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 game of survival ► [quinn]

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MessageSujet: game of survival ► [quinn]   Sam 8 Juil - 21:15

game of survival
quinn & tiziri



Elle pestait contre ce pays, qu'elle détestait. Contre ce chauffeur de taxi qui n'avait pas voulu la prendre - parce qu'elle était bazanée ? Elle l'aurait bien trainé en justice pour discrimination, mais elle n'avait pas les moyens... Elle avait tenté d'appeler Samaël, mais évidemment lui aussi était déjà pris. Tous les taxis avaient été réquisitionnés. On était samedi soir, et visiblement, il restait encore des étudiants assez lucides et intelligents pour ne pas reprendre le volant après une cuite, ou risquer de se renverser, ou de ne pas retrouver leur appartement... Tiziri détestait les voir ainsi se détruire... Les jeunes d'ici ne songeait qu'à prendre du bon temps et se foutait du reste... Elle, à leur âge, avait du se battre pour réussir, pour espérer devenir quelqu'un un jour. Elle avait eut la chance de faire des études, contrairement à beaucoup de femmes de son pays, qui avaient du se contenter d'être prisonnières et demeurer chez elle, à être de parfaits épouses, des ménagères et des mères exemplaires. Mais elle voulait autre chose, et elle s'était battu pour qu'un jour, on reconnaisse son travail. Elle avait marié un homme ouvert d'esprit, qui l'avait estimée, et n'avait jamais tenté d'entraver ses ambitieux, et voilà où elle en était à présent. Pas le rêve, mais sans doute l'avait déjà vécu depuis longtemps...

Ce soir cependant, elle avait eut besoin de sortir elle aussi. Pas pour se noyer dans l'alcool et danser jusqu'à s'évanouir. Mais prendre l'air. Elle adorait la famille syrienne réfugiée avec qui elle vivait dans la petite maison qu'ils louaient à la ville... mais à quatre dans cet espace qu'elle ne reconnaissait pas comme son chez elle, c'était parfois trop. Et la Libanaise se sentait étouffer, suffoquer. Tant, que dès qu'elle avait l'occasion, elle ouvrait en grand portes et fenêtres pour laisser circuler les flux. Mais ce soir, elle avait eut besoin d'inhaler directement l'air extérieur. Elle avait marché jusqu'à la forêt, puis s'était posée un moment au bord du lac, profitant du silence seulement troublé par le clapotis de l'eau et le hululement des chouettes... Elle sentait la pureté des lieux, et là avait l'impression de pouvoir respirer sans risque.

Au moment de partir, elle avait appelé un taxi, la suite vous la connaissez... Ainsi s'était-elle retrouvée dans ce quartier aux allures sombres, et qui ne disait rien de bon... Elle était loin d'être une peureuse, et il en fallait beaucoup pour l'effrayer, mais perdue comme elle était, elle pouvait bien se retrouver à dormir là, et il en était hors de question.
Elle parcourait les rues humides et vides depuis un moment déjà lorsqu'un bruit suspect attira son attention ; quelqu'un la suivait. Elle vérifia ses doutes en s'arrêtant plusieurs fois, mais il s'agissait bien des pas d'un autre. La jeune femme jaugea les hangars qui l'entouraient, et tenta d'élaborer un plan pour se débarrasser de son pisteur. Elle ne tarda pas à trouver d'où provenaient les pas, résonnant dans les toles, et alla se poster derrière une poubelle. Elle avait récupéré une barre de fer dans un vieux tas de déchets, et la brandissait au dessus de sa tête, prête à frapper sans hésiter. Elle avait vécu des années dans des camps militaires, parmi les éclats de bombes, les tirs de mitraillettes et les chars de terroristes, elle avait apprit à ne pas trembler, et à ne jamais, jamais hésiter.

