coups se firent entendre sur la vitrine.

Par curiosité tu tournes la tête dans la direction du bruit avant de regarder les bagues. Puis, fronçant les sourcils tu regardes à nouveau pour voir un visage qui t'est familier. Une jolie rousse avec un grand sourire. « Olivia ? » Aussitôt, la vendeuse revient vers toi comme un vautour sur sa carcasse. Tu ne peux quitter des yeux Olivia qui est dehors et qui te fait un signe de la main. « Est-ce la futur Madame Dixen ? Futur mariés et futurs parents, c'est tellement beau. » La vendeuse se permet un petit commentaire et tu as juste envie de lui dire de se la fermer, de toute façon tu l'écoutes à moitié. Non. Olivia était loin de devenir Madame Dixen. Bien que vous ayez été proche pendant l'enfance, ce n'est plus  le cas aujourd'hui. Clairement. Car aujourd'hui elle ne t'adressait plus la parole depuis des années. Depuis que tu as un peu merdé au lycée. « N-non, c'est simplement une amie. » Tu regardes la femme, choqué, alors que l'information était très clairement montée à ton cerveau.
Tu es un peu surpris de la voir, ou plutôt, surpris qu'elle vienne te faire un signe alors que normalement elle serait passée devant toi sans s'arrêter et sans te regarder. Elle avait dit quoi la femme déjà ? Future madame et future quoi ?

Tu la regardes à travers la vitrine et tes yeux finissent par tomber sur son ventre qu'elle tenait de son autre main. Un ventre qui te semblait bien différent de la dernière fois où tu l'as vraiment vue. Un ventre rond comme si, comme si... Elle était enceinte ?

Refermant ton manteau et remettant ton écharpe autour du coup pour te protéger du froid qui arrivait en ville. Tu sors dehors pour aller la voir, toujours surpris. Mais vraiment heureux de la voir. Parce que de tes années de lycée, de tes années d'écoles, Olivia était une des seules personnes que tu appréciais et avec qui tu aurais gardé contact si cela avait été possible. « Olivia ? » Tu sais que c'est elle, tu l'as très bien reconnue. Mais tu as besoin de poser la question pour avoir la confirmation. D'être certain qu'il s'agisse bien de ton ancienne amie. Amie que tu n'as pas fréquentée depuis des années.
Tu lui fais naturellement la bise en la serrant doucement contre toi, comme vous faisiez avant. Une de vos ancienne habitude que tu n'as pas perdu en sa compagnie. « Tu... » Es enceinte. Mais les mots ne veulent pas sortir.
Tu grattes nerveusement ta nuque, un peu gêné de ce que tu allais faire remarqué mais qui était totalement visible. « Je ne m'attendais pas à te croiser aujourd'hui. Je... Comment tu vas ? » Tu jettes rapidement un œil à son ventre sans vraiment lui demander d'où il sortait bien que tu aies ta petite idée. Tu te souviens l'avoir croisé en très bonne compagnie le soir-là. Mais tu n'oses pas en parler pour éviter les bourdes. Tu en as déjà assez faites avec elle.

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MessageSujet: Re: [Marcus] Back to the past   Mar 11 Juil - 0:03




Back to the past
Marcus & Olivia
Je regarde le grand châtain à travers la vitre de la boutique de la bijouterie. De là d’où je suis-je ne vois pas exactement ce qu’il regarde et dans le fond, je ne cherche pas à le savoir. Je ressens juste cette joie au fond de moi de le voir. Ce besoin même soudain de discuter avec lui, de faire table rase du passé et de le lui dire. Après tout ce temps et avec mon futur nouveau statut, c’est peut-être enfin le moment de passer à autres choses. Je lui lance mon plus beau sourire lorsqu’il pose enfin ses yeux sur moi, accompagnant d’un geste de la main pour lui faire signe. Et à sa tête le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est surpris de me voir. Je le regarde à travers la vitrine alors que je le vois bouger les lèvres et je remarque alors la vendeuse qui est près de lui. Je comprends qu’il lui dit quelque chose. Je bouge d’un pied sur l’autre et pas uniquement parce que j’ai froid, mais surtout parce que j’ai mal au dos et que depuis que mon ventre a pris autant de place et surtout qu’il a changé mon centre de gravité. J’ai mal un peu partout et surtout je ne me sens clairement plus maitre de mon corps… Lorsque ses yeux tombent sur mon ventre, les miens les suivent le temps de quelques secondes alors que je me demande si j’ai quelque chose de bizarre sur moi. Je fronce alors un peu les sourcils en levant de nouveau le menton pour le regarder alors qu’il a déjà bougé pour venir me retrouver dans la rue. Je regarde autour de moi lorsqu’il prononce mon prénom, pour être certaine de bien être seule, là devant lui. « Oui il me semble que c’est bien moi. » Je rigole joyeusement alors qu’il vient me faire la bise et ma main jusque-là sur mon ventre le quitte pour venir se poser sur son épaule alors qu’il se penche un peu pour combler nos différences de tailles. Surtout qu’avec mes Ugg aux pieds, j’ai l’impression d’être encore plus petite que d’habitude. Moi qui suis habituée aux talons depuis que j’ai pu en porter, devoir me retrouver à plat pour ne pas me faire mal ou trop solliciter mon dos est une véritable épreuve. Au moins j’ai l’avantage d’avoir les pieds bien au chaud et de ne pas trop en demander à mes chevilles.

L’étreinte échangée avec lui, comme nous le faisions autrefois et toutefois plutôt difficile puisque mon ventre nous empêche de véritablement nous prendre dans les bras l’un de l’autre. J’ai pourtant l’impression de retourner des années en arrière, les sentiments en moins évidemment. Mais à cette époque où nous étions amis et qu’il ne m’avait pas encore fait de mal ! Il semble avoir du mal à parler, à trouver ses mots. Je me demande à cet instant précis ce qui le choc le plus, que je me sois arrêtée pour le saluer, ou que je sois enceinte ? Car clairement, il ne cherche même pas à être discret lorsqu’il pose ses yeux sur mon ventre rond. Bien que je ressemble présentement plus à une baleine qu’à une femme… « Figure-toi que je ne m'y attendais pas non plus. » Mes mains viennent trouver refuge dans les poches de mon manteau alors qu’une bourrasque de vent se lève entre nous. Sourire toujours pendu sur les lèvres, j’ai l’impression qu’il serait impossible de me le retirer à ce moment précis alors que oui, je suis heureuse de voir Marcus. Mais plus encore, je suis heureuse d’avoir grandi là-haut, dans cette caboche et d’être enfin prête, pour pardonner. « Je… suis fatiguée ! Mais ça va. » Je hausse les épaules, mains toujours dans les poches qui font suivre le tissu dans mon mouvement. « J’ai pris un peu de poids depuis la dernière fois, comme tu peux le voir, mais j’compte bien entamer un régime après les fêtes. » N’est-ce pas une belle façon de dire que j’étais enceinte et que l’accouchement était prévu pour dans peu de temps ? Je trouvais que si, personnellement. Je resserrais un peu mes bras le long de mon corps alors qu’une nouvelle attaque du vent venait faire voler mes cheveux autour de mon visage me forçant à sortir mes mains de leur prison protectrice pour replacer quelques mèches et remettre un peu d’ordre dans ma tignasse. « Et toi, comment vas-tu ? Je ne te dérange pas j’espère ? » D’un mouvement de tête je lui indiquais la bijouterie derrière lui, posant les yeux sur les vendeuses qui étaient d’ailleurs en train de nous regarder. « Je crois que nous sommes observés… » Je grimaçais, cette attention sur moi me rappelant des évènements du passé, lorsque j’étais encore avec Nolan et que tous les regards se tournaient sur nous dès que nous étions quelque part. C’était bien quelque chose dont je m’étais défaite volontiers le jour où je l’avais quitté.

