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 [2009] Light up my path [June cutifab]

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MessageSujet: [2009] Light up my path [June cutifab]   Lun 11 Sep - 20:51


Light up my path




June Lightning & Karen Richardson


La lumière tourbillonnait, bleue et éclatante. Comme des souvenirs qui papillonneraient, tout autour de la pièce, dans vraiment savoir où se poser et qui marquer réellement. En tout cas, c’était le ressenti de Karen : cette soirée était celle d’un ami, un de ces moments où flottait cette impression que, s’il arrivait quelque chose, en bien ou en mal, ce n’était pas sûr que quelqu’un en ait quelque chose à faire. Oh, bien sûr, elle ne s’effacerait pas de leurs mémoires ! Mais il n’y aurait, pour cet instant, qu’un simple “c’était bien” dans le souvenir collectif.

Enfin bon, passons sur les ressentis de la rousse.
Karen était venue ici avec son meilleur ami de toujours - ce que l’avenir lui prouverait comme étant une monumentale connerie -, Hank. A son bras, elle avait franchi la porte, nonchalamment appuyée contre lui, ses cheveux dansant contre le tissu de sa chemise.
Elle les avait laissés libres, ondulants jusqu’à la moitié de son dos pour se terminer sur le roux le plus clair que ses pointes arboraient le plus clair du temps. Tout son corps était drapé d’une courte robe - trop courte pour certaines, qui, déjà dans l’assemblée lui lançaient des regards désapprobateurs - blanche qui se stoppait en corolle au dessus de ses genoux. Liberté de mouvement, gestes rehaussés par la fine ligne rouge sur le rebord des manches courtes et de la jupe : ses pieds chaussés de sandales rouges l’entraînaient déjà à son insu vers la musique et l’animation. Elle recherchait la nouveauté, son regard souligné de charbon cherchant une tête inconnue alors qu'Hank saluait ses amis.

Beaucoup se méprenaient sur l’alchimie, un peu particulière, qui la liait à l’homme à ses côtés: amants, âmes soeurs, c’était en tout cas loin de la platonique relation qu’ils avaient en vérité. Il fallait dire que le bras autour de sa taille, les mots presque chuchotés et leur réaction à ‘vous’ plus qu’à leurs prénoms n’aidaient en rien.

“Je vais faire un tour là-bas.” annonça-t-elle directement à son cavalier, pointant la direction où la plupart des gens étaient massés. "Tu restes sage ! "
Elle lui déposa un baiser sur la joue, son rouge à lèvres clair s'imprimant gentiment pendant quelques secondes. Elle était éclatante, dans la lumière, elle la jeune étudiante en secrétariat - ou peu importe comment elle comptait s'appeler - pour la deuxième année, sa robe prenant des airs bleutés. Ce soir, elle en était sûre, elle ne pouvait pas s'ennuyer. Déjà autour d'elle, les conversations allaient de bon train, l'alcool loin d'être légal pour certains -pour elle, qui allait sur ses 20 ans -  entre le Coca et l'eau gazeuse - sérieusement ? - et elle se surprit à croiser le regard de deux-trois personnes qu'elle appréciait.
Un câlin, une phrase bateau par ci, des histoires drôles par là. Ca passait vite. Et puis, soudainement, au milieu des éclats bleus des spots et lampes - l'organisateur avait un problème avec cette couleur, sans doute -, un éclair encore plus bleuté.
Surprise.

Son regard qui se relève. Karen se redressa, pour s'approcher d'une jeune femme. Légèrement plus vieille qu'elle, sans doute. Elle lui toucha l'épaule, ses yeux ne quittant pas ses cheveux. Ses cheveux qui étaient la définition même de la beauté parfaite de la chevelure.
Il fallait dire, à ce moment-là, que Karen était tout de même bien étrange, à 20 ans. Toujours.

"Excuse-moi, je trouve tes cheveux fabuleux. Fabuleux au carré. Ils attirent la lumière, en plus, ça donne l'impression qu'ils sont faits de souvenirs qui vont se poser. Je sais pas trop si je suis cohérente, mais promis j'ai pas bu. "
Tout ça sans respirer entre les mots.
Les points, c'est pour les faibles.


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Attaque mes rêves et détruis mon âme
On sera un rêve incroyable
C'est juste ma vie, c'est juste mon âme
On sera un rêve idéal

On m'avait dit que toutes mes peurs disparaîtraient
Et moi, la nuit
Je rêvais d'une vie incroyable...