Alors, lorsque la silhouette se découpa devant ses yeux, elle abattit son arme de toutes ses forces. La pauvre créature qu'elle visait ne du son salut qu'a un incroyable instinct, venu d'elle ne savait où, qui parvint à faire dévier Tiziri au dernier moment. La barre vint s'éclater sur le sol, et une vive douleur se diffusa dans les bras de la Libanaise, qui poussa un petit cri avant de lâcher. Elle papillonna quelques secondes, le temps de surmonter la douleur, et jaugea celle qui venait d'apparaître, et qui - il fallait le dire - venait d'échapper de justesse à une mort si ce n'était certaine, au moins quasi assurée, vu le coup qu'elle avait manqué de se prendre dans la figure.

La Libanaise était folle de rage. Et elle ne chercha même pas à le masquer.
« NON MAIS VOUS ETES MALADE ! J'ai faillit vous tuer ! Qu'est ce qui vous a pris de me suivre comme ça ? Vous êtes pas suicidaire nan ? » Elle était encore sous le choc, à la fois parce qu'elle avait eut une réelle poussée d'adrénaline à fouler ces rues malfamés, et aussi parce qu'elle n'était pas prête à avoir une mort sur la conscience, surtout pas celle d'une gosse, vue comme la pauvre demoiselle avait l'air jeune... et mal en point, maintenant que Tiziri la détaillait. Une petite blonde mignonne, qui elle aussi, ne songeait sans doute qu'à 's'amuser' plutôt qu'à se préoccuper de son avenir. Et ben ce soir, elle aurait mieux fait. Et le coup de son aînée devait être une sorte de message subliminale, si on lui demandait son avis... « Je sens que cette nuit va être longue... » Elle avait soufflé ces derniers mots au désespoir, un soupir s'échappant d'entre ses lèvres tandis que son coeur commençait seulement à calmer ses battements effrénés.


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MessageSujet: Re: game of survival ► [quinn]   Dim 9 Juil - 19:27

La soirée avait été arrosée, trop arrosée. J'avais trop bu et je l'avais su au verre de trop. Je n'aurais pas du dire oui, mais j'avais juste eu envie d'oublier cette semaine affreuse. Le bal des fondateurs avait été un désastre, comme toutes les soirées organisées par la ville ça avait mal fini et quelque chose s'était brisé ce soir là. J'avais besoin de ne plus penser à ça et de me défouler. Mes journées de travail étaient parois un peu ennuyeuse dans la bibliothèque ou je travaillais. Il n'y avait pas énormément de monde, alors j'en profitais pour lire et oui je lisais, j'avais peut-être l'air d'une blonde et j'en jouais parfois, mais je n'étais pas aussi bête qu'on pouvais le croire. Je n'avais jamais beaucoup aimé étudier mais c'était surtout parce que je n'aimais pas beaucoup l'ambiance de l'école. Lire me permettait de m'évader, mais pas assez pour ne plus penser à ma dispute avec Kaci. J'avais donc décidé de sortir ce soir. J'aimais aller parfois à L'Eden, souvent j'y traînais Kaci de force, mais ce soir j'étais seule. J'y suis allé en taxi, ne voulant pas prendre le risque de conduire ivre. Je suis resté assez tard. J'ai bu et j'ai dansé. J'avais mal aux pieds. J'ai embrassé un garçon je crois, mais je ne suis plus sûre. J'ai du mal à remettre les éléments en place et puis de toute manière j'embrasse tout le monde quand je suis bourrée. J'ai fini par sortir de la boîte fatiguée. J'avais envie de rentrer à la maison et j'ai commencé à marcher. Je n'ai pas rappeler de taxi. Je ne trouvais pas mon téléphone dans ma pochette, peut-être qu'il y étais mais que j'étais trop soul pour m'en rendre compte. J'ai marché. Je ne sais pas combien de temps. J'avais froid et je ne savais même pas où j'allais en réalité. Je connaissais la route parce que parfois en taxi je me rappelais du chemin, mais c'était plus long que je l'avais imaginé. Enfin je suis arrivé dans un endroit où il avait plus d'habitation. Ce n'était pas un lieux connu pour ses fréquentations, bien au contraire, mais ça m'était égal. Je crierais s'il le fallait. Je marchais depuis trop longtemps maintenant, devant moi je n'avais pas vu qu'il y avait une jeune femme. Je n'ai pas fait attention non plus qu'elle n'était plus là et j'ai crié en voyant quelqu'un surgir de nul part avec une barre en fer. J'ai automatique protégé ma tête avec mes mains. Je devais avoir l'air ridicule comme ça. J'ai fini par dire :