Je dansais à nouveau d’une jambe sur l’autre, sentant que la station debout commençait à m’éprouver, surtout à reste là sans rien faire. « Ça te dérange si on marche un peu, c’est que l’alien que j’ai dans le ventre pèse son poids et rester immobile ne m’aide pas. » Je grimaçais un peu en disant cela, portant une main jusqu’à mon dos pour le maintenir un tant soit peu. Mon visage aussitôt soulagé alors qu’il acceptait de marcher un peu avec moi. « Et je dois t’avouer que ça n’a jamais été pour moi d’être scruter de cette façon. » Avouais-je en faisant référence aux vendeuses de la boutique.


 

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MessageSujet: Re: [Marcus] Back to the past   Mer 12 Juil - 17:57

Back to the past

― Olivia & Marcus ―

Tu regardes Olivia de haut en bas, un petit sourire sur les lèvres. Elle était toujours aussi jolie et ne changeait pas dans les souvenirs que tu avais d'elle. C'était une fille adorable que tout le monde devrait avoir dans sa vie. Tout le monde avait besoin d'une Olivia et tu doutes que cela ait changé depuis ces années de lycée. « Oui, du poids... » Un bébé. Tu ne t'attendais pas à croiser Olivia enceinte, c'était étrange pour toi. En même temps, tu n'as pas de femme enceinte dans ton entourage ou alors pas de façon proche. Toi même tu n'en voulais pas maintenant, tu n'étais pas assez prêt pour cela, d'ailleurs, ce n'était pas encore un sujet de discussion entre toi et Kaci. Vous étiez en couple depuis trop peu de temps pour y penser, il vous restait beaucoup de temps pour l'envisager.
« Tu n'avais pas ce ventre la dernière fois. Un ou une ? » Parce que vu la taille, elle devait sûrement connaitre le sexe maintenant. A moins qu'elle veuille la surprise. En tout cas elle semblait très heureuse de sa situation et jolie. Sûrement fière de donner la vie.
« Oui je vais bien, je prépares les fêtes. Et ne t'inquiète pas, j'ai toute ma journée pour trouver ce que je veux. » Tu as l'impression de vivre ainsi tout le temps, de ne jamais avoir perdu le contact avec ton amie. Que le trou de quelques années était comblé comme si de rien n'était, cette sensation familière d'être avec elle et de passer un agréable moment.
Une pointe de tristesse dans ton cœur te disant que tu n'as pas pu vivre cela pendant des années, d'avoir perdu une précieuse amitié à cause d'une connerie de ta part. Connerie que tu ne pourras jamais rattrapé et que tu regretteras un long moment. Car tu te rends compte maintenant que Olivia t'a manqué pendant tout ce temps, que sa compagnie que tu adorais tant et son caractère joviale. Tu t'entendais tellement bien avec elle que tu te rends compte de ce que as loupé.

Ressortant de tes pensées, tu te tournes vers Olivia puis vers la boutique en soupirant. Cette popularité qu'on t'accordait sans que tu la veuilles pouvait vraiment se trouver ennuyante parfois. « Oh... Ouais... » Tu grimaces en voyant les vendeuses derrière la vitrine se pensant discrètes.
Tu reportes ton regard sur Olivia, sa façon de se dandiner et son malaise de rester debout sur place. Prenant conscience que son ventre devait peser sur elle et que le poids était non négligeable. « Non, il n'y a aucun soucis, viens. » Tu tends ton bras pour qu'elle s'y accroche, galant que tu es avec tes habitudes de gentlemen. On ne te refaisait pas. Et puis tu pouvais voir qu'elle était fatiguée, souriante mais avec des cernes un peu visible.
Vous preniez alors le chemin, laissant derrière vous la bijouterie et les commères qui devaient être entrain de commenter en pépiant et avec jalousie. Comme d'habitude. « Crois-moi on s'y fait mais parfois qu'est-ce que j'aimerais qu'on me fiche la paix. » Vraiment, qu'est-ce que tu donnerais pour ne pas porter ton nom parfois. Ne pas être un Dixen, juste un homme comme un autre sans que l'on vienne se fourrer dans tes pattes pour tout savoir de ta vie. Une vie plutôt normale et banale comme la majorité de la population.
Mais tu étais un Dixen et malgré tout, tu apprenais à vivre avec, à gérer les choses. Kaci étant plus réservée sur cela et avait parfois du mal quand tu étais le centre de l'attention. Tu passais beaucoup de temps à la rassurer, à la réconforter. « Et je n'ai peut-être pas pensé à l'impact de mes mots à l'intérieur. Ces commères ne savent pas garder leurs yeux et leurs langues dans leurs poches. Je n'aurais peut-être pas dû aller dans cette boutique... » Tu étais certain que dès demain les gros titres seraient un truc du genre : 'Le fils Dixen, héritier et PDG de l'entreprise familiale à enfin la corde au cou !' Et que les rumeurs commenceraient dès ce soir en espérant que personne ne viennent en profiter et vous photographier au passage. Tu ne voudrais pas mettre Olivia dans une position délicate.

Une fois sûr d'être assez éloigné, tu ralentis doucement le pas pour réfléchir où aller plutôt que de marcher sans but dans la ville avec une femme enceinte jusqu'au cou. « Tu veux un café ? Ou un chocolat chaud ? » Tu ne savais pas trop ce qui était bon pour elle mais il te semblait avoir vu l'information quelque part que le café en trop grande quantité n'était pas tellement bon pour un bébé. « Il y a un endroit sympa au prochain angle de rue. Si tu le veux bien sûr. » Un endroit que tu connais parfaitement car c'est là que tu rencontres Kaci en journée, petit café sympa et assez discret.
Ne voulant pas faire le trajet en silence, tu commences à lui demander deux trois choses, te renseigner un peu sur sa vie qu'elle menait aujourd'hui, comment tout se déroulait pour elle. Et surtout, de savoir si les doutes dans ta tête étaient confirmé concernant son ventre. « Alors, j'ai le droit de demander qui est l'heureux papa ? » Tu ne savais pas encore sur quel terrain tu allais, sur quelle pente dangereuse tu allais glisser et quel cataclysme tu allais entrainer. Après tout, tu ne l'avais pas vue depuis plusieurs mois, tu ne lui parlais plus vraiment donc tu ne pouvais savoir ce qu'il se passait dans sa vie. Et bizarrement, tu as envie de savoir où elle en était, savoir comment c'était maintenant pour elle.

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MessageSujet: Re: [Marcus] Back to the past   Jeu 20 Juil - 23:32




Back to the past
Marcus & Olivia
Je regardais mon ventre en rigolant lorsque Marcus répétait mes mots après avoir avoué que j’avais pris un peu de poids. Je n’arrivais pas vraiment a déterminé ce qu’il lui passait par la tête. Surement parce que cela faisait trop longtemps que nous ne nous étions pas retrouvé. Je lève le regard vers lui lorsqu’il parle de la dernière fois où nous nous sommes vus. Le bal. Ce dernier moment où j’étais encore avec Jed. Le tout début d’une relation qui n’avait finalement duré que quelques mois, de façon officielle bien sûr. Car tout ce qu’il s’était passé avant compter tout autant. Tout comme l’après, ce qu’il se passait maintenant. « Non, je n’étais même pas enceinte la dernière fois que nous nous sommes vus. » Un sourire venait étirer mes lèvres alors que je le regardais dans les yeux. « Pour le sexe, je ne l’ai dit à personne. Pas même à mes plus proches amis alors… » Je me pinçais un peu les lèvres en faisant un regard désolé. « Je suis désolée. » Je haussais un peu les épaules tout en faisais une petite moue, pour me faire pardonner. Je lui demandais comme lui allait, pour que la conversation ne tourne pas qu’autour de moi. C’était à la fois étrange et c’était comme si le temps ne s’était jamais écoulé. J’avais quelques brides de notre passé qui remontait à la surface. Des moments d’enfance passée avec lui, Maxym et Aaron. Des moments heureux, surement les plus heureux. Avant qu’ils ne soient entachés par ce que j’avais subis comme une trahison de sa part. Mais aujourd’hui, c’était bel et bien du passé. J’étais enfin en paix avec cela et au fond de moi, je lui avais surement déjà pardonné.