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MessageSujet: Re: [2009] Light up my path [June cutifab]   Sam 23 Sep - 15:45



   
► flashback || 2009
Light up my path
Karen & June

La musique était appréciable, c’est que vous aurait raconté June ce soir-là. L’ambiance était plutôt calme pour le moment. D’ailleurs, elle s’était retrouvée ici sans grande prétention. En vérité, elle n’avait fait que suivre l’un de ses amis, revu quelques heures auparavant, pour un simple verre. Une soirée sur un coup de tête et pas franchement prévu. Et puis au final, elle en avait retrouvé d’autres ici, des têtes familières. Rencontré certains aussi, surtout celui-là avec ses cheveux longs et son style assez baba cool, et l’autre fille qui occupe son temps à ce qui s’apparente à un bière-pong bas de gamme. June n’était pas de ceux qui avaient du mal à lier l’amitié facilement, elle avait cette facilité innée de s’intégrer n’importe où, et avec n’importe qui d’ailleurs, ce qui n’est pas donné à tout le monde. Mais au final, pas mal de têtes familières se distinguaient autour d’elle. Elle s’était surtout donné bonne conscience, en se disant qu’entre rester chez elle à passer la soirée collée à son écran, ou sortir se socialiser un peu, le choix était vite fait. La bonne conscience était de ne pas s’éterniser ici, étant donné qu’elle s’était promis de se lever aux aurores le lendemain, afin de réussir quelques tirages rayonnants. Une de ces promesses qu’elle savait difficilement tenir, et ces photographies matinales étaient toujours repoussées au lendemain, à la semaine prochaine, au mois prochain, aux vacances prochaines. Mais après tout il était rare qu’elle refuse de se voir invitée à une soirée. Pourtant, elle aimait aussi ces soirées posées, beaucoup plus calmes, devant un bon bouquin. Mais elle avait plus la tête à sortir ce soir là.
June était arrivée parmi les premiers, avec 'Drew, l’un de ses amis avec qui elle était surtout proche pour la déconne, les soirées, les sorties, et les conneries aussi. Ils étaient censés partager quelques cours en commun, mais il était rare qu’ils s’y croisaient. Déjà parce qu’il faut que June y soit, chose plutôt compliquée, surtout ces temps-ci. Et surtout parce qu’Andrew passait le plus clair de son temps hors du campus. Ils ne s’étaient d’ailleurs même pas rencontrés en cours, l’ironie totale de leur relation.
Il l’avait déjà lâché au bout que dix petites minutes pour accoster cette fille, près des escaliers. Celle avec la robe courte, et les cheveux bruns au carré, qui joue avec sa paire de lunettes. Ce qui avait eu le don de faire rire June, mais aussi de lui faire lever les yeux au ciel. D’ailleurs, tout le monde s’était tellement apprêté pour cette soirée qu’elle commençait à se demandait si elle ne faisait pas tâche. Elle n’avait pas fait plus d’effort que ça, pour une soirée en particulier, se moquant totalement de ça d’ailleurs. Elle s’était contentée d’être à l’aise, à son habitude.

La soirée venait seulement de commencer, mais elle se mettait déjà bien en place. En quelques minutes, toutes les salles étaient déjà bien bondées. Il y avait de tout, jeunes, très jeunes, un peu plus vieux. Étudiants, et pas que, de tout âge. Il fallait avouer que ce n’était pas si mal. June venait de passer quelques minutes à discuter avec l’un des colocataires de ces lieux, à débattre et admirer les quelques vinyles qu’ornaient sa collection, jonchant le sol. Pas si mal, pensait-elle. Ils n’étaient pas passés inaperçu, pendant qu’elle admirait le lieu où elle se trouvait, à son habitude. L’ambiance était carrément cool. Ces jeux de lumières, et ces guirlandes lumineuses, elle les appréciait particulièrement. Passer ses doigts entre ces quelques 45 tours, débattre avec lui. Non, ce groupe n’est pas aussi bon en live. Oui, ces types sont totalement surestimés. La musique avait ce don de rapprocher les gens. Elle avait aussi admiré ces quelques ouvrages dans la petite bibliothèque beaucoup trop petite pour accueillir autant de bouquins. Certains étaient empilés à coté, attendant une autre bibliothèque pour servir d’extension, en vain. Ce serait mentir si ça ne faisait pas penser à la propre collection de June elle-même. Certains se retrouvant même sur son bureau, dans la cuisine, et même dans la chambre. Elle ne savait pas qui était ce littéraire ici, mais ils avaient des points en communs.
Elle en avait soudainement profité de voir Drew ne pas revenir après un énième refus féminin – et en moquant allégrement de lui au passage -  pour aller se chercher une boisson, comme la plupart des gens ici. D’ailleurs certains en avaient déjà bien abusé, malgré leur âge visiblement trop jeune. D’autres s’engloutissaient déjà d’amuse-bouches. June s’était laissée tenter par un cocktail, dont elle ne savait pas tellement de quoi il était composé, mais il était sanguin et sentait la cerise, c’était donc un « pourquoi pas » pour elle. Jouant avec ses quelques bagues de la main droite, et son gobelet rouge de la main gauche, elle revenait sur ses pas.  En quelques minutes, la salle était encore plus peuplée. Les gens riaient bruyamment, buvaient, papotaient entre eux. C’était agréable.