«Tout est dans ma pochette. Ne me tuez pas. »

J'ai tendue ma pochette et je me suis rendue compte que la demoiselle avait lâché sa barre. J'ai écarté les doigts de mon visage observant ainsi ce qui se passait. Elle ne voulait pas m'attaquer. J'ai soupiré, soulagé de ne pas être tombée sur une criminelle.

« Je ne vous suivez pas. Je rentre chez moi. J'ai mal au pied et ça fait sans doute une bonne demi heure que je marche. J'ai froid, j'ai soif et j'ai envie de dormir et de faire pipi. »

J'avais parlé vite. J'ai enlevé mes chaussures à talons qui me faisaient trop mal au pied. Le macadam était dur et sans doute sale, mais ça m'était égal. Se serait plus confortable que des talons.

« Et toi alors, tu es n'es pas une criminelle ? »

C'était évident que non sinon j'aurais déjà eu la tête coupée.

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MessageSujet: Re: game of survival ► [quinn]   Mar 11 Juil - 23:12

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Tiziri était encore sous le choc, tandis qu'elle sentait son coeur battre comme un fou dans sa poitrine. Elle n'avait pas eut 'peur' dans le sens premier du terme, mais plutôt peur d'éclater le crâne d'une innocente... Heureusement, ses réflexes étaient encore intacts et le coup avait été dévié. Lorsqu'elle regardait la bouille de la jeune femme qui lui faisait face, elle se disait qu'elle l'avait échappé belle, et que sa vie aurait été bien différente si elle avait du continuer à la mener avec un visage déformé et en était possiblement mort. Ou légume.

La Libanaise criait parce qu'elle était paniquée de voir que sa suiveuse avait échappé de justesse à sa défense musclée. Et aussi parce qu'elle morflait du retour de coup de la barre qui s'était éclatée sur le bitume. Elle sentait encore le résonnance dans ses os et une grimaçe lui échappa alors que la jeune fille tendait sa pochette. Tiziri fut si surprise qu'elle ne réagit pas, la fixant d'un air étonné, sans savoir quoi dire, tandis que la petite blonde semblait finalement se détendre. Elle répondit à la question - un peu violente - de son aînée, et son ton mêlé à ses mots ne laissa aucun doute à la Libanaise sur l'état de sa presque victime...

Elle était bourrée. Ou au moins avait-elle fait la fête. Sa tenue, ses talons qu'elle avait retirés, se retrouvant pieds-nus, et cette façon qu'elle avait d'avoir tous les besoins du monde, c'était typique. Et cela exaspérait tout bonnement Tiziri. Elle détestait se dire que cette fille avait faillit mourir le crâne éclaté parce que son esprit était trop embrumé d'alcool, d'hormones en ébullition et de tas d'autres choses pour la ramener jusque chez elle. Et que si elle s'était perdue, contrairement à elle, Tiziri était parfaitement lucide, et avait justement manqué de lui exploser la tête pour cette même raison. Elle conservait une attention, demeurait prudente. La jeune fille non.

Elle parut visiblement soulagée que la Libanaise ne soit pas une 'criminelle' et cela finit d'achever cette dernière, qui ouvrit la bouche un instant, sans qu'aucun mot ne parvienne à en sortir. La seconde tentative fut la bonne, et une nouvelle fois, elle ne mâcha pas ses mots. « Non, je ne suis pas une criminelle. Et tu n'es visiblement pas une espionne... J'imagine que t'habites pas dans le coin ? Non ça m'étonnerait... » Elle la jaugea de haut en bas, mains sur les hanches, avant de soupirer... Que faire maintenant ? Cette fille ne l'aiderait pas à retrouver sa route, et Tiziri se sentait comme si c'était à elle de l'aider maintenant... Elle avait bien envie de la laisser passer la nuit là, juste pour que la leçon soit utile et qu'elle ne refasse pas les mêmes conneries que ce soir... mais l'instinct maternel de la Libanaise la poussait aussi à ne pas l'abandonner dans cet état dans un tel endroit... Elle-même n'aurait pas apprécié.