Je lui fais signe en lui parlant des vendeuses qui nous observent. Je lui demande si nous pouvons marcher. Histoire de ne pas rester immobile dans la rue, mais aussi de ne pas rester le centre de l’attention de ces deux femmes. Je n’ai jamais aimé avoir l’attention des autres. C’était le cas lorsque j’étais encore avec Nolan. Et c’est quelques choses dont j’avais toujours eu horreur. « Neuf ans avec Nolan et pourtant je ne m’y étais jamais faite… Je crois même que depuis qu’il a quitté la ville et que je me suis enfin débarrassée des regards. » Je regarde à nouveau les deux vendeuses. « C’est encore pire maintenant. » Je grimace comme dégoutée par quelque chose de dégoutant, amer. Je regarde à nouveau Marcus surprise alors qu’il dit ne pas avoir pris conscience de ses mots à l’intérieur. « Pourquoi, qu’est-ce que tu leur as dit ? » Demandais-je en fronçant un peu les sourcils alors que nous avions enfin pris la marche en nous éloignant, le bras qu’il m’avait tendu, que j’avais saisie avec un regard qui le remerciait infiniment. C’était une aide précieuse qui avait le don de soulager les douleurs qui cisaillaient mon dos en permanence. « S’il y a bien une chose que j’aime encore moins qu’avant depuis que je suis enceinte, c’est bien le café. C’est d’ailleurs l’une des choses qui m’a mis la puce à l’oreille. Ça et la cigarette… » Ouais les deux odeurs m’avait donné envie de vomir sur le champ. Je repensais rapidement à mes derniers jours avec Jed. Les prenant aujourd’hui avec plus de légèreté qu’il y a quelques mois. Cette grossesse avait eu le don de m’apaiser, de me faire me sentir bien, mieux ! « Allons-y, ce sera parfait ! » Avouais-je en me laissant trainant jusqu’à ce fameux endroit où nous pourrions nous poser tranquillement. J’espérais ne pas être le centre de l’attention au mieux d’un café malgré tout.

Nous parlions de choses et d’autres, même si la sensation de ne jamais s’être quitté était présente. Nous avions pourtant beaucoup à nous dire, même si à cet instant, j’avais l’impression d’en dire beaucoup plus que lui. Mais ce n’étais pas quelque chose qui me dérangeait, surement parce que c’était lui. Et la question tombait enfin. Je m’étais demandé quand est-ce qu’il finirait par la poser. Comme tous ceux qui finalement ne savait pas que j’avais été en couple avec lui. Avec le père de ma fille. En pensant à lui, je venais poser une main sur mon ventre alors qu’un doux sourire illuminait mon visage. Oui, il n’était plus auprès de moi, mais il n’empêchait que je l’aimais toujours. Peut-être même plus qu’avant. Pour la simple raison qu’il n’avait surement même pas conscience du cadeau qu’il m’avait fait. Le cadeau de devenir mère, de connaitre cette expérience.  Et même s’il ne s’était jamais vu comme moi j’avais pu le voir, j’étais heureuse de savoir que cet enfant l’avait lui, pour père. Un père peut-être absent, mais il n’empêchait qu’elle était la moitié de lui. « Tu en as parfaitement le droit. » Je levais un peu le regard sur Marcus. « Tu l’as rencontré au bal, tu sais lorsque … je t’ai vu avec cette jeune femme ! J’étais avec lui. » Un frisson parcourait ma colonne vertébrale en repensant à cette soirée. J’avais encore une fois été totalement dans un autre monde alors que les corbeaux avaient frappé sur ma meilleure amie ce soir-là. « Et si tu me demande ce qu'il en pense. La réponse est : je ne sais pas. Je ne l’ai pas revu depuis le jour où nous l’avons découvert. » Malgré mes mots, je garde le sourire. Pas que j’en sois satisfaite, mais je m’en suis plus ou moins accommodée ou plutôt, je ne montre plus que cela m’atteint. Car oui, il y a encore des moments ou cela me fait souffrir et me fait pleurer des heures durant. « Tiens, je crois que nous sommes arrivés. » Dis-je en nous stoppant devant l’enseigne.


 

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MessageSujet: Re: [Marcus] Back to the past   Lun 24 Juil - 17:40

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― Olivia & Marcus ―

La grossesse était un phénomène féminin qui existait depuis l'apparition de la vie sur terre. Une chose qui ne concernait que les femmes, jamais les hommes. Tout du moins pas directement. Un phénomène étrange en soit et toujours aussi peut compris.
« La surprise alors. » Tu hoches la tête. Tu as déjà vu ce genre de choses, des couples qui préfèrent garder la surprise, considérant la naissance comme quelque chose de déjà plus qu'exceptionnel et ne souhaitant pas se donner l'idée que ce soit tel ou tel sexe. « En tout cas elle est bien réussie, je m’attendais pas à te quitter aussi plate que toujours pour te retrouver enceinte jusqu’au cou. » Et c'est aussi la façon de se rendre compte que tu ne l'as pas vu pendant plusieurs mois. Bien que cela soit une durée plus courte qu'avant. Parce que hormis cette année où il semblerait que le monde entier veut que vous vous croisiez. Tu n'avais pas vu Olivia pendant des années.

Tu grimaces en regardant les femmes à vous épiez. Aucun doute que avec ce qu'elles savaient, elles allaient prendre Olivia pour ta fiancée, quoi que tu dises et quoique tu nies. « Désolé, tu sais bien que j’ai jamais eût le choix… »
« Je… » Tu hésites un peu. Pas vraiment un sujet que tu abordes tous les jours. Surtout que cela en reviendrait à devoir parler de Kaci et que si ta belle l’apprend elle va s’énerver car tu ne sais pas tenir ta langue sur votre couple. Bien que de toute façon elle l’apprendra quand les vendeuses vendront la mèche et que l’info circulera dans les magazines de la ville. « Je suis à la recherche d’une bague de fiançailles. » Pas besoin d’en dire plus de pourquoi et comment. Tu attends surtout la réaction de Olivia car tu sais qu’elle va avoir du mal à y croire. « Juste, parlons-en ailleurs, j’ai pas envie que l’info remonte trop tôt à la concernée. » Toi, le don juan du lycée, de la fac et celui que l’on voit jamais en compagnie officielle d’une demoiselle qui va se caser. C’est vrai qu’en y pensant c’est un peu bizarre et un peu surréaliste.

Mais il n’y a pas que tes fiançailles qui le soient. Apparemment, l’identité du père était pas mal aussi comme info inattendue. « Jed Fensworth ? » Tu ouvres en grand les yeux, te remémorant cette soirée. Et de ce qu'il s'était passé. De toi entraînant Kaci dans un coin sombre, ou peut-être l'inverse, c'était toujours un peu flou à cause de ce qui avait eut des les gâteaux. Et tu te souviens bien avoir été interrompu à un moment très intime par Olivia et ce foutu mec qu'était Jed. « Ce foutu poulet est le père de ton gosse ? »  Parce que oui, considérer Jed comme un poulet était la vérité. Il n’était qu’un flic, certes il avait un grade et tout le blabla, mais de ce que tu savais son grade il l’avait plus. Ensuite, il restait quand même qu’un foutu flic. Et les flics… T’as du mal avec eux depuis quelques temps. Beaucoup de mal. Surtout après ce qu’il s’est passé en août et ce dont on t’a accusé.
Pourtant, Jed tu l’aimes bien. Enfin tu penses, après tu l’as seulement croisé à quelques trucs organisés par la ville il y a quelques mois mais sans plus. Donc cela date déjà d’un bon moment. Mais tu te souviens de sa tête quand même et de son caractère de merde qui te plaisait bien. Sans doute un gars avec qui tu aurais pu t’entendre. « Oh merde alors… »
Mais tu as seulement le temps de penser ça qu’Olivia ajoute une réflexion à tout ça. Avant même que tu aies pu lui demander s’il était heureux d’être papa et avec une fille comme Olive. « Il… Il t’a quitté ? Il t’a abandonné avec l’enfant ? » Tu serres les poings. Deux minutes avant de savoir qu’Olivia était seule pour sa grossesse, tu allais dire qu’il était un mec bien, un peu chiant mais qui semblait savoir ses responsabilités.