June prit une gorgée. C'était sans compter sur cette main qui venait de lui passer doucement sur son épaule, lui effleurant ses quelques mèches tombantes sur celle-ci. Elle se retourna immédiatement, pensant à faire à l'un de ses amis rencontrés plus tôt dans la soirée. Un peu étonnée, elle se trouvait bouche bée devant cette jeune femme qui venait de l'interpeler, totalement inconnue à ses yeux. Cette dernière enchaina directement. "Excuse-moi, je trouve tes cheveux fabuleux. Fabuleux au carré. Ils attirent la lumière, en plus, ça donne l'impression qu'ils sont faits de souvenirs qui vont se poser. Je sais pas trop si je suis cohérente, mais promis j'ai pas bu. " Même si June l'avait voulu, elle n'aurait pas pu intervenir ni la couper vu l'élan que la jeune femme avait fait preuve. Ce qui avait eu le don de la faire sourire, tout en l'observant pendant sa longue déclaration. De ses cheveux qui tombaient en bataille à sa robe légère blanche. Il fallait avouer que la jeune June n'avait pas exactement tout compris ce qu'elle voulait dire, ce qui l'avait déjà fait rire. Il n'était pas rare qu'on lui fasse des remarques sur ses cheveux, il faut dire qu'elle ne passait pas vraiment inaperçu. Mais ce genre de compliments lui faisait toujours sourire jusqu'aux oreilles, surtout quand elle sentait que c'était sincère. "Fabuleux, à ce point ?" June prit l'une de ses mèches du bout des doigts, en jouant avec du bout de son index. "J'te remercie !" lui répondait-elle, terminé par un rire. Elle voulait lui demander si elle était certaine de ne pas avoir bu, pour rire, mais elle pouvait se taire avec son propre verre à la main. June en prit d'ailleurs une seconde gorgée, ne lâchant pas la rouquine des yeux. Elle lui paraissait plutôt loufoque, d'une beauté particulière aussi. Elle savait qu'elle l'appréciait déjà sans vraiment expliquer pourquoi.

   
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MessageSujet: Re: [2009] Light up my path [June cutifab]   Sam 23 Sep - 23:17

Light up my path




June Lightning & Karen Richardson

Karen était fascinée par les lumières qui dansaient dans les cheveux de la jeune femme. Des étoiles, au creux des galaxies, n'auraient pas eu de traînées plus belles. Une comète égarée dans le monde n'aurait pas pu avoir de queue plus étincelante. La vibration qu'elle émettait, de par la couleur intense, était suffisante pour plonger la rousse excentrique dans quelque chose qu'elle n'avait encore jamais vraiment connu. Elle aurait voulu comprendre comment, pourquoi ses cheveux la fascinaient autant. Peut-être était-ce à cause de l'air dansant, du moment qui ne souhaitait pas s'arrêter. Peut-être était-ce car Karen, toujours et encore changeante et imprévisible, n'était pas prévue pour ça, pour apercevoir dans une foule de gens gris et ordinaire un éclair de perfection. Elle n'avait pas pris ses cachets, la petite, fallait pas lui faire aussi peur que ça. En même temps, elle n'avait pas de cachets pour ce qu'elle était, et ce n'était pas plus mal.