Nouveau soupir, alors qu'elle sort une bouteille d'eau de son sac pour la tendre à le jeune fille. « Je sais pas ce que vous avez vous les jeunes à toujours être obligés de vous démolir comme ça... Regarde moi ça, t'es à deux doigts de t'écrouler et on est au milieu de nulle part ! T'aurais fait quoi si j'avais été une vraie criminelle ? A mon avis tu serais déjà la star d'une enquête criminelle pour viol et meurtre... » Tiziri n'était pas connue pour son tact, et sa colère, plus le stress d'être dans un endroit qu'elle ne connaissait en compagnie d'une adolescente bourrée, n'était pas pour la retenir d'être aussi franche qu'elle l'était déjà en temps normal.

« Comment tu t'appelles miss je-me-plains ? Moi c'est Tiziri. Et tu peux m'appeler que comme ça. » Pas de surnom à la con. Elle par contre ne s'était pas privée pour en donner déjà un à la jolie blonde. Elle la voyait bien s'appeler Shirley, ou Amanda... mais elle se rendait compte qu'elle réalité elle s'en moquait un peu. C'était simplement pour plus de pratique à discuter, et parce qu'elle appréciait de savoir qui elle avait prévu d'aider alors qu'elle avait elle-même besoin d'aide... Encore une idée brillante ça Titi.


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MessageSujet: Re: game of survival ► [quinn]   Dim 16 Juil - 15:30

J'étais fatiguée et bourré. J'avais marché longtemps et je m'étais arrêté en criant quand j'avais vu bondir cette fille de nul part avec une barre en fer dans les mains. J'avais tendus ma pochette pensant que c'était de l'argent qu'elle voulait ou mon téléphone et je m'étais rendu compte que ce n'était pas le cas. Ce n'était pas une criminelle et elle me le confirmait. J'ai soupiré de soulagement. Elle ne me voulait pas de mal. J'ai enlevé mes chaussures qui me faisaient mal au pied. Si j'habitais dans le coin … j'avais encore de la marche à faire pour arriver chez moi.

« Non, j'habite au nord. Je suis venue en taxi, mais je ne sais pas où j'ai mis mon téléphone. »

J'étais un peu trop éméchée pour me rendre compte qu'il était dans ma pochette et qu'il n'avait plus de batterie. J'ai haussé les épaules quand elle m'a demandé ce que j'aurais fait si elle avait été une vraie criminelle. J'aurais improvisé. Je tenais encore debout c'était déjà ça. J'ai levé les yeux au ciel en lui répondant :

« Oh ça va, tu n'es pas ma mère hein, j'ai vingt et un an, j'en ai plus cinq. »

Je n'ai pas vraiment répondu à sa question. Peut-être qu'elle avait raison. J'étais inconsciente, mais je n'avais pas besoin qu'on me fasse la morale pour autant et puis ça me regardait si j'avais envie de boire. Je ne voyais pas pourquoi je devais me justifier devant une parfaite inconnue, qui n'en était plus tellement une puisque je savais désormais son nom. Tiziri. Je n'avais jamais entendue un nom pareille, c'était original.

« Quinn … et je ne suis pas perdue. Je sais où je vais, je suis juste au ralentie et je ne me plains pas. »

Je savais encore où était le centre et ou je devais aller, même si j'étais épuisée. Je connaissais bien la ville, j'y vivais depuis toujours. J'avais fait cette route plusieurs fois. Ce n'était pas la première fois, ça ne serait pas la dernière. Je n'avais même pas besoin d'avoir les idées clairs pour savoir où j'allais. C'était devenu machinal.