Tu ne sais pas ce qui est le pire. De savoir ton amie abandonnée par le père de son enfant ou alors qu'elle dise cela avec le sourire comme si c'était la chose la plus normale du monde. Et ua fond, tu trouvais cette réaction un peu étrange et déstabilisante. Tu ne te souvenais pas d'Olivia ainsi. « Ok… Hum. On va en parler une fois installer tu veux ? » Tu essaies de garder le cap et tu lui souris en retour. Après tout vous ne vous étiez pas vu pendant des années, elle devait quand même avoir changé depuis le lycée. Mûrie, grandie.
Une fois arrivé, tu regarde le panneaux un instant avant acquiescé. Tu poses la main dans le bas de son dos tout en lui ouvrant la porte pour l'inciter à entrer. Tu sens de vieux réflexes revenir tout en cumulant la galanterie que tu as apprise depuis lors. « Oui c’est là. Allons à l’intérieur. » Tu salues d’un signe de la main un de serveur avant d’aller t’installer plus vers le fond, à ta table habituelle où tu viens souvent avec Kaci.
Une fois tout les deux assis, tu lui tends une des deux cartes. Tu ne sais pas ce qu'elle va boire à la place du café.  « Tu veux boire quoi ? Et un truc à grignoter avec ? Je sais que ce n'est pas trop la saison mais ils font des smoothies comme tu aimes. » Tu te rends même compte que tu ne te souviens plus trop de ses préférences. Tu te grattes la nuque avant de rapidement ajouter autre chose. « Enfin, si tu aimes toujours cette boisson. Mais je suppose que tu veux plus prendre un trucs chaud. Leurs chocolat liégeois sont à tomber. » Que tu ajoutes en te penchant vers elle comme si c'était un des plus grands secrets du monde. « C'est K-... Ma petite-amie qui m'a fait essayer et je ne peux que donner raison sur ce point. » Tu attends alors le serveur pour d'abord laisser ton amie prendre sa commande puis ajouter la tienne prenant la même chose qu'elle.
Et alors que vous attendiez le retour de vos boissons, tu sais qu'il est temps de parler un peu plus ouvertement que dans la rue. Que vous êtes ici à l'abri des regards et des personnes qui pourraient venir vous déranger. « Et donc, comment se passent les choses pour toi ? Tu as quelqu’un avec toi pour t’aider à la maison ? Ou au boulot ? » Oui tu t’inquiètes un peu. Et alors, tu en avais le droit après tout. Enfin presque le droit. Mais la première option reste pour toi la bonne. Olivia a été ton amie pendant de longues années à l’école et cela aurait dû être le cas si tu n’avais pas merdé. Et aujourd’hui, tu ressens toujours la relation amicale que tu avais pour elle.

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MessageSujet: Re: [Marcus] Back to the past   Dim 20 Aoû - 2:20




Back to the past
Marcus & Olivia
Je ne sais plus comment cela m’est venu. Mais du jour où j’ai appris avec 80% de certitude le sexe de mon enfant. J’ai voulus le garder pour moi, uniquement moi. Jalousement, possessivement ! C’est un détail que je n’ai pas souhaité partager. Pas même avec Mia ou Angel, mes deux meilleurs amis. Être la mère de cet enfant ne me donnait-il pas le droit d’avoir se secret ? D’être la seule à savoir l’identité de ce petit être qui grandissait là sous mon ventre. Si cela pouvait ne pas être au goût de tout le monde, c’est un droit que pourtant je m’accordais, veillant consciencieusement à ne pas me trahir lorsque je n’étais pas seule. A mon sens, la seule personne légitime de savoir avant la naissance, n’était autre que son père. Seulement son père n’était pas là et n’avais pas non plus cherché à savoir plus de choses sur son enfant. Et si ce détail m’avais mise en colère et hors de moi au départ. Aujourd’hui j’avais fait la paix avec cela. Étrangement, de façon incompréhensive pour certains. Mais avec le recul, je devais déjà tellement à Jed. Il m’avait aidé à grandir. Il avait fait partie de ceux qui m’avaient ouvert les yeux. Et c’était sans oublier ce cadeau qu’il m’avait fait sans vraiment le vouloir. Un cadeau qui a une époque et avec un autre, ne l’aurait sûrement pas été. Mais j’aimais tellement cet homme, cet homme qui était sortie de ma vie depuis sept mois maintenant, que cet enfant était un cadeau qu’il m’avait laissé. Sûrement que sans lui, il serait toujours avec moi. Ou peut-être pas…

Jebediah Fensworth était un homme tellement imprévisible, qu’il m’était impossible de savoir s’il serait toujours à mes côtés, si les choses avaient été autrement. Mais quoi qu’il en été, aujourd’hui alors que je partageais ma vie depuis sept mois avec ce petit être. Pour rien au monde je n’aurais voulu changer le passé. Même si cela pouvait me ramener l’homme que j’aime. Il était évidant que je préférerais avoir les deux, mais mon instinct de mère m’avais empêché de tuer ma progéniture. Et c’était ce même instinct qui faisait qu’aujourd’hui, je ne pouvais plus imaginer ma vie sans ma fille. Même si elle n’était pas encore vraiment là. Même si je ne l’avais encore jamais rencontré. Je savais qu’il ne restait que deux mois avant que je fasse enfin sa rencontre et il me tardait de pouvoir l’inondé de tout l’amour que j’avais pour elle. Je rigole à la remarque de Marcus en secouant un peu la tête de gauche à droite. « Ce n’étais pas une chose que j’avais prévus non plus pour être franche. Mais c’est là et c’est très bien comme ça. » Sans que je n’ai réellement cherché à le faire. Les expressions de mon visage ont légèrement changées ces derniers temps, ce faisant plus maternelle, plus sereine aussi, malgré la situation et le terme de ma grossesse qui approche à grands pas. Cela ne veut pas dire que je suis parfaitement prête à bouleverser ma vie pour toujours avec son arrivée, mais pour être totalement franche, je flippe moins aujourd’hui qu’il y a quatre mois. La grossesse m’avais apportée une certaine sérénité et m’avais appris à relativiser. Cela ne voulait pas dire que j’étais totalement métamorphosé, je restais Olivia Physalis Sinclair. Mais j’étais une Olivia Physalis Sinclair enfin adulte et plus en harmonie avec elle-même, son passé, mais aussi son futur.