La supernova était toujours attirante qu'un coin sombre de l'espace, et ses pas qui l'avaient amenée ici, la main sur l'épaule d'une inconnue, continuaient de se moquer d'elle : la jeune femme se sentait gauche, par rapport à la sorte de grâce éthérée qui semblait se dégager de l'inconnue. Elle dansait dans la lumière, s'y fondait et existait indépendamment de tout ce qu'il y avait autour d'eux. Peut-être Karen était-elle folle, peut-être avait-elle respiré d'un peu trop près les fumées qui s'échappaient de la pièce 'spéciale détente' comme il était écrit sur la porte. Toujours était-il qu'il était très clairement impossible qu'elle reste ici sans bouger. Elle ne l'aurait pas supporté, tout comme elle n'aurait jamais supporté de devoir attendre lentement qu'une beauté pareille vienne se présenter à elle de son propre chef.

Déjà, le démon commençait à s'emparer d'elle à nouveau : elle voulait s'agiter au rythme du son, battement de coeur universel que l'on pouvait au moins apprécier. Elle voulait se débarrasser de son énergie, se jeter corps et âme à se perdre dans un instant inconnu, elle voulait vivre. Elle voulait tant de choses, aller là-bas, rester ici, danser, boire, rire, chanter, tourbillonner comme ses pensées dans un incessant babillement de l'existence.

Elle ne fit rien de tout cela. Au contraire. L'individu devant elle était comme une force tranquille, une ancre de nouveauté et de bizarrerie qui arrivait à canaliser l'énergie pourtant débordante de la jeune. Celle-ci, la tête penchée, comprit qu'elle avait sans doute choqué la personne avec son débit de paroles.
Ce n'était sans doute pas le bon moment de lui dire qu'elle la retenait ici, comme une comète irréelle. De un parce qu'elle n'était pas sûre qu'elle le prenne bien, de deux parce que même elle n'était pas sûre de ce que ça voulait dire, sinon qu'elle se désintégrerait en entrant dans l'atmosphère terrestre. Même si ce n'était que pour la soirée, Karen voulait la connaître. Etre rassurée sur le fait qu'une perfection puisse exister, ici bas, sur la Terre.

"Je suis désolée. Je parle vite en général parce que sinon, les gens ont tendance à partir quand je commence."
Sa voix était forte, pour qu'on l'entende. Le rire de l'inconnue l'avait charmée, une sonorité d'étoile filante qui se raccroche à une nébuleuse, chose totalement impossible. Un son d'impossible, voilà. Et Karen aimait la sonorité de cet impossible qui lui-même coulait dans ses veines, quoi qu'elle fasse.
La jeune femme semblait plus âgée qu'elle, mais pas énormément. Un an, tout au plus cinq. Elle ne le prendrait sans doute pas mal si elle se mettait à la tutoyer.
"Et tu vois, je les trouve juste fascinants, tes cheveux. Et je me suis dit que si je ne te le disais pas rapidement, tu allais partir et on aurait alors raté une chance, toi de savoir que tu avais de très beaux cheveux, et moi de te le dire."

Elle se pencha en avant, un peu, pas vraiment certaine de ce qu'elle faisait. Hésitante, la rouquine, avant de lui tendre la main. Elle ne s'attendait pas à ce qu'elle la serre : trop de formalités dans ce geste, alors que tout ce qu'elle aspirait à faire, c'était lui dire qu'elle était contente de croiser le chemin d'une personne qui ne fuyait pas en la voyant.

"Je m'appelle Karen, au passage."
Au passage. Passage dans sa vie, passage éclairé par la lumière bleutée. Autour d'elles, des groupes d'amis passaient, mais personne ne semblait les déranger. Comme si une bulle s'était formée autour des deux. Avec un sourire, Karen enchaîna, parce qu'une fois lancée, rien ne pouvait l'arrêter - sauf si on le lui demandait expressément, bien entendu.

"Je pense que tu es nouvelle par ici, non ? Ou alors dans les soirées de Lakeview, parce que sinon je t'aurai éjà croisée. Or, j'aurai pas oublié tes cheveux en queue de comète, ils sont trop beaux pour ça, ou ton visage. "
Son visage aussi avait quelque chose de magique, presque impossible à décrire. Elle aurait voulu y promener ses doigts, histoire de savoir s'il était aussi curieux qu'il le semblait - mais elle se doutait que la femme soit d'accord.
"En tout cas, tu ne fais pas partie de la bande habituelle qui traîne dans cet appartement. Tu as déjà sauté d'un pont ? "
Le changement de question, brutal, inutile, presque drôle. Il y avait une sorte de candeur dans ses mots. Elle ne voulait, apparemment, pas que la dame parte. Pas de suite.
Pas ce soir.