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MessageSujet: Re: game of survival ► [quinn]   Hier à 22:13

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Tiziri commençait à perdre patience. Si elle avait auparavant ressentie de la fatigue, celle-ci s'était envolée lorsqu'elle avait manqué de tuer la demoiselle. C'était plutôt efficace. A présent la Libanaise se sentait tellement en forme qu'elle aurait pu passer la nuit entière sans dormir. Elle hésita un instant ; quitte à errer dans la ville, elle pouvait peut-être encore retrouver son chemin jusqu'au lac et y rester jusqu'à l'aube. Son regard se posa alors que la petite blonde face à elle et elle lâcha un soupir. Non, elle ne pouvait décemment pas la laisser seule là.. Même si elle l'exaspérait. Elle dit habiter au Nord, et Tiziri songea qu'elle n'avait aucune foutue idée dans quelle direction pouvait être le nord... Ce quartier lui était totalement inconnu. « Aucun taxi n'est dispo. J'ai tenté d'en appeler déjà... » Une façon un peu sèche de dire que même si elle n'avait pas perdu son précieux téléphone - probablement pendant qu'elle sirotait des cocktails ou embrassait un inconnu -, il ne lui aurait servit qu'à être déçue.

Visiblement, le comportement de Tiziri à son égard ne plaisait pas à la jeune femme, et son aînée poussa un nouveau soupir. Elle n'allait pas se laisser avoir par une gamine. Bien sûr qu'elle n'était pas sa mère. Elle-même n'avait jamais eut de mère pour lui apprendre les choses ou lui reprocher ses bêtises... et sur le coup, le simple fait que la petite blonde puisse lui reprocher cela, en écho au fait que sa mère le faisait, fit couler en elle une jalousie étrange... Elle n'avait pas eut de mère. Et elle-même n'était plus une mère depuis longtemps déjà... Au lieu de s'énerver comme elle aurait du le faire, la Libanaise s'apaisa, ébranlée. Aurait-elle été ainsi avec son fils, s'il avait pu atteindre l'âge de la jeune fille ? Sans doute... N'était-ce pas naturel pour une mère ? « Je suis sûre que ta mère aurait fait pire. Tu te rends pas compte du danger dans ton état... »

Quinn dit-elle alors s'appeler. Ça lui allait bien. Tiziri ne put s'empêcher de se demander si cela s'écrivait comme la reine 'Queen' mais elle s'abstint de demander. Elle disait savoir où elle allait - et ne pas se plaindre, joke - et sur le coup, l'enseignante se sentit mal à l'aise. Ainsi, c'était réellement elle qui avait besoin d'aide. Et autant dire que demander de l'aide à une adolescente bourrée ne lui plaisait pas du tout... Comme pour la tester - et tenter de ne pas montrer qu'elle était totalement perdue - Tiziri questionna sa compagne avec un air de provocation. « Ah oui ? Très bien alors par où tu allais dis moi ? » Elle attendait de savoir, et une fois qu'elle saurait, elle ferait mine de la raccompagner pour la 'protéger', alors qu'en réalité, elle s'en servirait pour retrouver son propre chemin. « Pourquoi passer dans un quartier pareil ? Ca raccourcit la route ? Personnellement, je préférerais marcher un peu plus que me retrouver dans des coupes gorges pour gagner quelques secondes qui, vu ta rapidité, ne valent rien. » Elle avait croisé les bras sur sa poitrine et fixait Quinn l'air de dire qu'elle avait beau savoir où elle allait, ses choix étaient loin d'être judicieux. « Tu n'as aucun réflexe. Aucune attention. Si quelqu'un veut t'enlever, te tabasser ou te violer dans une ruelle, tu serais même incapable de te défendre... » Elle avait dit cela sur un ton plus doux, presque protecteur. C'était une réelle inquiétude. Ces jeunes, le cerveau embrumé, ne se rendaient pas compte à quel point ils courraient des risques à se balader seuls ainsi, la nuit, dans des endroits malfamés. « Si je t'accompagne, tu risqueras rien. » Une autre manière déguisée de pouvoir la suivre et sortir de là. Et aussi un moyen de surveiller la jeune femme. Eviter qu'elle ne prenne une barre en fer en pleine figure, par quelqu'un d'autre qu'elle...


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