Nos retrouvailles improvisées sont rapidement interrompue par ses harpies derrières les carreaux alors que j’avoue -bien que je ne m’en étais jamais cachée- ne pas être à l’aise avec le fait d’être sous les feux des projecteurs ! S’était bien une chose qui ne m’avais pas manqué et que j’avais même adoré après ma rupture avec Nolan. Même si j’avais été une cible encore quelques mois plus tard. Mon passé amour et médiatique avec lui restant encore parfois gênant. Mais j’étais bien heureuse d’être débarrassé de tout ce bordel incompréhensible. Je n’arrivais décidément pas à comprendre toute cette agitation autour des familles fondatrices, mais aussi autour des stars. N’est-ce pas des gens comme tout le monde ? Qui mangeaient, buvaient et dormaient comme tout le monde ! Ils étaient comme le plus commun des mortels et baissaient également leur pantalon pour aller couler leur bronze aux toilettes … Alors qu’est-ce qui pouvait bien les attirer autant ? Ils avaient des familles comme tout le monde sur la planète et toutes les emmerdent qui allait avec. « Ne t’en fais pas, je le sais, mais je suis bien contente d’en avoir fini avec cela ! D’ailleurs si on pouvait éviter d’attirer l’attention à nouveau sur moi... » Je me tournais après lui avoir demandé si nous pouvions aller ailleurs, marché en l’occurrence puisque de toute façon ce n’était pas vraiment bon pour mes jambes avec ma grossesse. Je devais éviter de rester debout sans activité trop longtemps, sinon j’allais encore ne pas dormir de la nuit … J’écarquille grand les yeux lorsqu’il parle d’une bague de fiançailles, n’en revenant pas de ce que mes oreilles viennent de capter ! Marcus, LE MARCUS DIXEN qui se range avec une femme… Je n’en reviens pas vraiment et c’est sûrement à la hauteur de sa propre découverte en apprenant que j’étais enceinte. Décidément, cette journée était pleine de surprise pour tout le monde. « Oui, allons ailleurs. » Dans le fond, je n’ai pas envie que notre conversation dans sa globalitée soit reportée dans les médias de la ville. Même si personnellement, je n‘ai rien à caché, mais j’aime avoir ma vie privée et ne pas finir dans les torchons qui peuvent tenir informé les curieux de la vie des autres.

La question qui revient toujours lorsque vous êtes enceinte, c’est les gens qui demandent systématiquement qui est le père. Qu’ils le connaissent ou pas d’ailleurs ! Tout comme ses gens qui veulent absolument toucher mon ventre dans l’espoir de sentir bouger l’enfant. Seulement de ce côté-là, ma fille est un peu comme moi. Avec les gens qu’elle connaît, elle se lâche, mais reste timide avec les inconnus. Loin de me cacher, je réponds franchement à Marcus, lui annonçant qu’il m’a déjà vu avec le père de mon enfant, puisque nous nous sommes retrouvées dans la même pièce que lui et cette jolie brune au bal il y a quelques mois de cela. « Et oui, lui-même. » Je hoche la tête en regardant droit devant moi. Ne m’attendant pas vraiment à la suite, mais je dois bien avouer que mon sourire disparaît quelque peu, laissant place à des sourcils froncés alors que je lève les yeux sur Marcus. « Ce foutu poulet est le père de mon enfant en effet, donc s’il était possible que devant moi tu sois un peu plus respectueux en parlant de lui. » Même s’il n’est plus dans ma vie et qu’il m’a fait et me fait encore du mal de par son absence. Je ne peux m’empêcher d’avoir cette boule au fond de moi et d’avoir ce besoin viscérale de le défendre. D’avoir envie et besoin qu’il parle de lui avec plus de respect. Et ce malgré son absence dans ma vie aujourd’hui. Même s’il faut avouer que ma petite déclaration juste après n’aide pas à lui rendre justice, à avoir peut-être envie de le respecter. Mais malgré tout cela, j’en ai besoin, car ses actes ne changent rien au fait qu’il est l’homme que j’aime. Qui habite encore mon cœur et qui en plus de cela et le père de mon enfant. Et les mots dans la bouche de l’homme de qui je tiens le bras, sonnent comme une sentence. Pourtant, cela fait bien plusieurs mois que mon esprit a une autre vision des choses et que mon cœur, malgré la rancœur qu’il a pu éprouver, la peur aussi. Ne lui en veut plus. Et malgré les faits qui sont pourtant vrais, je sais que Jed a des excuses. Même si je ne les connais pas, j’ai envie de croire au plus profond de moi qu’il en a. « C’est un peu plus compliqué que cela. » Je lui souris tout simplement. Parce que oui, même si la situation pourrait, devrait être autrement. C’est de cette façon-là que j’ai finalement décidé de la prendre. Et la façon que j’ai de l’aborder et de la vivre ne retire en rien mon désir et mon envie de revoir cet homme qui a totalement changé mon existence.

Je n’ajoute rien et hoche simplement la tête lorsqu’il veut que nous en parlions une fois installé quelque part. La marche devient alors pénible pour moi, cette pinte de couteau qui vient titiller le bas de mon dos alors que mon centre de gravité change de jour en jour au fur et a mesure que mon ventre grossit. Et ce, même si je n’ai pas pris plus de poids que la normal. Mais il faut bien avouer que j’ai toujours été fine, svelte. Et que ce changement à forcément un impact sur moi. Encore une fois, il n’est pas là où j’aurais pu le penser. Moi qui ai toujours été si mal dans ma peau et peu sûre de moi, prendre du poids et m’arrondir aurait pu me renfermé encore plus. Pourtant, s’était totalement l’inverse. Je n’étais pas seulement en paix avec ce que Jed me faisais vivre. J’étais aussi en paix avec moi-même et surtout de savoir que ce changement physique était dans l’unique but d’accueillir la vie. Le fruit d’un amour passionnel, mais aussi un bout de lui additionné à un bout de moi, avait la puissance nécessaire pour m’avoir aidé à ouvrir les yeux. Une fois devant l’enseigne, il n’avait pas fallu bien longtemps pour que nous entrions et nous installions enfin à une table.

L’assise soulageant immédiatement mon dos et mes jambes. J’en profitais même pour étirer un peu mon dos dans une position qui faisait penser à un chat, ondulant ma colonne aussi doucement que possible pour ne pas me faire plus de mal. Je m’interromps lorsqu’il me tend la carte de l’établissement tout en me demandant ce que je souhaite. Lorsqu’il évoque mes habitudes de l’époque un sourire vient étirer mes lèvres alors que je suis attendrie par le fait qu’il se souvienne de ce détail qui pourtant est sans importance. Je n’ai pas vraiment le temps de répondre quoi que ce soit, qu’il se frotte la nuque et enchaîne en parlant du passé, ne sachant pas si aujourd’hui, j’aime toujours les mêmes choses. Allusion non dissimulée à ses années de séparation qui à marqué notre vie, notre relation. « Et bien, j’aime toujours les smoothies oui, mais je t’avoue que mon petit péché mignon depuis que je suis enceinte c’est les glaces. » Je me mords un peu la lèvre inférieure comme si je venais de lui révéler le plus enfouis de mes secrets, quasiment sur le même ton que lui lorsqu’il m’avais parlé des chocolats liégeois qu’ils servent ici. Mes yeux scrutent la carte alors que je redeviens silencieuse tout en l’écoutant me raconter que c’est sa petite amie qui lui a fait découvrir l’endroit. Je pose alors la carte sur la table et je retirais enfin mon manteau et mon écharpe, ma grossesse semblant encore plus visible avec des épaisseurs en moins sur le dos. « C’est charmant comme tout, j’y emmènerais ma meilleure amie, je suis sûre qu’elle adorera ! » Je regarde Marcus tout en lui souriant à nouveau alors que le serveur arrive enfin et je ne sais même pas ce que je veux prendre. Mais comme chaque fois depuis le début de ma grossesse, je finis par prendre quelque chose de glacer et ce même si ce n’est plus la saison. Pour certaines femmes, ce sont les fraises ou encore la charcuterie ou que sais-je d’autres… Pour moi ce sont les glaces !