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MessageSujet: Re: [2009] Light up my path [June cutifab]   Ven 6 Oct - 0:07



 
► flashback || 2009
Light up my path
Karen & June

Beaucoup vous le diront, il y a de ces soirées mémorables, et ces soirées que l’on préfère oublier. En général dans ces soirées mémorables, il y a toujours l’une de ces rencontres qui peuvent tout changer, du moins c’est ce qu’ils vous disent. D’autres s’imaginent que ces adages sont stupides, que ces rencontres sont fortuites, certains vous diront même qu’elles appartiennent totalement au destin. Et quand ces rencontres partent en fumée, le destin ne devient qu’une pure connerie. Ce n’est qu’un cercle sans fin. Quelle belle connerie, vous aurait bien sorti June à cette période-là. Elle ne croyait pas aux signes, et encore moins au destin. Mais c’était pourtant bien vrai, si elle n’avait pas bougé ses fesses ce soir-là, elle ne serait pas face à cette jeune femme ce soir-là. C’était pourtant bien ce qu’elle préférait le plus au monde, cette June de cette époque-là, ces rencontres faites sur un parfait hasard.

Elle ne pouvait pas la stopper dans son élan. La jolie rouquine continuait sur sa lancée. En vérité, ce n’était pas que June ne pouvait pas, mais c’est qu’elle ne le voulait pas. La laissant à sa longue tirade, presque trop amusée, elle ne voulait absolument pas la stopper, gardant un sourire presque béat qu’elle essayait de finalement cacher pour ne pas passer pour complètement stupide. Ou de passer pour quelqu’un qui se moque d’elle, aussi. Elle en était presque à boire ses paroles. June l’observait minutieusement, et au fil du temps, de ces secondes qui s’écoulaient trop rapidement, ses yeux se posaient sur ses lèvres, sur ses mains, sur sa gestuelle. A son habitude et se pensant discrète encore une fois. C’est qu’elle ne s’en rendait pas compte, June. Et cette rouquine était non seulement la personne la plus intéressante ici, mais peut même la rencontre la plus intéressante qu’elle ait eu depuis qu’elle avait emménagé ici d’ailleurs. Au moins, elle changeait de ces personnes sans aucune discussion ni aucune personnalité, qu’elle ne supportait que très peu.

"Je m'appelle Karen, au passage."

June laissa échapper un rire une seconde fois. Elle aurait voulu lui répondre, immédiatement, du tac au tac. Lui dire « Et moi, June », mais finalement la rouquine enchaina immédiatement, et son « au passage » l’avait bien fait rire. Plus June lui lançait des sourires, et éclatait aux éclats, plus elle commençait à se demander si finalement, elle ne paraissait pas stupide à ses yeux. Comme ces filles, qui ne font qu’acquiescer et sourire naïvement car elles ne savent pas quoi répondre. Du moins, c’est ce que pensait June à ce moment précis. Et elle ne voulait pas passer pour une fille banale. Surtout qu’elle avait de la conversation, bavarde comme elle est.

"Je pense que tu es nouvelle par ici, non ? Ou alors dans les soirées de Lakeview, parce que sinon je t'aurai déjà croisée. Or, j'aurai pas oublié tes cheveux en queue de comète, ils sont trop beaux pour ça, ou ton visage. "

Elle ne pouvait décidément rien lui cacher. C’était comme elle arrivait à lire dans son esprit. En même temps, June savait très bien que cette fois ci, cette ville était différente de toutes les autres qu’elle avait pu visiter auparavant. Les gens devaient connaitre et se reconnaitre à Lakeview, ou au moins se connaitre de vue, surtout dans ces soirées, se voir, et garder en tête les personnes même de passage. Ça allait lui changer des grandes villes qu’elle avait pu fréquenter, et ce n’était pas plus mal d’ailleurs. Elle appréciait déjà cet endroit, et ce calme, même naïf et peut-être innocent, était plaisant.

Tant de compliments en quelques secondes, en temps normal elle aurait pu y voir une sorte de moquerie peut être. Ce n’était pas vraiment qu’elle était susceptible, mais ça aurait pu arriver. Mais, au final, elle avait une sorte de confiance aveugle envers cette dernière, peut-être naïvement. Malheureusement, ça lui arrivait aussi de se tromper sur le compte de certaines personnes. Comme tout le monde. Mais ce feeling entre les deux jeunes femmes n’avait rien d’aveugle.