Mon regard papillonne à nouveau dans l’établissement lorsque la voix de Marcus me rappelle à lui alors qu’il me demande si je suis aidée à la maison ou au travail. Je me laisse aller en arrière pour poser mon dos contre le dossier du fauteuil dans lequel je suis assise, mes mains venant se poser d’une façon automatique sur mon ventre alors qu’inconsciemment ma main gauche cherche à savoir où se trouve ma fille, même si à ce stade, il lui reste si peu de plus qu’il est difficile de ne pas le savoir. J’aime pourtant qu’elle vienne lover sa tête contre ma main à travers ma peau. Je peux sentir l’inquiétude dans sa voix. Ce qui me fait presque rire. « Je ne suis pas totalement seule si c’est ce que tu veux savoir. J’ai des amis en or qui m’aident depuis le début et au travail je ne suis pas seule non plus. Et fort heureusement d’ailleurs, car vu ça .. »  Je désigne mon ventre de ma main inactive tout en laissant échapper un léger rire. « Il m’est impossible de monter sur des échafaudages maintenant et j’ai un chantier en Arizona qui le nécessite pourtant ! » Je me redresse un peu sentant mes fesses glisser un peu trop de mon siège. « Les choses se passent bien. Vraiment ! » Je hoche la tête, pour l’en convaincre, puisque c’est réellement le cas. « Je n’ai évidemment pas toujours était aussi optimiste. Mais.. comment dire ? » Je devis un peu le regard, cherchant mes mots pour lui faire comprendre mon point de vue. « Ma vision de la vie et de l’avenir a changé. Alors oui, les choses vont bien aujourd’hui malgré tout. » Malgré l’absence de l’homme que j’aime, malgré le fait que le père de mon enfant m’ai abandonné. Malgré tout ce qu’à pu être ma vie jusqu’à aujourd’hui. « Tu sais. » Mon regard doux se pose sur lui, alors que mon sourire tout aussi doux étire mes lèvres. « Je ne lui en veux pas, il m’a beaucoup aidé et surtout. Il m’a sûrement donné la plus belle chose qu’il puisse être dans ce monde. » Je baisse mon regard sur mon ventre où ce niche cette chose si précieuse à mes yeux. Mon regard de future mère qui le couve d’amour et de sécurité. « Et je l’aime toujours. » Les mots tombent comme une vérité. Ils sont une vérité !  « Pour tout cela, je ne lui en veux pas. » Une conclusion, ma conclusion qu’il va j’espère, respecté. Car dans le fond, je n’attends pas son accord ni son approbation, pas même qu’il comprenne. J’attends juste qu’il respect mes choix et surtout ma vision de ma vie. Et ce malgré les défauts que peu avec Jed. Dans le fond, il peut bien penser ce qu’il veut du blond, du moment qu’il ne lui manque pas de respect devant moi. Car à mes yeux, il vaut bien plus que ce qu’il laisse paraître. Sûrement plus que ce qu’il pense lui-même d’ailleurs.


 

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MessageSujet: Re: [Marcus] Back to the past   Mer 13 Sep - 17:34

Back to the past

― Olivia & Marcus ―

Ce n’était pas tous les jours que tu pouvais avoir la fierté de faire un truc imprévisible pour les autres. En l’occurrence, ici c’était l’annonce implicite de tes fiançailles. Bien que tu ne veuilles pas que cela s’ébruite, tu pouvais faire confiance à Olivia qui ne dirait rien. Parce que toi et Kaci… C’est toujours au point mort de ce côté et tu as finalement arrêté de demander à ce que vous soyez plus officiel face au reste du monde. Parce que tu sais que tu n’arriveras jamais aller à l’encontre de son choix, que ce ne sont que des disputes inutiles. Bien que, tu aimerais que cela avance maintenant que tu es officiellement le représentant des Dixen, celui qui avait la main mise sur l’empire familial, celui qui était le nouveau visage de cette même famille. Un visage que tu aimerais moins froid et plus avenant. Différent de ce qu’ont été les autres avant toi.

Tu fais une grimace sous le reproche de tes mots employés. « Excuse-moi, je ne voulais pas te vexer, ne le critiquer. C'est un peu des mots... » Tu te grattes la nuque. Tu ne voulais pas que ton amie perçoive les paroles ainsi. Tu ne le pensais pas méchamment. Certes, il y avait une petite pointe d’ironie et de sarcasme mais c’était votre langage, votre façon de vous adresser la parole. « Nous nous rendons mutuellement la pareille lorsque l'on se croise, c'est un peu amicale ? Sans méchanceté. » Bien que de son point de vue cela semblait méchant, tu le conçois. Mais ce n’était vraiment pas le but recherché même si ce mec passe son temps à vouloir t’énerver. Ce que tu lui rends bien d’ailleurs. Ou rendait puisqu’il semblait avoir disparu et que tu comprenais un peu pourquoi maintenant.
« Comme si la vie pouvait être simple... Je pense que je peux comprendre la partie 'compliquée'. » Chacun connait une part de difficulté, peu importe sur quel sujet. Pour toi, cela a été ta famille dont tu te sens enfin libéré. Certes c’est différent de ce que vit Olivia mais tu connais ce sentiment de devoir exister et se battre pour ses convictions et ses choix.
Tu ne doutes pas de l’amour que tu vois dans ces yeux pour Fensworth et tu espères sincèrement que celui-ci s’en rend compte. Qu’il se rende compte de ce à côté de quoi il passe.

Tu souris en parlant de ses péchés mignons actuels. Un petit changement de conversation qui lui fera du bien plutôt que de parler de son homme absent. Lui changer les idées, lui parler de choses et d’autres sans importance et laisser les discussions sérieuses de côté un petit moment. « Seulement les glaces ? Ou tu es de celles qui font les mélanges improbables de nourriture ? » Gros cliché du jour… Bien qu’il semblerait que ce ne sois pas que un cliché de ce que tu as pu entendre ou voir passer par-ci et par-là. Car non, tu ne t’intéressais pas à cela, pas encore. Ce n’était pas au programme, surtout avec le fait que ton couple était encore secret. Un bébé et une grossesse ne passaient pas inaperçu et pour un peu que l’enfant te ressemble et c’était vite vu.
Un bébé. Jamais tu n’avais vraiment pensé à en avoir un. Ce n’était pas dans tes envies, en même temps ce n’était pas comme si tu avais rencontré la personne parfaite pour cela. N’ayant eu que des relations courtes, quand tu en avais, ce n’était jamais des personnes qui te convenaient. Mais maintenant ce mot sonnait différemment dans ta tête. Toi qui n’enviais pas tous ces gens accompagné de moutards qui braillaient sans cesse, tu sentais que ça changeait. Peut-être que… Oui, peut-être qu’un jour ce serait bien d’avoir un enfant à toi, avec la femme que tu aimes. Peut-être qu’un jour Kaci portera ton bébé, votre bébé.
Tu regardes Olivia, son ventre aussi. Un frisson sur ta peau. Mais et si jamais tu devenais comme ton père avec lui ? Si jamais tu te révélais être un mauvais parent ? Des doutes. Pleins de doutes que tu aimerais partager avec quelqu’un mais tu n’oses pas car pour toi il est encore trop tôt pour songer à l’avenir d’avoir un enfant alors que rien n’était encore stable dans ta vie.

Tu préfères l’écouter que parler. Tu as toujours été ainsi, pas spécialement un grand bavard, préférant parler des autres plutôt que toi. Une vielle habitude qui date du moment où tu ne voulais pas parler de ta famille alors que tout le monde voulait tout savoir. Tous ces rapiats qui s’intéressaient plus à ton nom qu’à toi. Alors tu parlais peu aux autres, préférant discuter avec tes vrais amis. Préférant les écouter. « C'est bien que tu sois entourée. » Au moins elle continuerait d’avoir de l’amour et de la joie autour d’elle. Elle pourrait offrir à son bébé le plus merveilleux des environnements que l’on pourrait offrir à enfant « Et te connaissant, tu as sûrement trouvé une solution pour ton chantier, je me trompe ? » Si il y a une chose que tu as toujours retenu de Olivia c’était son entêtement à faire les choses et ne pas abandonner. Aucune chance pour qu’elle n’ait plus ces traits de caractère maintenant adulte. Au contraire, cela devait être renforcé.

Jouant avec le verre, tu regardes le liquide qui ne pouvait rester immobile, cherchant à s’échapper de sa prison de verre. « Je suis content pour toi si cela se passe bien et que tu es heureuse, tu es une personne qui mérite d'avoir que du bonheur dans sa vie. » Comme une peu tout le monde. Tout le monde mérite d’avoir du bonheur. Tu sais que cela parait étonnant quand tu le dis, parce que tu es un Dixen, parce que tout le monde considère que tu n’as pas de cœur et aucune pitié pour les autres. « A toute les personnes qui ont fait de nos vies des paradis sur terre ! » Tu lèves ta boisson pour trinquer avec ton amie, un sourire aux lèvres. Ton paradis à toi, il est une jeune femme de vingt-deux ans. Petite brune qui partageait ta vie depuis quelques mois. Une jeune femme qui était ton âme-sœur et que tu allais demander en fiançailles.

« C’est bizarre. » Un sourire paresseux qui s’étire sur tes lèvres. Des multitudes de souvenirs qui te viennent, remontant principalement au temps du lycée. Alors que tu fréquentais une partie des cours de la jolie rousse, trainant aussi avec elle parce que sa meilleure-amie de l’époque fricotait avec ton cousin. Cousin avec qui tu étais en cours bien évidemment.
Tu te souviens de votre amitié, des moments passés ensembles avec les autres ou tous les deux parce que finalement le pseudo couple vous avait posé un lapin. Tu te souviens aussi des nombreuses fois où tu avais fait le mur pour aller jusque chez elle et passer la soirée à discuter ou regarder un film confortablement installé sur son lit.
Olivia avait été proche de ce qu’on pouvait appeler ta meilleure-amie. Toi qui n’étais que très peu entouré, évitant tous ces crevards qui voulaient être ton ami simplement à cause de ton nom. Tu t’entendais tellement bien avec la demoiselle, vous aviez aussi vos petits jeux de flirts. Pas grand-chose, juste pour s’amuser. Rien de sérieux car tu savais qu’il n’y avait que de l’amitié. Avant que tout ne change du jour au lendemain. Qu’un énorme fossé se creuse entre vous sans que tu ne comprennes vraiment le comment et le pourquoi.

Mais tu oublies ce passage à vide pour te concentrer sur les souvenirs plus heureux et plus joyeux. « Quand je repense à ce qu’on était ado et maintenant, je me dis… » Tu ris. Ouais, de véritables enfants, tellement éloignés du monde actuel dans lequel ils doivent se débrouiller. Parfois seul, parfois accompagné. Des hauts et des bas. « On a fait de sacré bout de chemin. Pas toujours joyeux mais pour ce que l’on a l’un et l’autre aujourd’hui, je me dis que c’est pas si mal. » La preuve, Olivia attendait un bébé, même si le père n’était pas à ses côtés elle était entourée de personnes aimantes. Son travail prenait de l’ampleur si elle en venait même à travailler hors de l’Etat. Toi, tu as rencontré ton âme-sœur que tu vas demander en fiançailles et ut étais devenu PDG de l’entreprise même si ce n’était pas l’objectif que tu t’étais fixé en premier lieu.

Un regard sur ta montre, l’heure tournait. Tu ne sais pas combien de temps tu as passé avec Olivia mais tu n’as toujours pas acheté la bague et tu dois encore passer chercher la viande que tu as commandé à la boucherie et les légumes frais. Sans parler de tout ce que tu voulais pour faire de Thanksgiving un repas entre amoureux et totalement parfait. « Excuse-moi, mais je vais devoir t’abandonner, un quelque chose me dit que je ne vais pas trouver la bague parfaite avant des heures de recherches et je ne veux pas accaparer ton temps plus que cela. » Tu fais signe au serveur de venir et sors ton portefeuille pour payer vos deux boissons. Te préparant à te lever alors que tu enfiles ton manteau.

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MessageSujet: Re: [Marcus] Back to the past   Hier à 16:13




Back to the past
Marcus & Olivia
Je souris à Marcus lorsqu’il s’explique, confus. Oui il m’a vexé en prononçant ces mots en parlant de Jed. Des mots qui de mon point de vue était péjoratif et insultant. Une manière de faire avec le blond qu’il avait visiblement l’habitude d’entretenir en le voyant et qui maintenant qu’il le dit. Ne m’étonne pas lorsque l’on connaît un peu Jed. Je me détends, bougeant un peu tout en grimaçant alors que je sens l’enfant bouger un peu dans mon ventre, venant appuyer contre ma vessie. L’envie de fait soudaine, pourtant lorsque nous marchons elle disparait, plus ou moins.

J’éclate de rire face à Marcus qui se demande si je suis une adepte des mélanges bizarres depuis que je suis enceinte. « Non rassure-toi, je ne mélange pas du sable et du miel. » C’était une imagine évidemment, mais je m’imaginais soudain manger du sable et du miel mélangé, un frisson venant remonté le long de mon dos alors que j’adoptais une grimace sur le visage. Je me raclais la gorge, me redressant et pourtant la main jusqu’à mon ventre par la même occasion. Je sentais les coups de mon enfant, bien que vu l’endroit, cela devait être sa tête ou l’une de ses mains. Maintenant qu’elle avait la tête en bas et beaucoup moins de place, il était plus facile pour moi de visualiser comment elle était. Mais ce n’était pas parce qu’elle avait moins de place, qu’elle ne me donnait plus de coup, bien au contraire, je pouvais clairement sentir qu’elle avait beaucoup plus de force. Parfois ça l’était tellement que lorsque ma peau était à nue. Je pouvais carrément voir mon ventre prendre la forme du membre qui s’appuyait contre. Mais à cet instant je sentais qu’elle appuyait contre mes muscles, commençant à me faire mal. Je frottais alors doucement la paume de ma main contre mon ventre tout en grimaçant un peu pour tenter de la faire bouger un peu. Tout en continuant de prendre part à la conversation. « Par contre, je ne mangeais jamais de viande, car je n’aimais pas ça. C’est une époque révolue ! A voir si cela reviendra après mon accouchement. » Je haussais les épaules. D’en manger ou non m’importait peu, pour moi le plus important était de répondre à mon corps, à ses besoins et à ses gouts. Mais cette façon que le corps humain et ici de la femme avait à changer pour répondre aux besoins d’un autre être et de la grossesse me fascinait.

Je rougis, tout simplement. Face à ce qu’il me dit. Que puis-je faire d’autre mise à part le remercier pour cela ? Est-ce que je mérite vraiment d’avoir du bonheur ? C’est une question à laquelle je mettrais surement un joker. Mais je sais par contre que ma fille, elle, le méritera et l’aura ! Du moins… je l’espère et ferais tout pour. Je lève ma boisson lorsqu’il porte un toast à toutes ses personnes qui méritent d’être heureuse. Et alors que je suis là assise dans ce fauteuil avec un vieil ami d’enfance, j’imagine Jed. Ou qu’il puisse être. Et j’espère qu’il a enfin trouvé la paix, mais surtout qu’il soit heureux. Au plus profond de moi je souhaite qu’il arrive un jour à faire la paix avec ce qui ont était les fondations de sa vie et qu’il puisse grandir tout comme il m’a aidé à grandir. Je lui souhaite d’avancer et de devenir heureux même si ce ne sera pas avec moi. Pourtant, l’idée me donne quand même envie de pleurer, même si j’emploie toutes mes forces pour qu’aucunes larmes ne franchissent la barrière de mes yeux. Marcus ne croit pas si bien dire, lorsqu’il évoque ses personnes qui ont fait de nos vies un paradis. En me donnant cet enfant, Jed n’aurais pas pu faire mieux… Et même si ce ne sera surement pas facile tous les jours. Je suis heureuse et… presque en paix !