Les quelques semaines depuis l’arrivée de June se comptaient sur les doigts d’une seule main. D’ailleurs les premières semaines n’avait comme image qu’une June la tête dans les cartons, et dans une rentrée scolaire plus que rapide. Elle n’avait fait en vérité que trois soirées et quelques sorties depuis, et elle commençait seulement à rencontrer les habitants d’ici. Cette soirée ne se passait même pas son quartier d’ailleurs. Il fallait dire qu’elle ne connaissait même pas son propre quartier. Mais si June avait un seul don, c’était bien celui-ci, celui de s’intégrer dans n’importe quel endroit, dans n’importe quelle ville. Elle était de ceux qui s’intègrent plutôt facilement.

"En tout cas, tu ne fais pas partie de la bande habituelle qui traîne dans cet appartement. Tu as déjà sauté d'un pont ? "

C’était peut-être ça, son truc, sauter des ponts ? Ça avait le mérite d’être original. Aussi loufoque qu’elle pouvait paraitre, d'ailleurs. Et mince, elle avait rigolé une troisième fois. Cette fois ci elle sauterait sur l’occasion, la trouvant beaucoup trop originale pour la laisser seule, presque à lui couper la parole.
« Non, je n’en connais aucun … » June haussa les épaules. Elle ne l’avait pas lâché des yeux depuis des plusieurs minutes déjà, totalement perdue dans ses yeux, et n'arrivant pas à lâcher ce sourire de ses lèvres. Quand cette fameuse Karen souriait, aussi, elle n'arrivait la suivait. C'était comme s'il y avait une bulle autour d'elles ce soir là, et que tout autour n'existait plus.
Il fallait avouer qu’à part ce type aux gouts musicaux admirables, c’était bel et bien la première fois qu’elle mettait un seul pied dans cet appartement. Et elle en avait même mit deux. « Je suis arrivée il y a seulement quelques semaines seulement à Lakeview. » Peut-être qu’elle avait à faire à quelqu’un qui avait vécu toute sa vie ici, qui était née ici et qui connaissait la ville par cœur ? Et puis peut-être pas, peut-être qu’elle aussi passait son temps à voyager et à vouloir changer de coin dès que l’envie lui prenait, qu’elle venait ici pour ses études. Elle n’en avait aucune idée. Et puis, elle devait être étudiante, elle aussi. June voulait tellement en connaitre plus qu’elle commençait à se poser trop de questions, sans vraiment savoir lui poser. « Et je te retourne le compliment. » June se serait elle-même étonnée de se voir aussi tactile ce soir là. Elle toucha du bout des doigts l’une de ses mèches de cheveux qui lui tombait sur l’épaule et qui lui titillait l’esprit depuis quelques minutes à l'observer. Ils étaient aussi doux qu’elle avait pu les imaginer. Ses quelques mèches lui glissaient entre les doigts, chatouillant ses quelques bagues. « J’en déduis que tu es cascadeuse ? » Elle rigola encore une fois, avant de boire une gorgée de ce cocktail beaucoup trop fort pour ce qu’il avait l’air. Décidément, quelqu’un avait dû mettre du punch … dans ce punch. Peut-être que certaines personnes aurait pris la fuite à ce moment là, ou l'aurait prise pour une personne totalement étrange. Mais ça avait le mérite d'attirer l'attention de June.

 
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MessageSujet: Re: [2009] Light up my path [June cutifab]   Jeu 12 Oct - 19:05

Light up my path




June Lightning & Karen Richardson

Qui se souviendrait, dans des années, de cette soirée ? Qui voudrait seulement se rappeler des lumières, de l'odeur légèrement âcre qui flottait - bois brûlé et essence d'oubli -, qui voudrait se rappeler de cet appartement aux murs déjà oubliés, de l'instant qui criait à ce qu'il s'éternise plus que jamais ? Qui, en vérité, qui se souvenait déjà de ce qu'l avait fait depuis qu'il avait passé la porte ? Personne. C'était la réalité de ce genre d'instants : personne, jamais personne, ne se souvenait de ce qui arrivait après un moment spécial, dans une soirée. Personne. on se souvenait de bribes de conversations, de moments éclairés, quelquefois on osait se souvenir de touches et de caresses.
Qui se souviendrait des deux jeunes femmes, en apparence ordinaire, entrain de discuter ? karen elle-même n'était pas sûre de se rappeler des traits du visage de son interlocutrice, une fois la porte passée. Tout juste si elle pourrait replacer une voix sur celui-ci. Et quelle voix, par les dieux !

Oui. Alors. Il y avait quelque chose qu'il fallait placer, à ce stade de l'histoire. A ses vingt ans, Karen était versée dans tout ce qui attrayait, et touchait, aux religions. Aussi avait-elle décidé de croire en tout le monde, histoire de ne pas faire de jaloux. C'était plus une question de faire plaisir que de croyance fervente : elle considérait pour supporter les prières et suppliques de bon nombre d'abrutis, chacun méritait bien que quelqu'un au moins croient en eux. Cette croyance de la jeune rousse s'appliquait autant aux anciens païens oubliés qu'à des dieux monothéistes - cohabitant car chaque personne a une représentation de sa Divinité -. Et elle passait par les anges aussi ! Et les anges déchus ! Et les démons ! Et les licornes roses invisibles, comme la secte. Et tellement d'autres choses, également.
Cette chose considérée, il était désormais possible de reprendre le cours du programme, à savoir s'intéresser d'encore plus près à l'étrangeté singulière qu'était la femme en face d'elle.

Les joues roses, légèrement, d'excitation de rencontrer quelqu'un, elle se laissa aller à l'observer un peu plus en détail alors qu'elle lui répondait. Elle était ivre, la rousse, ivre de sa respiration joyeuse et de sa présence. Ivre d'être ici, libre. Elle confondait, quelquefois, les deux mots.
Intéressant. La bleuette, schtroumph dans une autre vie, lui avoua ne pas être ici depuis bien longtemps. Elle n'avait pas dit son nom, ou alors Karen ne l'avait-elle pas retenu. A quoi bon retenir un nom, quand on ressemblait à un rêve ?
Elle n'insinuerait pas ça tout de suite, par contre, voulant se laisser la possibilité d'exister encore juste un peu.

Elle la regarda jouer avec ses cheveux, en réfléchissant à ses mots. Elle avait de jolies bagues, la dame. Son coeur battait vite, l'excitation de la nouvelle rencontre sautillait encore en plein dans ses veines. Ah, comme elle aurait voulu l'entraîner dans une folle danse ! L'entraîner et voir comment les lumières, elles aussi, dansaient sur elle.
"Cascadeuse ? Non, je suis secrétaire."
Le choix des mots. Le rire qui naît sur ses lèvres. Personne ne verrait la boule d'énergie qu'elle était en secrétaire. En même temps, personne ne la verrait, non plus, aller se perdre dans les salons du soir avec Hank. Elle fit passer une de ses mèches de cheveux derrière une oreille en penchant la tête, ses yeux teintés de bleu.

"Enfin, secrétaire en herbe. Deuxième année d'étude. Je vais pas te mentir, avant je voulais être astronaute et zoologue. Puis ensuite herboriste, et, passé un temps, la carrière de pilote de ligne me tendait les bras."
Elle écouta la musique, un instant, avant de piquer le verre d'une amie qui passait par là, la remerciant avec un grand sourire innocent 'mais non choupinette t'en as pas besoin, je te ferai des cookies, allez va.', bien que ladite choupinette ait bien trois ans de plus qu'elle.

"Je mets à contribution mon environnement naturel." fit-elle en levant le verre, illustrant son propos. Rempli d'un soda quelconque, la rousse le goutta du bout des lèvres. Chouette. Elle resterait sobre. Curieusement, elle sentait déjà qu'elle n'aurait définitivement pas besoin. Elle ne voulait pas laisser s'échapper la jeune femme.
Pas de suite.
Pas aujourd'hui.

"Mais du coup tu m'as pas répondu. T'as déjà sauté d'un pont ? Ou t'es déjà rentrée dans une maison par effraction ? Non parce que si ça t'intéresse, je peux t'emmener avec moi, là, après. "
Elle n'avait pas prévu, originellement, de la tirer dans ses lieux secrets, de lui offrir aussi vite un accès à son existence. Et pourtant, elle était là, à l'inviter les bras ouverts à embrasser l'inconnu.
"Et si t'as pas fait, promis, on en ressort toujours sans égratignures. Je fais ça, dans la nuit, en général. Je vis de l'adrénaline. Ca me sort de l'impression d'inutilité grandissante dans laquelle j'ai la sensation d'évoluer."


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