Je bois une gorgée de ma boisson lorsque je lève soudain les yeux sur Marcus alors qu’il parle mais n’ajoute rien. Comme perdu dans ses pensées. Il semble si loin tout à coup et je me demande ce qu’il peut bien se passer sous ce crâne pour qu’il est l’air si absent. Je repose ma tasse alors qu’il évoque ce que nous étions adolescents. En parallèle à ce que nous sommes devenus aujourd’hui. Les images remontent aussitôt. Ces nombreuses soirées où il a enfreint le règlement pour venir me rejoindre dans ma chambre. De nombreuses nuits avec lui dont ma mère a toujours ignoré l’existence et ignorera toujours, puisqu’aujourd’hui elle n’est plus. Il continue de parler et j’ai soudain la chair de poule alors que le film de ma vie passe sous mes yeux. La sensation d’avoir perdu tellement d’années aux côtés d’un homme par simple habitudes. D’avoir perdue une amie pour des conneries. D’avoir grandi, par amour… Et de grandir encore, pour donner la vie. Je repense aux sentiments que j’ai pu éprouver pour l’homme face à moi, alors que nous n’avions que quinze ou seize ans. Qui certes, aujourd’hui ne sont même pas l’ombre de ce que je peux éprouver pour Jed. Mais qui pourtant ont été important pour moi ! Ils m’ont aussi aidé à me construire. Ils ont fait partie de moi et de ce que je suis aujourd’hui. Peut-être était-il enfin temps de faire table rase de tout. De lui avouer ce qu’à une époque, j’ai pu ressentir pour lui. « Marcus. » Je baisse un peu le regard en jouant avec ma tasse. « Je crois qu’il est temps que je te parle d’une chose que j’aurais dû te dire il y a surement bien longtemps. » C’est vrai qu’annoncé de cette façon, ce n’est peut-être pas rassurant, mais je veux lui expliquer le raisonnement que cette ado que j’étais, avait eu. Mais aussi ce que l’adulte ressent aujourd’hui. « Tomber enceinte… devenir mère. A changer pas mal de choses en moi, notamment ma façon de voir le monde et les choses. » Un sourire s’affiche sur mes lèvres alors que j’y pense en même temps et qu’il n’a surement pas idée à quel point c’est vrai. « Sans réellement le savoir. Tu m’as fait du mal à l’époque. Parce que j’avais des sentiments pour toi. » Je mes pupilles d’émeraudes sur lui pour scruter sa réaction. « Des sentiments qui n’étaient pas partagés. Du moins pas comme les miens. » Un sourire vient naitre sur mes lèvres alors que je me penche un peu, gardant ma main sur mon ventre, alors que l’autre glisse sur la table pour venir saisir la sienne. « Je voulais juste que tu saches que je ne t’en veux plus. J’ai été stupide de t’en vouloir pour quelque chose dont tu ignorais l’existence même. » Je hausse un peu les épaules, comme pour dédramatiser les choses. « Tu as raison en disant que nous avons fait un sacré bout de chemin. Ça ne pouvait pas être plus vrai. » Et pour ma part, encore plus au court de l’année écoulée… Il y a 1 an, ce même mois, je venais de quitter Nolan et l’idée de devenir mère était bien loin de mon monde, ma réalité.

Je regarde le cadrant de l’horloge du café lorsqu’il s’excuse pour me laisser tranquille le reste de ma journée. Je lève mon regard sur lui alors qu’il se lève et m’explique qu’il a encore un tas de choses à faire. Au fond de moi j’ai ce sentiment de ne pas vouloir le quitter, pas maintenant, pas après mes révélations. J’ai envie de passer du temps avec lui et de redécouvrir cet ami, ces amis que nous avons étés. « Attends ! Je peux t’aider pour ta bague si tu veux. Je connais une bijouterie et je sais qu’ils sont discrets. » Et pour cause, c’est là-bas que Nolan avait pris ma bague de fiançailles.  « Je n’ai rien à faire et marcher me fera du bien, sauf si mon rythme escargot  et ma démarche de canard te dérange vraiment… » J’attends d’avoir sa réponse avant de me lever du fauteuil me stoppant deux secondes le temps d’analyser les paramètres de mon corps. « Laisse-moi juste aller aux toilettes… je crois que l’alien appuie un peu trop sur ma vessie pour supporter un trajet à pied sereinement. » Je me tiens le bas du dos, comme une petite vieille courbaturée alors que c’est simplement pour tenter de soulage mon pauvre dos maintenant que je suis de nouveau debout. « Bon je reviens tout de suite, attends-moi dehors. » Dis-je en me dirigeant vers les toilettes.

La bijouterie que j’ai en tête n’est finalement pas si loin que cela depuis le café. Mais suffisamment pour que je fasse plusieurs pauses sur le trajet, histoire de reposer mon dos souffrant. Marcus qui me fait rire et qui est adorable en me demandant toutes les cinq minutes si je vais bien, si je veux ci ou ça. Ma réponse qui se fait chaque fois là même. « Décidément, ta dulcinée aura bien de la chance le jour où elle attendra votre enfant. » Je n’ai même pas réfléchi à savoir s’ils en veulent, mais sa façon de se comporter laisse clairement voir qu’il est fait pour ça. C’est comme si s’était écris sur son front. Et dans le fond, j’étais tout de même un peu jalouse. Car même si j’avais des amis. Je n’avais pas le père de mon enfant à mes côtés. Et même si j’étais heureuse, c’était quelque chose qui me manquer. Il me manquait… « Tiens c’est là ! » Dis-je en montrant une boutique qui ne payait pas de mine de l’extérieur et qui pourtant, une fois à l’intérieur, était un véritable bijou ! Marcus m’ouvre la porte et je passe devant lui alors que j’avance vers le bijoutier qui en levant les yeux sur moi sourit aussitôt et accourt presque jusqu’à moi. « Olivia quel surprise de te voir ici et … » Il se stoppe devant moi en regardant mon ventre. « Mes félicitations ! » Il lève le regard aussitôt sur Marcus qui s’approche de moi dans mon dos. Mon sourire béant sur les lèvres je le prends alors dans mes bras. « Merci Rupert ! C’est vrai que cela fait longtemps… » Depuis le jour où je lui ai ramené ma bague de fiançailles, pour être exacte. « Je t’ai amené un ami qui cherche une bague pour l’élue de son cœur et ce, dans la plus grande discrétion. » Je me tourne vers Marcus, sans pour autant faire les présentations, de toute façon, on ne fait pas les présentations d’un Dixen. Toute la ville les connait. Il lui tend alors la main pour le saluer. « Monsieur Dixen, ravis de vous voir dans ma boutique, venez donc dans mon arrière-boutique et je vais voir ce que je peux faire pour vous. » En homme galant, Marcus me laisse une fois de plus passée la première et je suis mon vieil ami alors que je connais aussi cette pièce. « Veux-tu une chaise pour t’asseoir Olivia ? » Je le regarde et lui souris. « Avec plaisir. » Il m’amène alors une chaise et je m’y installe avec soulagement alors qu’un soupire traverse mes lèvres tandis que je ferme les yeux tout en me tenant le dos. « Que cherchez-vous exactement Monsieur Dixen ? » Je les laisse faire alors leur popote tous les deux, tandis que mon regard parcours la pièce à la recherche du moindre détail qui aurait pu changer.


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don't let me go
Car il y a des rencontres qui sauvent. Elles vous saisissent au corps, elles vous soulèvent du sol auquel vous êtes englué, elles vous font passer de la nuit à la lumière.

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